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Mon troisième (et dernier !) trimestre de grossesse


Publié le 14 juin 2017 par Miss Chat

Tu noteras l’insistance que je mets dans le fait que ça soit mon dernier trimestre. Non pas uniquement de cette grossesse ; je parle bien des trois derniers mois de ma vie où je serai enceinte.

Une nouvelle étape

Car, en ce beau mois de janvier, je commence réellement à réaliser que, puisque nous ne souhaitons que deux enfants, la fin approche et toutes ces sensations et sentiments sont vécus pour la dernière fois. C’est donc une sensation douce-amère qui m’a accompagnée tout au long de ce trimestre.

D’ici trois mois, je ne ressentirai plus les petits coups de mon bébé (même si, à ce stade, soyons honnête, cela ressemble plutôt à un match de boxe entre lui et mon utérus… en victimes collatérales, je nomme ma vessie et mon diaphragme). D’ici trois mois, mon fils sera dehors, dans le grand monde, parfois loin de moi, à la merci des maladies, des accidents et de tout ce dont je ne pourrai le protéger.

D’ici trois mois, notre vie à trois se finira. Croquette devra apprendre à nous partager, à faire des concessions, à faire de la place pour son petit frère. Nous devrons veiller à leur apporter à chacun la juste dose d’attention pour qu’aucun ne se sente seul(e) ou délaissé(e). Cette vie à trois qui s’achève, je vais devoir en faire mon deuil. Cela va me manquer de ne plus pouvoir consacrer tout mon temps libre à ma merveilleuse Croquette, ne plus la porter quand elle veut, ne plus prendre le temps le matin pour nous préparer et manger, faire une balade agréable jusqu’à la crèche, pendant laquelle on saute sur les murets, court après les pigeons, nomme les fleurs et les oiseaux… Toutes ces petites choses auxquelles je vais devoir dire (au moins provisoirement) adieu. J’essaye donc à partir de cet instant de profiter de chaque minute avec elle, de lui montrer que mon amour est inconditionnel. Ce n’est pas tous les jours facile car on sent poindre la crise d’opposition.

Crédits photo (Creative Commons) : Pixabay

Notre entourage nous a régulièrement demandé ce que nous mettions en place vis-à-vis de Croquette pour l’arrivée de son petit frère. Considérant son âge à la naissance (deux ans pile), nous n’en voyions pas l’intérêt. A cet âge, les concepts sont encore difficilement assimilables et l’enfant n’est pas apte à se projeter dans le futur : trop insister et parler d’un bébé qui n’était pas physiquement présent et qu’elle ne pouvait donc même pas visualiser nous semblait contre-productif. Il suffisait de voir sa façon de désigner son ventre à elle lorsque nous demandions où était son petit frère pour comprendre qu’elle comprenait les mots, ça oui, mais qu’elle ne pouvait pas les traiter de manière concrète. Nous lui avons donc lu quelques livres sur le sujet et avons discuté avec elle de cette fameuse arrivée mais nous n’avons jamais eu l’impression qu’il y avait une véritable prise de conscience de sa part.

Je t’avais laissée à la fin de mon deuxième trimestre avec 2 questions en suspens : quid du diabète gestationnel et de ma mère ?

Vive le sucre !

Fin du suspens : le résultat du test du triangle revient négatif ! Pas de diabète de grossesse pour moi ! Quel soulagement, je vais pouvoir continuer à me goinfrer !

Ah on me glisse dans l’oreillette que non… Ma gynécologue me gronde en effet car mon taux flirte avec la limite et vu mes antécédents familiaux, j’ai toutes les chances de développer la maladie plus tard. Il vaut mieux prévenir que guérir, paraît-il, et je me retrouve ainsi à continuer à éviter les sucreries, les biscuits et toutes ces petites douceurs qui rendent mon quotidien plus agréable. La doc me menace également d’un gros bébé si je continue tout ce sucre. Je décide donc de m’astreindre à ce régime. Je passe mes trois derniers mois à dévorer des paquets de noix et d’amandes, des fruits, des biscuits pour diabétiques (qui s’avèrent plutôt bons, contrairement à ce que je pensais !), des olives et du saucisson. Sur les conseils de la gynéco, j’essaye également d’introduire un petit sandwich au jambon dans mes en-cas mais je me rends compte que c’est la limite que je ne suis pas encore prête à franchir !

L’annonce à ma mère

Autre étape difficile mais nécessaire de cette grossesse fut l’annonce à ma mère.

A 7 mois et demi de grossesse, j’ai donc enfin réussi à organiser une après-midi avec ma mère, mon mari, Croquette et mon frère (l’éternel atout « bonne humeur » de ma vie dont j’aime particulièrement la présence dans ces situations). Comme je m’en doutais, la première réaction de ma mère en voyant l’état d’avancement de la grossesse, a été le silence, puis prendre ses affaires et essayer de partir… Je savais que si elle partait réellement à cet instant, ça allait être très difficile de rattraper le coup. J’ai donc dû m’expliquer en long et en large en essayant de la retenir de franchir la porte, presque en la suppliant. Ce qui a semblé la décider à rester, c’est le fait que je précise avoir voulu « bien faire », en essayant de faire une annonce en chair et en os. Elle a fait bonne figure le reste de l’après-midi, qui s’est plutôt bien passé. Elle avait l’air réellement contente de voir Croquette, qui a été un vrai petit ange avec elle.

Je ne garde évidemment pas un bon souvenir de ce moment mais je me dis que j’ai fait ce qu’il fallait pour garder un semblant de contact et de relation avec elle et c’est tout ce qui m’importe. Même si ça peut parfois me faire souffrir, je veux au moins laisser la possibilité à mes deux enfants et à ma mère de se connaître. A eux ensuite de faire ce qu’ils souhaitent de cette relation, de l’entretenir ou non.

Côté physique

Comme expliqué au début, je me reconnecte beaucoup plus à mon corps au cours de ce trimestre. J’accueille chaque mouvement de bébé, j’essaye de lui parler et de lui transmettre tout mon amour par des caresses dès que j’en ai l’occasion.

Les kilos s’additionnent enfin doucement mais on reste très loin de la prise de poids de ma première grossesse. Je finirai en effet ce trimestre avec +12 kilos au compteur. Cela se voit clairement sur mon physique : ma rétention d’eau est minimale et je ne développe cette fois aucun double menton, pour la plus grande déception de mon mari que cela avait beaucoup fait rire à l’époque. Merci chéri ! Je garde par ailleurs un relativement petit bidou jusqu’à la fin (Petit Sushi est en effet assez bas et « disparaît » dans mon bassin). L’expression « un cure-dent qui a avalé un petit pois » prend toutefois tout son sens en regardant mon profil.

Lors de la visite mensuelle du 7e mois, nous constatons, à mon grand désarroi, que Petit Sushi a décidé de changer de position et est désormais en siège. Drame et apocalypse ! Je vois mon souhait d’accouchement sans péridurale (je t’en reparlerai dans un prochain article !) mis en péril par ce petit morpion qui trouve qu’un bon coup de pied dans la vessie de maman est plus efficace qu’un crochet du droit. Ma gynécologue n’a cependant pas l’air inquiète pour un sou et m’annonce qu’il a largement le temps de se retourner. Ça ne m’a pas empêchée de stresser pendant un mois, à manipuler mon ventre et parler à bébé pour qu’il se retourne. Je me suis mise à lire tout ce que je pouvais sur les accouchements en siège, histoire de me préparer. Heureusement, la visite du 8e mois a révélé un Petit Sushi parfaitement positionné tête en bas, avec l’assurance qu’il n’aurait plus assez de place pour changer d’avis.

Voyant que la grossesse se déroule bien, j’accepte d’augmenter mon temps de travail sur la mission qui m’occupe depuis quelques mois. Je me retrouve donc durant ce trimestre à prester un quasi temps plein, dans un but purement financier. En effet, la moitié de mon revenu n’étant pas couvert par des indemnités de maternité, je préfère assurer nos arrières.

Mais ce rythme inhabituel à ce stade de la grossesse ne pardonne pas : c’était la première fois, toutes grossesses confondues, que je ressentais des contractions douloureuses aussi tôt et une immense fatigue m’a vite envahie. J’ai donc tenté de ralentir au maximum. Ces contractions ne modifiant pas mon col, nous étions a priori hors de danger. La gynéco m’a toutefois recommandé de ralentir également mes activités professionnelles.

Je me résous donc à prendre deux semaines de congé prénatal avant ma DPA (au lieu d’une seule, le standard en Belgique) mais aussi à demander un passage en télé-travail 3 jours par semaine pour mon dernier mois puisque j’ai la chance d’effectuer un travail qui ne nécessite pas ma présence physique. Mes contractions douloureuses s’arrêtent presque directement et je me sens moins épuisée : c’était clairement la bonne décision !

Quand la fin approche

Ma DPA (belge, c’est-à-dire 40 SA) se situe 5 jours avant la date de naissance de Croquette. Ma grande hantise depuis le début de cette grossesse est donc d’accoucher le jour de son anniversaire !

Les imaginer partager cette date à jamais, déjà qu’il était certain qu’ils allaient partager leur fête d’anniversaire, m’était insupportable. Petit Sushi n’aurait alors jamais de jour spécial rien que pour lui et sa soeur se verrait toujours obligée de lui faire une place durant ce jour qui lui « appartenait ».

Au fur et à mesure que les jours passent, j’essaye de convaincre Petit Sushi du bon timing pour naître et je vois se rapprocher dangereusement la date fatidique. Sachant que j’ai porté Croquette jusqu’à 41SA+2, je pressens que je ne vais pas accoucher en avance… et ce n’est pas pour me rassurer ! Je finis donc vraiment cette grossesse avec le stress permanent que l’arrivée magique de notre deuxième enfant tombe aussi « mal »… J’ai parfaitement conscience qu’il y a des choses plus graves sur Terre mais je suis obnubilée par cette idée.

A 40SA+3, soit 2 jours avant l’anniversaire de Croquette, nous faisons une grande balade au parc tous les trois et je sens en fin de journée que cela « travaille » un peu plus. Ce ne sont pas des contractions mais je ne sais pas, je sens que c’est plus précis que d’habitude. J’essaye donc de bouger le moins possible le jour suivant, au cas où !

Le jour de l’anniversaire de Croquette, je la fais toute belle, lui fais plein de câlins et part à la crèche avec elle le coeur léger. Comme j’ai l’impression que ça travaille toujours, je passe le reste de la journée allongée dans mon canapé, avec les jambes en l’air (toujours au cas où).

Enfin, presque toute la journée…

Et toi, comment as-tu vécu ce dernier trimestre ? As-tu été inquiétée par un travail prématuré ? Que penses-tu du fait que tes enfants aient la même date d’anniversaire ?

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Commentaires

13   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Bobette (voir son site)

Alors là, j’ai hâte que tu reviennes nous parler de la suite…
Mon père est né à 7 ans d’intervalle avec sa sœur à 1 jour près. Et ma tante me raconte souvent comment elle était en colère de son arrivée car c’était le jour de sa fête d’anniversaire et ils n’ont pas pu manger le gâteau… Mais je te rassure, aujourd’hui, il se partage très bien leur anniversaire 😉
J’espère que tu viendras aussi nous raconter en détail la réaction de Croquette suite à la naissance. C’est un sujet qui me stresse un peu quand on mettra bébé 2 en route…

le 14/06/2017 à 11h01 | Répondre

Miss Chat

Je comptais faire un article sur le sujet de l’arrivée d’un deuxième 😉 Dès que j’ai un peu de recul sur la situation…

le 20/06/2017 à 12h16 | Répondre

Croco

J’ai 3 ans moins 2 jours d’écart avec mes petits frères, et ça c’est toujours très bien passé, ne t’inquiètes pas pour ça. En plus, mon frère ainé et moi avons gardé un souvenir émerveillé du gâteau à deux étages fait par mon père (en fait, deux gâteaux basques achetés et monté l’un sur l’autre avec des piques, quand on sait les magnifiques gâteaux que nous faisait ma mère, y’a de quoi enrager, d’ailleurs, longtemps, elle ne nous a pas cru, il a fallu qu’on trouve une photo !)
Et comme madame Bobette, j’aimerai en savoir plus sur les réactions de Croquette pendant la grossesse et après la naissance (je suis moi-même enceinte de 3 mois avec un ainé de 21 mois et j’ai du mal à lui faire comprendre qu’il faut faire attention au ventre de Maman… j’espère que ça ira mieux quand la grossesse se verra plus !)

le 14/06/2017 à 11h23 | Répondre

Miss Chat

Vos expériences ont en effet l’air plutôt rassurantes ^^
Oui comme je disais, j’ai bien l’intention de faire un article dédié sur l’arrivée du petit bonhomme 😉
Je ne suis pas certaine que Croquette comprenait réellement qu’il y avait un « bébé dans le ventre de maman ». C’est difficile à cet âge là de savoir ce qu’ils arrivent à percevoir concrètement… je ne peux pas donc pas vraiment te rassurer. Le tien est déjà plus grand, peut-être qu’il finira par comprendre ?

le 20/06/2017 à 12h21 | Répondre

Doupiou

J’ai une minute d’écart avec ma seconde sœur et 2 avec la première. Alors les anniversaires en solo, connais pas !
Sinon tu me rassure beaucoup en disant avoir pris moins de ventre que pour ta première grossesse. Je croise les doigts pour que ça me fasse la même chose !

le 14/06/2017 à 12h25 | Répondre

Madame D

Je te rappelle pas la taille de mon second ventre hein ? Lol

le 16/06/2017 à 08h53 | Répondre

Miss Chat

Hihi oui je me rassurais parfois en me disant que les jumeaux ou triplés n’avaient pas non plus d’anniversaire séparé et survivaient très bien :p
En effet, je me souviens de ton impressionnant tour de taille ! Je croise les doigts pour toi !

le 20/06/2017 à 12h25 | Répondre

Virginie

J’ai hâte de découvrir la suite…! Enceinte de bébé 2, il y aura également 2 ans d’ecart avec mon fils (à 7 jours près), donc je croise déjà les doigts pour accoucher avec une bonne semaine d’avance, et pas à Noël non plus (dpan 30 décembre).

le 14/06/2017 à 15h48 | Répondre

Miss Chat

Ah oui chaud aussi ! Suspens 😉

le 20/06/2017 à 12h26 | Répondre

Claire (voir son site)

OH, ils ne sont pas né le même jour quand même!
Peut être une journée d’intervalle?
Hâte de lire la suite!

le 14/06/2017 à 15h48 | Répondre

Madame D

C’est triste pour ta maman … en tout cas j’attend la suite !

le 16/06/2017 à 08h54 | Répondre

Miss Chat

Je me suis faite une raison !

le 20/06/2017 à 12h32 | Répondre

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