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Mon parcours vers la FIV


Publié le 16 mai 2015 par Démétra

Il était une fois, au pays des Bisounours, un couple qui décida un jour de faire un bébé…

Bon, la réalité est tout sauf un conte de fées.

La femme, c’est moi, Démétra, et l’homme, c’est mon Brice (prononce « Braïce »).

En décembre 2011, après sept ans de vie commune, Brice me donne son accord pour l’arrêt de la contraception. Ça fait environ deux ans que ça me travaille, plus que d’habitude, mais à cause de mon goût prononcé pour le shopping, Brice voulait que je devienne plus raisonnable avant de se lancer dans la grande aventure.

Me voici donc, en janvier 2012, chez le médecin pour faire retirer mon implant contraceptif. Peu de temps après, je passe des examens digestifs, mais sans aucun rapport avec la fertilité. Je sais déjà que ça peut prendre plusieurs mois avant de tomber enceinte, donc je prends mon mal en patience, même si tous les mois, je redoute l’arrivée de mes règles.

Je trouve une petite appli sympa à télécharger sur mon Ipod (Iperiod) qui permet de noter ses cycles, ses rapports amoureux, l’intensité et la durée des règles, etc. Bien pratique, et c’est un outil que j’utilise tous les jours, ou presque. Il me rappelle tous les mois que je vais avoir mes règles et ne se trompe jamais, puisque mes cycles de 29 jours sont ponctuels et ne manquent jamais à l’appel ! J’ai bien eu un retard, une fois : 6 heures !

Je vois mon gynécologue après quelques mois, pour le frottis de contrôle. J’en profite pour lui parler de nos essais. Sa réponse est très pragmatique, mais néanmoins un peu sèche : « Il y a plus de couples pressés qu’infertiles ! Revenez me voir quand ça fera douze mois d’essais infructueux. »

Les semaines et les mois passent, et même si on n’en parle pas, mon Brice sent bien que ça me travaille. J’ai en permanence l’œil sur le calendrier, et même si je suis discrète (et lui toujours partant pour un câlin), je sens qu’il n’est pas dupe.

Je commence à ne plus supporter les femmes enceintes, ni les familles avec bébés. Je vis en Outre-Mer, et le taux de natalité est le plus haut de France, c’est dire si j’en croise, d’autant que je travaille dans un centre commercial…

Je dois prendre sur moi également quand j’entends les conseils que les gens te donnent :

  •  Quand ils ignorent que tu essayes : « Dépêche-toi, l’horloge tourne ! » ou « vous n’avez pas encore d’enfants ? Qu’attendez-vous ? » ou encore « Tu vas avoir 30 ans, il serait temps que tu t’y mettes ! »
  • Quand ils savent : « Vous avez perdu le mode d’emploi ou quoi ? » ou « Faut pas y penser ! Plus tu y penses, moins ça marche ! » (là, si quelqu’un a des données scientifiques valables, je prends !) ou encore « Nous ça a marché quand on était en vacances ! »

J’ai aussi le droit à « ton boulot est trop stressant, c’est normal que ça ne marche pas ! »

Un jour, fin 2012, je vais chez le médecin pour autre chose. Je rentre, et un gros câlin m’accueille avec la question de Brice « pourquoi tu es allée chez le médecin ? » et un petit sourire. Ça me fend le cœur, car j’avais juste de l’eczéma….

Bref, 2013 arrive avec mes 30 ans, et avec le rêve d’un bébé avant cet âge brisé.

Quelques jours plus tard, un nouveau cycle commence et je dis à mon homme : « il va être temps de faire des examens complémentaires ». Il ne comprend pas sur le coup. Il me fait un grand sourire de joie, pensant prise de sang et échographie, mais en voyant mon visage défait, il retombe de son nuage.

Je retourne voir mon gynécologue avec mon application bien remplie, et, comme une élève studieuse, avec une courbe de température. Là, douche froide.

Il a avec lui une interne. Ils me reçoivent en échangeant des regards complices et langoureux – je me serais crue dans Grey’s Anatomy ! Je lui explique que ça fait un an que je note tout, et je lui donne ma courbe. Il glousse, se tourne vers son interne avec un sourire moqueur, et me sort : « C’est quoi ça ? ».

Je repends ma courbe, les mains tremblantes, et je réponds : « Ma courbe de température, je pensais que ça pouvait servir ». Il me rétorque : « ça ne sert à rien, ça montre juste que vous avez ovulé ! ». Merci Docteur, mais sans avoir fait médecine, il me semble pertinent de savoir si on ovule (et aussi à quel moment du cycle) quand on essaie de faire un bébé ! Sur le moment, je ne relève pas.

Il me demande aussi si on a pensé à faire l’amour ! Je ne dis rien et je déverrouille mon Ipod pour faire le point sur mes cycles et la fréquence de nos rapports. Il éclate de rire et me dit « Vous faites quoi là ? ». Je lui explique ce qu’est mon appli, et pourquoi je l’utilise. Nouveau coup d’œil à son interne avant de dire : « Bientôt, ils vont intégrer les bandelettes urinaires aux téléphones pour que les femmes fassent le test en direct ! ».

Je suis rouge de honte, je ne sais plus où me mettre et je ne supporte plus les regards hautains de l’interne. Le gynécologue me donne des formulaires pré-remplis pour les tests classiques, en me répétant sa formule banale sur les couples pressés.

Je ne suis jamais retournée le voir !

mon parcours de PMA FIV

Crédits photo (creative commons) : magnetismus

Nous faisons les examens. En attendant les résultats, mon Brice me dit plusieurs fois que le problème venait de moi, il en était sûr et certain ! Il est persuadé d’avoir eu un enfant avec une fille, avant moi, mais qu’elle le lui aurait caché…

Les résultats tombent : tétatospermie sévère ! Les zozos de mon homme cumulent : peu nombreux, faibles et mal formés ! De mon côté, tout va bien.

Le lendemain, on fête mes 30 ans….

Je suis un peu paniquée et perdue. Nous avons peu de chances de concevoir naturellement ! Je retourne chez le généraliste pour faire le point. Il me parle de la FIV ICSI et m’oriente vers un gynécologue. Bien sûr, je ne retourne pas voir l’autre, et je me tourne vers une pointure du CHU. Il nous reçoit et nous explique dans des termes clairs quel est le problème, et comment avoir un bébé quand même, puisque ça ne se soigne pas. Il nous oriente vers Cochin, à Paris, puisqu’il n’y a pas de centre de PMA pour les FIV ici.

Le poids sur ma poitrine, le stress et l’angoisse s’envolent d’un coup. On sait enfin pourquoi ça ne marche et on a un plan, je vois une issue favorable ! La prise de contact avec Cochin s’avère compliquée et fatiguante, du fait de la distance et du décalage horaire. Après de nombreuses péripéties, ils nous donnent un lot de rendez-vous en juin 2013, afin de rencontrer les spécialistes.

Le biologiste nous explique que les résultats du spermogramme effectué dans leur labo, selon leur protocole, ne sont pas aussi catastrophiques que ceux effectués chez nous. Néanmoins, il nous oriente vers une FIV ICSI dans les jours qui suivent. Il recommande à Brice d’arrêter de fumer, afin de faire remonter le taux de zozos mobiles. Ce qu’il fait, et je l’en remercie.

Cependant, nous sommes mi-juillet, et le centre ferme tout le mois d’août. Je rentre donc dans un protocole de stimulation ovarienne. La sage-femme baisse les taux d’injections recommandés. Je réponds bien aux traitements, et le jour du comptage, je dispose de 24 follicules. Je continue les stimulations auto-injectables, mais après une écho et une prise de sang, une interne me téléphone pour me dire qu’on va arrêter là. Impossible de prélever les follicules, car ils sont trop petits. Le traitement peut être prolongé, mais pas là, ils vont fermer, donc ils n’ont pas le temps de faire la ponction.

Je suis anéantie, je suis énorme, j’ai mal au ventre ! J’évacue donc naturellement les follicules qui ne sont pas fécondés, à mon grand désespoir. Le centre de PMA de Cochin avait promis de nous recontacter en septembre. Face au nombre croissant de couples en PMA, nous sommes finalement à nouveau pris en charge en janvier 2014.

Nous revenons donc en Métropole. J’ai pris tous les produits avant de partir, car je voulais anticiper. Le vendredi soir, lors de la première injection, je m’aperçois que la pharmacie n’a pas mis le stylo d’injection ! Je fais toutes les pharmacies des alentours, mais ça se commande, personne n’en a en stock ! Donc la pharmacie locale me la commandé pour le lendemain.

Je pleure toute la soirée et une partie de la nuit. Le samedi matin, mon Brice appele le centre, afin de savoir si on peut démarrer avec 24 heures de retard. Ils décalent mon protocole et prévoient de surveiller que l’ovulation ne se déclenche pas seule plus tôt que prévu.

En temps et en heure, la ponction est programmée. Je choisis l’anesthésie locale, afin de me souvenir de toutes les étapes de la FIV. Le médecin ponctionne quatorze follicules, seuls treize sont fécondés, car suffisamment matures. Deux jours après la ponction, on me transfère deux des treize embryons. J’ai appris l’été dernier que les onze embryons surnuméraires avaient été détruits, sans que l’on sache pourquoi.

Une semaine après le transfert, je prends l’avion pour rentrer, mon Brice ayant repris le travail avant moi. Quelques jours plus tard, première prise de sang positive, suivie par une autre quarante-huit heures après. Le protocole veut que, si les deux prises de sang sont positives, on en fait une troisième sept jours après la dernière.

Cinq jours avant la fin de mon terme, je mets au monde une petite fille bien brune de 48,5 cm et 3,170 kg !

Et toi ? Tu as dû traverser mers et océans pour avoir une FIV ? Tu as eu à faire à un gynécologue moqueur ? Raconte !

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Commentaires

21   Commentaires Laisser un commentaire ?

Timantine

Je découvre aujourd’hui ton article et ton blog par la même occasion. J’ai eu le droit aux sarcasmes d’un vieux gynéco encrouté aussi lors de ma première consultation. « un enfant ne se commande pas comme une voiture madame, faîtes l’amour, vous êtes jeune ». Résultat des course : préménopause à 25 ans. Heureusement qu’il est parti en retraite et qu’il a été très bien remplacé ! Bravo pour ta petite fille !

le 16/05/2015 à 10h10 | Répondre

Démétra

Hello Timantine, merci pour ton message 😉
J’avoue que la plupart des médecins pensent avoir la science infuse alors que la médecine est loin d’être une science exacte !

le 18/05/2015 à 13h15 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je suis admirative de ton courage.
Ce n’est déjà pas des protocoles faciles, sans en plus avoir la distance et le manque de considération !
Je suis très heureuse de lire que l’issue est très positive.
Je m’interroge un peu sur le fait qu’ils aient détruit les embryons surnuméraires.
De ce que j’en sais, normalement, on demande aux parents tous les ans (je crois) s’ils veulent les conserver.

le 16/05/2015 à 13h54 | Répondre

Demetra

Hello et merci pour ton message 😉
J’avoue qu’avec le recul on se demande comment on fait pour traverser tout ça mais sur le moment, on ne s’en rend pas compte.
Par ailleurs nous sommes chanceux malgré tout, donc il y a de l’espoir pour les autres couples.
Pour les embryons détruits, on a signé un papier pour les congeler et tout mais on ignore la raison de leur destruction, peut-être étaient-ils malformés. Comme j’étais enceinte à la réception du papier, on n’a pas cherché à en savoir plus…

le 16/05/2015 à 16h18 | Répondre

Madame Jasmin

Bonjour,
Ton témoignage a été le déclencheur pour mon inscription, moi qui lisais en sous-marin depuis plusieurs semaines.
Je ne peux que compatir à ton malaise lors du rdv avec le premier gynéco (gynéc*n ?), étant donné que pour notre 14ème cycle d’essai, mon mari et moi avons goûté à une version féminine tout aussi désagréable. Sauf que, elle, trois courbes de température ça ne suffisait pas, elle m’en réclame d’autres (alors qu’elles son très bien) et elle me pousse à faire des tests d’ovulation ! Bref, deux opposés dans la méthode, mais le même comportement hautain insupportable. Vraiment, l’empathie ne doit pas faire partie des modules à valider lors de leurs hautes études. -_-‘
Je suis ravie de voir que, après votre parcours à toi et ton cher et tendre, avoir avez survécu à ces toubibs pénibles, aux protocoles, surmonté toutes ces tempêtes et obtenu votre petit trésor. Belle fin pour ce témoignage, merci d’avoir partagé tout cela. Des bises à toi et à ta petite brunette ! ^o^

le 16/05/2015 à 15h58 | Répondre

Démétra

Salut Madame Jasmin, merci pour ton petit mot 😉
Non, je te confirme qu’ils n’ont pas de module « empathie » pendant leur cursus, et ça manque à certains ! Le pire c’est que j’ai appris que ce gynéc*n (je te le pique, j’aime beaucoup !) voulait ouvrir un pole PMA à l’hôpital… S’il traite toujours les couples inquiets comme ça, va falloir songer à faire autre chose !
Est-ce que ton mari et toi avez eu une issue favorable à vos essais ?
A bientôt 😉

le 18/05/2015 à 13h19 | Répondre

Madame Jasmin

Ho misère, un homme comme ça gérer un centre de pma ? Et ben, on n’est pas sortis du sable ! …
Je pense vraiment, vraiment, que beaucoup de soignants français devraient reprendre en main leur auto-formation et y ajouter une grosse pincée d’humilité assortie d’une cuillère à soupe d’empathie. (à ce sujet, le blog du Dr Martin Winckler est un régal, lui qui décortique les relations soignant/soigné)
Pour nous on en est encore au 14ème cycle, ma gynéc*n m’a demandé une 4ème courbe de température (alors que mon dosage hormonal est bon, le tout confirmé par des ressentis physiques et des tests d’ovulation, mais j’ai dans l’idée qu’elle fait traîner pour « nous occuper ») et on va ensuite commencer d’autres test, spermogramme, puis tout le tralala qui suit. Mais d’ici là je tente l’ostéopathie, je verrai bien si ça marche aussi bien sur moi que sur d’autres personnes. En attendant, on croise les doigts, comme tant et tant de couples. Bref, je ne suis qu’une jeune padawan dans cet univers là. ^_~

le 18/05/2015 à 15h31 | Répondre

Démétra

Une amie à moi est allée le voir juste pour avoir les ordonnances, en vue d’une FIV également à Cochin (diagnostic de son mari établi avant leur rencontre). Il avait dit qu’il enverrait tout à Paris, pour que ça passe en priorité… J’ai donné les coordonnées la sage-femme en chef à mon amie. Rien n’avait été fait ! Elle s’est finalement occupée de tout, seule…
Honnêtement, je ne vois pas l’intérêt de te faire faire encore des courbes si les premières ne montrent rien d’anormal ! Pff…
Il y a mon mail dans commentaire à Mme Expat, si tu veux me contacter en privé pour en discuter, jeune padawan 😉

le 18/05/2015 à 15h49 | Répondre

Madame Jasmin

Je pense qu’elle veut juste nous faire attendre. Elle nous a sorti, texto : « normalement on ne doit s’inquiéter qu’au bout de deux ans, mais bon, comme on est gentils on vous le permet avant ». Tout ça avec un sourire condescendant. J’ai été soufflée de tant de mépris paternaliste, nous « permettre »…
C’est ahurissant de croiser des soignants à ce point bouchés, et franchement, j’espère bien que ton ex-gynéc*n aura vu sa réputation sérieusement rectifiée.
J’ai «  »heureusement » » (peut-on dire ça….) des amies qui sont ou ont été en PMA, ça me permet d’en savoir déjà un peu sur la façon dont tout ça se déroule, être lucide sur les tenants, les aboutissants, et pouvoir en parler facilement. Exprimer tout ça, c’est vraiment primordial, et surtout l’écoute en face, ça c’est énorme. Je te remercie donc pour ta proposition, c’est gentil comme tout, cela dit je ne vais pas te casser les pieds, j’ai la chance d’être déjà bien entourée. Je cède ma place à une moins bien lotie que moi. 🙂
Des bises !

le 18/05/2015 à 23h06 |

Mme Expat

Effectivement, avec la distance, cela rend le traitement, déjà bien compliqué, encore plus lourd.

Quel dommage pour les embryons surnuméraires, cela aurait été interessant de comprendre la raison de cette destruction.

Vous avez une chance folle que cela ait marché à la 1e FIV. Nous après 1 ICSI et 5 TEC, aucune accroche. Je ne pense pas qu’on recommencera.

le 16/05/2015 à 18h06 | Répondre

Mme Beebop

bonjour mme Expat
j habite en Allemagne et aimerait discuter avec toi de ton parcours. on a plus d un an d essai et on pense à la FIV mais j ai quelques questions 😉 merci d avance

le 17/05/2015 à 17h50 | Répondre

Mme Expat

Bonjour Mme Beebop, n’hésite pas, si je peux t’aider, je serai ravie de répondre à tes questions. J’ai commenté l’article « Le choix du prénom dans un couple franco-allemand », tu trouveras mon adresse email dans les commentaires. A bientôt!

le 17/05/2015 à 17h57 | Répondre

Démétra

Hello,
Comme je rentre pour les vacances, je peux toujours passer un coup de fil et demander en effet ce qui a justifié la destruction des embryons.

Nous sommes en effet très chanceux et parfaitement conscients de cette chance.

Vous envisagez l’adoption ?
Bon courage à toi et merci pour ton commentaire.

le 16/05/2015 à 18h10 | Répondre

Mme Expat

Pour le moment, on est en pleine réflexion afin de définir si on continue ou non et si oui sous quelle forme (re-ICSI, IAD?). Probablement pas l’adoption (pour pleins de raisons un peu compliquées).

Il n’y a rien qui explique l’absence d’accroche (mon mari a la même chose que le tien, mes tests à moi sont bons, je réagis très bien à tous les traitements hormonaux et j’ai un enfant d’une 1e union donc a priori mon corps « sait faire »), ce qui nous fait réfléchir pour recommencer encore (après 6 essais négatifs).

J’habite en Allemagne (bien qu’étant française) donc contrairement à la France, un grande partie des frais est à notre charge (50% des frais liés à l’ICSI et 100% des frais pour les TEC) donc cela joue clairement dans la décision de continuer ou pas.

le 16/05/2015 à 18h17 | Répondre

Démétra

Je comprends pour l’adoption.

C’est étrange en effet que les embryons ne s’accrochent pas car comme tu dis si bien, ton corps sait faire et garde une certaine « mémoire » de l’expérience précédente. J’ai vu qu’il existait maintenant un genre de glu pour les FIV afin d’aider l’embryon à s’accrocher.
Quand on y est de sa poche, ça fait réfléchir c’est certain. Moi j’ai juste perdu à cause de deux fois un mois d’arrêt maladie pour les protocoles mais c’est tout.
Bon courage et tiens-moi au courant si tu veux bien 😉

le 16/05/2015 à 18h31 | Répondre

Mme Expat

Oui, volontiers. Je ne sais pas s’il est possible de faire passer nos adresses sans les donner publiquement (la webmaster a peut-être une solution).

le 16/05/2015 à 19h49 | Répondre

Démétra

Je te donne mon mail si tu veux : l.sabathe chez gmail 😉

le 17/05/2015 à 01h55 | Répondre

Madame D

Article très touchant !
Décidement je ne comprendrais jamais certains gynéco …
J’ai eu ma petite larme a la fin de l’article ! Toute mes félicitations !!!

le 18/05/2015 à 11h53 | Répondre

Démétra

Merci Mademoiselle D 😀
Je t’avoue qu’après tout ce temps, je n’ai pas digéré son comportement ! Je déconseille à toutes mes amies d’aller le voir et si je le croise un jour, je sens que je ne me contrôlerais pas bien… Parce qu’infertilité ou pas, ce n’est pas une manière de traiter une patiente !
Merci à toi et à bientôt 😉

le 18/05/2015 à 13h23 | Répondre

Mia FIEVEZ

Merci pour cet article Démétra, il me rappelle un peu le mien aussi… Même si, après 4 ans et demi d’attente interminable, je suis aujourd’hui l’heureuse maman d’un petit garçon, on n’oublie jamais ce parcours. Et heureusement qu’on fonce (presque tête baissée!) parce que c’est épuisant. J’habitais aussi à 1h30 de mon centre PMA et me souviens des levers aux aurores vers 4h30 pour me faire mes examens. Comme Madame Jasmin, je suis tombée sur la version féminine de ton médecin (eh oui, la connerie n’a pas de sexe!). Les examens étaient expédiés à une vitesse incroyable : j’ai fini par chronométrer le temps de la visite avec échographie, ça a duré 3 minutes et 40 secondes… Et pour info, les courbes de température nécessitent d’avoir le même rythme (réveil à peu près au mêmes heures le matin), comme j’ai des horaires très variables, impossible pour moi de les faire en ayant des infos réellement fiables. Et puisque cette semaine est la semaine de sensibilisation à l’infertilité, j’en profite pour souhaiter un magnifique ++ à toutes celles qui l’attendent avec impatience (et que cette semaine serve aussi à sensibiliser ce qui n’ont pas eu à traverser ce parcours : auteure de l’article 10 choses qu’on dit aux couples infertiles et qui appuient là où ça fait mal). Belle journée.

le 19/05/2015 à 10h39 | Répondre

Démétra

Contente de lire un témoignage qui finit bien aussi, ça donne de l’espoir, c’est important. Merci 😀
Bien que nous ayons été suivis à Cochin, on devait aussi se lever aux aurores pour les RDV à cause des bouchons à l’entrée de Paris…
Malgré tout, ça en valait vraiment la chandelle !
Décidément, on pourrait ouvrir un blog racontant nos anecdotes avec les gynéc*ns…
A bientôt 😉

le 21/05/2015 à 00h26 | Répondre

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