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Je n’ai pas la « fibre maternelle ». Et alors ?


Publié le 19 février 2015 par Urbanie

Je vais t’avouer un truc : je n’ai pas ce qu’on appelle la « fibre maternelle ». Même enceinte, je ne l’ai jamais eu. Et je ne suis pas loin de considérer que « l’instinct maternel » relève de la mythologie !

Longtemps, je n’ai d’ailleurs pas voulu d’enfants : je n’en ressentais pas le besoin, ni cette envie visiblement irrésistible manifestée par la quasi intégralité de mes amies. Le désir d’enfant est venu plus tard, bien plus tard, vers la trentaine, quand je me suis mariée. Je me suis dit que ce serait quand même chouette de faire un petit bout avec cet homme que j’aime follement.

Sur le moment, j’ai d’ailleurs pensé que la « fibre maternelle » arriverait toute seule, comme par enchantement, sitôt le projet bébé lancé.

Et puis je suis tombée enceinte… et je dois avouer que j’attends toujours de recevoir la coup de baguette magique qui me donnera envie de m’extasier devant ce qui ressemble de près ou de loin à un bébé.

Ne te méprends pas : j’adore les enfants. J’ai longtemps été baby sitter pendant mes études, et j’étais gaga des petits que je gardais. Changer les couches sales d’enfants qui n’étaient pas les miens ? Aucun problème ! Même pas peur ! Parce que ces enfants-là, je les connaissais, je m’y étais donc profondément attachée.

Mais, lorsqu’au bureau, un de mes anciens collègues a fièrement installé une photo de sa fille barbouillée de je ne sais quel aliment sur l’ensemble du visage… ça m’a secrètement donné envie de vomir. D’ailleurs, j’évitais de venir le voir juste pour ne pas avoir à regarder cette photo, que je considérais comme écœurante. Je sais, c’est affreux de dire ça publiquement ! Mais les enfants des autres ne m’intéressent pas.

petite fille en train de jouer

Crédits photo (creative commons) : Peasap

Quand j’ai annoncé ma grossesse, un étrange phénomène a commencé à se produire : les jeunes parents autour de moi venaient me raconter la vie de leurs tout-petits, visiblement persuadés que ça ne pouvait que m’intéresser, maintenant que moi aussi « j’en étais ».

La vérité ? Ces conversations me faisaient mourir d’ennui ! Alors je souriais, poliment. Mais à l’intérieur, j’avais juste envie de m’enfuir.

Voilà : je n’ai simplement jamais considéré la maternité comme une mission divine qui me serait automatiquement dédiée sous prétexte que j’ai des ovaires. J’ai même plutôt tendance à être un chouia « carriériste » (bouh, le vilain mot dans la bouche d’une femme !). Oui, je veux m’accomplir professionnellement. J’ai fait de longues études supérieures très exigeantes, je ne supporterais pas de ne pas travailler, je le sais. La preuve ? Lorsque nous avons perdu le bébé l’année dernière, j’ai demandé à reprendre le travail de mon propre chef.

Quand je suis tombée enceinte d’ailleurs, je dois te l’avouer j’étais complètement perdue !

Turbulette ? Cosy ? Cododo ? Lunago ? Gné ?

Non, vraiment, je ne comprenais pas un traitre mot de ce que je lisais. Les débats sur « plutôt un couffin ou une nacelle ? » me laissaient de marbre. Je n’ai pas cherché de prénom pour mon bébé avant même de tomber enceinte. Je n’ai jamais affiché fièrement l’échographie de mon premier trimestre sur Facebook comme tant de mes amies – je n’ai d’ailleurs jamais ne serait-ce que mentionné ma grossesse sur les réseaux sociaux, où je suis pourtant très active ! Mettre une photo du fond de mon utérus sur mon profil ? Grands Dieux, mais pour quoi faire ?

Lorsque j’ai appris qu’il existait des « projets d’accouchement », j’ai aussi été très surprise. Moi, tout ce que je demande, c’est un lit dans un hôpital avec des médecins et une péridurale.

Quand je rentrais dans une boutique de puériculture, je me rendais illico auprès de la première vendeuse avec l’air paniqué de celle qui ne comprend pas où elle se trouve. La vendeuse d’ailleurs se frottait les mains. (Une cliente qui ne sait pas ce dont elle a besoin ? Mais c’est le Graal, pardi !)

Le pire, c’est que je ne juge pas celles qui sont à fond dans leur grossesse… j’ai même plutôt tendance à les envier. Moi aussi, j’aimerais être tombée dans la marmite de la maternité épanouie ! Mais non, rien à faire.

En même temps, je dois avouer qu’être malade pendant ma grossesse n’aide pas non plus à s’y épanouir. Moi, quand je suis enceinte, je souffre d’hyperémèse, la même maladie que Kate (mais avec de moins beaux cheveux). Cela ne m’aide pas à rentrer dans la catégorie des « mamans hyper épanouies » !

Pourtant, quand j’ai perdu ma fille, j’ai été effondrée, comme n’importe quelle maman. C’est pour cela que je sais que je ne serai pas une « mauvaise mère ». Je n’ai peut-être pas le mode d’emploi de la maternité gravé en moi. Mais je sais que j’aimerai mes enfants inconditionnellement. Et c’est le plus important, non ?

Et toi ? Tu es en adoration devant tous les enfants, ou tu as du mal quand tu n’as pas de lien particulier avec eux ? Tu as un peu peur de devenir mère à cause de ça ? Raconte !

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Commentaires

44   Commentaires Laisser un commentaire ?

Miss Pop

Je ressens un peu les mêmes choses avec les enfants des autres: ils ne m’intéressent pas! « oh regarde, elle te sourit », quand c’est le bébé d’une copine ou d’un bébé inconnu, je m’en contrefiche! Pourtant j’ai toujours voulu avoir des enfants et enceinte, j’étais à fond dans tout ce qui est maternité.
J’ai une amie qui passe son temps à regarder sa fille et c’est très dur d’avoir une conversation sérieuse avec elle. (un peu comme dans le sketch de Florence Foresti!) alors maintenant que je suis maman à mon tour, j’essaie de ne pas être gaga de mon bébé en public car ça peut être très énervant pour les autres. Mais en privé, je passe mon temps à le regarder bien sûr!

le 19/02/2015 à 08h47 | Répondre

Urbanie

Haha, oui je suis fan de Motherfucker, de Foresti! Enceinte je peux le regarder en boucle! 😀

le 19/02/2015 à 11h07 | Répondre

Sarah

pareil ici, les enfants des autres je m’en fiche clairement et même je suis très mal a l’aise avec les enfants. J’ai tendance à leur parler comme si c’étaient des adultes, parce que la ‘gnangnan’ attitude (ou Gaga attitude) je n’y arrive pas, sous le regard atteré de leurs parents… Mais je te rejoins, pour l’avoir constaté chez des amis ce n’est pas l’instinct maternel qui fait une bonne mère. parfois au contraire ces femmes sont tellement Gaga de leurs enfants qu’elles n’arrivent pas a prendre les bonnes décisions en étant objectives… et stop aux idées reçues et a la pub sur les grossesses magnifiques que je trouve dérangeantes surtout quand certaines femmes mettent en danger la vie de leur enfant pour entrer dans les standards …

le 19/02/2015 à 10h35 | Répondre

Urbanie

Je suis d’accord, j’en ai un peu marre de cette propagande sur la future maman forcément radieuse et épanouie… du coup même quand je vais chez le médecin, je me prends des remarques du type « ben alors, vous avez pas l’air épanouie ».
Non, je vomis. On ne peut pas tout avoir!

le 19/02/2015 à 11h08 | Répondre

Mademoiselle Mo

Chez moi c’est tellement « évident » que l’on se marie pour faire des enfants que je n’ose pas dire le fond ma pensée à mon entourage. À part le Nounours personne ne sait que je n’ai pas la fibre maternelle. J’aime les enfants des gens que j’aime et c’est tout. Je ne souris pas aux enfants d’inconnus dans le métro comme je vois parfois les gens faire. Pour tout ce qui est instinct maternel (hum hum) je n’y crois que moyennement…
Et je te rejoins sur le côté carriériste car pour moi ce n’est parce qu’on est des femmes que l’on doit être des utérus sur pattes.

le 19/02/2015 à 11h42 | Répondre

Urbanie

Oui, c’est vrai que pour beaucoup mariage = bébé. C’est souvent vrai, d’ailleurs, mais pas pour tout le monde!

le 19/02/2015 à 15h13 | Répondre

Madame Violine

Je viens seulement de m’apercevoir que Urbanie = Madame Feliner… Mariage que j’avais adoré ! Tu m’avais même envoyée en message privé des indications sur ta cérémonie laïque (enfin je crois, hein ?! ). Bref, contente de te retrouver ici 😉
Et comme toi, même si j’ai 3 enfants, je ne suis pas une maman hyper gaga…et enceinte, on est tout…sauf épanouie ! lol !

le 19/02/2015 à 12h12 | Répondre

Urbanie

Ouiiiii, c’est moi! 🙂
Ca me rassure de savoir que je ne suis pas la seule à ne pas être « épanouie ». Moi, je suis surtout dans le pâté, la.

le 19/02/2015 à 15h14 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Je crois qu’il faut distinguer l’affection maternelle, qu’on ressent pour ses enfants, et éventuellement ceux des autres (moi j’aime beaucoup les enfants des autres, surtout qu’ils ont les avantages non négligeables de me laisser dormir la nuit de de ne pas me hurler dans les oreilles) et l’instinct maternel, cette faculté à comprendre les enfants sans le moindre effort, que finalement peu de personnes possèdent. Moi j’adore ma fille et je fonds devant tous les bébés et petits enfants, mais non, je n’ai eu aucune révélation en devenant mère, ça a été (et c’est toujours) difficile (ce n’est pas Choupie qui râle en fond sonore pour une raison que je ne m’explique pas qui me contredira). De même, quand j’arrive dans une pièce avec des enfants, j’éprouve toujours une sorte de crainte et même si j’ai envie d’aller les voir (et que je finis souvent par le faire), eux comme moi avons besoin d’un temps d’observation. L’instinct maternel pour toutes les femmes, c’est une invention du lobby… bon, je ne sais pas de quel lobby, mais y’a surement un lobby dans le coup.

« Carriériste », vilain mot pour un femme ? Je ne sais pas. Moi je ne le suis pas, c’est certain, mais mon mari non plus (ok, ça m’embête parce qu’il se fout royalement de ramener plus de sous à la maison, mais c’est aussi pour ça que je l’aime). Ça a autant d’avantages et d’inconvénients que d’être « hyper-famille ». En se consacrant à sa carrière, on peut avoir l’impression de louper certaines choses avec ses enfants, et en se consacrant à ses enfants, il est certain qu’on loupe pas mal d’opportunités professionnelles ! Aucune de ces deux tendances n’est vraiment unanimement approuvée, il faudrait trouver le fameux « juste milieu » qu’on nous demande de trouver pour tout et qui est sans doute, en définitive, impossible à atteindre.

Enfin, tu m’as appris le nom scientifique de ce dont j’ai souffert durant toute ma grossesse (je me contentais de nommer ça « nausées pathologiques comme-Kate-si-c’est-pas
-la-classe »). Preuve qu’on peut être une maman gaga pseudo-experte et ne pas tout savoir 😉

le 19/02/2015 à 13h02 | Répondre

Urbanie

Je trouve qu’accoler « vomi » à « Kate » rend tout de suite le truc plus glamour, pas toi? 🙂

On est d’accord, y’a un lobby de quelque chose (le lobby des sites internets qui ne montrent QUE des nanas enceintes, très minces, et radieuses?).

Sur le carriériste, j’avoue que je force un peu le trait: en gros, c’est juste que j’aime avoir un boulot qui me passionne. Mais chacune fait comme elle le veut ou comme elle le sent, on est toutes différentes! 🙂

le 19/02/2015 à 15h16 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Arf, ce lobby-là fait des ravages. « Si je m’épanouis enceinte ? Mais bien sûr ! J’adooore revoir tout ce que j’avale dans la cuvette des wc ! » Là, effectivement, petite référence à la duchesse de Cambridge pour glamoriser l’ensemble, parfait.

le 19/02/2015 à 17h32 | Répondre

Maman poule

Heureusement que l’on est pas tous pareil et que l’on a pas les mêmes envies, désirs. La grossesse n’est pas forcément un épanouissement et quand bébé est là ce n’est pas toujours l’illumination, l’amour inconditionnel… on l’a porté pendant neuf mois mais il est un peu étranger et il faut du temps pour s’apprivoiser mutuellement (en tout cas c’est mon avis)

le 19/02/2015 à 13h06 | Répondre

Urbanie

Oui, je suis assez d’accord: je sais que je prendrai le temps de découvrir et de connaitre mon bébé quand il sera né.

le 19/02/2015 à 15h17 | Répondre

Piouka

Merci merci merci pour cet article tellement déculpabilisant !
Une excellente copine à moi est tombée enceinte peu de temps avant moi et vit sa grossesse comme une merveille. Elle adore être enceinte et est clairement épanouie. Alors quand je suis tombée enceinte peu après mon mariage, je pensais que ça serait pareil… Oui, mais non. Je n’arrive pas à repenser ma vie avec la grossesse (je fais tout comme avant : la danse, les courses, le boulot…) et je n’ai pas pleuré devant les échos de mon bébé. Même si ça m’a émue.
J’accouche dans quelques mois et je crois encore avoir cette révélation de la « fibre maternelle » quand je verrais mon bébé.
Mais c’est un sentiment tellement culpabilisant que mon début de grossesse a été psychologiquement compliqué et je n’ose en parler à personne tellement j’ai honte.

le 19/02/2015 à 15h49 | Répondre

Virginie

Génial ! les mariés qui financent eux-mêmes pour être sûrs de tout choisir et surtout qui n’invitent pas les enfants ! Quand je t’ai lue, c’était trop tard… heureusement, ils n’étaient pas trop nombreux mdr

L’instinct maternel ?! A mon avis, des bêtises tout ça, la société ou plutôt notre culture nous « oblige » à assurer, donc on assure dans la mesure du possible, c’est tout, c’est plutôt une extrême attentivité qui se développe.
Pour ma part, les enfants des autres m’intéressent très moyennement, mon conjoint et moi-même trouvons la plupart des nourrissons très très moches mais ça ne nous empêche pas de vouloir être parent. Je n’ai jamais changé une seule couche de ma vie, je n’ai jamais fait de baby-sitting (quelle horreur !) en affirmant toujours que je ne le ferai que pour mes propres enfants. J’imagine que ça en choque certains mais nous assumons pleinement notre point de vue.
Carriériste pour une femme, ambitieux pour un homme, ça veut tout dire s’pa ?

le 19/02/2015 à 16h19 | Répondre

sapparot

Ton article me parle a fond.
Enceinte de 5 mois, je suis ravie que ca ne se voit pas encore car je n’envisage pas d’exhiber mon ventre fierement, d’en parler sur les reseaux sociaux. De plus, comme je ne souffre d’aucuns maux depuis le debut (oui, j’en ai de la chance sinon je le vivrai encore plus mal), tout cela me parait encore bien loin.
En plus, je suis expat’ dans un pays lointain et je ne connais aucune femme enceinte dont je suis proche. Donc pas trop de discussions autour du bebe. Et parfois, mes autres amies paraissent plus enthousiastes que moi a l’idee que mon bebe arrive bientot. J’en arrive a me sentir coupable.
Ma mere vient de passer 10 jours chez nous et m’a apporte des vetements de grossesse, des trucs pour le bebe, des magazines a feuilleter et ca m’a completement depasse. J’ai du passer pour une ingrate finie.

Bref, j’espere que cette fibre maternelle va se reveiller au moment ou le bebe arrivera… Heureusement que mon mari est un futur papa poule. Au moins l’un de nous 2 comprendra ce qui nous tombe dessus en juin prochain.

le 19/02/2015 à 20h25 | Répondre

Piouka

Moi aussi je devrais accoucher dans quelques mois (début juillet) ! Je me sens tellement moins seule, ça fait un bien fou! Je n’arrive pas à m’extasier devant les vêtements pour bébé (je trouve ça mignon mais je n’arrive à imaginer MON enfant dedans). Et je ne sais pas parler « gaga » aux bébés : avec mon filleul d’1an ça donne : oh tu t’es coincé les doigts! au lieu de : oh le vilain bobo!
Par contre contrairement à toi, j’ai été très malade les premiers mois et mon ventre à grossi très rapidement, vers 1 mois et demi environ. Donc je me sentais malade et grosse, mais pas du tout enceinte ! Je garde un très mauvais souvenir de cette période et si maintenant j’affiche fièrement mon ventre, c’est pour essayer de me « sentir enceinte ».
Petite question : il y a-t-il des lectrices qui se sont senties maman en étant enceinte ?

le 20/02/2015 à 08h26 | Répondre

Urbanie

Coucou Piouka,

Alors ta question est très pertinente et me parle beaucoup: quand j’étais enceinte l’année dernière, j’en chiais (on va appeler un chat un chat!) et j’avais parfois du mal à me sentir « maman ». En revanche, quand nous avons perdu notre fille et que j’ai accouché, c’est là, à ce moment précis, que je me suis sentie véritablement « maman ». Je pense que cela était en train de germer en moi, sans que je ne m’en rende compte. Et puis être malade m’empêchait aussi très certainement d’être « à fond » dans ma grossesse.

Donc je te dirais de ne pas t’inquiéter, ce n’est pas parce que tu n’es pas à 200% hyper investie que tu ne te sentiras pas maman quand ton bébé arrivera. 🙂

le 20/02/2015 à 11h29 | Répondre

Urbanie

Haha, les proches qui s’emballent presque plus que toi… je connais oui! 😉

le 20/02/2015 à 11h30 | Répondre

Mademoiselle Fleur

Merci pour cet article. Personnellement, j’ai un fort désir d’enfant, mais en même temps j’ai tellement d’angoisses liée à la grossesse en elle même que je doute d’arriver à être particulièrement épanouie.
Après concernant les enfants des autres, globalement j’apprécie leur présence mais bon il y a des fois où je les trouve insupportable. J’ai hésité longtemps pour le mariage, on a finalement choisi de n’inviter de manière subtile que ceux que l’on voulait, et d’indiquer qu’il n’y aurait pas de baby-sitter et que les parents devaient se débrouiller. Conclusion, pour le moment on a tout bon, on ne devrait avoir que les enfants que l’on souhaitait et des bébés.
Mais cela n’a pas été très bien vue par ma belle famille qui voulait que n’arrange tout le monde !
Je ne suis pas particulièrement carriériste mais comme toi j’ai envie d’avoir un boulot qui me plaise et où je me sens bien.

le 20/02/2015 à 08h38 | Répondre

Urbanie

La question des enfants au mariage est toujours très délicate, parce que tu vas forcément vexer quelqu’un si tu annonces que tu ne veux pas que tous les invites viennent avec leur enfant… ils ont parfois un peu de mal à réaliser que ce n’est pas une décision punitive contre eux ou leur enfant, mais que c’est une décision plus large qui englobe l’ensemble des enfants (nous, on en aurait eu 20 de moins de 5 ans pour 80 invités: ça, nos invités parents ne l’ont pas toujours compris).

le 20/02/2015 à 11h36 | Répondre

Jahanara

Je me retrouve en grande partie dans ce que tu racontes : pas d’envie d’enfant jusqu’à avoir rencontré mon mari et même aucune affinité particulière avec les enfants surtout quand ils sont petits ! et j’ai toujours détesté les jeunes parents qui croyant me faire plaisir, me mettaient leur nourrisson dans les bras… ça me stressait, et j’étais bien soulagée quand la mère décidait de reprendre le tout petit…
Bref, ce n’est pas pour autant que je ne veux pas d’enfant. Mais je me dis que je m’adapterai quand ce sera mon bébé, et pas celui de quelqu’un d’autre. Je n’ai jamais été entourée de bébés dans ma famille proche, je n’ai aucune expérience sur le fait de savoir s’occuper d’un nourrisson.
En revanche, quand je suis tombée enceinte, j’ai commencé à m’intéresser à tout ce qui est projet de naissance (à l’occasion, tu peux jeter un coup d’oeil aux recommandations de l’OMS concernant l’accouchement, tu constateras que ce qui est proposé en routine à l’hôpital n’est malheureusement pas ce qui est le plus conseillé pour la maman ou le bébé…) et matériel de puériculture. Je verrai bien le jour où j’aurai des enfants, mais comme toi l’instinct maternel, j’ai un peu de mal à y croire !

le 20/02/2015 à 10h08 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Le problème n’est pas vraiment la routine péri/position gynéco (même si effectivement contredire le mécanisme du corps augmente les risques de césarienne et/ou d’intervention instrumentale) et c’est bien qu’on puisse avoir le choix de ne pas souffrir et de se laisser guider par le corps médical. Je pense que dans beaucoup de pays où la péri est marginale beaucoup de mères regrettent qu’on ne la propose pas (le blog It’s a mum’s life a fait un article édifiant sur « accoucher en Angleterre » il y a quelques jours), même si c’est plus physio. Le principal souci à mon sens c’est qu’on nous impose cette routine très médicalisée.

Il est possible de refuser la péridurale, c’est ce que j’ai fait durant la moitié de mon accouchement. Mais dans beaucoup d’hôpitaux, il faut savoir que pas de péri, ça signifie juste que tu seras clouée à ton lit, attachée au monito et à une perfusion, incapable de bouger, sans aucun accompagnement, et en train de souffrir. Tu demanderas à être détachée, on te répondra : « On ne peut pas, c’est médico-légal » et à accoucher dans une autre position « Non, pour un premier -ou pour un second, un troisième ou un quatrième sûrement aussi- c’est trop risqué ». Que répondre à ça ? On le sait bien, que c’est faux, mais on n’a aucun diplôme de gynécologue à exhiber !

Au final, moi je l’ai prise, la péridurale, et j’en ai été très contente parce que c’était génial de ne plus souffrir. Et puis aussi parce qu’à partir du moment où je l’ai demandée, on a commencé à s’occuper de moi (et à être gentil avec moi !). Mais j’ai détesté le fait d’y avoir été en quelque sorte obligée. Et malheureusement un projet de naissance ne vaudra jamais grand chose face à la fainéantise médicale, maquillée en expertise médicale pour te faire aller dans leur sens.

le 20/02/2015 à 10h57 | Répondre

Nilith lutine

En effet si la maternité n’a pas déjà l’habitude de permettre toutes les possibilités (véritablement, c’est à dire pas seulement péridurale/pas péridurale, mais aussi la possibilité de bouger, de faire sortir le bébé sans être allongée en positon gynécologique – bref, tout ce qui fait qu’autrement, c’est forcément insupportable d’accoucher sans péridurale), le projet de naissance a de fortes probabilités d’être ignoré. 🙁 (Après, autant tenter le coup si on n’a pas le choix !)
Si on a un projet d’accouchement, mieux vaut donc, dans la mesure du possible, trouver une maternité qui pratique volontiers les accouchements « physiologiques ». Et bien se renseigner : certaines cliniques privées surfent sur ce désir qu’ont de plus en plus de futures mamans pour afficher une image très « nature »… Mais s’avèrent en fait être tout ce qu’il y a de plus classiques (voire même pires… -_- ).

le 20/02/2015 à 11h26 | Répondre

Urbanie

En fait, plus qu’une bonne façon de faire ou non les choses, j’ai le sentiment en écoutant les mamans parler qu’un accouchement réussi, c’est avant tout une question d’alchimie entre tes souhaits, mais aussi le personnel qui t’accompagne, leur écoute… et ce qu’il est possible aussi techniquement de faire (parfois, pas moyen d’échapper à une césarienne hélas).

Moi j’ai eu et demandé la péridurale, tout s’est extrêmement bien passé techniquement, je ne me suis sentie à aucun moment clouée au lit ou dépossédée de quoi que ce soit, le personnel était très à l’écoute… on ne m’a rien imposé, et surtout le personnel était aux petits soins et très bienveillant, c’est pour ça que je l’ai aussi « bien » vécu sans doute. Je crois que la notion de bienveillance envers la maman est fondamentale, et ce à toutes les étapes du séjour.
Ca vaut aussi ensuite pour l’allaitement à l’hôpital, par exemple.

Sur les projets d’accouchement, j’imagine que le grand risque, c’est soit de tomber sur un hôpital qui ne prendra pas en compte ta demande (donc à fuir si on sait qu’on ne veut pas du tout de l’accouchement classique) , soit de partir avec une vision hyper idéalisée de comment ton accouchement se passera (toutes les mamans du monde pourront en témoigner, mais un accouchement ne se passe jamais comme on le souhaiterait exactement). Donc il y’a un risque d’être très déçue si on a un projet d’accouchement trop « précis  » je pense.

le 20/02/2015 à 11h46 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

J’avoue, j’ai choisi la facilité et la sécurité de l’hôpital le plus proche de chez moi, qui était un CHU (de toute façon, dans ma région, il n’y ni possibilité d’AAD, ni maison de naissance). J’avais demandé avant à différentes personnes quelles étaient les pratiques et les possibilités que mes souhaits soient respectés mais on s’est toujours montré très flou avec moi.

Ça dépend aussi beaucoup de l’équipe qui s’occupe de toi. Ma soeur (sage-femme, qui a fait beaucoup de ses stages dans ce CHU) m’a dit après coup que le sage-femme qui s’était occupé de moi durant la majeure partie du travail était une sorte de j’m’enfoutiste très attaché à faire son travail de manière standardisée en se posant le moins de questions possible.

Et pour moi aussi à partir du moment où j’ai eu la péri, ça s’est très bien passé. J’étais heureuse de pouvoir me reposer sur mon lit en n’ayant rien à faire et je garde de très bons souvenirs de cette nuit passée à discuter tranquillement de l’avenir avec mon mari. Et véritablement, le personnel est devenu tout à fait bienveillant avec moi à partir de ce moment-là (c’est peut-être aussi, j’avoue, parce que quand tu as très mal, tu as l’impression que la terre entière est contre toi). Ça m’a juste un peu gênée au moment de pousser parce que la seule sensation que j’avais, c’était des picotements dans la cuisse gauche… mais bon, je m’en suis sortie quand même. Et pour le prochain, honnêtement, je ne sais pas du tout ce que je ferai, je n’exclus pas de prendre la péridurale directement.

le 20/02/2015 à 12h44 | Répondre

Nilith lutine

En fait, même quand on aime les enfants et qu’on sourit niaiseusement devant un bébé dans le métro… On n’est pas forcément à l’aise lorsqu’il s’agit de s’occuper des enfants des autres. 😆 Je me sens toujours très maladroite et je ne sais pas trop comment me comporter avec eux.
Même quand on s’intéresse à tout ce qui tourne autour de l’enfance et de la maternité depuis de longues années (ça fait 10 ans pour moi), même lorsqu’on s’imagine mère de famille depuis toujours, on se retrouve parfois déconcertée lorsqu’on y est. 😮 Malgré les nausées du 1er trimestre, malgré les 1ères échographies… Tout ceci reste tellement abstrait, je ne me rends pas compte ! Et là où beaucoup de futures mamans sont capables à n’importe quel moment de dire qu’elles en sont « à [nombre]SA », je n’en sais fichtrement rien ! 😆 (Bon quand il y a une écho qui approche du coup je sais que j’en suis « autour de 22SA, peut-être 21, peut-être 23″… Mais redemande-moi 3 semaines après, je serais bien incapable de te répondre quoi que ce soit.)
Et puis tout cela perd de son caractère « purement mignon » pour devenir « terriblement concret », du coup je m’extasie moins devant le p’tit ensemble, le jouet, le ceci, le cela. IL VA Y AVOIR UN VRAI BÉBÉ, CORNETUDIEU !!!

le 20/02/2015 à 11h44 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

J’ai eu aussi beaucoup de mal à me faire aux « SA », je ne savais jamais non plus où j’en étais :p

le 20/02/2015 à 12h55 | Répondre

Mam' Agrume

C’était encore plus risible dans mon cas (pas de retour de couches).

« Tu es à combien de SA ?
– Euh… une centaine ? »

le 20/02/2015 à 15h42 | Répondre

Nilith lutine

Sinon, je n’ai pas de problème à montrer la photo de l’intérieur de mon utérus lorsqu’il est habité. 😆 Pour autant je ne l’ai jamais annoncé sur mon profil facebook. Et je pense que je n’annoncerais pas la naissance non plus. Parce que, les réseaux sociaux étant ce qu’ils sont, les personnes qui seraient mises au courant par ce biais sont presque exclusivement des personnes avec qui je n’ai aucun lien.

le 20/02/2015 à 12h27 | Répondre

sapparot

Je te suis sur ce coup la. FB, c’est bien, mais j’y ai trop « d’amis » perdu de vue depuis longtemps avec qui je ne discute pas de maniere reguliere.
J’ai mis au courant les « vrais » amis lors d’echanges sur skype ou par email.

le 20/02/2015 à 14h26 | Répondre

Yaelle

A vrai dire avant d’etre mère je n’etais absolument pas interressée par les enfants, même si j’en voulait 4 ( haha la bonne blague! ) cette fibre maternelle est venue apres l’accouchement, j’aime assez ca en fait ! j’aime m’occuper de mes enfants, et j’aime beaucoup ceux des autres même si avant 3 mois je ne les prend jamais dans les bras ( ceux des autres hein )
par contre la grossesse et l’accouchement, c’est juste THE contrainte pour moi,et je deteste les photos posé de bébés, les photos de grossesse et d’allaitement. j’ai été choquée de voir des mamans s’extasier devant des nouveaux né encore pleins de sang ou devant un placenta ( si si un placenta )
donc la fibre maternelle oui mais pas tout ce qui touche a la maternité!

le 20/02/2015 à 13h50 | Répondre

la louve (voir son site)

Pour moi j’aime être avec mes enfants mais j’aime aussi quand ils sont à l’école ou chez la nounou. Pour moi la pause c’est être au boulot ( car j’aime mon boulot). Je ne sais pas si j’ai la fibre maternelle mais j’aime bien être parfois égoïste..mais plus que tout au monde je les aime.

le 20/02/2015 à 14h43 | Répondre

Mlle Mora

Avant d’être mère, je ne m’intéressais pas du tout aux enfants (d’ailleurs quand j’ai annoncé ma grossesse, certaines de mes connaissances sont tombées de haut : hein ? toi tu fais un bébé ?)…
Je n’ai pas l’instinct maternel je pense… mais avoir un enfant m’a un peu ouvert aux autres enfants, parce que je me dis toujours que j’aime bien les regards bienveillants sur ma fille, alors moi aussi, je me sens d’être bienveillante auprès des enfants des autres.
Après… les prendre dans mes bras et m’en occuper… euh non, ça reste exclusif à ma fille !

le 23/02/2015 à 14h54 | Répondre

Floconnette

Avant d’être maman, comme Mlle Mora, je ne m’intéressais pas aux autres enfants et ce genre de conversation m’ennuyait au plus haut point.
Je suis devenue maman et je suis l’opposé maintenant: tout m’intéresse, j’aime bien jouer avec d’autres petits, je suis à l’aise avec un autre bébé…; Comme quoi!
Du coup j’essaie de ne pas trop ennuyer mes amies qui n’aiment pas parler de ça mais je dois reconnaître que c’est duuuuuuuuur j’aime tellement mon loulou d’amour que j’aimerais montrer ses photos et ses vidéos à longueur de journée :-p
J’exagère à peine!

Sinon, je me suis sentie future maman enceinte, et maman à la minute où ce petit être est né. Vraiment, ce fut immédiat, cela m’a surprise et un peu déstabilisée, cet amour si puissant que j’ai ressenti pour ce petit bébé que je ne connaissais pas encore vraiment quelques secondes plus tôt. Et là, cet enfant, c’est presque toute ma vie. J’aime mon mari à la folie mais mon enfant, lui a besoin de moi donc c’es tun amour différent. Mon mari et moi nous sommes choisis et on vit l’un avec l’autre. Le bébé on lui a imposé d’être là et il n’a que nous pour répondre à ses besoins donc on doit le faire, et le sens du mot « amour inconditionnel » prend tout son sens.
PS: j’ai changé la première couche de ma vie à 28 ans sur mon fils tout juste né 😉 et je n’ai jamais baby sitté. J’ai dû porter 2 fois un bébé avant le mien.

le 24/02/2015 à 12h47 | Répondre

Madame Vélo

Comme toi, je n’ai jamais fais de babysitting et la première couche que je changerais sera surement celle de mon bébé quand il sera né !
Je ne suis pas à l’aise avec les bébé et les enfants. Je m’intéresse à beaucoup de choses autour de la maternité, mais surtout parce que je m’inquiète : je sais que je saurais faire (il n’y a pas de raisons) mais comme je ne sais pas faire… ! Je n’ai jamais vraiment approché les enfants des autres parce que j’ai toujours eu peur de mal faire, c’est tellement pas instinctif chez moi ! (par exemple donner un puzzle à un enfant trop petit qui risque d’avaler les pièces…) Et puis je ne sais jamais quoi leur dire, et je n’aime pas jouer avec eux, je m’ennuie vite !J’espère juste que ça sera différent avec mon bébé (mais d’après divers témoignages, d’amies ou sur ce blog, oui, il paraît que c’est différent pour son propre bébé).

le 26/02/2015 à 14h25 | Répondre

Floconnette

J’ai un peu honte mais le lendemain matin (j’ai accouché à presque 20H), j’ai appelé la puéricultrice car elle venait pas pour…. me montrer comment changer la couche de mon bébé -_-
Et ben super gentille elle n’a rien dit et m’a montré, et à mon mari aussi (qui était là ce matin là).
Et après ben j’avais peur d ele prendre mal mais l’instinct y fait beaucoup.
Et comme toi, même encore maintenant, un autre enfant me laisse perplexe parfois car dur à cerner. Pour les objets etc tu apprendras sur le tas, pas besoin d’un doctorat, qd ton gosse commence à manger les coccinelles mortes (vécu) il est temps de planquer les petits objets 😉
Le mien a crapahuté dès 6 mois, en rampant, puis 4 pattes, et là il commence à marcher, donc ça fait un moment qu’on a l’oeil partout lorsqu’il est hors du parc.
Du coup avec d’autres enfants plus jeunes, je situe, mais pas avec des plus âges (genre des fois je leur parle comme à des demeurés et ils me répondent avec une aisance incroyable, je me sens demeurée moi alors!)

le 26/02/2015 à 15h55 | Répondre

Louna

Je ne sais pas si j’ai la fibre maternelle, ni même ce qu’on entend vraiment derrière cette expression, mais une chose est sûre, je me retrouve dans beaucoup de tes remarques.

Tout d’abord, non, ce n’est pas forcément épanouissant d’être enceinte, surtout pendant le 1er trimestre en ce qui me concerne. J’étais juste gonflée, mal à l’aise, essoufflée, nauséeuse à longueur de journée et angoissée tout le temps. Sympa, non?
Alors quand des collègues (notamment des hommes) me disaient : « Tu dois avoir trop la forme, comme tu es chargée d’hormones ! », ça me faisait doucement rire. On voit que ce n’est pas toi qui le porte, ce bébé !
Je ne me suis d’ailleurs pas vraiment sentie maman avant la naissance.
Comme toi, je crois que c’est surtout un mythe culpabilisant pour les futures mamans qui doivent absolument se sentir heureuses et épanouies, fières de leur bidon (histoire de consommer un peu plus !). Bon cela dit, comme Floconnette, j’étais ravie de m’habiller enceinte….! 😉

Tout comme pour toi, dès que j’ai été enceinte, des tas de gens se sont mis à me parler de leurs enfants, alors que comme toi, ça ne m’a jamais intéressée plus que ça, ni avant, ni pendant ma grossesse, ni maintenant que je suis maman.

Par contre, j’ai toujours été à l’aise avec les enfants, notamment les tout-petits. Et j’ai toujours adoré créer un lien particulier avec ces petits êtres que je trouve passionnants : j’étais du genre toujours volontaire pour aller changer les couches de mes neveux et nièces. J’y voyais surtout un moyen d’être tranquille avec le bébé, sans la présence souvent étouffante de tous les autres adultes qui ne laissent pas forcément beaucoup de place. J’ai toujours apprécié les parents qui te font suffisamment confiance pour prendre leur enfant dans les bras, et pour le câliner un peu.
Mais je suis tout à fait consciente que tout le monde n’est pas aussi à l’aise ou n’a pas les mêmes envies, donc je fais attention à « proposer » à mes amis de prendre ma fille dans leurs bras, mais si je détecte la moindre nervosité ou hésitation, je ne la leur impose pas.

Autre expérience, nouvelle pour moi : ma fille va dans une crèche familiale, ce qui implique du temps de présence sur place des parents (3 à 5h par mois). J’ai découvert que je suis vraiment épanouie lorsque je dois gérer les groupes des grands (entre 2 et 3 ans). Autant, je trouve les bébés et les tout-petits mignons, autant je m’ennuie vite avec eux et je sens que je ne suis pas capable de les stimuler aussi bien qu’une puéricultrice. Mais avec les plus grands, c’est un vrai plaisir pour moi de les canaliser, de leur proposer de nouvelles activités, de voir comment réagissent les uns et les autres.
Je sais que par contre je ne pourrais pas en faire mon métier : non seulement j’ai été ravie de reprendre mon boulot à la fin de mon congé mat (je commençais à m’ennuyer sévère à la maison !), mais en plus je n’aurais ni la patience ni l’endurance pour gérer ça au quotidien toute la journée. Mais pendant des périodes courtes, ça me plaît, voire même, ça me fait du bien d’être en compagnie de ces petits bouts de chou si passionnants !

Alors, oui pour passer du temps avec des petits qui ne sont pas forcément les miens, mais pas dans n’importe quelle circonstance (2 bébés et 2 enfants à notre mariage, c’est le maximum autorisé pour ma patience de bridezella !).
Et surtout, non non non non, absolument non pour parler sans arrêt des enfants des autres (ou de ma fille d’ailleurs !) : il n’y a rien de plus chiant, je trouve !

C’est peut-être un peu contradictoire tout ça, non ? Je ne brille pas forcément par ma cohérence, hum hum…. !
Et désolée, je ne voulais pas en écrire tout un pavé, mais ton article m’a inspirée, alors merci !

le 25/02/2015 à 10h29 | Répondre

Urbanie

Coucou,

Non, je vois très bien ce que tu veux dire: j’adore les enfants de mes proches, et j’ai assez bizarrement un super feeling avec les petits de 2/3 ans. Les bébés, c’est plus compliqué, j’ai souvent peur de faire une connerie.
Paradoxalement, je vis une grossesse pas épanouissante du tout, et les enfants des autres m’ennuient pas mal… je pense qu’on est pas obligées d’aimer forcément TOUS les enfants dés lors qu’on est une femme, ou une future maman, c’est tout. Cela ne fait pas de moi une mauvaise personne, c’est juste que ce n’est pas mon truc!

le 28/02/2015 à 19h30 | Répondre

noé

Je pense avoir été sur la même longueur d’onde, et pour le coup c’est de m’être mariée avec mon amoureux depuis 10 ans qui m’a donné envie d’avoir un enfant avec lui. Mais je n’ai pas adoré être enceinte. Par contre depuis que notre enfant est là, mon regard sur celui des autres a changé, je n’ai pas plus envie de tenir les bébés, de câliner les enfants, mais les observer me passionne assez… comme quoi! 😉

le 03/04/2015 à 12h54 | Répondre

Fluffy (voir son site)

Salut. Je ne pense pas que le projet d’accouchement a avoir avec un quelconque sentiment de maternité. On peut ne pas avoir la fibre maternelle mais ne pas supporter la médicalisation à outrance des hôpitaux (par envie, à cause d’antécédents de violences sexuelles, de violences obstétricales lors d’un précédent accouchement). Je n’avais pas la fibre maternelle pendant mon premier, je m’intéressais pas trop au bebe, je ne savais d’ailleurs jamais dire à combien j’en étais mais mon passé a fait que je me voulais pas d’un homme, d’episio, de ventouses ou même d’intervention chirurgicale.

le 09/12/2016 à 22h18 | Répondre

Claire

Bonjour
Te lire me rassure
Je suis actuellement enceinte (7 mois)
Et je ne ressens pas le désir d’enfant
Je me pose bcp de questions incongrues
Pourquoi avoir un enfant ?
À quoi cela sert il ?
Pourquoi l’idée d’avoir avec un enfant rend les gens heureux mais moi cette idée ne me fait rien ?
Je sais que je « gérerais » mais je n’ai pas le désir de l’avoir avec nous en permanence
Mon conjoint est lui heureux à l’idée d’avoir un enfant avec moi
Il voit cela, selon ces mots, comme la réalisation de notre amour
Moi je je visualise rien de tout cela
Je suis heureuse de voir mon conjoint heureux
Mais moi ça ne m’emballe pas
Je ne vois pas en quoi cela nous rendra heureux
Je me dis même plus que ça sera dur pour notre couple
J’avais plus envie de m’épanouir encore plus dans mon couple
Ce bébé me semble s’imposer entre nous
Je ne sais pas à qui en parler..

Toutes mes copines sont enceintes ou viennent d’avoir un bébé
Sauf une qui rêve d’avoir ! Et le mot est faible…
Toutes vivent cela comme un accomplissement
Le fait que cela donne un sens à la vie … etc
Mais moi je ne vois pas pourquoi cela donnerait un sens à mon vie
L’amour pour mon conjoint à donner un sens à ma vie, oui
L’idée de bébé me semble plus aliénant…

Je suis un perdue…

le 22/02/2017 à 09h03 | Répondre

emm

Franchement, vu le nombre de femmes dans mon entourage professionnel :
– qui regrettent d’avoir fait des enfants (une qui va même jusqu’à évoquer que ça lui a « pourri la vie »)
– qui n’ont QUE leurs enfants dans la vie (comme s’il s’agissait d’un exploit d’avoir fait ce que font quasiment tous les êtres vivants, à savoir : se reproduire), qui ne parlent que de ça, de choses tellement sans intérêt que je me force à les écouter en souriant et que je fuis dès que je peux tellement ça me rase…
Quand je vois celles de mon immeuble qui ont fait des enfants parcequ’elles n’avaient pas d’autre sources de revenus (SIC) (je ne dis pas qu’elles ne s’en occupent pas, mais clairement ces enfants n’ont pas été désirés pour eux-mêmes)
Et ceux et celles qui les maltraitent, qui les abandonnent… Et bien je vous le confirme : l’instinct maternel est une belle fumisterie ! Tant mieux pour celles qui en sont pourvues !
Quant à mes amies, chaque fois que j’ai un coup de blues, il suffit que je passe boire un thé chez elles : epuisées ou hurlant après leurs enfants… J’avoue repartir assez vite après LEUR avoir remonté le moral, quand c’était moi qui pensais aller mal…
J’ai plaisir à garder quelques heures par an les enfants de mes amies, mais au-delà, j’avoue que cela devient une véritable corvée. Certains sont plus agréables que d’autres… il faut bien le dire, leur personnalité est importante aussi.
Je n’envie pas les mères de famille, c’est leur choix. L’IVG et la contraception ont enfin permis aux femmes de choisir.
Enfin, ce n’est que mon avis, je pense à ces enfants « utilitaires » et je me dis qu’il y a mieux comme situation. De pus nous allons être bientôt 9 milliards à devoir se partager les ressources, et ça posera inévitablement des problèmes. Personnellement, je ne vois pas un avenir radieux pour les enfants qui naissent aujourd’hui, aussi, je préfère améliorer les choses de mon côté pour offrir aux générations futures une planète encore vivable plutôt que penser égoistement à faire des enfants pour de mauvaises raisons. Bien des populations n’ont pas accès à la contraception et à l’IVG et de très nombreuses femmes se retrouvent contraintes d’élever de nombreuses bouches à nourir dans des conditions difficiles, parfois obligées de les abandonner… Je comprends l’adoption et cela me semble beaucoup plus souhaitable à l’heure actuelle, meme si idéalement évidemment je souhaiterais que toutes les femmes de la planète puissent choisir librement de faire ou non des enfants, sans la pression des hommes, des familles, des autres femmes. Pression totalement irrationnelle puisqu’elle mene à l’appauvrissement de la planète.

le 13/03/2017 à 14h58 | Répondre

Lilizaza

Bonjour, je me retrouve dans votre témoignage. Je n ai jamais voulu avoir d enfants, je pense que c est le fait qu il y a toujours eu beaucoup d enfants chez moi et du coup mes parents s occupaient moins de moi. J ai eu mon enfant il y a 10ans, ce n était pas une grossesse désirée mais pour faire plaisir au papa on l a gardé. Je n ai pas aimé être enceinte j étais étudiante à ce moment et le papa s est mis à beaucoup sortir. Le bébé, l accouchement à été dur car je n ai eu aucune contraction donc césarienne en urgence. J ai réalisé que j étais mère en la voyant mais ce n était pas l euphorie, je peux dire aujourd’hui que j aime ma fille, je donnerai tout pour son bonheur mais je sais au fond que ce n est pas assez, une mère donne plus je pense. Je suis maintenant séparée du papa et pour des raisons professionnelles et pour le bien de notre fille, elle est avec son papa et sa compagne en semaine et moi je la prends un week-end sur deux. Franchement elle ne me manque pas la semaine, je sais qu elle est bien avec son père. Tout ça pour dire que je ne penses pas que cet instinct vient avec le temps, on l a ou pas. Cela dit, on aime toujours nos enfants…

le 21/03/2017 à 15h46 | Répondre

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