Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Mon IVG, entre culpabilité, nécessité et jugements


Publié le 6 mai 2015 par Mamzelle Némo

Si je souhaite partager avec toi cette expérience, c’est parce qu’à ce jour, je ne l’ai pas complètement digéré, mais mon corps vient de finir de s’en remettre.

Je vais avoir 21 ans d’ici quelques jours, mon chéri en a 22. Vivant ensemble depuis 3 jolies années, nous nous sommes pacsés un superbe jeudi du début du mois de septembre. Quelques mois auparavant, je me suis fais poser un stérilet « short » au cuivre (car je suis nullipare), que je dois faire retirer en urgence une semaine avant le PACS, pour cause de douleurs horribles.

Depuis toute jeune, j’ai toujours su que je serais une jeune maman, et après concertation c’est aussi le cas de mon chéri. Ayant déjà testé TOUTES les contraceptions (fiables à 99%), et aucune ne seyant à mon corps capricieux (allergique au latex, mauvais retour veineux, hormones incompatibles à certaines pilules, …) nous décidons alors, jeunes, amoureux et en bonne posture financière, de laisser faire la nature. Si mon corps décide d’accueillir un petit être, tant mieux. S’il met plus de temps, ça nous laissera l’occasion de trouver un appartement plus grand. La gynéco me prescrit les test sanguins pour la rubéole et la toxoplasmose, et nous dit que nous avons le temps : cela met généralement quelques mois à se mettre en place.

Notre amour étant très fort, et nos hormones au climax, le petit spermatozoïde n’a pas hésité une seconde avant de rendre visite à mon ovule.

Septembre ayant bien commencé, je démissionne avec bonheur d’un boulot qui me prend la tête, je suis sur un nuage et je ne sais pas encore ce qui se passe dans mon bas-ventre. Ou plutôt je sens que quelque chose a changé, mais je n’y fais guère attention pour une funèbre raison : la grand-mère de chéri est décédée, nous entamons un long voyage dans le sud-est. En rentrant 3 jours plus tard, je me penche sur mon corps et je remarque TOUS les changements. Comme à mon habitude, je suis très à l’écoute de mon corps, et je ressens facilement le moindre changement. Petits tiraillements, seins qui gonflent (2 tailles de soutien gorge en plus ! Et sur une petite poitrine, c’est flagrant), mamelons plus bruns, dégout face à certains aliments, et envie subites. Mais aussi des symptômes différents, comme si j’avais changé d’odeur corporelle. Je suis heureuse et inquiète. Je fais un test urinaire qui s’avère négatif : normal, je suis au 21ème jour de mon cycle. Je me rends une semaine plus tard au laboratoire pour un test sanguin : je suis enceinte.

Paniquée mais heureuse, et fière de mon utérus, je me sens mieux que jamais. Je crois que je ne me suis jamais senti épanouie de toute ma vie. Un drôle de sentiment aussi, comme si j’étais secrètement en harmonie avec moi-même. Comme si j’étais entière, avec cette impression de « enfin moi ». Sans réaliser réellement qu’un embryon était accroché en moi, je me sentais vraiment heureuse. Étant en recherche d’emploi, je suis libre de d’admirer au quotidien mes sensations et mon corps.

Sauf que sans emploi, il serait très difficile de subvenir aux besoins d’un bébé… C’est alors que j’apprends le décès de ma grand-mère, deux semaines après le premier décès, et nous voilà repartis sur la route. Enceinte de quelques semaines. Et comme si ce n’était pas suffisant, nous allions dans ma famille proche et je ne pouvais rien dire, ni à mes parents, ni à ma marraine, qui est pour moi un mix de grande sœur et de deuxième maman. Personne à qui demander conseil.

Nous rentrons, et chéri est mis en arrêt maladie pour des douleurs persistantes aux lombaires. Après quelques jours, le verdict tombe : il est porteur d’une maladie génétique, la spondylarthrite ankylosante. Pour faire court, c’est une inflammation chronique des articulations. Elle se manifeste par des poussées douloureuses entrecoupées d’accalmies. Elle peut parfois évoluer vers un enraidissement des articulations touchées. (Merci Google pour dire en une phrase ce que je tente d’expliquer en 8000 mots.) En conclusion, un traitement pour 4 années minimum, à base de piqûres régulières. Un traitement qui diminue considérablement les défenses immunitaires, pour 4 longues années dans son cas.

Nous nous retrouvons alors tous les deux sans emploi, et même s’il n’est qu’en arrêt maladie, nous avons alors beaucoup de mal à nous projeter dans ces conditions. Le cœur brisé, je refuse d’abandonner mon rêve pour de simples questions matérielles. Sauf que l’amour ne couvre pas tous les frais, et que l’eau fraîche ne nourrit pas un nourrisson. J’ai l’impression d’être pieds et poings liés face à une situation infranchissable.

quand l'IVG s'est imposée en raison de la situation

Crédits photo (creative commons) : Photo Atelier

Le chéri ne me montre pas trop son trouble et argumente en faveur d’une IVG. Je ne veux pas m’y résoudre, mais nous n’avons guère le choix. J’ai alors l’impression qu’il ne veut de toute manière pas de cet enfant. Je me braque et la discussion devient difficile. Je fais néanmoins les démarches nécessaires, car le temps passe vite, et je préférais tant qu’à faire subir une intervention médicamenteuse et non chirurgicale.

C’est là que démarre le plus douloureux événement de ma vie.

Le planning familial m’a accueilli comme une adolescente inconsciente qui vient réparer une erreur de jeunesse. Et c’est sûrement ce qui fut le plus dur. On m’a envoyé des phrases très désagréables en pleine tête, comme « Vous ne voulez pas qu’on vous prescrive une pilule ? Ah bon, vous ne la supportez pas, hum… Ah, ouais, des problèmes circulatoires… Mouais, bon, on va se revoir très vite pour une autre IVG, alors, hein ? » J’ai beaucoup pleuré après ces entretiens, la psychologue ayant été très hautaine et le médecin très expéditif.

Le jour de l’intervention, l’équipe médicale fut géniale. Très à l’écoute, rassurante, et indulgente.

Et Dieu sait que ce fut dur, très douloureux au sens physique. On peut dire que j’ai morflé. Et je n’arrivais toujours pas à me dire que c’était la chose à faire. J’étais là, je subissais. Et je garde encore aujourd’hui le verbe « subir » quand je parle de cet événement. À la fin de la journée, échographie de contrôle et le petit est toujours niché malgré tout ce que j’ai perdu. On me dit que Ça va partir, qu’il faut que je reprenne le cachet qui provoque les contractions encore trois jours, ce même cachet qui m’a rendu malade toute la journée (et fait sortir des trucs pas glamour, d’endroits pas glamour de mon anatomie.) Je rentre à la maison tremblante, douloureuse, et effondrée.

Sauf qu’étant à 8 semaines et 3 jours de grossesse, on ne m’avait pas prévenu, on ne m’avait rien dit : en rentrant dans la douche, je sens quelque chose de plus lourd et plus dur que du sang tomber. Non, on ne m’avait pas prévenu qu’a ce stade de ma grossesse, la poche (mesurant environ 3cm sur 5cm) serait nettement visible à l’œil nu. Et cette image de « mon bébé » me hantera, après ce jour, plusieurs mois.

Les suites sont encore très longues, car deux mois après l’IVG je n’ai toujours pas perdu toute la muqueuse, et ces cachets de malheur me sont encore prescrit pour plusieurs semaines.
Ce qui me causa une journée et une nuit aux urgences : à cause de ce médicament qui provoque saignements et contractions des muscles utérins, j’ai fait une grosse métrorragie. J’ai même failli être transfusée. 2 semaines d’anémie et d’arrêt de travail.

Aujourd’hui, comme je disais, mon corps est remis, même si je n’ai toujours pas de cycle (merci l’implant contraceptif !).

Ce résumé de mon expérience n’est que personnel, puisque chacun possède son propre vécu, et je ne remets en cause le professionnalisme d’aucun des professionnels de santé qui m’ont suivi. Ils gèrent de nombreuses et très différentes femmes de tout âge, surtout des jeunes filles, à qui ils essaient d’inculquer la dangerosité de cette intervention si elle devient régulière. Je déplore néanmoins le manque de « cas par cas » du planning familial, qui m’aurait bien aidé moralement. Un simple « Nous comprenons votre situation, mais ne vous en faites pas, vous êtes jeune et quand votre foyer sera prêt à accueillir un enfant, ce sera une grande aventure pour vous ! » aurait suffit.

Le point positif est qu’à présent, j’ai déniché un CDI dans une bonne boîte, et avec le chéri, nous allons pouvoir acheter notre appartement ou notre maison, avec deux chambres ! Et nous savons pertinemment que nous voulons un (des ?) enfants ensemble. Et, comme l’a dit notre médecin, on sait comment ça marche, alors ça devrait bien se passer !

Si tu te retrouves dans une situation similaire, sache que PARLER, à n’importe qui, fait beaucoup de bien. Par exemple, à ma deuxième hospitalisation, j’ai eut la chance de retrouver la même infirmière qu’à mon IVG, qui avait été adorable, avec qui j’ai pu beaucoup parler. Ma mère, avec qui le dialogue est délicat depuis toujours, s’est montré très compréhensive. Ma belle-mère, au courant dès le début (elle l’avait senti avant même que nous lui en parlions !!) a aussi été d’une grande aide. Elle ne nous a pas dit que tel ou tel choix était le meilleur, elle nous a montré les avantages et inconvénients des deux situations, sans jamais nous conseiller un choix en particulier.

A Noël, nos parents nous ont bien montré qu’ils étaient prêts (et avaient hâte) d’être grands-parents. Et moi, j’ai hâte d’être maman. Même si pour le moment, j’ai déjà trois bébés dont m’occuper : ma petite minette, ma vieille chienne, et notre gros aquarium marin (et vouii, on a même des némos !). Tout ce petit monde, ça bouge beaucoup et donne du fil à retordre (surtout sans jardin ni terrasse !), alors je n’imagine même pas avec un nourrisson la fatigue supplémentaire. Mais plus on est de fous, plus on rit, et nous avons beaucoup d’amour à donner, non ?

Toi aussi, tu as vécu une IVG difficile ? Tu es tombée enceinte dans une situation très tendue et tu as dû, comme moi, faire face à tous ces questionnements ? Tu as eu le sentiment d’être complètement infantilisée lorsque tu as commencé à te renseigner sur l’IVG ? Viens en discuter ! Et n’hésite pas à me poser des questions, j’essayerais d’y répondre.

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !


Porte le bracelet Ava chaque nuit et obtiens sans effort des informations sur ton cycle, ta fertilité, ta grossesse et ta santé. Alors, pour mettre toutes les chances de ton côté pour avoir un petit bébé, je te propose 10% de réduction sur le bracelet Ava avec le code : DansMaTribuXAva ! Commande-le dès maintenant par ici !

 

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !

Commentaires

9   Commentaires Laisser un commentaire ?

Floconnette

Ton article est vraiment triste. J’espère que tu te remettras définitivement de cet épisode même si le souvenir sera toujours là.
Et je vous souhaite bientôt pleins d’enfants!

le 06/05/2015 à 09h11 | Répondre

Mamzelle Némo

Merci les filles pour tous vos commentaires qui me touchent tous beaucoup !! En effet ça va mieux à l’heure actuelle car nous avons donc trouvé une jolie maison avec deux chambres (hiiiiiiiii !!)
Mon chéri ayant lu l’article, m’a avoué qu’il ne s’en fichait pas du tout, bien au contraire, il s’imaginait même bien avec un mini-nous et un ballon de foot ! Je tiens à le notifier, je n’avais pas compris qu’il essayait juste d’être fort pour nous deux, et qu’une personne qui pleure à la maison c’est assez ! Il a été très présent aux suites d’IVG et a même été plutôt parfait !!!
Merci à vous les filles qui me souhaitez un petit pour bientôt, ce que j’espère aussi très fort mais c’est vrai que nous voulons pouvoir lui apporter tout ce qu’il souhaite… A voir… Mais j’ai assez hâte !!
Comme vous dîtes ce sont les réflexions du corps médical qui sont difficiles à accuser ! J’ai aussi trouvé pathétique la pseudo-psy qui a écrit à côté du nom de mon chéri, dans la case « accompagnant » au titre de petit-ami, et à côté entre parenthèse griffonné « pacsé »…
Comme toi Nat, tout le monde m’a dit les mêmes « vous êtes jeunes » « vous savez que ça marche »… On s’en doutait un peu quand même !!!
MERCI <3 à vous toutes vous êtes adorable, ça m'a fait beaucoup de bien de lire tous ces commentaires de soutien !! Vraiment !!!
Et félicitations Nat ! Je te souhaite un bel accouchement et beaucoup de bonheur !

Pour la parenthèse, monsieur va mieux aussi grâce à son traitement ! Merci !! 🙂 <3 <3 <3

le 06/05/2015 à 22h41 | Répondre

Dada

Bonjour,

Ton article m’a vraiment touchée car j’ai aussi subi un IVG à l’âge de 19 ans, le jour de la Saint Valentin (inoubliable n’est ce pas ?). Je n’ai pas eu tout de suite le même sentiment que toi de « subir » cet acte qui reste une chose difficile à faire.
Je ne sais pas si c’est une chance mais je me suis rendue dès l’annonce de ma grossesse dans la clinique de mon quartier. C’était un choix réfléchi et peu de personnes de mon entourage est au courant.
Je me suis rendue seule à la clinique, j’ai subi aussi le jugement du personnel croyant que j’étais frivole alors que c’était un pur accident.
J’y repense rarement , parfois je me dis qu’il aurait tel âge, que c’était certainement un petit garçon mais j’essaie de voir le bon côté des choses : j’ai pu savoir que j’étais fertile, qu’il n’y avait pas de problème particulier …
Je n’en parle pas beaucoup, parce que cela fait très longtemps maintenant , je l’ai juste dit à mon compagnon actuel pour qu’il le sache mais je ne le vis pas comme une erreur.
Je ne sais pas si je veux des enfants parce que pour l’instant ce n’est pas dans mes projets mais on verra bien ce que la vie me réserve !
Merci encore pour ce témoignage plein de sincérité et d’émotion.

le 06/05/2015 à 09h44 | Répondre

Kissas

Ton témoignage est vraiment touchant.
Je suis heureuse de voir qu’à priori votre situation s’est améliorée depuis.
C’est vraiment nul cette réaction du premier corps médical qui t’a traité comme une idiote alors que les événements tels qu’ils se sont déroulés pour vous n’étaient pas prévisibles…
Je te souhaite beaucoup de courage pour la suite et j’espère que la santé de Monsieur s’est bien améliorée depuis.

le 06/05/2015 à 10h40 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je suis contente de lire qu’au final, tout devrait aller mieux pour vous dans un futur proche. Je vous souhaite de pouvoir accueillir rapidement un tout petit dans votre famille. Je te souhaite ainsi qu’à ton mari beaucoup de courage. Je connais cette maladie qui le touche car mon papa en souffre également. Ce n’est pas facile, il faut être très fort mentalement. Mais vous avez déjà connus des épreuves donc je suis certaine que tout ira bien pour vous.

le 06/05/2015 à 11h59 | Répondre

Mlle Mora

Quelle décision difficile à prendre. Ca a du être une période vraiment dure et c’est une bonne chose que tu aies eu l’écoute de ta belle-mère et de ta maman, ça a du beaucoup t’aider.
Je suis contente de voir qu’aujourd’hui les choses vont mieux pour toi, même si pour ton chéri la maladie est toujours là. Vous êtes désormais plus forts tous les deux car vous avez affronté ça ensemble. Je vous souhaite le meilleur pour la suite à tous les deux.

le 06/05/2015 à 12h12 | Répondre

Nat Arocas (voir son site)

Ton témoignage fait mal au coeur sincèrement…
Pour ma part je n’ai pas vécu un ivg mais tout comme: tombée enceinte par accident l’an dernier, nous avions décidé de garder le bébé avec mon homme mais la nature en a décidé autrement car à 9semaines de grossesse j’ai commencé à avoir de légers saignements. Je suis allée aux urgences consulter en me disant que ce n’était rien et là l’horreur à commencé. Quand le verdict d’un embryon dont la croissance était stoppée depuis quelques semaines déjà est tombé ça a été déjà très difficile mais en plus j’ai donc du suivre le traitement médicamenteux identique au traitement de l’ivg car selon l’interne « Un curetage c’est quand même traumatisant ». Évidemment ça ne s’est pas bien passé du tout et comme toi j’ai vu des choses que je n’aurais jamais voulu voir à mes pieds dans la douche. J’ai été plutôt bienaccueillie car dans mon cas c’était une fausse couche, même si je déplore des paroles qui font mal « Au moins vous savez que ça marche » « Vous êtes jeunes » « Vous pourrez réessayer » et le « Ça arrive à beaucoup de femmes ». Mais déjà ayant connu l’horreur de la situation j’imagine à quel point ça doit être difficile d’en plus subir le jugement que tu as subi… Sincèrement j’en suis désolée pour toi ! D’autant que tu le racontes bien, c’était un bébé désiré mais les circonstances ont fait que vous avez pris cette décision, c’est d’autant plus douloureux. Le corps médical à encore du chemin à faire !
Tes conseils sont bons, en parler c’est important peut importe à qui tant que l’oreille est attentive et compréhensive (car même dans mon cas d’une FC j’ai entendu de la part de proches de sacrés aberrations…)
Je te souhaite, comme moi actuellement (j-26 avant mon terme :p), de connaître la joie d’attendre à nouveau un petit être 🙂 Il ne remplacera jamais ce premier bébé, mais ce sera beaucoup d’amour !

le 06/05/2015 à 19h37 | Répondre

Sophie

J’ai eu recours à un IVG moi aussi.
J’ai toujours voulu être maman tôt. J’avais 22ans.
Mais ce petit là est arrivé au plus mauvais moment: on allait au divorce. j’étais à la limite du surendettement. Et malgré ma famille qui me soutenait quelque soit ma décision, malgré mon désir d’être maman qui me prenait aux tripes, je ne pouvais pas décemment l’accueillir comme je voulais que mon bébé soit accueilli. Je voulais pour lui un papa qui soit là. un papa qui soit présent, aimant, sécurisant.Tout le contraire de son papa, en somme. Je ne voulais pas imposer à ce bébé que j’aimais déjà tant la garde partagée, je ne voulais pas moi même égoïstement voir mon connard d’ex toutes les semaines ou presque pendant toute ma vie. Je voulais que mon ex dégage de ma vie comme il m’a dégagée de la sienne.
J’ai avorté 4 ans jour pour jour après la première rencontre avec son papa. J’ai beaucoup pleuré, mais ce que j’ai fait, je l’ai vraiment fait avec amour, parce que la situation aurait été catastrophique pour ce petit qui n’a rien demandé à personne, et surtout pas à subir la haine de ses parents entre eux.

J’ai été maman 4 fois. ce bébé est mon premier, pour moi. les trois autres sont là, bien réels, et avec le papa idéal dont j’ai toujours révé pour mes enfants.
ca a été très dur. Mais je sais que j’ai fait le bon choix.

Concernant l’IVG en lui même, je l’ai fait à l’hôpital, avec les médocs. J’ai été très bien accueillie. j’ai eu très mal, j’ai tout ressenti, et j’ai vu aussi. Ca ne m’a pas traumatisée: j’ai pu lui demander pardon, et lui dire que malgré tout je l’aime.

8ans après, je pense encore à lui à sa date anniversaire. Mais je ne pleure plus.
Ton corps, ton choix. Personne n’a à te faire de réflexions sur tes décisions te concernant. Tu as fait ce qui t’a semblé le mieux pour toi, pour ton couple, mais aussi pour ton étoile.

le 07/05/2015 à 17h39 | Répondre

Emélie

J’ai aussi vécu un IVG en 2008, qui reste pour moi une attroce experience.
J’ai depuis fait une fausse couche et la enceinte de trés peu on en soupconne une nouvelle j’ai la chace d’avoir un merveilleu petit garcon alors c’est moins grave mais ca reste trés difficile…
Le systeme medical qui encadre les IVG est a mon sens un peu en manque de compassion, je ne crois pas que qui ce soit avorte la fleur au fusil… mais la condamnation catégorique est horrible…
Je suis bdesolée des souffrances et je les connais suffisement bien…
Pareil que Sophie, je ne pleure plus, j’y pense tous les ans, et trés souvent, surtout qu’une amie est tombée enceinte au meme moment et a une un petit loulou alors a chaque fois que je le vois j’y pense forcément, il aurait le m^me age.
Mais plus de regret et plus de souffrance inutile, mais toujours une pensée émue…

le 20/05/2015 à 09h38 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?