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Mon rôle de représentante des parents en crèche


Publié le 15 février 2017 par Die Franzoesin

Cette année je vis une expérience intéressante : je suis devenue représentante des parents en crèche. Je ne m’y attendais pas vraiment mais ce sont les éducatrices qui me l’ont proposé en début d’année. J’ai été très touchée, et ayant un attrait certain pour l’engagement j’ai accepté.

Je ne sais pas s’il existe la même chose en France, comment cela est organisé. Ici les crèches (même si la traduction est inadéquate) accueillent en fait les enfants jusqu’à leur scolarisation à six ans. Elles sont donc aussi des écoles maternelles, je t’en reparlerai le moment venu.

Au début je ne savais pas trop à quoi m’attendre et je trouve finalement cette expérience très enrichissante… Alors j’ai décidé de venir te la raconter. Etre représentante de parents dans une crèche, ça veut dire quoi ?

Crédits photo : thumprchgo

La partie « comité des fêtes »

Je suis responsable de gérer une petite caisse commune pour acheter des cadeaux aux éducatrices pour leur anniversaire par exemple. J’organise aussi parfois des sorties entre parents, pour apprendre à nous connaître. Nos enfants passent toutes leurs journées ensemble, ça peut valoir le coup ! Je participe enfin à l’organisation de la fête de fin d’année et de la grande action de revente organisée chaque automne. C’est peut-être une spécificité allemande aussi : chaque année en septembre, presque toutes les crèches (KiTa pour être précise) organisent un marché aux puces au sein de l’établissement. Les parents d’enfants plus grands y vendent leurs affaires aux parents d’enfants plus petits. C’est un grand évènement qui permet de faire un peu de publicité à la structure et aussi de ramasser quelques fonds. On en profite toujours pour vendre des gâteaux et des boissons et pour faire une petite collecte, cette année pour financer un nouveau toboggan par exemple. J’aime bien cette partie. Je suis expatriée, assez extravertie et suis toujours contente de faire de nouvelles rencontres.

La partie « organisation »

Je vais te donner un exemple simple : les parents étaient déçus que la structure ne mette pas de fruits frais à disposition des enfants pour le goûter qu’elle fournit. Nous avons donc décidé entre nous que nous allions nous relayer et chaque semaine un couple de parents apporte un cageot de fruits pour tous les enfants, que les éducatrices se chargent de distribuer avec le goûter. C’est une petite chose toute bête qui demande quand même, tu t’en doutes, une petite organisation. Je suis donc chargée de planifier tout ça et de vérifier que tout le monde joue le jeu (même si sur ce point il n’y a jamais eu aucun souci finalement, au contraire les éducatrices doivent souvent gérer un surplus).

La partie « politique »

C’est la partie la plus intéressante pour moi évidemment. En tant que représentante des parents, je suis conviée à plusieurs instances décidantes. Ces instances représentent généralement les financeurs (la ville et mon employeur) et les gérants de la crèche. Pour tout te dire, l’enfance et l’éducation ne sont pas du tout mes thèmes de prédilection. Je n’y connaissais pas grand chose avant d’avoir moi-même un enfant. Alors les sujets dont nous discutons pendant ces réunions, souvent, je n’y avais jamais réfléchi avant. Mais j’aime cela, apprendre, écouter, peser les avis de chacun pour finalement forger mon opinion et donner ma voix. J’essaie aussi de ne jamais oublier que je ne suis que la représentante des autres parents. Je peux avoir un avis personnel sur un sujet mais j’essaie toujours de penser à l’intérêt général du groupe avant.

Il y a trois sujets sur lesquels j’ai dû réfléchir récemment et que j’ai trouvés vraiment passionnants.

  • Le premier est la définition des critères d’attribution des places. En Allemagne comme en France, peut-être encore plus qu’en France, obtenir une place en crèche est extrêmement difficile. Alors entre dix postulants il faut choisir et tenter de déterminer des critères objectifs pour le faire. Lorsque j’ai lu la liste des critères proposés une chose m’a sautée aux yeux : selon ces critères je n’étais pas du tout prioritaire. Il y était question de difficultés économiques ou familiales, de problèmes d’intégration, à aucun moment du fait que les deux parents travaillent. Spontanément je n’ai pas trouvé ça normal. Je me suis dit qu’il fallait l’ajouter, pour favoriser l’emploi des mères qui est encore tellement à la traîne ici. Et puis j’ai changé d’avis. Je me suis dit que si j’essayais de prendre un peu de hauteur, entre un enfant dont la famille est en difficulté financièrement ou socialement et notre fils, il valait mieux en effet accueillir le premier. Parce que même si cela oblige mon mari ou moi à revoir nos plans de carrière, cela ne met pas notre fils en danger. J’ai donc voté une liste de critères d’attribution qui me plaçait au dernier rang. Je t’explique comment mon avis a évolué sur le sujet en y réfléchissant, mais je ne suis pas dogmatique. Je serai ravie de savoir ce que tu aurais fait à ma place en commentaires !
  • Un deuxième sujet maintenant : l’accueil des enfants de réfugiés. Tu n’es pas sans savoir que l’Allemagne a accueilli environ un million de personnes l’an passé. Or ces personnes ont souvent des enfants, qui doivent être accueillis. Etant donné qu’une crèche ne se construit pas en quelques mois, la ville a du gérer leur prise en charge comme elle le pouvait. Dans notre établissement, cela s’est traduit par l’accueil supplémentaire de dix enfants : ils étaient cinq groupes de dix, ils sont désormais cinq groupes de douze. Le personnel a été forcément mécontent de ce changement et je les comprends. Pour elles, c’est une énorme surcharge de travail sans aucune indemnisation. Il faut ajouter à cela que beaucoup d’enfants et de parents ne parlent pas allemand ce qui ne facilite pas leur travail. Les locaux n’ont pas été aménagés non plus en fonction, il y a donc plus d’enfants dans des salles encore petites. En tant que représentante de parents, je me suis trouvée un peu entre deux. Bien sûr touchée par la nécessité d’accueil de ces nouveaux arrivants, et d’un autre côté soucieuse de préserver l’accueil des présents – dont mon propre enfant. Nous avons longuement discuté et débattu avec la direction de tout cela. Finalement nous avons trouvé un compromis : faire de cette année une période test. En janvier, un organisme indépendant va procéder à une évaluation de la qualité d’accueil. En fonction de ses résultats, il sera décidé de maintenir ou pas cette mesure exceptionnelle.
  • Un troisième sujet, plus léger peut-être : faut-il donner de l’eau du robinet ou de l’eau en bouteille aux enfants ? La crèche accueille les enfants à partir d’un an, ils sont donc à priori tous en âge de boire de l’eau du robinet. Cela présente des avantages écologiques (moins de déchets et de transport) et économiques évidents. Mais l’eau du robinet est-elle vraiment d’aussi bonne qualité que l’eau en bouteille pour de petits enfants ? Nous avons eu à notre disposition plusieurs rapports d’analyse sur la qualité de l’eau de robinet de notre région. Je ne suis pas biologiste et j’ai eu du mal à les consulter (en allemand en plus tu imagines !). Sur ce sujet très sincèrement je peinais à avoir un avis… Finalement je me suis rangée aux côtés de la majorité qui a voté pour l’eau en bouteille. Là encore je serais intéressée de savoir ce que tu en penses, la question finira peut-être par se reposer !

En tout cas tu vois, on ne chôme pas en tant que représentant de parent, on planche aussi sur du sérieux ! Mais je dois dire que ça me plait. C’est un petit engagement microscopique mais concret qui me donnerait presque envie de faire mieux et plus grand.

Et toi, tu as déjà eu l’idée de t’engager pour l’éducation de tes enfants ? En France, ça se passe comment ?

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Commentaires

24   Commentaires Laisser un commentaire ?

Ornella

C’est super sympa d’avoir ton retour. Ici c’est mon mari qui a pris cette responsabilité. Je ne sais pas si c’est aussi politique partout en France, nous vu que c’est une creche du ministere, il y a le prefet et des representants de la mairie, en plus de certains financeurs. Pour l’instant les sujets etaient tournés autour de la pédagogie, voir santé des touts petits. C’est vrai qu’on est tout deux très engagés politiquement (et pas du même bord en plus), donc ca nous a semblé être une belle continuité.
A ta place je ne sais pas non plus ce que j’aurais fait pour les criteres d’acceuil, j’aurais eu besoin de savoir des trucs comme le prix des autres moyens garde, leur nombre de places, la composition « sociale » de la ville.
Et pour l’acceuil d’enfants dupplémentaires, je crois qu’en france c’est normé, du coup ici j’aurais insisté pour un acceuil mais avec embauche d’un intérimaire ou d’un poste en cdd. Enfin bon avec des si…

le 15/02/2017 à 07h56 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

En fait une personne supplémentaire a été embauchée mais le temps de la recruter il y a eu quelques semaines de sous-effectif et le problème des locaux reste posé…

le 15/02/2017 à 21h29 | Répondre

Doupiou

J’aimerais beaucoup m’impliquer dans le conseil d’administration de la crèche de PetitePerle ou faire les activités proposées…
Mais avec tout ça est incompatible avec mon rythme de travail, surtout que je suis seule à m’occuper de ma fille en semaine. Impossible pour moi d’aller aux réunions à 20h ou de faire la balade en poussette sans poser 1/2 journée de congés !

le 15/02/2017 à 08h19 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Les réunions ont toujours lieu pendant les horaires d’ouverture de la crèche donc les enfants sont gardés mais en effet, je dois compter sur mon temps partiel pour pouvoir y assister…

le 15/02/2017 à 21h30 | Répondre

Anna Breizh

Chez nous c’est une crèche parentale pour Miss E. Donc les parents sont forcément inclus dans toutes décisions prisent par le bureau de l’association, qui est constitué de parents. Le personnel est du personnel qualifiépour s’occuper des enfants (directrice, éducatrices, auxiliaires de puériculture, infirmière, cuisinière). Ce qui fait que ce sont les parents qui gèrent les courses et les fournisseurs, l’organisation d’activités, récupérer des fonds pour acheter des équipements pour la crèche, et touts autre activité pour que la crèche fonctionne.
Je ne connaissais pas du tout ce principe, et je trouve ça assez chouette d’être impliquée dans la vie d’une collectivité. Je n’y connais pas grand chose et j’en apprend tous les jours. De plus on vient d’arriver dans notre commune actuelle où nous ne connaissions personne. Cela permet de faire des rencontres, c’est sympa.
Pour les critères d’accueil, je crois que chez nous ce sont les mêmes. En plus nous avons un système d’accueil d’urgence, qui doit durer 3 mois je crois. Le temps de trouver un autre moyen de garde ou alors qu’une place se libère à la crèche.

le 15/02/2017 à 08h36 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

La fille d’une chroniqueuse est aussi en crèche parentale, cela me semble beaucoup de travail mine de rien ! Mais c’est sympa bien sûr si on souhaite s’engager.

le 15/02/2017 à 21h32 | Répondre

Célestine

Merci pour cet article très intéressant. Ça donne des idées pour mobiliser les parents! Pour la question de l’eau, je suppose qu’en Allemagne le recyclage des bouteilles est pris en compte. Je vis dans un pays où je ne peux pas boire l’eau du robinet et où il n’y a pas de recyclage…. Ça fait énormément de déchets !

le 15/02/2017 à 11h26 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Oui je n’ai pas précisé et cela a pourtant son importance : les bouteilles sont en verre et consignées (comme toutes les bouteilles en Allemagne 😉 ).

le 15/02/2017 à 21h33 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

J’apprécie vraiment ton article, et j’avoue, j’aimerai beaucoup pouvoir m’impliquer dans un rôle comme le tien.
Pour le sujet léger, c’est vrai que quand on y connait rien, on a du mal à se trouver une légitimité. Quelles ont été les arguments des autres parents pour rester à l’eau en bouteille ?
Pour le sujet des critères d’attribution, comme le dit Ornella, c’est compliqué sans connaître toutes les données. Mais c’est vrai que c’est une question qui mérite d’être posée. Je trouve quand même que les critère en France sont un peu opaques et pas forcément adaptés en fonction des villes ou régions.

le 15/02/2017 à 12h16 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Mon argument personnel principal pour l’eau en bouteille était ma crainte que, si elle n’est plus proposée, les parents fournissent des boissons avec le goûter. Et du coup ça va tourner aux jus de fruit et truc de ce genre (et si un enfant se ramène avec un mini-jus de fruit, forcément les autres en réclameront à leurs parents). Par ailleurs l’eau fournie (produite dans la région, dans des bouteilles en verre consignées) semblait pour tous être un très bon compromis qualité / prix. L’eau du robinet ici est sensée être de bonne qualité mais il y a toujours des incertitudes qui planent sur les canalisations etc.

le 15/02/2017 à 21h36 | Répondre

Elo (voir son site)

Cet article est très intéressant! Dans notre crèche nous avons également des représentants de parents. Ils assistent surtout à des réunions concernant la crèche mais aussi à des réunions plus générales relatives aux différents services de la Ville. J’aurais beaucoup aimé m’investir là-dedans, travaillant moi-même pour une collectivité territoriale, mais je manque beaucoup de temps et au niveau organisation cela aurait été compliqué. J’essaierai d’être plus présente dans la vie de l’école lorsque ma fille y rentrera en septembre. Concernant les questions débattues, je pense que j’aurais fait les mêmes choix que toi. Cela ne doit pas être facile de prendre du recul et de ne pas voir uniquement l’intérêt de son propre enfant. En tout cas bravo pour ton engagement!

le 15/02/2017 à 13h29 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Merci 🙂 . J’ai déjà hâte de lire tes articles sur la vie à l’école à partir de là les quotidiens de nos petits seront un peu différents 🙂 .

le 15/02/2017 à 21h40 | Répondre

Mlle Mora

Je n’ai pas osé franchir le cap de me présenter à l’election des parents dans ma crèche – en même temps ce n’est pas super convivial non plus, on se croise, il y a un seul échange par an au moment de la fête pour les enfants…
L’idée des fruits frais est sympa, mais j’imagine cette idée totalement impossible dans ma crèche, très normée, ils ne prennent rien qui vient de l’extérieur (ma fille n’a pas pu partager ses bonbons pour son anniversaire parce qu’ils ne venaient pas d’une boîte neuve et fermée – c’était des bonbons en vrac…)
C’est très intéressant pour les critères, il me semble qu’en France ils sont décidés au niveau de la Mairie, mais j’ai l’impression que c’est assez les mêmes partout (pour avoir testé Paris et Bordeaux) mais peut-être que ça change en fonction du contexte social des villes.
Pour l’eau j’aurai dit un mixte parce qu’a priori ni l’une, ni l’autre n’est meilleure, il faut surtout varier… mais bon ce n’est que mon avis et puis pas tranché, du coup difficile à mettre en application !
C’est super que tu t’investisses dans cette mission !

le 15/02/2017 à 13h50 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

C’est vrai qu’en Allemagne j’ai l’impression globalement que les règles d’hygiène de ce genre sont moins strictes. D’un autre côté cela tient sans doute à l’âge des enfants accueillis (un à six ans et pas de nourrissons).

le 15/02/2017 à 21h43 | Répondre

Madame Lavande (voir son site)

Très intéressant comme sujet. Ça doit être intéressant de pouvoir s’impliquer dans la vie de la crèche de ton fils, j’avoue ne pas savoir si de tels représentants existent dans notre crèche.

Pour revenir sur les 3 sujets que tu cites, pour les critères d’attribution des places je trouve que c’est tout à ton honneur d’avoir fait passer ton cas en dernier. Je ne sais pas si c’est pareil partout en France, mais avec mon mari nous avions été très surpris de voir que nous étions prioritaires pour une place en crèche du fait de notre demande de garde à temps plein. Les critères sociaux étaient secondaires. Et effectivement je trouve ça un peu injuste car je pense qu’entre une maman solo à mi temps et nous, c’est elle qui a le plus besoin d’une place et le moins de possibilité de faire autrement.

Concernant les enfants de réfugiés, là encore c’est délicat de trancher, effectivement si la qualité de l’accueil des autres enfants s’en trouve dégradée ce n’est pas très juste, mais si ces enfants réfugiés ne sont pas accueillis sais-tu quelles sont les alternatives qui s’offrent à leurs parents ?

Et pour finir concernant l’eau minérale, j’avoue ne m’être jamais posée la question. L’eau du robinet est de bonne qualité chez nous et je la donne à boire à ma puce depuis qu’on à débuté la diversification (un peu avant son entrée à la crèche) donc ça ne m’a pas choquée que la crèche lui fasse boire l’eau du robinet.

le 15/02/2017 à 14h28 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Concernant les enfants de réfugiés je pense que la seule alternative est alors pour eux de rester auprès de leurs parents dans leur centre d’accueil. Mais l’Allemagne a mis en place un assez gros dispositif pour les parents (cours de langue intensifs, forum des emplois) du coup il est sans doute préférable que les enfants soient gardés.

le 15/02/2017 à 21h45 | Répondre

Myade

Pour les crèches, c’est le même ordre de priorité dans les crèches publiques là où je vis : priorité aux familles en difficulté.
Au début je pensais aussi que les familles dont les deux parents travaillent devraient être prioritaires, mais en voyant qui était plus prioritaire que nous, comme toi, j’ai compris, et je pense que c’est bien ainsi !
Pour l’eau en bouteille VS eau du robinet, en France (et j’imagine aussi en Allemagne), l’eau du robinet est très contrôlée et d’aussi bonne qualité que l’eau en bouteille. Selon les villes, elle peut même convenir pour les biberons ! (les eaux en bouteilles l’indiquent quand c’est OK pour un biberon, mais cela ne veut pas dire que l’eau du robinet n’est jamais OK : cela dépend de sa composition, c’est souvent OK, et il faut se renseigner auprès de sa commune ou du distributeur d’eau_ et vérifier que l’on ne vit pas dans un vieil immeuble avec des canalisations en plomb !)

le 15/02/2017 à 16h54 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

J’ai eu la même prise de conscience concernant les critères d’attribution. Quand j’ai compris de quoi on parlait : familles mono-parentales, ne maitrisant pas l’allemand, en difficulté financière ou sociale, je me suis dit qu’il était vraiment normal qu’elles soient prioritaires.

le 15/02/2017 à 21h47 | Répondre

Mathou

Ça m’intéresse beaucoup cet article et j’avoue que je voudrais en savoir plus sur les « kindergarten » allemands. Je suis fascinée par ce système depuis que j’ai fait un stage dans un kindergarten franco allemand en France. Les enfants n’allaient pas à l’école avant 5 ans environ et leur épanouissement était très différent, en tout cas je sentais beaucoup moins de pression autour de la propreté , des apprentissage… Par contre il n’y avait pas d’enfant de moins d’un an. ESt ce le cas partout?
Bref je m’égare mais si un jour tu veux nous en parler plus je serais ravie!
De mon côté de professionnelle en crèche (dans le public ) le conseil de crèche est obligatoire 2-3 fois par an avec deux représentants des parents, 2 représentants du personnel et la direction. Bon souvent les parents se désignent eux même car il n’y a pas foule et donc pas vraiment d’élection . ..
Nous abordons les sujets souhaités par les différents partis, souvent côté pro on fait un compte rendu des mois précédents , des projets à venir, la direction informe des éventuels changements institutionnels et les parents font remonter les remarques, questions et propositions des familles. Pourtant là encore, de mon point de vue pas facile d’avoir ces informations, les parents délégués nous disent souvent qu’ils n’ont eu aucun retour des autres familles. On essaie alors d’investir plus les parents au quotidien : fêtes diverses , apporter du matériel de récup, accompagner des sorties. .. mais pas facile de sortir du côté « mode de garde pur » pour certains. ( même si je comprends bien que certains sont très occupés et pas dispo sur les temps d’ouverture de la crèche )
Sinon les critères des commissions d’admission sont laissés au bon vouloir des communes / crèches assoc en France mais avec la CAF qui joue les garde fou. En effet pour recevoir la prestation qui permet aux crèches de tourner, la CAF a un certain nombre d’exigences notemment en terme de mixité sociale et d’accueil d’enfants « minima sociaux » d’où ce critère qui revient souvent (peut être aussi pour des raisons politiques : les usagers sont aussi des électeurs ou car il y a un vrai intérêt dans les problématiques sociales.) Et je te rejoins tout à fait : dans le systeme français en tout cas il me paraît primordial d’offrir la chance à des enfants plus défavorisés la possibilité d’un accueil en crèche alors qu’une famille plus aisée pourra plus facilement payer une assistante maternelle (où il faut avancer les frais et la caf rembourse après contrario à la crèche ) et surtout avoir ce rôle de parent employeur qui n’est pas à la portée de tous. Bref contrairement à la légende assez rependue comme quoi il faut graisser la patte du maire et de la directrice , les critères des commissions sont plutôt justes et transparents si on demande à savoir dans la plupart des endroits ( en tout cas dans toutes les communes où j’ai travaillé – exclues ici les crèches 100% privées mais de toute façon vu le tarif ce n’est clairement pas accessible aux classes plus populaires ).
Pour l’eau ici c’est eau du robinet sauf si les parents souhaitent autrement dans ce cas ils apportent leurs bouteilles.

le 15/02/2017 à 20h20 | Répondre

Hermy

Je ne crois pas que la crèche où est le choupi demande son avis aux parents (et donc a des représentants parents) mais j’aimerais beaucoup participer à la vie scolaire du choupi (surtout que j’ai quand même au départ voulu être professeure des écoles) si j’arrive à me dégager un peu de temps au boulot.
En ce qui concerne les critères d’attribution, c’est un grand mystère pour moi comment est-ce qu’on a réussi à avoir une place avec 2 salaires (et pas des petits). Je table sur ma forte envie d’avoir la place et d’avoir appeler la crèche pour savoir où le processus en était.

le 15/02/2017 à 22h01 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

En fait dans notre cas il s’agissait de définir un ordre d’attribution « prioritaire » et cela ne signifie pas que les autres n’ont aucune chance… Cela dépend juste de qui postule en même temps que toi en gros.

le 15/02/2017 à 22h08 | Répondre

Claire (voir son site)

Mince, j’avais laissé un commentaire mais comme j’avais mis un lien vers le site de que choisir sur l’eau il a peut être été mis en modération?
Mystère.
En tout cas merci pour cet article. Ma fille va dans une crèche municipale mais à ma connaissance, il n’y a pas de genre de fonction.
Concernant les places en crèches, je disais que du fait de mon métier (assistante sociale), il nous arrivait régulièrement de faire une préconisation aux parents pour une place en crèche. Néanmoins, cela restait difficile car une fois l’effectif au complet on est très limité.
Mais je pense que dans la plupart des endroits on est vraiment en manque de place et je trouve que c’est dramatique pour plusieurs raisons : la prévention pour les familles en difficultés (et pour peu d’être un peu isolé, on peut quasiment tous y être confrontés) et pour concilier vie familiale et vie professionnelle (les parents qui travaillent quoi).
Car même s’il existe les assistantes maternelles qui font du super boulot, les parents n’ont souvent pas le choix.
Et concernant l’eau en bouteille, je comprends bien ta crainte concernant les boissons sucrées. Je n’y avait pas pensée mais je partage ton point de vue.

le 15/02/2017 à 22h38 | Répondre

Melimelanie

Merci pour ces informations. Je ne sais pas si un jour un de mes enfants passera par la crèche mais je sais que j’ai envie de m’impliquer quand ils seront à l’école. La avec la nounou je peut contrôler pleins de choses alors forcément c’est agréable. Je ne sais pas comment je gérerais le passage en collectivité… mais ça donne envie de ne pas « juste profiter » de ce qui est mis en place.

le 16/02/2017 à 13h40 | Répondre

Chaperon Rouge

Oh! Super intéressant! Moi qui étais déléguée de classe et qui siège dans plusieurs conseils d administration, ca m aurait bien plu de faire ça mais… Mes horaires de travail rendent la chose difficile! Maintenant heureusement je peux me rendre aux « gouters des parents », qui ont lieu a peu près tous les mois et permettent de se rencontrer et de parler aux professionnelles de façon plus posée, autour d’un morceau de gâteau.
Les 3 sujets dont tu nous parle sont super intéressante!
Pour l eau en bouteille, j ai lu dans le commentaire que les bouteilles en question sont en verre et consignées… Quand meme en terme d écologie la France a encore un sacré chemin a faire… Sinon j aurai proposé un compromis du type fontaine a eau, avec l énorme baroque de flotte qui servirait a remplir les carafes des loulous!

le 20/02/2017 à 08h08 | Répondre

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