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Mon séjour imprévu à la maternité


Publié le 17 mai 2018 par Claire Gezillig

Aux Pays-Bas, si tout se passe bien, quand on accouche à la maternité, on rentre chez soi quelques heures après.
Alors, ne crie pas au scandale, il y a un système appelé Kraamzorg qui fait qu’on ne te lâche pas seule chez toi avec ton bébé juste né (mais ça, on en reparle une prochaine fois).

L’idée de rentrer vite dans mon cocon me plaisait ; seulement, ça ne s’est pas passé comme cela pour moi.

Après avoir fait une hémorragie où j’ai perdu plus de 2 litres de sang, je me suis retrouvée sur un lit d’hôpital, avec deux perfusions, une sonde urinaire, un ballon dans l’utérus et la tête qui tourne si je songeais à me relever. Glamour bonjour… Et pas de plus pratique… Il me fallait rester à l’hôpital.

Et il eut un soir, et il eut un matin…

J’ai accouché à 23h11. Je pense que je suis partie au bloc pour résoudre ce problème d’hémorragie vers minuit. D’après les photos prises, je me suis retrouvée en salle de réveil avec mes deux amours de 1h15 à 2h15 environ. Et puis, on nous a emmenés dans une chambre. Mes souvenirs sont assez flous, je devais être plus qu’exténuée.
On a proposé un lit pliant au papa, bébé a dû bien dormir (elle avait aussi vécu de sacrées aventures, il fallait se remettre).
Et puis, il a été 5h30 et on s’est réveillé tous les trois.

Nous avons décidé d’attendre 6h30 pour prévenir les gens, à commencer par nos parents, de la naissance de notre fille. C’était un doux moment d’appeler ou d’envoyer des messages pour dire que notre petite fille était née.

Elle était là, notre petite fille… Nous avons tiré les rideaux et le ciel était bleu. C’était un beau matin. La maternité est au milieu de la forêt et les arbres étaient plein des couleurs de l’automne.
J’avais un peu l’impression d’être dans un songe… Et notre petite est si belle… Elle dort, elle prend le sein et elle ouvre aussi déjà ses grands yeux pour nous regarder d’un air curieux.

Réalisations

Et puis, le ballet des soignants à commencer.

Crédit photo : DarkoStojanovic

Je suis très heureuse des personnes que nous avons rencontrées lors de notre séjour à la maternité, bienveillants, à l’écoute, compétents… Mais clairement, on en voit du monde quand on est à la maternité et entre l’aide-soignante qui vient demander ce qu’on veut pour le dîner, la médecin qui passe pour faire le point, l’infirmière pour vider la poche, je me sens un peu dans un tourbillon.

Et je réalise l’état dans lequel je suis. J’apprends ce qui s’est vraiment passé après mon accouchement. Et ce bébé dans son berceau à côté de moi, ma fille, je ne peux pas la prendre dans les bras sans qu’on me l’y mette.

Ce deuxième jour, je réalise peu à peu que mon corps est vraiment bien faible…

Le fait d’être maman lui, semble déjà acté dans ma tête et dans mon cœur. C’est étrange d’ailleurs, je n’ai pas eu d’épiphanie, de tempête émotionnelle, de réalisation soudaine ou progressive, depuis sa naissance ma fille est ma fille et c’est naturel.

Crédits photo : photo personnelle

Mais c’est plutôt mon état physique qui est un choc.
On me dit que mon fer est bas, qu’on attend les résultats du deuxième test pour savoir si on doit faire éventuellement une transfusion ou une perfusion de fer.
On me parle aussi de ballon dans l’utérus qu’on va dégonfler en deux fois. Et puis on verra le soir, si je peux essayer de m’asseoir.
Je me demande ce que je fais là, ce qui va se passer après, dans quel état je vais être.

Les parents de l’amoureux passe en début d’après-midi. C’est un autre joli moment. Mon beau-papa pleure d’émotion.

Nous décidons avec l’amoureux qu’il reparte avec eux pour mettre un peu d’ordre dans l’appartement (j’y avais perdu les eaux et n’avait pas eu le temps de mettre la vaisselle dans le lave-vaisselle…), faire une petite sieste car il n’a pas pu dormir sur le lit d’appoint et enfin, nous ramener des affaires puisqu’il n’était pas prévu que je reste.
Et moi, pendant ce temps-là, je suis bien entourée, je pense.

Mes larmes de maman

Oui, sauf quand ma fille pleure et que je sonne mais qu’on met du temps à venir… Ma fille pleure et je ne peux rien faire, je n’arrive pas à la prendre…
Quelqu’un finit par arriver et me la met lau sein. Sauf qu’une fois seule avec elle, elle lâche le sein, s’énerve, n’y arrive pas. Et moi, non plus, je n’y arrive. Je me sens seule, vulnérable, abandonnée, déprimée. Je pleure pour la première fois depuis que ma fille est née. Je pleure sans pouvoir m’arrêter.
J’envoie un message au secours à l’amoureux qui me parait tarder.

Ces premières larmes en annoncent d’autres.
À 23h, exténuée et malgré la présence de mon amoureux, je me sens à nouveau démunie, ma fille hurle au sein. Une auxiliaire arrive et m’annonce que je n’ai sans doute rien à donner à manger à mon bébé vu mon état de faiblesse, elle propose donc de compléter ma fille à la seringue et m’apporte un tire-lait pour stimuler. Rien ne sort. Ma fille prend le lait artificiel et s’endort.
Gros sentiment d’échec de ma part, j’ai l’impression déjà d’être une mère en carton.

Alors même que je m’étais dit « j’essayerai d’allaiter car ça a l’air d’être une belle expérience mais si ça ne marche pas, je n’insisterai pas, le lait en poudre, c’est bien aussi », tout d’un coup, ça me parait totalement impensable de ne pas donner le sein à mon bébé.

Je finis par m’endormir d’épuisement. À 2h du matin, ma fille hurle de faim à nouveau. Une autre dame vient me voir et me dit « ok, on va vous la prendre un peu pour la compléter et pour que vous vous reposiez un peu et on vous la ramène après » – je suis tellement mal, tellement à bout que je ne réalise pas vraiment, je dis oui et me rendors…Mais à 5h, je me réveille en panique, ma fille n’est pas à côté de moi, on ne me l’a pas ramenée, j’ai l’impression qu’on me l’a volée, que je n’ai pas su la protéger, encore une fois, que je ne suis pas à la hauteur.
C’est un sentiment animal : « rendez-moi mon bébé ».
Et je pleure beaucoup.

On m’a bien sûr ramené mon bébé. Et même, le matin, on m’a envoyé une conseillère en lactation pour discuter de ce qu’on peut faire. Parce que oui, quand tu as perdu plus de 2 litres de sang, ton corps, il a un peu de mal à produire un truc nouveau. Et oui, on peut mettre en place un protocole pour essayer de mettre en place mon allaitement, compléter à la seringue et au petit doigt, mettre le bébé au sein pour stimuler et pomper pour faire monter le lait.
Pendant tout cet entretien, je pleure à chaudes larmes, encore.

Le jeudi 9 et vendredi 10 novembre 2018, ces deux jours à l’hôpital qui ont suivi la naissance de ma fille, j’ai vraiment beaucoup pleuré.

C’est ça le baby-blues ?

Je ne sais pas quel rôle exact a la chute d’hormones dans le schmilblick… Quand tu es exténuée physiquement du manque de sommeil et de l’épreuve de haut niveau qu’est un accouchement, quand tu es chamboulée moralement parce que ça y est, d’un coup, tu as la responsabilité d’un petit être, et enfin, en bonus dans mon cas (mais dans aussi beaucoup d’autres post-accouchement), quand tu te retrouves totalement clouée au lit sans pouvoir ne serait-ce que t’asseoir, et bien y a plus d’une raison de craquer. Surtout quand tu dois déjeuner à la néerlandaise le midi, help, sortez-moi de là !

Sortir de là ?

Le vendredi matin, je ne me suis pas encore levée. J’ai essayé de m’asseoir la veille au soir mais ça tournait beaucoup. On m’a dit que je n’avais pas besoin de transfusion mais que suivant les résultats du lendemain, je pourrais avoir besoin d’une perfusion de fer.
Mais que dans tous les cas, on va m’enlever la sonde urinaire et que si je n’ai pas besoin de perfusion, que j’arrive à tenir debout, on peut envisager de me laisser rentrer à la maison.
Je suis de toute façon super contente de me lever et d’aller prendre une douche…

Je ne tiens pas très bien sur mes jambes mais je suis debout et c’est un soulagement.
Par contre, en croisant mon reflet dans la glace, j’ai très peur, je suis tellement pâle !

Ensuite, on me dit que le médecin va passer pour me communiquer les résultats de mon nouveau test sanguin et discuter des possibilités mais pas avant 13h. L’amoureux va donc profiter de ce temps-là pour aller à la mairie déclarer la naissance de notre choupinette comme ça doit être faire dans les deux jours ouvrés qui suivent la naissance. Il me demande plusieurs fois si ça va aller sans lui… Mais maintenant que je peux m’asseoir et que j’ai l’espoir de peut-être rentrer à la maison, ça va mieux.

La médecin passe plus tôt que prévu. Mon taux de fer n’a pas rechuté même s’il est toujours bas. On me laisse le choix entre une perfusion de fer ou des cachets.
Si je choisis les comprimés, ça va prendre plus de temps, jusqu’à 6 semaines pour me retaper ; au niveau de la perfusion, le risque est de faire une allergie et surtout, cela veut dire rester encore au moins 24 heures à l’hôpital.
J’ai BESOIN de rentrer chez moi, j’avais l’impression que je ne remontrais pas la pente si je restais à l’hôpital. La médecin n’est pas sûre que ce soit la meilleure idée. Je parlemente en disant qu’en plus du service de la kraamzorg (une personne qui vient à ton domicile pendant une semaine, comme je disais au début de l’article, je t’en reparle bientôt), il y aura l’amoureux qui a pris des jours (parce que le congé paternité de deux jours, c’est une grosse blague, on est d’accord ?), il y aura mes parents là pour deux semaines (et notamment ma maman pour me faire à manger, j’ai bien insisté sur le fait que ce n’est pas la bouffe de l’hôpital qui risque de me requinquer !), et il y a aussi mes beaux-parents toujours prêts à aider et des amis aussi. J’étais vraiment en mode « laisseeeeez-moiiii sortiiiiiiiirrrr »

Et on m’a dit que oui, je peux sortir. Ouf.

J’ai pris mes clic-clacs, mon bébé sous le bras et je suis partie.

Ah ben, mon bébé dort, mon amoureux n’est pas encore revenu et je tiens pas vraiment debout longtemps. Il faut encore patienter.

Et puis une fois l’amoureux là, l’enfant réveillée, elle a une température un peu basse et l’infirmière se demande si c’est une bonne idée de nous laisser partir… Heureusement, après l’avoir nourrie (ma fille, pas l’infirmière !), tout revient à la normale et on peut enfin rentrer chez nous.

C’est à ce moment-là que j’ai vraiment eu l’impression que notre vie à trois a commencé.
En petite forme pour moi, avec un gros point d’interrogation pour l’allaitement, avec besoin de beaucoup d’aide pour s’en sortir au début mais quand même notre vie à trois, à la maison.

Et je reviens te raconter ça bientôt !

Et toi, tu as du rester combien de temps à la maternité ? Tu as aussi eu des crises de larmes ? Raconte !


Tu en as marre de courir les magasins pour les fringues des enfants ? Et ce tous les mois, vu à la vitesse à laquelle ils grandissent ? Et je ne parle pas du petit qui hurle (que ce soit le tien ou celui d’une autre, grrr) parce qu’il ne veut pas essayer ce pull-là… Et si tu recevais directement chez toi de jolis looks (du 1 mois au 14 ans !) à essayer TRAN-QUILLE-MENT. Ça va ? Tu gardes et tu payes. Ça ne va pas ? Tu renvoies gratuitement. Bref, viens vite tester Little Cigogne !

Commentaires

21   Commentaires Laisser un commentaire ?

WorkingMutti (voir son site)

J’ai accouché par césarienne à chaque fois et j’en comprends combien il est dur de ne pas pouvoir s’occuper de son bébé normalement. Tu as eu beaucoup de courage pour ne pas perdre pieds malgré tout
ca.

Je me suis toujours levée 4h après ma césarienne. J’ai pris ma douche le soir même. Pour ma dernière j’ai pu sortir avec soulagement 72h après.

Si j’avais accouché par voie basse j’aurai aussi aimé partir quelques heures après l’accouchement. J’aime être chez moi, avoir mon rythme. Même si le personnel était très sympathique, je ne vois pas trop la valeur ajoutée par rapport à des visites à domicile. Mais je suis aussi pour que ça n’en reste qu’une possibilité. Certaines mamans peuvent avoir envie de rester dans ce cocon un peu plus.

le 17/05/2018 à 07h28 | Répondre

Claire Gezillig

Je pense aussi que pour certaines femmes, le séjour à la maternité crée un sas nécessaire…
Après, ici, ils sont pragmatiques avant tout : c’est le prix d’un lit à l’hôpital qui doit jouer dans la balance…

le 20/05/2018 à 10h16 | Répondre

Virg

pffff Imagine que tu es clouée au lit le lendemain soir de ton accouchement (par césarienne ici), que tu sonnes à 22 heures pour que l’on change ton bébé et que la nana te dit en rentrant « va falloir apprendre à vous en occuper Madame » …. L’astuce que j’avais trouvée ? c’est simple, bébé n’était jamais dans son berceau, à l’exception des moments où un proche était avec moi. J’ai donc passé 5 jours à l’hôpital, bébé dans mon lit pour être sûre de pouvoir réagir tout de suite.
Je n’ai que des mauvais souvenirs que mon séjour à l’hosto, je ne parle même pas de l’allaitement. Comme toi, je partais dans l’idée que, peu importe, ça marche, tant mieux, ça ne marche pas, tant pis. Au final, ça m’a plu et c’est un de mes gros gros regrets de ne pas avoir réussi à aller au bout. J’espère lire dans la suite que tu ne vis pas avec ce regret,ou alors que tu as réussi à le surmonter mieux que moi.

Par ailleurs, je me rends compte que je n’ai pas commenté l’article de ton accouchement, du coup, je répare de suite : félicitations 😉 et je reconnais bien ce moment « bulle ». Toujours dans le gag de l’hôpital, je suis restée 3 heures en salle de réveil pour une rachi… En y repensant, je me dis que c’est n’importe quoi, et j’ai appris plus tard que mon mari s’inquiétait et avait demandé plusieurs fois que l’on prenne de mes nouvelles. Quand je suis remonté, il était prêt à forcer l’entrée pour vérifier. Pourtant, je n’en ai pas un mauvais souvenir de ce moment-là, je voyais bien que la dame chargée des réveils faisait ce qu’elle pouvait pour me faire remonter dès que possible, le souci c’est que, chaque fois qu’elle commençait à me préparer, un nouveau malade arrivait. Je suis restée très calme, et bienveillante avec cette dame, lui disant de faire ce qu’elle pouvait. Je ne me suis pas rendu compte qu’il s’était passé 3 heures. C’est vraiment à part ce sentiment « bulle » post-accouchement, je ne sais pas à quoi c’est dû, hormone, fatigue, sentiment d’aboutissement ? Je n’étais pas du tout inquiète pour ma fille, je savais qu’elle était avec son papa.

le 17/05/2018 à 08h58 | Répondre

Claire Gezillig

Ma fille a aujourd’hui 6,5 mois et elle est encore au sein, je la raconte la prochaine fois, mais j’ai eu de la chance au niveau de l’accompagnement pour l’allaitement.

Et merci des félicitations 😉

le 20/05/2018 à 10h34 | Répondre

Raphaelle

Ach! Tu m’a fais pleurer dans le métro de bon matin! Pleins de bonnes ondes pour votre petite famille!

le 17/05/2018 à 09h18 | Répondre

Claire Gezillig

oh désolée <3 (cela dit, j'ai aussi versé ma larme en relisant cet article ;))

le 20/05/2018 à 10h35 | Répondre

Soazig

Oh mais je viens de comprendre que ta fille avait la même date d’anniversaire que mon papa ❤️.
Après l’hémorragie, j’ai pu m’asseoir sans que ça tourne que le surlendemain (et une perf de fer). J’ai réussi à me débrouiller avec ma fille pendant les courtes absences du papa en collant son berceau à mon lit. Et j’étais pétrifiée de la faire tomber vu mon état. 3 jours après l’accouchement, j’étais seule pour la changer et je me rappelle m’être mordue la langue tout le long tellement j’avais peur de m’évanouir.
Moi j’ai pris l’option transfusion c’était pas gérable.
Je me retrouve parfaitement dans ta réaction vis à vis de l’allaitement, j’espère que tes efforts ont payé. Personne ne m’a dit que ça pouvait expliquer une faible lactation.
Maintenant je n’ai plus le droit de donner mon lait en lactarium alors que ça me tenait à cœur mais à refaire, je reprendrai la transfusion.
J’espère que maintenant vous allez parfaitement bien tous les trois.

le 17/05/2018 à 10h05 | Répondre

Claire Gezillig

Nous allons très bien et mon allaitement est finalement un succès.
Et toi, tu n’as pas mis trop de temps à t’en remettre ? (ici, je dirais bien en effet six semaines…)

le 20/05/2018 à 10h38 | Répondre

Soazig

Ah super pour l’allaitement ! J’ai mis 6-8 semaines à être « normalement fatiguée » comme je disais à ce moment 😉
Et je me suis acharnée avec l’allaitement et j’ai bien fait : bientôt un an 🙂

le 20/05/2018 à 21h42 | Répondre

Bibou15

Olala ton article me renvoie il y a 5 mois !! Félicitations Larmes , larmes, larmes.:!! Et voila, une fois à la maison tout s’est super bien passé, première nuit parfaite, bébé hyper apaisé, il était chez lui et il s’y sentait bien j’étais fière et heureuse qu’il valide sa maison à ce point! mes émotions se sont ensuite bien stabilisées, et l’aventure a commencé et plus jamais de grosses crises de larmes!! J’ai hâte de lire ton retour à la maison 🙂

le 17/05/2018 à 11h00 | Répondre

Bibou15

oulala je crois qu’il y a eu un gros bug sur mon commentaire!! Je m’y remet!

le 17/05/2018 à 11h01 | Répondre

Flora

Le sentiment de ne pas pouvoir s’occuper de son bébé est horrible 😢 je retire ce que j’ai dit, je ne t’envie plus ton accouchement !
Mon mari avait un vrai lit dans ma chambre et ne m’a quasi pas quittée mais je me sentais inutile de devoir tout lui demander même avec le bébé en cododo… Je n’imagine pas ce que ça a dû être seule et avec un soucis de lait !
Mon plan initial était de rentrer le plus tôt possible (24h max) mais je suis restée 72 longues heures. De toute façon comme j’ai eu la mauvaise idée d’accoucher à Noël plein dans le congé de ma sage femme je n’avais pas d’autre option…

le 17/05/2018 à 11h19 | Répondre

Claire Gezillig

Il y a eu ces 24 heures super dures, que j’ai voulu raconter comme le reste mais en vrai, je n’y repense pas beaucoup et je dis toujours « génial » quand on me demande comment était l’accouchement / la naissance. Mais j’espère très fort que pour le suivant, il n’y aura pas d’hémorragie et je pourrais rentrer à la maison et bien m’occuper de mon petit bébé 🙂

le 20/05/2018 à 10h41 | Répondre

Bibou15

Alors je reprends! Déjà félicitations! Ton article me renvoie il y a 5 mois !! De mon côté, une cata : césarienne d’urgence, puis passage très long en salle de réveil comme virg. J’ai hyper mal supporté la péri ( vomissements incessants) puis la rachis m’a carrément assommée. Une fois que mon bébé est parti avec papa après la césarienne je ne me souviens de rien. J’ai du m’endormir. Ensuite séjour hyper compliqué aussi, je suis restée dans cet état léthargique pendant bien 24H. J’ai pleuré, mais pleuré! je crois que c’était le méga babyblues/Choc/heureuse/panique/fatigue. Mais le papa a pleuré autant que moi! Oui pendant bien 3 jours. Il a été très choqué par la césarienne d’urgence et a eu peur. Nous étions très fragilisés par tout cela, heureusement bébé lui allait bien et mangeait bien. Mais moi j’étais amorphe. Ce qui nous a sauvé: la visite de la psychologue dans la chambre pour nous dire que l’on pouvait prendre rdv avec elle. Total : elle est restée une heure dans la chambre à nous écouter, on a tout déchargé, le papa, puis mois on a parlé parlé, pleuré, monologue d’une heure mais une fois fini, cela allait beaucoup beaucoup mieux! Je n’imaginais pas à quel point cela pouvait aider. Cela m’a énormément soulagée qu’une professionnelle entre dans ma chambre pour me dire  » Madame, il parait que vous avez été un peu bousculée, vous ne vous sentez pas bien cela est NORMAL, vous pleurez en revoyant ce monito si bas , c’est normal , vous pleurez en voyant la sage femme qui vous a accouché, normal ( pauvre sage femme!!) » Et finalement ça m’a rassurée et soulagée à un point! J’encourage toute jeune maman qui vient d’accoucher à faire appel au psy de l’établissement une petite heure, c’est parfois plus facile de tout sortir à quelqu’un d’inconnu plutôt qu’à la famille et/ ou amis. D’autant que je ne voulais pas faire peur à mes copines futures maman. A ce sujet, j’ai refusé toutes les visites ( sauf famille) c’était une corvée pour moi et je ne voulais pas que l’on me voit dans cet état. J’ai du véxer mais tant pis, c’est fou comme les gens deviennent intrusifs une fois le bébé la tu DOIS montrer la merveille et te prendre au passage « oula t’a pas l’air bien ». Le reste du séjour ne s’est pas trop arrangé, je n’ai rien mangé pendant 5 jours et surtout , bébé pleurait, toutes les nuits, toute la nuit.. Je pleurais avec lui. Je me souviens d’une réflexion très fine d’une puer  » il est né par césarienne? ah oui.. ça pleure beaucoup les bébé césarienne. » pk.. Je n’avais qu’une seule envie: que le jour se lève. J’avais développé l’angoisse de la nuit!!

Puis enfin, nous sommes rentrés, j’ai pleuré tout le chemin dans le taxi avec mon bébé dans le cosy ,j’allais rentrer à la maison avec lui, non non je n’y arriverai pas, mon dieu je suis trop petite ( j’avais l’impression d’avoir 4 ans et demi bizarement..) je n’ai pas les épaules je suis trop faible..

Nous sommes arrivés dans le silence de plomb des chats qui sentaient que quelque chose de dingue se passait! ils se sont doucement approché du bébé pour le sentir, en ronronnant, puis d’énormes câlins sur moi.. Larmes , larmes, larmes.:!! Et voila, une fois à la maison tout s’est super bien passé, première nuit parfaite, bébé hyper apaisé, il était chez lui et il s’y sentait bien j’étais fière et heureuse qu’il valide sa maison à ce point! mes émotions se sont ensuite bien stabilisées, et l’aventure a commencé et plus jamais de grosses crises de larmes, enfin pas si impressionnant!! J’ai hâte de lire ton retour à la maison !

le 17/05/2018 à 11h21 | Répondre

Claire Gezillig

oh, ça a du être tellement dur mais c’est bien que vous ayez pu être rapidement aidés par une professionnelle…

le 20/05/2018 à 10h43 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Et bien, on peut dire que ces quelques jours ont été mouvementés, imprévus et pas faciles… J’espère que tu as pu te remettre quand même assez rapidement de ta carence en fer!
J’ai eu une césarienne pour Tess et je n’ai pas pu m’occuper d’elle la première nuit (césa à 20h30) du coup heureusement que mon mari était là pour prendre le relais! Je ne suis pas certaine que le personnel soignant aurait été très aimable avec moi si j’avais eu besoin de leur aide! Heureusement, dès le lendemain matin, 12h à peine après l’intervention, j’étais debout même si ce n’était pas facile!
Hâte de lire tes aventures à la maison!

le 17/05/2018 à 12h15 | Répondre

Claire Gezillig

Je ne sais pas si mon article leur rend bien hommage mais je dois quand même dire qu’à part une à la toute fin, le personnel médical de la maternité était vraiment bien…
Mais clairement, les choses ont été bien mieux une fois à la maison 🙂

le 20/05/2018 à 10h45 | Répondre

Madeleine

Un accouchement qui me rappelle le mien, j ai perdu autant de sang que toi !
Je suis restée 7 jours à la clinique, je pleurais tout le temps. Quand on a une hémorragie grave comme ça, c est normal aussi d être très fatiguée et avec des émotions et des pleurs.
Quand j ai vu les photos de la maternité , ça a été le choc: j étais blanche tirant vers le vert et bébé était rose pivoine. Astuce: j ai passé toutes les photos en noir et blanc, et je suis plus sereine pour les revoir (et comme ça, quand mon fils les verra dans quelques années, il n aura pas non plus un choc de voir sa maman si mal!)
J ai pu allaiter, grâce à l aide efficace de l équipe et c est en partie pour cela que je suis restée 7 jours (mais contrairement à toi, la cuisine était divine, cette clinique est réputée pour la qualité de sa cuisine !!! 😉)
A la maison, le moral a été rapidement bon.
Courage à toutes les mamans. C est qd même pas rigolo, ces accouchements. Mais bon, quand on voit le produit fini… Ça motive 😍😍

le 17/05/2018 à 15h43 | Répondre

Claire Gezillig

Pas mal l’astuce du noir et blanc 🙂
Moi quand je vois les photos des premiers jours (chez moi), je me dis surtout « rrrraaaa mais je suis en pyjama ! » et le noir et blanc ne va pas aider pour me rendre plus classe ahaha. Mais c’est pas grave, ça fait partie de l’histoire 😉

le 20/05/2018 à 10h48 | Répondre

Lumi (voir son site)

Oh là là, une suite d’accouchement pas très facile… Finalement ça ressemble un peu aux suites de couches quand on se relève d’une césarienne (mon cas) et c’est vrai que c’est très difficile de ne pas pouvoir s’occuper de son bébé seule. Je compatis, et j’espère que tu t’es sentie mieux une fois rentrée chez vous.
Et ta fille était toute chevelue, dis donc 🙂

le 17/05/2018 à 22h16 | Répondre

Claire Gezillig

Oui les cheveux de ma fille, c’est LA remarque qu’on a le plus eue… On les voyait déjà à l’écho. Mais elle en a moins maintenant qu’à la naissance !

le 20/05/2018 à 10h48 | Répondre

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