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Mon projet de naissance


Publié le 17 octobre 2017 par Claire Gezillig

La dernière fois, je te racontais comment étaient perçus grossesse et accouchement aux Pays-Bas et pourquoi j’envisageais un accouchement physiologique à la maison.

Aujourd’hui, je viens te raconter la suite et partager avec toi mon projet de naissance.

Crédits photo : Jason Lander

Pourquoi finalement, je n’accoucherai pas chez moi…

Ma décision de choisir l’accouchement à domicile n’était pas complétement prise quand j’ai eu la visite de préparation de mon organisme de kraamzorg (tu sais celle qui va me fournir l’aide magique la semaine qui suit mon accouchement).
De toute façon, même en voulant accoucher à la maison, je savais qu’il y a plein de raisons qui peuvent faire qu’on m’envoie en milieu hospitalier, donc je savais qu’il fallait me préparer aux deux options et j’avais déjà planifié de visiter la maternité et d’en parler avec une de mes sage-femmes.

Donc la dame responsable du service de kraamzorg est venue chez nous vers la 30ème semaine de grossesse pour un premier contact.

Et une des premières questions qu’elle m’a posée : « vous envisagez d’accoucher où ? »
« Dans les bois profonds façon louve, pourquoi ? »
« Je réfléchis sérieusement à accoucher chez moi. Même si j’attends la visite de la maternité pour prendre ma décision »

Et là, la dame m’a gentiment dit de reconsidérer mon choix. Son diagnostique est qu’avec la situation de notre appartement, elle émettait un avis défavorable pour accoucher à domicile (ma sage-femme m’avait déjà dit qu’ils prennent en considération l’avis donné par le service de kraamzorg qui a vu le domicile).
Notre appartement est en plein centre-ville, dans une ville pas du tout pratique pour la voiture (tout est à sens unique et à l’heure de pointe, c’est l’enfer), dans une rue piétonne avec donc un plot au bout et surtout, nous habitons au 2ème sans ascenseur avec un escalier trop étroit pour faire passer une civière, les ambulanciers devraient donc m’évacuer par la fenêtre en cas de besoin. Si on additionne tout ça, ça peut potentiellement prendre trop de temps pour aller à l’hôpital.
Comme m’a dit ma sage-femme « devoir appeler une ambulance pour évacuer en urgence la femme enceinte à l’hôpital est très très rare (la plupart des transferts à l’hôpital sont suffisamment peu urgents pour pouvoir le faire en voiture) mais il vaut mieux ne pas ajouter un stress énorme supplémentaire si le temps est compté ».

Donc sauf en cas de naissance ultra rapide impromptue, j’accoucherai à la maternité.
Bien sûr, j’aurai pu parlementer ou remettre en cause cette décision. Et personne ne m’enverra de force à la maternité. Mais si j’étais prête à accoucher chez moi, c’est parce que j’ai confiance au système en place ici qui évalue les risques pour te permettre de le faire.

Et puis, c’est mon premier accouchement et je ne veux pas qu’un seul enfant. Nous comptons déménager avant d’en faire un deuxième… Alors, j’aurai peut-être une deuxième chance.
De plus, une autre de mes envies était d’accoucher dans l’eau et c’est bien plus facile à mettre en place à la maternité plutôt qu’à la maison.

Cela dit quand j’ai appris qu’on me conseillait fortement de ne pas accoucher à domicile, j’ai eu envie de pleurer. Pas que ma décision était irrémédiable mais j’avais commencé à me faire une certaine image de mon accouchement à la maison. Et ça m’obligeait à repenser l’idée que je me faisais de cette naissance…

Il était plus que temps d’aller visiter la maternité du coup !

La visite de la maternité

Un mardi soir, nous nous sommes donc rendus à la maternité du coin pour une soirée d’information.

Ça a commencé par une réunion, il y avait énormément de monde… On a eu un petit film de présentation de la structure et l’intervention de plusieurs personnes : une sage-femme libéral qui fait les accouchements non médicalisés (comme celle qui me suit), une sage-femme de la maternité (qui prend le relais en cas d’accouchement médicalisé), un gynéco, une aide-soignante, une pédiatre (qu’on ne voit qu’en cas de problème), une conseillère en lactation (présente à la maternité mais qui a donné des adresses aussi pour l’extérieur).
On nous a expliqué comment se déroulent : un accouchement non-médicalisé, un accouchement médicalisé, une césarienne dans ces locaux. On a pu apprendre quelles valeurs ils respectent et il y a tout un moment d’échanges de questions / réponses. Puis, on a eu eu une petite collation et on a pu visiter les salles de naissance.

Les informations que nous avons eues lors de cette soirée était plutôt rassurantes pour moi et la manière dont j’envisage la naissance :

  • si tout se passe bien, on ne verra pas tout ce personnel mais seulement la personne de l’accueil et notre sage-femme et notre kraamzorg 
  • cette maternité n’a plus recours aux forceps
  • on considère normal d’accoucher dans la position qui est la plus naturelle à la mère pour le moment, que ce soit à quatre pattes, sur une chaise d’accouchement ou debout.
  • l’accouchement dans l’eau est possible si la baignoire est disponible
  • après la naissance, on estime que le mieux pour le bébé est le peau à peau avec sa maman ou son papa et donc on retarde les examens pour laisser quelques heures heures aux parents pour créer un lien avec leur bébé
  • les examens sont faits dans la même pièce
  • le père est présent en cas de césarienne et on ne sépare pas l’enfant juste né d’un de ses deux parents
  • on ne lave pas le bébé à la naissance

De plus, le personnel de la maternité est souriant, semble à l’écoute et l’atmosphère est plutôt sympa…

Alors, qu’est-ce qui explique que je me sois mise à pleurer en sortant de la maternité ce soir-là ?

Ces p**** d’hormones ?

En fait, je me suis rendu compte que je n’avais pas du tout réfléchi, imaginé un possible accouchement ici en maternité. Je me suis retrouvée dans une salle pleine de femmes enceintes (qui me paraissaient toutes plus légitimes que moi à être là, bizarrement), parlant néerlandais, connaissant tous les termes. Réalisation numéro 1 : je suis enceinte, je vais accoucher, dans un pays qui n’est pas le mien, dans une langue qui n’est pas la mienne. HELP.
Ensuite, tout ce personnel médical, en blouse (mes sage-femmes ne portent pas de blouse pendant les consultation) et les salles de naissances bien que peintes avec de jolies couleurs ressemblent bien à des chambres d’hôpital et moi et le milieu hospitalier, j’ai un peu trop fréquenté et ça m’angoisse plus que ça me rassure. HELP bis.

L’amoureux ne sait pas trop quoi faire… Il me demande si je veux aller accoucher en France. « Oh mon dieu non, il faudrait me battre pour un accouchement physiologique ». Il me demande si je veux accoucher toute seule dans les bois. Je dirais bien oui mais en fait, non, je suis pas barrée à ce point !
Je lui réponds donc « non mais ça va passer, c’est juste le temps de réaliser, de me projeter et de digérer le fait que je suis enceinte, que je vais accoucher pour de vrai, dans ce pays et donc dans cette maternité ».

Pour calmer mes angoisses, je me suis donc dit à ce moment-là qu’il était temps de mettre par écrit mon projet de naissance. La maternité nous a vraiment conseillé pendant cette réunion d’en faire un pour pouvoir se projeter dans les différentes situations et je sais que ce sera aussi l’objet d’un rendez-vous avec la sage-femme au milieu du troisième trimestre…

Mon projet de naissance

Voici donc ce que j’ai mis par écrit (en anglais mais je suis gentille, je te fais la traduction).

Rien n’est gravé dans le marbre, je vois cela comme un point de départ pour la conversation avec ma sage-femme. De plus, d’après ce que j’ai déjà entendu, notamment lors de la visite de la maternité, la plupart de mes requêtes tombent sous le sens ici mais je préfère que ce soit écrit pour en être sûre que tout le monde est sur la même longueur d’ondes.

Je te mets entre crochets mes commentaires ou explications pour que tu comprennes mieux mes motivations.

Je souhaiterais, tant qu’il y a d’urgence vitale pour mon bébé ou pour moi qui implique de faire différemment :

  • avoir un accouchement naturel et physiologique
  • la présence de mon mari pendant tout le travail et l’accouchement et qu’il puisse prendre part à cette naissance
  • un environnement calme (je fournirais peut-être de la musique), pas de fortes lumières
  • le minimum d’interruptions possible
  • le minimum d’examens vaginaux
  • un nombre limité de personnes dans la pièce
  • porter mes propres habits et pouvoir me dévêtir si j’en ressens le besoin [nudiste power]
  • boire et manger à ma convenance
  • bouger et prendre la position que je veux quand je veux et avoir le moins d’entrave possible
  • accoucher dans l’eau si la baignoire est disponible
  • qu’on me parle en anglais plutôt qu’en néerlandais autant que possible [je compte insulter tout le monde en français dans tous les cas, si mon néerlandais est suffisamment bon pour avoir suivi la majorité de la réunion d’information, je ne me sens pas suffisamment à l’aise pour l’utiliser à ce moment-là, je fais d’ailleurs mes rendez-vous avec mes sages-femmes en anglais pour être sûre de tout comprendre]
  • aucune médication contre la douleur
  • lors de la poussée, pouvoir pousser spontanément sans limite de temps, tant qu’il n’y a pas de risque pour mon enfant et moi
  • pas d’épisiotomie même s’il y a risque de déchirure
  • qu’on coupe le cordon ombilical seulement une fois qu’il s’est arrêté de battre
  • dans le cas de la nécessité d’une césarienne, qu’on se soit assuré que toutes les autres options ont été épuisées
  • pouvoir avoir le bébé contre moi directement après la naissance
  • si je ne peux pas avoir le bébé contre moi (pendant l’expulsion du placenta ou après une césarienne) que le bébé soit confié au papa directement
  • allaiter le plus tôt possible après la naissance
  • si je ne peux pas allaiter directement, que ne soit pas donner de biberon à mon bébé
  • que tous les examens médicaux soient faits seulement après un temps de découverte parents-bébé
  • que les examens nous soient expliqués clairement et soient les moins intrusifs possibles dans les heures qui suivent la naissance
  • pouvoir découvrir moi-même le sexe de mon bébé [on n’attend pas 9 mois pour que quelqu’un nous vole cette découverte]
  • dans le cas d’une césarienne, ne pas voir l’expulsion [il m’a semblé comprendre lors de la réunion d’information qu’ils peuvent mettre un genre de drap transparent pour suivre ce qui se passe pendant la césarienne… C’est juste trop pour moi]
  • dans le cas d’une déchirure, bénéficier d’une anesthésie locale pour les points [oui, je veux bien souffrir le martyre avant la naissance mais suite à deux récits de personnes recousues à vif, j’ai très peur que cela m’arrive. Au fond, je suis une petite nature !]

Je suis bien plus sereine depuis que j’ai mis tout ça par écrit.
J’ai hâte d’en parler avec la sage-femme.

Et je compte aussi beaucoup discuter avec l’amoureux de sa place le jour J. Je souhaiterais vraiment qu’il soit présent, partie prenante, qu’il me soutienne, qu’il fasse traducteur si besoin et qu’il fasse barrage dans le cas où on ne respecte pas mes souhaits sans explications. Mais je ne veux pas non plus le mettre dans une situation de pression trop grande et je pense qu’il faut qu’on discute de ce qu’on envisage s’il ne se sent pas à sa place par exemple et préfère sortir un moment…

Heureusement, nous avons encore quelques semaines devant nous.

Et toi, tu as eu des angoisses par rapport à l’accouchement ? Tu as fait un projet de naissance ? Raconte !

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Commentaires

28   Commentaires Laisser un commentaire ?

Doupiou

Oh j’imagine bien ta déception ! Dans tous les cas, un accouchement c’est vraiment le grand inconnu et il y a toujours des choses qu’on ne maîtrise pas. Je serais rassurée qu’il ne soit pris aucun risque pour le bébé ou pour toi même si la perspective d’un accouchement à domicile tombe à l’eau !

le 17/10/2017 à 08h40 | Répondre

Claire Gezillig

Je suis rassurée de savoir que les risques sont calculés et aujourd’hui, je suis relativement à l’aise avec l’idée d’accoucher à la maternité… Il a juste fallu un temps d’adaptation 🙂

le 17/10/2017 à 10h32 | Répondre

Madame Vélo

J’avais pas pensé au fait que tu accoucherais dans un pays où tu ne maîtrise pas à 100% la langue. Quand j’ai accouché de Crapouillou il y avait un couple de chinois, le papa comprenait à peu près le français et savait s’exprimer un peu, mais la maman était complètement larguée apparemment, et je me souviens avoir pensé que ça devait être très dur pour eux. Heureusement tu auras la possibilité de tout faire en anglais !
Juste : les deux fois j’ai pu garder mes bébés contre moi au moment de l’expulsion du placenta. J’avais même Crapouillou contre moi au moment de me recoudre. Par contre pour P’tit Matelot elles ont dû le confier à son père car je tremblais trop et il a fallu me mettre sous gaz. Et aussi je trouve ça ouf d’être obligé de préciser qu’on veut une anesthésie locale pour être recousue, ça me paraît tellement logique !!
Je te souhaite d’avoir un accouchement au plus près de tes désirs. On compte les jours maintenant !

le 17/10/2017 à 09h01 | Répondre

Claire Gezillig

La dernière ligne de mon article m’a fait sourire « Heureusement, nous avons encore quelques semaines devant nous. », ça c’était au moment de l’écriture, y a quelques semaines… Mais aujourd’hui c’est un peu « c’est quand tu veux bébé » 😉

le 17/10/2017 à 10h25 | Répondre

Sarah

J’ai aussi accouché à l’étranger, et j’avais choisi un gynéco parlant couramment français. Il faisait des accouchements dans 2 hôpitaux différents et j’ai donc choisi l’un d’eux. Tout le suivi de grossesse se faisait dans son cabinet. Dans le pays en question, l’accouchement est très médicalisé avec un taux de césariennes (dont beaucoup de convenance) à 75%. J’avais donc bien insisté pour dire que je voulais un accouchement par voie basse, sauf urgence évidemment, et le gynéco m’a encouragé dans cette voie. Je voulais aussi la péridurale et je ne souhaitais pas allaiter. A part ça, pas de plan de naissance. L’accouchement s’est bien passé, mais j’ai regretté qu’on ne m’ait pas laissé ma fille pour faire du peau à peau.

le 17/10/2017 à 09h39 | Répondre

Claire Gezillig

Une de mes sage-femmes comprend le français 🙂 Mais en vrai, l’anglais ne me gène pas du tout… Et de toute façon, y aura (normalement) l’amoureux qui parle couramment les 3, donc je me dis qu’il peut traduire si besoin…
Je suis beaucoup plus zen actuellement que lors de ma visite de la maternité par rapport à tout ça 🙂

le 17/10/2017 à 10h30 | Répondre

Momtoadslife (voir son site)

J’ai accouché prématurément de mon fils. Sans péridurale en trois heures a peine. Malheureusement prématuré il n’a pas pu etre de suite contre moi mais très vite!
J’espère que ton accouchement se passera a merveille . Gros bisous a vous deux et demi 🙂

le 17/10/2017 à 10h02 | Répondre

Momtoadslife (voir son site)

Désolé mauvaise identification ^^

le 17/10/2017 à 10h03 | Répondre

Claire Gezillig

J’ai été vraiment soulagé quand j’ai passé la barre des 37 semaines : ouf, j’ai une chance de pouvoir accoucher comme je veux (une chance, pas la certitude, on ne sait jamais…)
Mais j’espère que ton petit va bien et que tu gardes un souvenir apaisé de ton accouchement et des heures qui ont suivi <3

le 17/10/2017 à 10h33 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

C’est très intéressant ton projet de naissance. Je n’avais pas ressenti le besoin d’en faire un pour BB1 mais je pense que je le ferai pour BB2 suite à l’expérience de mon premier accouchement. Je vais aller dans la même maternité rien que pour avoir la même prise en charge en cas de césarienne (papa présent, bébé en peau à peau et tété de bienvenue en salle de césa) et j’y tiens vraiment sinon je vais ailleurs…
Mais je comprends que tu aies pleuré, j’ai aussi beaucoup pleuré quand ça n’allait pas comme je l’avais imaginé. Mais finalement, le principal c’est que tout se passe bien.

le 17/10/2017 à 10h47 | Répondre

Margaux

J’avais une interrogation concernant tes souhaits pour la naissance : pourquoi attendre que le cordon est cessé de battre pour le couper ? Je n’avais jamais entendu ça avant et je voudrais connaitre l’explication derrière =)

le 17/10/2017 à 11h17 | Répondre

Claire Gezillig

Cela permet au sang encore présent dans le placenta d’arriver au bébé et ce serait avantageux pour les bébés sains et nés à terme, cela augmente notamment le taux d’hématocrite et de fer du bébé. L’OMS recommande d’ailleurs d’attendre 2/3 minutes avant de couper le cordon.
Les désavantages seraient :
– dans ce cas, tu ne peux pas faire de don du sang du cordon forcément
– il y aurait un léger risque supplémentaire de développement de la jaunisse.
Une étude sérieuse sur le sujet : http://www.cochrane.org/fr/CD003248/clampage-precoce-du-cordon-versus-clampage-tardif-du-cordon-ou-traite-du-cordon-pour-les-bebes-prematures
J’ai fait ce choix personnellement d’abord car il me parait plus naturel que couper directement, laisser un peu de temps pour passer d’un état à l’autre (et aussi parce que le don de sang du cordon ne se fait pas dans ma maternité)

le 17/10/2017 à 12h23 | Répondre

Leaureine

Si je puis me permettre, en France, il n’y a pas forcément besoin de « se battre » pour avoir un accouchement physiologique, naturel, dans une baignoire, sur un siège ou à quatre pattes…. La plupart des maternités de grandes villes s’y sont mises, et les petites villes s’y convertissent !
J’en ai moi-même bénéficié, même si j’ai fini par craquer pour la péridurale !
Mon projet de naissance ressemblait beaucoup, beaucoup au tien d’ailleurs 😉 (j’aurais bien voulu la baignoire aussi mais comme j’ai perdu les eaux avant d’avoir des contractions, ce n’était plus possible…)

le 17/10/2017 à 11h50 | Répondre

Claire Gezillig

Je pense que ça dépend vraiment des coins de France et maternités… Mais disons que j’ai eu de supers échos et d’autres moins bien.
Mais je trouve que ça change beaucoup en ce moment et c’est top 🙂
Parce que l’important, c’est la liberté de choix 🙂

le 17/10/2017 à 11h53 | Répondre

Miss Chat

Alors en ce qui concerne la baignoire/rupture de la poche, ça dépend également des maternités. Dans la mienne, tant que tu n’as pas dépassé les 12h de rupture, tu peux tout à fait aller dans l’eau 😉

le 17/10/2017 à 16h12 | Répondre

Dibou

Malheureusement c est très loin d’être la majorité des maternités française, même dans les grandes villes! Je dirai même que c’est une minorité.
Avoir une salle « nature » ne fait pas d’une maternité une maternité pro physio…

le 21/10/2017 à 08h04 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

C’est « drôle » cette crainte d’accoucher dans une langue étrangère, beaucoup de mes amies expatriées m’en ont parlé aussi, et elle ne m’a jamais effleurée… Peut-être que finalement je suis vraiment à l’aise en allemand (enfin suffisamment pour répéter 1000 fois « ici kann nicht mehr » 😉 ) ou alors plutôt que mon mari m’a déjà familiarisée avec la médecine ici… Mais en tout cas je n’ai jamais envisagé l’hypothèse d’accoucher en France alors que je sais que certaines le font alors qu’elles vivent ici le reste du temps. Le deuil que je dois faire en ce moment, du système scolaire français, d’une rentrée à la maternelle pour mon aîné, me semble beaucoup plus difficile. Mais bon pour ça tu as encore quelques années pour te préparer 😉 .

le 17/10/2017 à 14h25 | Répondre

Claire Gezillig

Comme quoi, on réagit toutes différemment, pour le moment, je suis plutôt super contente à l’idée que on enfant aille à l’école ici 🙂
Après, j’ai l’avantage de pouvoir lui proposer un environnement de qualité pour le français avec mon travail… ça doit aider.

Pour l’accouchement en néerlandais, mon niveau B1+ n’aide pas… Mon expression me bloque parfois pour les choses non familières (et accoucher n’est pas familier lol), ça joue beaucoup 🙂

le 17/10/2017 à 14h29 | Répondre

C’est très intéressant de te lire, j’aime ta manière à la fois décidée et pondérée de voir et d’exprimer les choses.

Je trouve ton projet de naissance vraiment raisonnable et intelligent. On ne peut s’empêcher de se dire que tout ce que tu exprimes devrait aller de soi. D’ailleurs, j’y retrouve très bien ce que j’ai vécu lors de mes deux accouchements (dont une césarienne d’urgence) en maternité ici en Belgique, la (précieuse) présence de mon (précieux) gynécologue en plus.

Plus j’en lis sur le sujet, plus je me trouve chanceuse d’être tombée sans rien demander sur des praticiens soucieux du bien-être et du vécu des parents et de l’enfant, investis, bienveillants et sur des pratiques de maternité tout aussi respectueuses, même lorsque l’accouchement ne se déroule pas idéalement.

Voilà voilà, bonne chance pour la toute dernière ligne droite, Madame Gezillig !

le 17/10/2017 à 14h48 | Répondre

Miss Chat

Ah j’aime beaucoup ton projet !
Ma sage-femme m’avait aussi parlé de laisser battre le cordon jusqu’à la fin… mais j’avoue que je ne trouvais pas les bénéfices suffisamment intéressants et je n’avais certainement pas envie d’essayer de me battre pour ça au moment même (pas de projet de naissance dans ma maternité 😉 ) Bref si tu as l’occasion et que c’est inclus ma foi, pourquoi pas !

le 17/10/2017 à 16h17 | Répondre

Claire Gezillig

Pour ce qui est du cordon, c’est pas quelque chose qui me parait vital non plus, donc bon… Mais en fait, quand j’ai eu mon rendez-vous avec la sage-femme pour en parler, elle a lu, et elle a dit « ah non mais super, c’est notre but que tout se passe comme ça, on l’espère vraiment », bon ben voilà, si j’ai un accouchement physio sans complication, tout va bien 🙂

le 17/10/2017 à 17h14 | Répondre

Maman girafe

Comme je me reconnais dans ton projet! J’en ai fait pour mes deux accouchements mais au final ce sont des choses qui vont de soi pour les sage-femmes et kraamzorg. La première fois on ne savait pas trop à quoi s’attendre donc on avait des choses basiques sans être très fermes mais la deuxième fois par contre on a été très clairs sur certaines choses: Pas de gens dans la chambre qui ne sont pas utiles et surtout qui ne se sont pas présentés! Et surtout personne ne regarde mon entrejambe si ce n’est pas nécessaire! J’ai encore la vision de cette kraamzorg que je ne connaissais pas et qui me fixait pendant que je poussais « euh madame ma tête à moi est là-haut! ». Sur le coup je me suis retenue de rien dire mais j’aurais dû.

Un petit conseil quand même pour ne pas éventuellement regretter, un plan de naissance c’est bien mais c’est juste un plan donc il faut bien être consciente que peut-être il faudra en dévier. Les deux fois j’ai du passer de la maison de naissance au côté médical donc j’ai pu laisser tomber certaines choses mais on m’a toujours laissé faire connaissance avec mon bébé et découvrir le sexe avant de continuer ce qu’ils avaient à faire malgré « la panique ». Pour mon premier accouchement je voulais absolument accoucher dans l’eau ou au moins pour le moment des contractions. Une fois dans la baignoire c’était horrible! J’avais l’impression d’être une baleine échouée donc je suis « vite » retournée dans mon lit! Donc ça j’ai rayé de ma liste pour bébé 2!

Je suis contente d’avoir accouché en Hollande notamment pour le traitement de la douleur et aussi parce que le papa est vraiment pris en compte comme parent. Mon mari m’a dit que quand on m’a emmené en salle d’op en urgence j’ai bien dit « mettez-la en peau à peau avec le papa et pas de biberons » et ils sont restés comme ça deux heures! Et il a vraiment été bien suivi quand la situation est devenue critique.

Je m’inquiétais de la langue la première fois et puis au final ça n’a jamais été un problème. Je me parlais a moi-même en français pour m’encourager et je parlais aux autres en néerlandais. C’est quand le bébé est arrivé que ça m’a fait bizarre de lui parler français! J’ai vraiment dû m’y habituer mais depuis plus de soucis.

Bon courage pour les derniers moments à deux (ce sont des moments précieux aussi 🙂 ) et bonne découverte du bébé et de la vie de parents. Ah et surtout profite-bien de la kraamweek et des petits soins de la kraamverzorgster!

le 17/10/2017 à 16h29 | Répondre

Claire Gezillig

Merci de ton long commentaire 🙂
J’ai bien insisté sur le « je veux pas mille personnes dans la chambre merci », même si la dame de la kraamzorg m’a dit « non mais le jour J, vous faites pas attention », peut-être mais au cas où…
La sage-femme a bien noté du coup « no student » en cas d’accouchement médical en me disant que j’ai tout à fait le droit légitime de limiter le nombre de personne.

Et sinon, oui, j’ai bien conscience que les choses peuvent se dérouler différemment, on en a discuté, l’important c’est bien sûr ma santé et celle du bébé… Et surtout que je ne sais pas comment je me sentirai le jour J, si j’aurais vraiment envie d’accoucher dans l’eau ou à 4 pattes, ou debout… Pour le moment, j’ai l’impression que l’eau serait cool mais je ne me focalise pas non plus dessus, d’abord parce qu’il se trouve qu’il n’y a qu’une seule baignoire dans ma maternité 😉

le 17/10/2017 à 17h23 | Répondre

Claire Gezillig

(et peut-être que je devrais relire mes commentaires avant de les poster… vive les fautes d’orthographe…)

Et je me rends compte actuellement que quand je parle à mon bébé intra-utérin, c’est souvent en français mais parfois en anglais… Donc j’ai hâte de voir si ce sera naturel à la sortie 😉

le 17/10/2017 à 17h37 | Répondre

Flora (voir son site)

Je suis désolée d’apprendre ta déception de ne pas pouvoir accoucher chez toi. Ta maternité a l’air au top quand même, j’espère que tu t’es habituée à l’idée depuis. Je trouve ton plan super détaillé, je vais m’en inspirer si tu le permets. La partie où tu te réserves le droit de virer nudiste m’a fait mourir de rire 😉

En ce moment je broie du noir du fond de mon lit d’alitement (qui n’est même pas mon vrai lit adoré) que j’ai arrêté de penser à mon projet de naissance qui ne me sera d’aucune utilité si j’accouche trop tôt de toute façon…
En tout cas tu me donnes matière à réfléchir surtout par rapport à cette histoire de sang du cordon. Je vais me renseigner

le 17/10/2017 à 17h08 | Répondre

Claire Gezillig

Ma déception a été digérée depuis 😉

Je suis désolée d’apprendre que tu broies du noir… Je me rappelle que toutes les semaines avant d’arriver à 37, j’étais en mode « pas maintenant bébé, pas maintenant, sinon aucune chance de vivre un bel accouchement et une belle rencontre comme j’aimerais » (bon, maintenant, je suis en mode « MAIS QUAND TU VEUX BÉBÉ » 😉 ) Mais dans tous les cas, on ne sait jamais comment ça se passera… Et puis les jours passent, plus j’essaie de me dire « si tu as l’accouchement de tes rêves, c’est bien mais rien n’est garanti, l’important c’est vraiment ton bébé en bonne santé dans tes bras à la fin » – comme dirait ma prof de yoga, « mieux vaut commencer à accepter de lâcher prise maintenant, parce que ce n’est pas la dernière chose que l’on ne contrôle pas »
Cela dit, je ne regrette pas mon projet de naissance assez détaillé car si tout se passe bien, je serai contente de ne pas être ennuyée par des comportements que je savais aimer moins 🙂

Je pense à toi en tout cas, ça ne doit vraiment pas être facile comme situation <3

le 17/10/2017 à 17h48 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Oh ma belle je me permets de rebondir ici aussi puisque je viens de lire ton commentaire ! Pour avoir été alitée et avoir accouché prématurément deux fois je voudrais te dire au contraire de réfléchir à tes projets d’accouchement, d’allaitement, ce n’est pas du temps perdu ! Personnellement je l’ai fait malgré tout et en intégrant cette éventualité, je suis convaincue que cela m’a permis de beaucoup mieux accepter les choses. Par ailleurs accouchement prématuré ne veut pas du tout dire forcément médicalisé personnellement j’ai accouché deux fois trop tôt mais sans péridurale et comme je le souhaitais ! Courage et écris-nous quand ça va pas <3

le 17/10/2017 à 20h27 | Répondre

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