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Nous, fille et fils, couple marié et parents


Publié le 8 juin 2017 par Madame Fleur

Aujourd’hui, je vais partager avec toi les sentiments qui m’habitent depuis le début de ma grossesse. Il s’agit d’une réflexion que j’avais déjà amorcé il y a longtemps, mais qui prend un peu plus d’ampleur à mesure que la naissance de notre Petit Bourgeon approche (et comme la fin est proche…).

Crédits photo (creative commons) : Miapowterr

Nous

Lorsque mon mari et moi avons débuté notre histoire, pendant de nombreux mois, il n’y avait que nous. Je ne connaissais pas sa famille et lui n’avait rencontré la mienne qu’une seule fois, des mois avant que ne commence notre histoire.

Il y eu un décès dans ma famille durant ces premiers mois, et bien que son soutien ait été sans failles dans cette épreuve, mon mari (qui ne l’était pas encore à l’époque) n’était pas vraiment impliqué émotionnellement vis à vis de cette personne, qu’il n’avait jamais rencontré.

Nous avons donc vécu dans une petite bulle rien qu’à nous, qui nous offrait une protection rassurante pour notre amour naissant.

Fille et fils

Notre histoire se poursuivant, nous sommes chacun rentrés un peu plus profondément au coeur de deux familles bien différentes, tant sur la structure que sur l’éducation reçue. Je n’ai pas remarqué tout de suite ces écarts, mais ils se sont rapidement imposés comme des éléments dont il faudrait tenir compte si nous souhaitions avoir un avenir ensemble.

Nous sommes toutes et tous, fille ou fils de … ! Nous sommes les enfants de nos parents, il s’agit de quelque chose d’immuable. Pour autant, j’ai l’impression que nos familles ont chacun une vision très différentes de leurs enfants.

Si je me sens adulte, femme et autonome aux yeux de ma famille, je ne ressens pas toujours la même chose vis à vis de la famille de mon mari. J’ai le sentiment qu’ils n’ont pas vu ou accepté que leur petit garçon n’en soit plus un, et je me sens logée à la même enseigne. Pour moi qui ne vit plus chez mes parents depuis ma majorité, j’ai eu beaucoup de mal à accepter ce que je voyais comme une régression et une infantilisation totalement injustifiée.

Cela a été source de nombreux conflits et de beaucoup de tension jusqu’à ce que nous nous émancipions tous les deux en tant que couple qui prenait ses propres décisions. Cela ne s’est pas fait sans accros, mais nous avons tenu bon en prenant notre envol et notre indépendance.

Couple marié

La suite logique n’a pas tardé à émerger, nous avons pris la décision de nous marier, juste tous les deux, sans demander l’avis de qui que ce soit. Une vraie décision commune et réfléchie. Quand nous l’avons annoncé, j’ai eu parfois l’impression que nous faisions une énorme bêtise. Et cet accueil m’a un peu refroidi. Nous ne cherchions pas vraiment une approbation, mais là encore, j’ai eu l’impression que l’on ne nous faisait pas totalement confiance.

Durant les préparatifs, nous avons essayé d’impliquer nos familles au même niveau, mais sans jamais rien imposer afin que chacun prenne la place qu’il souhaitait. Là encore, j’ai parfois été un peu déçue de certaines réactions, mais cela nous a également permis de nous émanciper et de ne compter que sur nous, et à titre personnel, j’en ai été plutôt soulagée, cela répondait à mon besoin de liberté et d’indépendance.

Nous, en tant que futurs parents

Je ne vais pas tirer de plan sur la comète tant que notre Petit Bourgeon ne sera pas des nôtres. Néanmoins, la grossesse a été une période à la fois frustrante sur bien des aspects et heureusement, elle avance en apportant son lot de changements positifs.

Les débuts ont été très compliqués à vivre pour moi. J’ai de nouveau eu le sentiment d’être infantilisée et donc remise en cause dans mon futur rôle de maman. Mon mari ne me soutenait pas autant que je l’aurais souhaité et il ne comprenait pas que j’en fasse tout un plat. J’avais besoin de profiter de cette grossesse à deux, avec mon mari. Bientôt, toute notre organisation bien rodée depuis des années, serait chamboulée, et je voulais profiter de ces derniers instants à deux. J’ai très mal vécu les remarques et les questions durant cette période. Je voyais cela comme une ingérence dans notre vie de couple, afin de nous contrôler par manque de confiance en nous. Comme si nous n’étions pas capables de nous occuper d’un enfant, comme si nous étions nous même restés des enfants aux yeux de nos familles.

La grossesse m’a permis de m’affirmer beaucoup plus et surtout de me préserver en étant plus honnête sur mon ressenti et mes besoins.

Il m’a fallu beaucoup de patience, des moments d’énervement, des disputes et quelques crises de larmes, afin de faire prendre conscience à mon mari de la nécessité de mettre quelques limites nécessaires à mon bien être. J’ai accepté afin d’apaiser les tensions de mettre moi aussi, un peu d’eau dans mon vin et d’être plus conciliante. Après tout, je n’avais pas toujours les bons mots et les bonnes réactions non plus. Je ne vais pas accuser les hormones, mais cela a sans doute pesé dans la balance.

Je te mentirais en disant que les comportements de notre entourage ont changé (on ne peut pas changer les gens). Par contre, j’ai vu des réels changements dans celui de mon mari. Je crois qu’il me comprend désormais mieux et accepte mes limites. J’ai l’impression de passer en premier et qu’il en sera de même pour notre enfant. 

Nous serons les parents de cet enfant, nous et personne d’autre. Nos familles auront bien sûr un rôle, mais celui-ci devra se conformer à celui que nous souhaitons qu’elles occupent. Nous devrons en tant que parents apprendre un nouveau rôle et nous faire confiance l’un et l’autre sur celui-ci. Je ne désire pas que qui que ce soit vienne saper la confiance que je mets dans mon mari ni celle que je peux avoir sur ma capacité à être une bonne maman.

J’ai hâte que nous soyons réunit tous les trois afin de débuter cette belle aventure et de nous découvrir en tant que parents. Nous aurons nos qualités et nos défauts, mais nous construisons notre famille, juste nous trois !

Est-ce que la grossesse t’a permis de t’émanciper un peu plus de ton entourage ? Comment as tu vécu les remarques et avis de vos famille ?

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Commentaires

10   Commentaires Laisser un commentaire ?

Doupiou

Ici la grossesse s’est très bien passée avec la famille. Par contre, à la naissance c’est devenu très compliqué ! Belle-famille ultra intrusive et famille qui n’en fait qu’à sa tête quand la petite est chez eux…

le 08/06/2017 à 11h34 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Ah ben moi j’ai eu les prémices pendant la grossesse de ce que cela serait après !
Et après accouchement, ben cela se confirme quand même !
Ce n’est pas encore trop intrusif mais je sens que c’est sous jacent !

le 12/06/2017 à 08h58 | Répondre

Claire (voir son site)

Aïe! J’espère très sincèrement me tromper et j’espère aussi que ton mari fera barrage. Mais j’ai juste envie de te dire, prépare toi parce que quand ton enfant sera là, tout prends des proportions incroyable! Et la fatigue n’aidant pas. Evite au maximum les contacts au début. (bon, après tu fais comme tu veux hein 😉 )

le 08/06/2017 à 15h15 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Disons que je fais des efforts moi aussi, mais il y a déjà eu des trucs qui m’agacent !
Après je comprends aussi la position de mon mari un peu le cul entre deux chaises comme on dit ! Et je sais que ce n’est pas facile à gérer !

le 12/06/2017 à 08h59 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Comme tu dis, on est tous des fils et fille de…
Mon mari et moi avons eu une famille et une éducation complètement différentes. Nous aurions pu penser que nous ne tomberions pas d’accord sur le modèle et les principes familiaux pour notre famille à nous. Et puis si, en fait, avec de la discussion, tout coule de source.
Par contre avec la naissance de Tess, ça a quand même était compliqué de s’imposer face à nos familles qui étaient beaucoup trop présentes. Heureusement avec le temps ça s’arrange. Nous avons réussi à leur faire comprendre notre souhait d’indépendance et mis aussi de l’eau dans notre vin en partageant et demandant conseil de temps en temps 🙂

le 08/06/2017 à 15h25 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Oui c’est fois comme des fois on se retrouve dans des choses qui pourtant auraient pu ne pas coller.
Pour le moment, j’essaye de maintenir une certaine distance car j’en ai besoin et que les journées ne sont pas toujours faciles !
On verra à la longue mais je ne suis sans doute pas au bout de mes peines 😁

le 12/06/2017 à 09h01 | Répondre

virginie

Hum… je ne veux pas te décourager mais les mamies sont un peu lourdes si tu ne leur mets pas de limite, les « de mon temps » reviennent en force. J’avais dès le départ indiqué à tout le monde, donc famille et amis, que je ne voulais voir personne la première semaine de mon retour de la maternité. Je n’ai aucun regret car mon séjour à la mater s’est très mal passé, j’ai donc beaucoup apprécié ces moments rien qu’à nous 🙂

le 08/06/2017 à 18h22 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

J’avais été plus soft en disant que je verrais en fonction de mon état et de l’accouchement !
Au final j’ai accepté qu’ils viennent à la mater.
Par contre j’essaye de limiter les invitations à la maison également. Parce que je suis vite fatiguée et que je peux pas m’isoler dans un coin quand j’ai envie de me reposer.

le 12/06/2017 à 09h04 | Répondre

virginie

Attention, je n’ai rien interdit pour la maternité me sentant « protégée » par les horaires de visite. En plus, ayant eu une césarienne programmée, je savais que je resterai 5 jours et que je finirai par m’ennuyer. En revanche, je tenais beaucoup à vivre ses premiers instants à trois à la maison, nos premiers pas de parents autonomes en toute intimité. Je n’avais pas envie de me justifier si je devais laisser bébé pleurer un peu ou pas ( les deux appellent des commentaires) et je voulais que nous soyons complètement à l’aise pour ma changer, la baigner, la nourrir, la couxher… sans regard derrière notre épaule, qu’il soit bienveillant ou pas. Je l’ai annoncé à tout le monde assez vite, au 5 ème mois. Ce qui est bien, c’est que peu de personnes n’osent contrarier une femme enceinte qui annonce un truc un peu brutalement 🙂 🙂 🙂 j’ai bien eu des « on viendra un peu plus tard puisqu’on ne peut pas venir la première semaine » avec un ton un peu amer mais, franchement, j’estime qu’il ne faut pas déconner, le fait d’avoir un bébé n’ouvre pas la porte de ma maison et de mon intimité à tout le monde. Après tout, qui nous oblige à accepter ces visites à la convenance des autres ? C’est nous qui sortons d’accouchement et de 9 mois de grossesse !

le 12/06/2017 à 09h22 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je me retrouve beaucoup dans ta dernière phrase.
Mais je crois que ma belle famille préfère privilégier son envie de voir le bébé, de le montrer (oui j’ai un peu limpression d’être une bête de foire et je n’aime pas du tout) plutôt que de respecter le dit bébé et sa maman qui vient en effet de vivre 9 mois de grossesse et un accouchement !

le 14/06/2017 à 09h54 | Répondre

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