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Perdre son enfant avant la naissance


Publié le 12 septembre 2014 par Urbanie

Quand on est enceinte, il y a toujours des gens pour faire part d’histoires tragiques et autres accouchements catastrophiques. Et c’est vraiment pénible ! Alors avant toute chose, saches que tu n’es pas obligée de lire en prime des témoignages qui nourrissent tes angoisses… Et celui-ci risque d’en faire partie.

« Je n’aime pas ce que je vois. » C’est à ce moment précis que j’ai compris que notre bébé était condamné. Et je sais avec une certitude quasi-absolue que je n’oublierai jamais ces mots, pourtant prononcés avec beaucoup de prudence par un spécialiste du diagnostic pré-natal.

lit de bébé avec un mobile

Crédits photo (creative commons) : Dennis Yang

Quelques jours plus tôt, nous étions pourtant relativement confiants pour l’échographie du deuxième trimestre. Assez rapidement cependant, l’échographiste commence à me poser beaucoup de questions : « Est-ce que vous étiez un petit bébé ? Pas de saignements en début de grossesse ? Vous fréquentez beaucoup d’enfants ? ».

En terminant l’échographie, le verdict tombe : il nous faut revoir d’urgence mon obstétricien. Nous nous faisons éjecter de son cabinet comme des malpropres, après avoir attendus une heure et demie en présence d’autres couples le compte-rendu de l’examen.

Heureusement, mon obstétricien est absolument génial : il ouvre en urgence son cabinet dans la soirée, à 21h, et nous dégote un rendez-vous avec un spécialiste renommé, qui nous reçoit deux jours plus tard. Celui, donc, qui « n’aime pas ce qu’il voit ».

Je pense que toutes les futures mamans du monde redoutent d’entendre cette phrase. On sait que cela arrive, parfois, lors des échographies, ou lors de l’accouchement. Le coeur qui s’arrête de battre soudainement, le cerveau qui ne s’est pas formé comme il faut, les reins qui ne fonctionnent pas correctement, la colonne vertébrale qui n’est pas là où elle devrait être… Mais on espère de toutes ses forces que cela ne nous arrivera pas, à nous. C’est arrivé à ma collègue, à ma belle-soeur, à la femme du concierge. Mais ça ne m’arrivera pas à moi, hein ?

Je mange tout ce qu’il faut manger. Je vais chez le médecin régulièrement. J’ai viré de mes produits beauté tous ceux qui pourraient être toxiques pour le bébé. De tous les scenarii catastrophes qu’il m’arrivait d’imaginer, en bonne primipare méga-anxieuse que j’étais, absolument aucun ne se terminait par la mort de mon enfant.

D’ailleurs, quand je suis tombée enceinte, tout le monde me disait de ne pas m’inquiéter. Que « la grossesse, ce n’est pas une maladie ». Que les échographies sont simplement une occasion de voir son bébé. Que de toutes façons en France, la grossesse est trop médicalisée.

J’ai essayé d’écouter tous ces conseils, même si je n’étais pas forcément d’accord avec tout. Pas une maladie, la grossesse ? Moi, j’étais malade comme un chien. Trop médicalisée ? Après tout, si tout peut se passer aussi bien aujourd’hui en France lorsqu’on est enceinte, c’est justement grâce aux progrès de la médecine, non ?

Comme n’importe quelle future maman, j’étais (très !) anxieuse. Mais une fois les trois premiers mois et l’échographie du premier trimestre passés (qui était impeccable), nous avons commencé à respirer un peu. Certes, il y avait bien toujours au moins une personne autour de moi pour me raconter des histoires affreuses, mais je choisissais de ne pas les écouter. (Je continue d’ailleurs de penser, même encore aujourd’hui, qu’il faut être un peu pervers pour raconter des histoires de fausses-couches, de bébés mort-nés ou d’accouchements cataclysmiques à une future maman.)

Suite à ce rendez-vous et pendant un mois, nous avons vécu ce qui doit ressembler à l’enfer sur terre. Les examens pour vérifier l’évolution des malformations et en identifier l’origine (toujours inconnue, encore aujourd’hui). La longue attente entre chaque résultats. La liste des malformations qui s’allonge à chaque nouvelle échographie. Les rendez-vous chez l’échographiste, les obstétriciens, la généticienne, les psychologues, les marches interminables dans les couloirs de l’hôpital pour aller d’une consultation à une autre. Les médecins qui n’osent pas se prononcer. Les nuits blanches à prendre conscience que notre enfant ne grandirait jamais.

Qu’un bébé meure de façon « naturelle » pendant la grossesse, l’accouchement, ou suite à une interruption médicale de grossesse, le résultat est le même : ce n’est pas un fœtus, mais un enfant qui part. C’est un être humain que les parents aiment déjà de façon inconditionnelle. C’est aussi un projet de vie qui s’écroule en quelques jours.

Les gens voudraient croire qu’on s’en « remet » facilement, parce que le bébé n’est pas né vivant, donc que les parents ne l’ont pas vraiment connu. Mais c’est une erreur. Lorsqu’il est désiré, un enfant existe déjà pour ses parents, dès le test de grossesse positif.

Il faut d’ailleurs savoir que, passé 22 semaines d’aménorrhées, l’enfant pourra être déclaré à l’État civil et enregistré dans le livret de famille, qu’il aura droit à des obsèques, et pourra être prénommé. Il « naîtra » par accouchement, dans des conditions similaires à un accouchement classique (et non par une intervention médicale sous anesthésie, comme on pourrait le supposer), et la mère pourra prétendre au congé maternité.

On ne peut donc pas réduire la douleur des parents à une simple perte accidentelle : il s’agit d’un véritable deuil, d’une blessure à vif qui prendra un temps considérable pour cicatriser. Il n’existe d’ailleurs pas de mots dans la langue française pour nommer la perte d’un enfant, mais est-ce vraiment un hasard si nous n’arrivons pas à nommer l’indicible ?

À cela s’ajoute la culpabilité et le sentiment d’injustice des parents : qu’ai-je fait de mal pour ne pas réussir à protéger mon enfant ? Pourquoi nous, qui désirions cet enfant, et pas cette femme, de la rubrique des faits divers, qui a assassiné le sien ? Pourquoi ces femmes enceintes autour de moi, qui ont bu de l’alcool et mangé de la charcuterie roulée sous les aisselles, ont-elles aujourd’hui un bébé en parfaite santé, alors que j’ai passé 6 mois à désinfecter tout ce que je touchais ?

Il n’y a bien entendu aucune justice dans ce genre de drame, pas plus qu’il n’y en a dans d’autres. Une fois le drame passé, il reste aux parents un immense vide, et une nouvelle vie qu’il leur faut réapprendre à aimer… mais ça, je t’en parle très vite.

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Commentaires

28   Commentaires Laisser un commentaire ?

Die Franzoesin (voir son site)

Un témoignage touchant et plein de pudeur. Tu ne dis pas tout – et c´est peut etre mieux pour les futures mamans angoissées qui pourraient te lire – mais tu dis l´essentiel : la douleur, la culpabilité bien sur injustifiée et le deuil. Je te souhaite beaucoup de bonheur pour l´avenir.

le 12/09/2014 à 09h55 | Répondre

Urbanie

Merci!
En fait je ne pense pas que les détails soient importants puisque dans le fond, tous les parents qui traversent cette épreuve se retrouvent au même point, quel que soit ce qui est arrivé à leur bébé.

le 12/09/2014 à 11h30 | Répondre

Meenah (voir son site)

Très touchant, courage !

le 12/09/2014 à 11h24 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Que dire quand on a soi un bébé qui va bien ? J’ai vécu dans l’angoisse de perdre mon bébé du premier au dernier mois de grossesse et encore maintenant qu’elle est née, cette peur ne m’a toujours pas vraiment quittée. Je ne peux pas ressentir ce que tu ressens mais j’imagine l’intensité de ta peine et tu as toute mon affection.

le 12/09/2014 à 12h11 | Répondre

Leaureine (voir son site)

Il y a eu autour de moi ces dernières années beaucoup de deuils péri-nataux…des histoires affreuses comme tu dis…des choses qu’on n’aime pas entendre, qu’on soit enceinte ou non…
Et lorsqu’on est « l’autre », celui qui n’a pas perdu son enfant, celui qui est en face, qui assiste à tout cela, c’est difficile de trouver quoi dire, quoi faire, comment consoler, comment accompagner. Comment être présent sans en faire trop, ni pas assez?
Parfois, certaines personnes se raccrochent à des expériences personnelles « tu sais, moi aussi… » ou proches « ma cousine a vécu la même chose… ». C’est humain. Maladroit, sans doute, mais humain. C’est une tentative pour se rapprocher de l’être qui souffre, une tentative de prendre un peu de sa peine pour la transférer en territoire connu, pour la rendre moins lourde…

Comme tu le dis par ailleurs très justement, il n’y a pas de justice dans le fait de mettre au monde, ou non, un enfant en bonne santé, ou non. Il n’y a pas de justice dans le fait de pouvoir porter un enfant, ou non. Il n’y a que des personnes, face à la vie, à ce qu’elle peut ou veut nous offrir, ou nous reprendre. C’est injuste. Mais qui peut on blâmer?

Comme tu le sais déjà, je suis de tout coeur avec toi, et espère qu’un jour vous aurez la possibilité d’agrandir la famille, puisque, malgré son absence, votre enfant a fait de vous une famille.

le 12/09/2014 à 14h30 | Répondre

Urbanie

Coucou Leaureine,

Oui, en effet, nous sommes devenus une famile!

C’est marrant que tu poses toutes ces questions, c’est le sujet d’un article à venir!
Je comprends tout à fait le désarroi de l’entourage et les maladresses, ça n’est pas évident non plus à gérer, je le vois bien.

Mon histoire, je n’en parle pas avec les femmes enceintes: ce qui m’est arrivé est une histoire unique, pas la peine de faire flipper la terre entière (et, Dieu merci, je suis suffisamment entourée pour pouvoir en parler librement avec mon entourage si besoin, parce que dans le fond, je pense que les nanas qui craquent et qui racontent ces histoires horribles n’ont juste eu personne pour les écouter lorsque ça leur est arrivé – j’exclus les gens peu bienveillants qui veulent aussi juste te faire flipper ou te raconter LA SEULE histoire horrible dont ils ont un jour entendu parler).

Quant au sentiment d’injustice, il existe, mais j’ai la grande chance de ne pas être en colère – ou pas contre la terre entière, du moins. Ca aussi, ça m’aide beaucoup à avancer sereinement.

le 12/09/2014 à 18h47 | Répondre

Mlle Stréssée

Comme je me retrouve en toi. Le manque de tact des proches, les médecins insensibles, la douleur de la perte et de l’absence. Je te souhaite bientôt d’avoir un petit espoir qui saura rendre ton ciel plus beau

le 12/09/2014 à 14h32 | Répondre

Urbanie

Les médecins insensibles… je crois qu’en combinant les témoignages de toutes les mamanges on aurait de quoi en faire un roman!

Cela dit, j’ai eu la chance de tomber sur une équipe de médecins incroyables lorsque j’ai été hospitalisée: il existe aussi des médecins très à l’écoute, il faut leur rendre hommage!

J’ai lu ton témoignage sur la naissance de tes jumeaux, ces choses là ne devraient pas arriver…toutes mes pensées à toi et à tes anges. <3

le 12/09/2014 à 18h50 | Répondre

Madame Nounours

C’est vraiment horrible de perdre un enfant et je n’ose pas imaginer le chagrin des parents par cette perte. Tu as eu de la chance d’avoir été bien aidée par les médecins de l’hôpital où tu as été car c’est pas toujours le cas. Je t’envoie plein de courage et je te souhaite de connaître le bonheur à l’avenir.

le 13/09/2014 à 09h36 | Répondre

Tannabelle

Je ne peux m’empêcher de réagir au commentaire de Die Franzoesin et à ta réponse, Urbanie, parce qu’il touche le plus vrai de tous ces drames. Face au décès de son enfant, il n’y a pas de hiérarchie, pas de catégorie.
Quand ça nous est tombé dessus l’an dernier, juste avant de rencontrer d’autres mamans endeuillées (et quelques papas) dans un groupe de paroles, je me demandais ce qu’elles allaient penser de moi, qui avais tué ma fille par le biais d’une interruption sélective de grossesse, alors qu’elles (pour certaines) avaient perdu leur enfant « sans raison », pour une cause inexpliquée, pour un cordon mal placé, pour un accouchement trop prématuré. Je me disais qu’elles allaient forcément m’en vouloir, me jeter la pierre, me traiter de sorcière, de meurtrière.
Et puis j’ai vite compris que ce n’était pas le cas, qu’il n’y avait pas de place pour le jugement, pour la comparaison entre nous. Les circonstances, les causes sont différentes mais la douleur nous unit. Nous nous comprenons et c’est en ça que côtoyer d’autres parents désenfantés me fait du bien. Être compris, écouté, entendu : c’est tout ce dont on a besoin.

le 13/09/2014 à 10h26 | Répondre

Urbanie

Coucou Tannabelle,

En fait, quel que soit ce qui s’est passé, je crois qu’on a toutes peur du regard de l’autre, ou d’être jugées. En fait, je crois que le regard que l’on attribue à l’autre, c’est avant tout notre propre regard très sévère que nous portons sur nous-mêmes.
Mais je suis bien d’accord: il n’ya aucune hierarchisation dans la douleur!

le 16/09/2014 à 16h58 | Répondre

Marie

C’est un très beau témoignage et je me suis retrouvée deux ans en arrière.
Par contre, petite modification qui a son importance je trouve : il est possible de déclarer son enfant né sans vie même avant 22 semaines. Ce fut notre cas, notre puce, bien que née à 15SA, est sur notre livret (et je connais d’autres mamanges dans le même cas). Et si j’avais voulu, j’aurais pu organiser ses funérailles (elle a été juste incinérée avec d’autres bébés anges dans une crémation collective).

le 16/09/2014 à 16h40 | Répondre

Urbanie

Oui, tu as raison, ça a son importance!
Je me suis basée sur la limite des 22sa pour la notion de viabilité, mais en fait mea culpa, c’est un peu plus subtil que ça!

A partir de 15 SA tu peux avoir un certificat d’acte d’enfant sans vie et possibilité d’obsèques, en effet!

Merci pour la remarque!

le 17/09/2014 à 09h41 | Répondre

EMY

Slt a vous, je viens de lire ton article et comme tu le dis si bien , des le test de grossesse positive, tu te sens parents. Je viens de faire une fausse couche a 6semaines d’aménorrhée, certes c’est tres peu vis a vis de toi, mais la douleur est la . Je sais que seul le temps pourra faire avancer les choses…. Malgrè tout le deuil est difficile, les rêves envolés, et la culpabilité qu’on a est difficile a affronter.
Je te souhaite pleins de courage pour l’avenir …..
Emy

le 17/09/2014 à 11h37 | Répondre

Urbanie

Merci Emy,

Tu sais, chaque douleur est unique, il n’y a pas de « hiérarchisation » entre les gens. Je suis sincèrement désolée pour ce que qui t’es arrivé, j’espère que la vie saura être un peu plus clémente pour toi aussi.

le 24/09/2014 à 13h36 | Répondre

Elo Chow

Comme ton témoignage est touchant et bien écrit. Je vis moi aussi le deuil périnatal et j’aime beaucoup voir que d’autres osent partager le drame de leur vie afin de faire comprendre aux autres ce que c’est… Je pense bien à vous et à ton petit ange.

le 22/09/2014 à 19h57 | Répondre

Urbanie

Bonjour Elo,

Je suis sincèrement désolée d’apprendre que tu traverses une telle épreuve également. 🙁

Écrire, c’est avant tout partager, et j’ai justement choisi de le faire pour que d’autres parents touchés par ce drame se sentent un peu moins seuls. Et j’espère également que cela pourra être utile à l’entourage, qui est parfois décontenancé par ce qui nous arrive.

Je pense bien à vous aussi.

le 24/09/2014 à 13h34 | Répondre

Mademoiselle Rosemat

Je ne devrais pas lire ton article, car je vais moi même devenir maman dans quelques jours (je dirais même, je le suis déjà depuis 9 mois, depuis le jour du test de grossesse).
Mais je prends mon courage à 2 mains, tel que tu l’as fait pour écrire ce témoignage, pour t’apporter tout mon soutien et à vous toutes, les autres mamans qui sont en deuil péri-natal.
Prends soin de toi. <3

le 30/09/2014 à 10h10 | Répondre

Vanessa

Bonjour,
J ai découvert ton article sur comment surmonter le deuil périnatal,il y a deux semaines, après la cérémonie qu on a faite pour notre bébé mort un utero a 6 mois.
Tes articles sont très touchants et provoquent en moi de la sérénité.
Les gens ne savent pas vraiment quoi dire pour nous réconforter,même mon conjoint parfois.
Mais je me dis qu il n y a que les mamanges qui peuvent comprendre, et dans toutes les situations differentes la souffrance reste la même,on a perdu notre bébé.
Je te souhaite beaucoup de bonheur avec ton bébé espoir.
Douces pensées à toutes les mamanges et à nos anges.

le 08/02/2016 à 05h06 | Répondre

Sonia

Je suis très touchée par ce que je lis. Je suis moi aussi sous le choc, encore assommée par ce que je viens de vivre.. Notre petit Théodore souffrait d’une cardiopathie incurable et nous avons dû nous soumettre à une IMG.. le personnel des différents hôpitaux ici, à Lyon, a été très chaleureux, très « soutenant », je ne sais pas comment j’aurais fait sinon..

le 01/03/2016 à 21h57 | Répondre

MarieGR

C’est exactement ça… Il y avait dans mon ventre 2 magnifiques bébés très désirés, des jumeaux monozygotes, une surprise pour doubler notre bonheur… identiques en tout point sauf… sauf qu’un de mes bébés a développé une liste de malformations qui s’allongeait aussi d’échographies en échographies, avant de pouvoir poser un diagnostic : un syndrome de VATER… Son frère, mon autre bébé allait très bien. Même placenta égal destin liés, nous voulions les acceuillir en espérant que notre amour suffirait… et un jour je me suis rendue compte qu’ils étaient trop discrets, eux si dynamiques (je me régalais de les imaginer se découvrant l’un l’autre au creux de mon ventre)… et à 23 semaines nous avons du faire face à la terrible nouvelle de leur envol…

Ça oui j’ai fait attention… attention à tout… mais ça n’a pas suffit… ni notre amour immense… aussi grand que le chagrin qui nous reste….

le 21/06/2016 à 13h52 | Répondre

hardouin

Courage Marie… ce que tu dis m’émeut beaucoup, on a l’impression qu’on ne peut partager qu’avec ceux qui sont passés par ce cauchemar

le 21/06/2016 à 15h16 | Répondre

MarieGR

Merci Hardouin… <3

le 24/06/2016 à 13h43 | Répondre

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