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Comment Papa a convaincu Maman


Publié le 1 novembre 2018 par Clémence

Lorsque nous avons appris la nouvelle de ma grossesse, nous avons profité d’une sortie en ville pour passer dans une librairie où nous avons, entre autres, acheté un livre destiné aux papas. Chéri l’a choisi un peu au hasard, sans même l’ouvrir, probablement parce qu’il s’agit d’une maison d’édition très connue et que le titre est rigolo. Mais quelle ne fut pas sa surprise en l’ouvrant le soir-même pour découvrir l’intitulé de la première partie : « Aïe, elle veut un bébé » expliquant les causes du désir d’enfant chez la femme et du non-désir d’enfant chez l’homme et dont le second chapitre s’intitule courageusement « Le piège se referme… ».

Je pense que ces titres, qui s’inspirent de clichés grotesques et qui manquent cruellement de finesse à mon goût, sont surtout humoristiques avec pour but de détendre les futurs papas un peu stressés. Mais quasiment 9 mois plus tard, Chéri n’est pas encore allé plus loin dans la lecture de cet ouvrage, complètement bloqué parce que ce n’est absolument pas comme cela que ça s’est déroulé dans notre cas.

Comment Papa a convaincu Maman d'avoir un bébé

Crédit photo : AndisBilderwerkstatt (pixabay)

Une envie unilatérale

Au début de notre relation j’étais encore étudiante et je n’étais pas prête d’en avoir fini. Je ne vivais plus chez mes parents depuis quelques années car ils habitaient trop loin de mon université alors que Chéri, lui, travaillait déjà depuis longtemps et vivaient toujours chez ses parents. Et je peux t’assurer que lorsque nous nous sommes installés ensemble, j’ai eu affaire à un jeune homme absolument pas autonome (qui savait quand même cuisiner), mais plein de bonnes volontés. Je me rappelle d’ailleurs avec amusement et tendresse, de la première fois où il a pris l’initiative de faire des (mini) courses ET de me cuisiner un petit plat ensuite. Il était tellement fier. Bref, les années passaient, Chéri évoluait à son rythme et m’aidait un peu à la maison, à condition que je le lui demande (la charge mentale des femmes, ça te parle ? …). Mais nous avions notre rythme et notre équilibre et j’en étais plus ou moins satisfaite.

Et c’est à ce moment que Chéri a commencé à me faire part de son désir d’enfant. C’était la première fois que nous en parlions sérieusement. J’ai été plutôt surprise car il m’a avoué que c’était un désir profond, et qu’il avait vraiment hâte d’avoir des enfants. J’ai été honnête avec lui car moi je n’en avais pas envie. J’ai même été plus précise que ça, notre vie me convenait en l’état et je ne me sentais pas capable d’avoir la charge d’un enfant en plus de gérer tout le foyer et la fin de mes études (et ensuite le boulot chronophage auquel celles-ci me préparaient). Je lui ai expliqué que je n’étais absolument pas prête et que j’avais, pour commencer, besoin de me sentir plus épaulée dans le quotidien pour pouvoir me projeter dans le rôle de mère. Sur le coup il n’a pas compris, il en faisait déjà bien plus à la maison que tous ses copains en couple, j’aurai du en être satisfaite. Quoi qu’il en soit, nous étions d’accord pour ne pas en reparler tant que je n’aurai pas mon diplôme et un emploi.

Le temps d’un break

Je trouve que la vie est bien faite parce que quelques temps à la suite de cette discussion nous sommes partis vivre à l’étranger et sachant que ce serait transitoire, cette histoire de bébé s’est enterrée toute seule. Cette période a été très compliquée socialement, car nous n’avons pas réussi à nous intégrer ni à créer de liens amicaux ou même à nous épanouir dans nos emplois respectifs. Nous nous sommes retrouvés extrêmement isolés, loin de nos amis et de nos familles. Cependant, même si j’en garde un souvenir un peu amer, cet isolement nous a amené à nous rapprocher davantage, nous avons appris à mieux communiquer et par conséquent à mieux nous connaître, et Chéri s’est mis naturellement à s’investir plus dans la gestion de notre foyer. C’est de cette expérience difficile qu’est née l’équipe de choc que nous formons aujourd’hui.

C’est d’ailleurs là-bas que nous avons pris la décision de nous marier, ce qui nous a bien occupé l’esprit l’espace d’une année. Et puis j’ai décroché un autre travail qui nous a permis de revenir en France, Chéri a très rapidement trouvé un CDI et nous avons acheté notre appartement. Les cases se cochant petit à petit, la question du bébé est alors revenue sur le tapis, mais conjointement cette fois-ci. Pour moi il était désormais plus facile de me projeter en tant que maman, de visualiser notre famille et la place de chacun d’entre nous dans notre tribu. Nous avions passé la trentaine et je nous sentais plus adulte et surtout j’avais enfin confiance en mon équipier pour pleinement prendre sa place dans cette aventure. J’étais et je reste convaincue qu’il sera un père fabuleux. Nous avons donc planifié le début de nos essais bébé.

3… 2… 1… c’est parti !

Si tu as lu mon billet précédent tu sais que les bébés et les enfants ne m’ont jamais vraiment intéressés et je pense que même si Chéri avait été plus investi dans le foyer dès le départ je n’aurais pas forcément été emballée par sa proposition de fonder une famille à 25 ans. Je pense que c’est le côté irréversible de la chose qui m’effrayait (et m’effraie toujours) le plus. J’avais vraiment peur de me retrouver prisonnière malgré moi d’une famille dont je n’avais pas vraiment voulu. S’ajoutent les peurs liées à la grossesse et au changement du corps, à l’accouchement, et puis surtout : comment prendre soin d’un bébé ?… Tout ces inconnus m’angoissent d’ailleurs toujours encore !  Clairement au moment d’arrêter ma contraception je n’étais pas si sereine que cela. Mais j’avais un peu de temps devant moi : les statistiques indiquent qu’il faut en moyenne 6 à 9 mois d’essais pour avoir un test positif, je pourrais donc me préparer tranquillement à cette extra-ordinaire aventure.

Et bien tu sais quoi ? AU BUCHER LES STATS !!! Le destin a décidé qu’il était plus que temps pour nous de fonder une famille et nos essais furent concluant dès le premier mois. La découverte du test positif a été source de très grande joie pour Chéri qui n’en revenait pas mais un véritable bouleversement pour moi, et c’était carrément la grosse panique à bord…

Mais ça je t’en reparlerais la prochaine fois !

Et toi ? A quelle moment t’es-tu sentie prête pour devenir maman ? Étiez-vous synchrones avec ton conjoint ? Raconte-moi tout !


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Commentaires

10   Commentaires Laisser un commentaire ?

Julie

Ahah ! Ton récit me parle bien ! Ici aussi, chéri était un peu plus pressé que moi, et je me suis dit également, allez, allons-y, ce sera pas fait avant 6-8 mois…la blague (et l’angoisse !) ! Pour faire des stats il faut un mini et maxi !

le 01/11/2018 à 08h45 | Répondre

Clémence (voir son site)

C’est sur qu’on oubli trop souvent les extrêmes dans les statistiques. Mais vu mes cycles irréguliers, mes soucis de contraceptions, je m’attendais plutôt à avoir le soucis inverse.

le 09/11/2018 à 13h08 | Répondre

Doupiou

Ton histoire me rappelle un peu la mienne ! Le voyage en moins ! Mari Barbu était très pressé d’avoir un bébé mais moi ça me faisait peur !
J’ai ressentit aussi cette terrible angoisse le jour où j’ai vu le test positif ! Aller vite, là suite !

le 01/11/2018 à 08h53 | Répondre

Clémence (voir son site)

Ah oui c’est terrible cette sensation de se retrouver au pied du mur et de ne plus pouvoir faire marche arrière.

le 09/11/2018 à 13h09 | Répondre

Madame Grenouille

Chez nous l’envie était commune donc personne a convaincre !
On nous a offert le même livre et mon mari n’a également pas accroché. Pour ma part le l’ai lu en entier (oui je sais c’est pour les papas !) mais le ton m’a pas mal dérangée et sans être spécialement féministe, je trouve cet ouvrage assez rétrograde.

le 02/11/2018 à 15h14 | Répondre

Clémence (voir son site)

Je voulais aussi le lire, mais je n’ai pas encore trouvé le temps pour l’instant. Mais du coup ton commentaire m’en dissuade un peu, il y a tellement d’autres livres qui m’intéressent.

le 09/11/2018 à 13h11 | Répondre

Esthel (voir son site)

C’est intéressant de te lire, j’avoue n’avoir jamais pensé à la charge que représentait une famille ! J’ai toujours eu envie d’une grande famille, et je me demande, au contraire, si cette envie me passera un jour (j’ai déjà quatre enfants)… Parfois je me dis que ce serait peut être pas plus mal si les arguments « raisonnables » avaient un peu plus de poids chez nous 😉
D’autant que mon mari est toujours partant aussi… On verra bien ce que l’avenir nous réserve, du coup ! 😉

le 03/11/2018 à 09h16 | Répondre

Clémence (voir son site)

Wouah, 4 enfants ! quelle belle famille 🙂
Je pense que cette sensation me vient de ma mère qui nous a toujours bien fait comprendre qu’on était une charge de travail en plus (gentiment, hein)

le 09/11/2018 à 13h13 | Répondre

WorkingMutti (voir son site)

Mon homme était exactement comme le tien dans son premier appart ! Je suis arrivée dans son appart j’ai fais une crise cardiaque quand j’ai vu ses placards.

Les titres des ouvrages que tu cite en intro sont en effet tellement clichés, sexistes, d’un autre temps en fait

le 04/11/2018 à 10h16 | Répondre

Clémence (voir son site)

J’espère qu’il a un peu évolué depuis 😉

le 09/11/2018 à 13h14 | Répondre

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