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La période de pré-conception de petit Koala


Publié le 11 avril 2019 par Mère Renarde

Assez vite dans ma relation avec Lhomme, j’ai su qu’il serait le père de mon enfant. Je l’ai senti et je l’ai voulu bien avant même de l’épouser, et pour moi le mariage n’était pas une condition sine qua none à l’arrivée d’un enfant dans notre vie. Lhomme a du freiner mes ardeurs rapidement d’ailleurs, car je lui ai assez rapidement mis la pression je le reconnais.

Malgré tout, nous avons fait les choses dans un ordre classique. On a fini nos études, on s’est fiancé, marié, on a acheté un appartement, et une fois à ce stade est revenu la question de l’enfant, avec ses inquiétudes des 2 côtés.

Crédit: rawpixel.com – Pexels

 

J’ai envie d’un enfant mais je n’ai pas envie d’être enceinte

Etre enceinte n’a jamais été un rêve pour moi. Si j’ai toujours été en admiration devant les autres femmes portant la vie, je n’ai absolument jamais de ma vie éprouvée la moindre envie de l’être moi même. Je savais naturellement que c’était un passage obligé, mais je craignais les tant redoutés désagréments de la gestation. De plus, j’ai un rapport particulier à mon corps. J’ai toujours été en surpoids, et l’idée de ne pas pouvoir gérer la prise de poids moi-même me terrifiait.

Le fait que ma sœur ait été 2 fois enceinte avant moi et eu des grossesses de rêve n’a absolument rien changé à cela. J’étais persuadée que moi, avec ma veine habituelle, j’allais me taper les 3/4 des désagréments possible.

Quand le sujet est devenu de plus en plus concret, je me suis retrouvée à baliser un peu quand même. D’un seul coup, je ne savais plus si je me sentais vraiment capable de sauter le pas, de mettre entre parenthèses ma vie pendant 9 mois, le temps de créer ce petit être-humain.

Et en plus de ces interrogations subjectives, il y avait toute une grosse partie médicale qui rentrait en jeu.

 

Envisager une grossesse avec plusieurs pathologies

Avant tout, j’avais peur que Lhomme et moi n’arrivions pas à concevoir. Je pense que c’est une inquiétude naturelle, mais chez moi, elle était motivée par plusieurs choses.

Lhomme a été victime d’une cryptorchidie à la naissance, c’est à dire qu’un de ses testicules n’était pas descendu. Cela a été corrigé chirurgicalement dans sa toute petite enfance, mais du coup on se demandait quand même si ça n’avait pas affecté sa fertilité.

Et puis il y a moi, avec un dossier médical relativement épais et un profil que les gynécologues n’aiment pas trop: Obésité, asthme, et le petit nouveau de 2017, diabète. En plus de cela, je suis thalassémique, et même s’il s’agit de la forme mineur, il peut y avoir un risque pour le bébé si jamais Lhomme s’avère être porteur de l’anomalie génétique sans le savoir.

La visite pré-conceptionnelle était donc obligatoire pour moi, ne serait-ce que pour me rassurer. De plus, comme il s’agirait d’une grossesse à risque, il était important de partir déjà préparer avec en tête les difficultés qui pourraient apparaître au cours des 9 mois qui suivraient la conception.

Le seule soucis, c’est que je n’avais plus de gynécologue. J’étais suivie avant mon mariage par une « charmante » dame grossophobe. Elle me disait toujours que j’avais un utérus et des trompes magnifiques (oui oui vraiment), mais par contre que j’étais une totale inconsciente de vouloir faire un enfant en étant obèse. Après plusieurs années à encaisser des remarques blessantes sur mon poids, j’en ai eu marre et j’ai arrêté de la voir.  Mais devant ce projet et toutes mes interrogations, je me suis adressée à un gynécologue de l’hôpital Femme Mère Enfant, en espérant trouver de la bienveillance pour une fois. J’avais quelques mois avant consulter en relative urgence suite à un cycle extrêmement long qui commençait vraiment à me faire paniquer. Il avait été assez professionnel et je me disais que puisqu’il voyait plusieurs profils différents, il saurait faire preuve de plus de tolérance.

Crédit: John Rocha – Pexels

 

J’ai pris mon courage à deux mains et ai appelé pour avoir un nouveau rendez-vous. J’y suis allée en préparant minutieusement toute une liste de questions, et bien déterminée à ne pas me démonter s’il s’avérait  finalement être un individu pas sympathique. Je te passe les détails de cette rencontre, mais je me suis retrouvée face à une personne mi-figue, mi-raisin, qui semblait s’ennuyer et être agacé par mes multiples questions, à tel point que je me suis sentie ridicule au bout d’un moment. A défaut d’être agréable, il a bien voulu nous faire une ordonnance pour un test de dépistage de thalassémie pour mon mari. Pour le reste, il m’a juste dit que j’aurais largement le temps de stresser quand je serais enceinte et qu’il espérait être parti en retraite d’ici là … Douche froide totale, mais qu’à cela ne tienne, j’avais au moins l’ordonnance, et je me suis dis que de toutes façons, le moment venu, il n’aurait pas le choix que de m’écouter sérieusement. Et en attendant, nous continuerions a mener notre vie tranquille, et moi à essayer d’équilibrer au mieux mon diabète avec l’aide de mon médecin généraliste.

 

Et toi, avais-tu peur de tomber enceinte ou de ne pas y arriver ? Raconte!


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Commentaires

10   Commentaires Laisser un commentaire ?

Mme Espoir

Tu n’as vraiment pas eu de chance avec ces 2 gynécologues. Au vu de ton projet d’enfant, le second aurait au moins pu te proposer de l’acide folique et prendre un peu plus au sérieux tes craintes légitimes étant donné tes petits soucis de santé.

J’ai eu de la chance avec la gynécologue que j’ai été voir : elle avait été à l’écoute et m’avait de suite pris au sérieux alors qu’on n’avait commencé les essais depuis un mois. Il aurait été très simple pour elle de me dire d’arrêter de paniquer et de revenir quelques mois plus tard !

le 11/04/2019 à 10h06 | Répondre

Mère Renarde

Oui, j’ai mis beaucoup de temps avant de tomber enfin sur un gynécologue qui me prenne vraiment au sérieux. Celui que j’ai actuellement est vraiment génial par contre, à l’écoute, et professionnel.

le 18/04/2019 à 09h27 | Répondre

JujuKiwi

Ca revient souvent la grossophobie chez les personnels de santé français.
J’ai eu ma première fille en France, j’étais en surpoids à l’époque, et c’est vrai qu’il y avait pas mal de pression sur la question du poids, l’angoisse du rdv avec l’anesthésiste, l’angoisse de la pesée à chaque visite … Mes 3 autres enfants, je les ai eu dans d’autres pays, mon problème de surpoids est toujours présent (c’est même plus que du surpoids maintenant ^^), mais on ne m’a jamais embêté avec.

le 11/04/2019 à 11h22 | Répondre

Mère Renarde

Quand j’ai été en Ecosse, j’ai effectivement constaté que le problème de grossophobie était inérant à la France, ou en tout cas beaucoup plus visible chez nous. On juge beaucoup en France sans meme connaitre les gens, en partant du principe que s’ils sont gros c’est parce qu’il sont paresseux et mangent mal. Ce qui est loin d’etre le cas de la majorité pourtant.

le 18/04/2019 à 09h34 | Répondre

Workingmutti (voir son site)

Tiens, un gynéco dans la même veine que la plupart de ceux que j’ai croisé. … Grossophobes au possible, agissant comme si mes pathologies chroniques provenaient de la dite obésité (non).

C’est à cause de ce genre de personnages que des patientes obèses ne détournent des gynécos et des soins en général.

le 11/04/2019 à 13h49 | Répondre

Mère Renarde

Mais oui! combien de fois je suis tombée sur des medecins qui ne me laissaient meme pas le temps de leur expliquer mon cas et me sortait « faites du sport ça ira mieux ». Ouais mais non en fait, c’est pas ça le problème…

le 18/04/2019 à 09h41 | Répondre

elisa

jespère que vous allez trouver le bon. Pour mon 1er, j’étais suivi par une SG à l’hosto quie me faisait la moral sur ma prise de poids alors qu’elle était plus qu’en surpoids. J’étais folle.
Pour ma 2ème, ça allait pas de pression.
Pour le 3ème, mon gynéco ne m’a jamais fait monter sur une balance pour surveiller mon poids. Etre obèse n’interdit pas d’être enceinte et heureusement. Après c’est vrai qu’être en gros surpoids peut rendre difficile une grossesse. Mais faut le dire avec tact et là vous êtes malheureusement mal tombée

le 11/04/2019 à 14h29 | Répondre

Mère Renarde

j’ai fini par trouvé un bon gynécologue et c’est le jour et la nuit par rapport aux 2 que je mentionne. J’en parlerai dans mes prochaines chroniques parce que cet homme a en partie sauvé la vie de ma fille en plus.

le 18/04/2019 à 09h44 | Répondre

Clémence (voir son site)

Les gynécologues grossophobes ou antipathiques j’en ai rencontré une très grande quantité. Maintenant je les FUIS ! J’ai trouvé mon bonheur chez une sage femme.

le 12/04/2019 à 10h45 | Répondre

Mère Renarde

Je n’ai pas eu vraiment l’occasion de me faire suivre par juste une sage-femme, mais j’en entends toujours beaucoup de bien. Et la seule fois où j’en ai eu une a domicile, elle a été adorable. Heureusement qu’il y a cette alternative là, parce que certains gynéco ne devraient vraiment pas exercé tellement ils sont mauvais avec leurs patientes.

le 18/04/2019 à 10h16 | Répondre

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