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Petit bilan des 6 premiers mois avec bébé


Publié le 24 mars 2015 par Louna

Ça fait maintenant quelques temps que j’écris ces articles. Je t’ai raconté ma grossesse en long, en large et en travers, et j’en suis arrivée au point culminant de l’aventure, la naissance ! Et j’avais encore prévu des tas d’articles : les premiers jours à trois, le retour de la maternité ou le début des galères, ou encore comment apprendre à apprivoiser ce petit être bruyant qu’on a pondu….

Mais voilà, l’envie n’y est plus. Avec le recul, je me rends compte que la rédaction de tous ces articles sur ma grossesse m’a fait un bien fou, m’a permis de me recentrer sur moi-même. J’ai pu revivre mon état d’esprit d’alors, à travers la publication de mes articles, et à travers tes remarques et commentaires, et j’en avais besoin. Vraiment besoin. Car la suite n’a pas été facile, et encore maintenant, j’ai souvent du mal à sortir la tête de l’eau. Le fait de me rappeler mon excitation et mon impatience d’alors m’a été d’une grande aide.

Du coup, au lieu d’une narration linéaire, je sens aujourd’hui que j’ai plus besoin d’un bilan sur ces 6 premiers mois avec ChérieChou (eh oui, le temps file à une vitesse dingue, et mon petit bébé d’amour a déjà 6 mois, je n’en reviens pas !).

Peut-être que ce petit bilan pourra te permettre de te projeter un peu, toi, jeune maman ou future jeune maman ? Ou alors, si tu es déjà maman depuis quelques temps, cela te rappellera-t-il des bons moments, ou te fera prendre conscience qu’il y a déjà tout un tas de galère qui ne sont plus que des mauvais souvenirs ?

bilan des 6 premiers mois avec bébé

Crédits photo (creative commons) : Ryan Polei

Qu’est-ce qui a changé dans ma vie ?

Tout ! Je me lève le matin (ou au milieu de la nuit, réveillée par les chouinements de la bête…), et je pense à elle. Mon cœur cogne de bonheur et d’amour, même au milieu du brouillard de la fatigue qui s’accumule depuis 6 mois maintenant. C’est dur au quotidien, surtout que je me suis rendue compte que je suis très sensible au manque de sommeil, tout comme Mister F. (pas de bol !). Mais c’est aussi du bonheur chaque jour, heureusement !

La vie à deux et demi, puis la vie à trois : la place du papa

En fin de grossesse, j’avais trouvé Mister F. un peu moins impliqué, alors que mon petit cerveau carburait à 300 à l’heure sur tous ces questionnements bien naturels pour une pauvre petite primipare perdue : « Vais-je être à la hauteur ? Est-ce qu’on pourra rendre notre enfant heureux ? Quelle mère vais-je être ? » Etc, etc. Je me sentais un peu seule et perdue, j’appréhendais beaucoup la perte d’équilibre que l’arrivée de ce petit être dans notre cocon n’allait pas manquer de provoquer. Je crois que c’est seulement dans les toutes dernières semaines de grossesse que j’ai commencé à me projeter en tant que maman. Il était temps !

Mais pour le papa, il me semble que le début de sa prise de conscience a vraiment été la naissance : j’ai redécouvert mon mari à la naissance de notre fille. Dès le premier regard, je crois qu’il a été fou d’elle. Il était d’ailleurs presque jaloux de ne pas pouvoir nourrir sa fille pendant la période où je l’ai allaitée exclusivement. Du coup, c’est lui qui se levait la nuit pour me l’amener et la mettre au sein.

Maintenant qu’elle carbure aux biberons, c’est encore souvent lui qui se lève si elle a besoin d’un câlin rassurant la nuit. Il a même été mis en arrêt d’épuisement par son médecin traitant, tellement il va au bout de ses forces pour sa petite puce adorée : eh oui, c’est un papa warrior ! Mais le revers de la médaille, c’est que comme il ne sait pas s’économiser pour sa fille, il lui reste rarement suffisamment d’énergie pour sa femme. Mais ça, c’est une autre histoire, que j’aborderai un peu plus tard !

Pendant le congé maternité

Comme notre BébéChou avait décidé de pointer son petit nez en plein été, il a été assez facile pour Mister F. d’être très présent au tout début. Il a pris ses 3 semaines de vacances estivales juste au moment de la naissance. Nous avons donc pu apprivoiser notre petit cœur à deux, tout doucement, béats et bienheureux.

Ces premières semaines ont été presque les plus faciles : nous étions toujours deux pour nous en occuper, ce qui veut dire qu’on pouvait se relayer et toujours soulager l’autre si la fatigue se faisait trop pressante.

Je garde de ces premières semaines un souvenir flou de bonheur et de découvertes, d’angoisse aussi, notamment les premiers temps. J’ai eu la grande chance d’avoir un allaitement facile et un nourrisson très dormeur, donc nous avons pu entrer dans notre rôle de parents en douceur.

Et puis, il a bien fallu que Mister F. retourne au travail. Et là, la machine a commencé à se dérégler légèrement. ChérieChou était un vrai petit ange pendant la journée, faisant de longues siestes, mais à la tombée de la nuit, les pleurs commençaient et pouvaient durer plusieurs heures. Malheureusement pour lui (mais heureusement pour moi !), ça correspondait au moment où Mister F. rentrait à la maison.

Alors là oui, c’était dur dur dur. J’en ai encore une tendinite au poignet d’avoir bercé pendant des heures et des heures, en soirée comme en pleine nuit, le petit berceau sur roulettes de ChérieChou.

Pendant presque 3 mois, il n’a pas été question de partager un repas du soir correctement : l’un mangeait pendant l’autre berçait le monstre. Un peu dur pour des jeunes parents qui ont du mal à se retrouver en tant que couple !

La fin du congé maternité est arrivé, et avec lui les angoisses pour mon retour au boulot…

La crèche

Ça a été aussi le début de l’adaptation à la crèche. Nous avons opté pour une crèche familiale. Je reviendrai sur ce sujet dans un autre article pour t’expliquer comment fonctionne ces structures, que je ne connaissais pas du tout. En tous cas, ça nous convient parfaitement, malgré les efforts que nous devons fournir en plus par rapport à un système de garde en nourrice ou en crèche traditionnelle.

Le début de l’adaptation a été vraiment rude pour moi. Je n’avais encore pas été séparée de ma fille plus de quelques heures, et j’avais du mal à concevoir qu’elle pouvait se passer de moi (puisque moi, je ne pouvais pas me passer d’elle, logique, non ?!).

Heureusement, j’avais commencé le sevrage un peu plus tôt, sinon je pense que ça aurait été encore plus difficile pour moi. Déjà la fin des tétées (que je n’étais pas sûre de vouloir, lorsque j’étais enceinte) avait été très difficile à gérer pour moi (alors que la Miss était passée allègrement du sein eu biberon sans marquer aucune hésitation ! L’ingrate !).

Mister F. avait décidé de prendre ses 10 jours de congé paternité à ce moment-là, en même temps que mes 15 derniers jours de congé maternité. Nous avons donc pu faire l’adaptation à la crèche tous les deux. Un vrai soutien pour la maman poule que j’étais devenue en moins de 3 mois !

Les puéricultrices ont été parfaites et notre fille s’est très facilement adaptée. La voir apaisée et stimulée par ce nouvel environnement m’a bien aidé à accepter cette nouvelle situation.

La reprise du travail

Qui dit fin du congé maternité, dit aussi retour au travail : le choc ! C’est dur de s’y remettre, de lâcher son enfant, et de se lever tôt le matin alors que les nuits sont encore chaotiques.

Bien sûr, c’est motivant puisque ça marque le début de la reprise des relations sociales d’avant bébé. Car oui, bien sûr, tu peux voir sans arrêt du monde pendant ton congé maternité, surtout quand ton bébé est tout petit et qu’il s’endort n’importe où. Et je ne m’en suis pas privée ! Que ce soit les copines du cours de préparation à l’accouchement ou les copines de longue date, ou encore les collègues et amis en fin de journée. Mais ce n’est pas pareil : tu as toujours ton enfant avec toi, et même si tu n’es pas du genre à ne parler que de lui, forcément, les discussions ont tendance à tourner autour des couches et des babillages de ton petit trésor.

Alors que retourner au travail, ça veut dire retrouver des discussions stimulantes, savoir se remobiliser intellectuellement. Ça fait du bien, évidemment, mais quand tu as 3 mois de courtes nuits dans les pattes, ce n’est pas tous les jours facile !

Il faut retrouver sa place dans l’équipe : en fonction de ton métier, ça peut se faire plus ou moins facilement. Moi, j’ai eu la grande chance d’avoir une chef à la fois prévenante et compréhensive (en même temps, c’était la dernière à avoir eu un enfant dans l’équipe, alors les souvenirs devaient être frais pour elle !) : j’ai beaucoup apprécié mon entretien de reprise du travail, où elle a pris le temps de me tenir informée de ce qu’il s’était passé pendant mes 4 mois d’absence. On a rebalayé ensemble mes objectifs à moyens termes, ce qui m’a permis de me remettre dans le bain doucement. Dans la plupart des grandes entreprises, cet entretien de retour au travail est obligatoire, mais en fonction de ton chef, il est peut être plus ou moins utile.

Quand on s’est oubliée pendant 3 mois, que le bien-être et la santé de notre bébé passe avant tout le reste, ce n’est pas toujours facile de retourner à des problématiques abstraites. Cet entretien m’a fait beaucoup de bien pour me relancer sur les rails. Mais aujourd’hui encore, alors que j’ai repris le travail depuis 3 mois, il m’arrive d’avoir à nouveau du mal pour me remobiliser. Je culpabilisais beaucoup au début, je ne trouvais pas ça normal, mais j’ai arrêté de me faire des nœuds au cerveau. J’ai accepté le fait qu’avec un bébé de moins d’un an à la maison, entre les petites maladies de l’hiver, les nuits chaotiques ou les imprévus, je ne pouvais pas encore être à 100% efficace comme je l’ai été auparavant. Il y a des jours avec, et des jours sans.

La prochaine fois, je te parlerai des changements en ce qui concerne la vie sociale et le couple (bien sûr !), et puis je passerai un petit de temps sur les transformations psychologiques de ces derniers mois.

Et toi ? Comment as-tu vécu les grandes étapes des premiers mois de ton bébé ? Tu es très sensible au manque de sommeil ou tu t’en accommode à peu près ? Le papa est tombé complètement amoureux de son bébé dès la naissance, au point d’en faire « trop » et de s’épuiser complètement ? Raconte !

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Commentaires

25   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame D

Oula ! Tu as raison ça rapelle des choses. Ma fille à 15 mois et j’avais completement oublié que pendant les 3 premiers mois nous ne dinnions pas ensemble !
Comme quoi on oublie vite …
Pour nous aussi crèche familiale mais je n’ai pas pu la laisser si vite. Elle a commancé la crèche à 9 mois et j’ai repris le travail a 10.

le 24/03/2015 à 08h53 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

C’est drôle, je me retrouve dans ton article ! Pourtant ma fille a déjà presque 1 an ! Mais on est en plein dans les mêmes questions : reprise du travail, sevrage, adaptation au mode de garde, gestion des nuits difficiles… C’est vrai que l’avoir gardée avec moi aussi longtemps a complètement décalé toutes ces problématiques dans le temps…

Je suis heureuse de voir que pour vous ça s’est fait relativement facilement, j’espère qu’il en ira de même pour nous (même si neuf mois de plus à la maison, c’est neuf mois d’habitudes qui seront sans doute dures à changer)… Pour ne pas être à 100% au travail, par contre, ça me stresse un peu. J’en commence un nouveau et j’ai tout à prouver… J’espère que j’y arriverai.

J’ai hâte de lire tes articles sur la crèche familiale et l’évolution du couple !

le 24/03/2015 à 10h37 | Répondre

Madame D

J’ai repris moi aussi par un nouveau travail.
J’avoue que cela aurait été très dur si je n’avais pas mis ma fille à la crèche 1 mois avant la reprise. Ça m’a permis de mieux le vivre. Les premiers jours je pouvais pleurer dans mon canapé sans avoir besoin de me concentrer sur autre chose. Et faire faire des petits horaires à ma fille. Du coup quand j’ai repris un nouveau travail le mois suivant, j’y suis allé sereinement sachant qu’elle s’y plaisait ! (oui j’ai moi aussi une fille ingrate qui est très heureuse d’aller chez la nounou le matin …).
Courage, c’est un moment difficile mais surtout pour nous !

le 24/03/2015 à 10h46 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Merci, ça me rassure ! Je pense qu’on n’aura qu’une petite semaine d’adaptation ici (dans ma branche, on est rarement embauché plus de deux semaines en avance, et comme je ne savais pas du tout ce que j’allais faire, quels horaires, quel volume, impossible de savoir pour quel mode de garde opter) mais bon, ce sera déjà ça…

le 24/03/2015 à 13h45 | Répondre

Louna

Tu sais Chat-mille, si ça peut te rassurer, même si au début, j’ai eu beaucoup de mal à l’idée de « laisser » ma fille, j’ai été vraiment agréablement surprise de voir comme tout se passait bien, pour elle comme pour moi.
Je vais même oser te sortir le fameux cliché : le fait de passer moins de temps avec elle m’a vraiment permis d’apprécier à sa juste valeur le « temps de qualité » à ses côtés. Forcément, on est plus patient pour gérer ses grognements quand ils nous ont manqué toute la journée ! 😉

Mon conseil, concentre-toi sur les quelques aspects positifs comme celui que je viens de te citer, et tu verras que d’ici quelques mois, vous serez rodées, elle comme toi !

Et pour le boulot pareil : être maman et retrouver ta petite merveille tous les soirs te permettra de relativiser les broutilles professionnelles !

Bon courage pour gérer cette fameuse étape !
(Et après ton article sur l’heureuse femme au foyer, j’espère que tu viendras nous raconter ton expérience d’heureuse femme de retour dans le monde du travail !)

le 24/03/2015 à 14h56 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Oui, tu as raison, je pense qu’on profite plus quand on n’est pas tête dans le guidon. Bon, neuf heures de séparation ça me paraît le bout du monde mais on va espérer que ça passe vite !

Ha ha, heureuse maman travailleuse, je ne sais pas 😉 On va bien voir ! Pas le choix, de toute façon…

le 24/03/2015 à 22h21 |

Mlle Moizelle

Hâte de lire ton article sur les changements sur ton couple: je crois que c’est pour l’instant ce qui me fait le plus peur, moi, pas encore maman… Merci pour cet article en tout cas! 😉

le 24/03/2015 à 11h20 | Répondre

Louna

J’ai beaucoup de mal à le rédiger ce fameux article sur les changements dans le couple…. Désolée, il va falloir encore patienter un peu !

Tout comme toi, c’était l’un des points qui m’angoissait le plus, et certes, ce n’est pas facile tous les jours, mais à force d’astuce et de patience, on finit par retrouver un nouvel équilibre, même si, en ce qui me concerne, je me rends compte qu’il est toujours mouvant. J’espère y voir plus clair au moment de rédiger l’article !

le 24/03/2015 à 14h59 | Répondre

Sophie

On n’imagine pas à quel point la vie peut changer à ce point à l’arrivée d’un enfant… Malgré toutes les difficultés que j’ai surmonté bon gré, mal gré, quand je me retourne sur ma vie d’avant, je me dis souvent que je m’ennuyais complètement, sans enfants ^^
(j’en ai trois, de 3 à 6 ans)

Si je peux en rassurer certaines, j’ai repris mon ancien travail, au bout de 3 ans de cp et 6 mois d’arret maladie, et je me suis sentie comme une nouvelle à devoir re-prouver que j’étais compétente, envers mes collègues, mes chefs mais aussi à moi même. Mais au bout de 2 mois de ce nouveau rythme, je me dis que j’ai bien fait, parce que même si je suis fatiguée, parce que maintenant je cumule emploi à horaires décalés et physiquement intense -3enfants- un mari à aimer et papouiller (nous sommes d’éternels ados) dans une même journée, je me sens vivante et heureuse de faire quelque chose pour moi toute seule :). Même si les débuts au boulot ont été très, très, rudes.

je dirai pour finir: les 6premiers mois chez un bébé sont intenses… mais attendez la suite ^^ vous vous souviendrez de cette période comme une heureuse pause licorne et fleurs à foison 😉

le 24/03/2015 à 17h12 | Répondre

Madame D

Haha ! Mince ! Tu ne nous vends pas du rêve du tout là !!!!
J’ai surtout l’impression que l’on oublie vite les désagréments des débuts. C’est a peine si je me souviens de l’epoque ou je me levais toute les 2 heures, ou des hurlements a répétitions a cause du RGO. Pourtant quand j’y reflechis bien je me souviens en avoir bavé. Mais aujourd’hui je ne vois que le bon coté ! A croire que tout est rose et beau. C’est peut etre pour ça que je veux remettre le couvert !

le 24/03/2015 à 17h19 | Répondre

Louna

Hihi !! C’est ce que me disait ma sage-femme quand elle voyait mes déboires du début : « On est programmé pour se souvenir uniquement des jolies choses, et heureusement, sinon il n’y aurait que des enfants uniques!! »
Ça permet également de se blinder face aux remarques et réflexions de l’entourage (collègues comme famille) qui a tendance à oublier un peu vite que c’est bien galère le début !

le 24/03/2015 à 20h14 | Répondre

Sophie

Ah moi je me souviens de TOUT.
D’avoir regardé gulli pendant 4 mois à 4 h du matin parce que mon ainé prenait son biberon et avait commencé sa journée à cette heure là.
(et d’avoir été décue de ne pas avoir vu la fin du dessin animé que du coup je suivais, quand il a fait ses nuits)
Des coups que me donnait mon 2è qui me faisait hurler de douleur. De la fameuse tranche 18h-minuit où il passait son temps à HURLER pendant que je le berçais.
De tout le rituel que je devais faire pour que ma 3è puisse s’endormir, de ses premières semaines où elle ne dormait que sur moi, et comme elle devait dormir en proclive, je « dormais » demi assise…
Mais j’y repense avec beaucoup de douceur, car ce sont des passages un peu « obligés » que tout nouveau parent connaît un peu ou beaucoup. Je m’y étais préparée pendant ma première grossesse, à me dire que non, tout n’était pas rose bonbon-licorne dans le ciel, avec un nouveau né…
Je me disais souvent pour ne pas craquer que ce n’était qu’un passage et que dans quelques jours/semaines/mois cet épisode sera terminé. (mais remplacé par autre chose, ahah ^^)

On en parle, du terrible two de mon 2è? des réflexions de mon ainé, gentilles, mais quand on se prends dans la face que « maman je sais que tu m’aimes mais arretes de m’appeler par des ptits noms ridicules devant les copains », alors que son enfant a 6 ans, ça fait bizarre ^^. Ou que sa troisième part en courant dans les bras de sa nounou alors que j’ai passé des centaines de nuits à la bercer, à me lever…

Etre parent est un état bien bien ingrat 🙂

Malgré tout, j’en garde de ces épisodes de très bons souvenirs, et quand je raconte à mes garçons ce que j’ai subi quand ils étaient petits, ça amène de franches rigolades 🙂

le 26/03/2015 à 10h57 | Répondre

Louna

Oh la la, Sophie, tu m’effraies un peu avec ce commentaire…. :-/

le 27/03/2015 à 09h50 |

Mlle Mora

Ah, ma fille a presque 14 mois et effectivement ça me rappelle de « souvenirs ». Les nuits entrecoupées, l’impression d’être dans un autre monde à trois, confortable et épuisant en même temps !
J’avais pris un nouveau poste au retour de congé mat, et pas de bol pour moi, le poste s’est avéré vraiment inintéressant, du coup, j’ai pu me mettre à 80% et je profite un peu plus de ma fille !

le 25/03/2015 à 15h01 | Répondre

Louna

Oui, le monde du tout début : cocon de bonheur flou à cause de la fatigue, mais qu’est-ce qu’on était heureux ! C’est vraiment magique ces premiers jours, ces premières semaines à trois, et j’ai adoré pouvoir prendre le temps de découvrir la petite famille qu’on venait de fonder.
Je ne sais pas si on retombe dans cet état semi-gaga pour l’arrivée d’un deuxième, mais j’espère bien ! 😉

le 27/03/2015 à 09h45 | Répondre

audrey

J’ai hate aussi xe lire ton article sur la relation de couple avec un bebe et les relations sociales car dans ma tete un bebe est un peu trop synonime de plus de vie de couple, plus de vie sexuelle, plus de temps pour mes passions perso…et c’est clairement ce qui me freine a avoir un enfant!

le 25/03/2015 à 20h22 | Répondre

Sophie

Je pense, avec le recul (ma dernière a trois ans, donc on a un peu dépassé le stade nouveaux parents), qu’il faut beaucoup de patience, qu’il faut se ménager du temps rien qu’à deux de temps en temps, mais aussi ne pas se voiler la face: quand on devient parent, on devient avant tout un couple parental. le couple passe malheureusement après. (combien de calins on a du interrompre parce que l’un ou l’autre se mettait à pleurer? je ne les ai pas compté ^^).
je dis « malheureusement » mais ce n’est pas négatif: dans notre propre histoire d’amour, nous sommes passés très vite de couple à parents, sans avoir vécu beaucoup de temps rien qu’à deux.
Je pense avec le recul qu’il faut avant tout en profiter à deux, pour pouvoir mieux profiter à trois, sans avoir de regrets (je pense aux voyages: on n’a pas pu en faire rien que tous les deux, ou que des courts séjours…, et pourtant j’aurai bien aimé aller aux Seychelles, visiter New york… c’est un peu plus difficile maintenant avec trois enfants).
Il n’y a pas de recettes miracles, ni de recettes toutes faites pour réussir son couple avec un enfant. Mais il y a des choses qui marchent: ne pas s’oublier soi (je ne suis pas qu’une maman, j’ai aussi une vie sociale sans eux et sans mon mari et je la chéris), ne pas oublier son conjoint (c’est assez rapide en plus: la fatigue, un peu de télé le soir et pouf on s’endort, on rentre dans cette routine assez facilement en plus)…
Il faut beaucoup de respect l’un envers l’autre, beaucoup de compréhension aussi, et de l’amour. mais l’amour s’entretient, à la manière d’une fleur: trop d’eau et elle pourrit, pas assez et elle meurt…
la peur est normale, mais je n’ai jamais regretté d’avoir eu mes enfants aussi rapidement dans notre histoire d’amour. Parce qu’après tout, ils sont le fruit de notre amour, notre belle réussite amoureuse. Et puis nous, nous nous sommes dit qu’on profitera de notre couple avec plus de saveurs que les autres, parce qu’on sait ce qu’on rate en tant que parents, et on sait comment le rattraper. Et les bébés ne restent pas dépendants de nous si longtemps: nous nous autorisons un we en amoureux dans une ville romantique tous les trois mois, sans les enfants, depuis les 2ans de notre dernière. Trois jours, deux nuits, rien que tous les deux. Rien de mieux pour ressouder nos liens affectifs qui peuvent se perdre dans le tumulte de notre famille un peu nombreuse 🙂

le 26/03/2015 à 11h09 | Répondre

Alice la lutine

Coucou Sophie !
C’est intéressant ce que tu évoques ! 🙂 Tu n’aurais pas envie de développer encore un peu plus ce sujet, avec ton expérience et tes réflexions, en nous proposant un petit article, par hasard ? Ça serait chouette ! Ces réflexions aideraient sans doute bien des jeunes parents qui n’ont pas encore ton recul. 😉
Si ça te botte, c’est par là : http://www.dans-ma-tribu.fr/proposer-article/

le 26/03/2015 à 11h33 | Répondre

Sophie

J’y pense 😉
J’ai déjà quelques idées, j’essaye de mettre de l’ordre dans tout ça et j’essayerai de pondre quelque chose de potable 🙂

le 26/03/2015 à 18h30 | Répondre

Alice la lutine

Chouette alors ! 😀

le 26/03/2015 à 18h36 |

audrey

On est ensemble depuis 10 ans, tu vas me dire qu’on a eu le temps d’en profiter…mais je ne trouve pas. Il ‘y a quasiment jamais eu de periode ou financierement ca n’a pas ete dur si bien qu’au final on s’est presque toujours prives des choses qu’on aurait voulu faire. Alors devoir renoncer au peu que j’ai pour un enfant….je suis pas sure de pouvoir.
pour la vie de couple je trouve qu’on en a deja pas temps que ca parce que quand le matin tu pars a 7h et que tu rentres le soir a 20h tu penses juste a aller te coucher quoi.
Autre chose qui m’inquiete c’est que deja que je suis loin d’etre jolie, alors apres avoir eu un enfant, quand ton corps ne ressemble plus a rien je suis pas sure que mon conjoint me trouve tres attirante.

le 28/03/2015 à 10h27 | Répondre

Louna

Je te comprends, et pendant longtemps, c’est ce qui m’a freiné. Mais je peux t’assurer que malgré les adaptations inévitables que j’ai dû faire, notamment en ce qui concerne mes passions perso qu’il a fallu limiter, je ne regrette absolument pas ! Je me suis découverte autrement ! Et puis, je reste optimiste : comme le dit si bien Sophie, bébé ne reste pas dépendant indéfiniment, alors ce que je ne peux plus faire maintenant, rien ne me dit que je ne pourrais pas recommencer plus tard.
On a déjà prévu un week-end en amoureux, histoire de souffler un bon coup, et de savoir ça, ça fait déjà du bien au moral ! 😉

le 27/03/2015 à 09h49 | Répondre

audrey

Merci de ta reponse! En fait je me sens tiraillée entre tous ces desagrements qui me freinent et le fait que j’ai deja 29 ans et que donc je n’ai pas non plus toute la vie devant moi pour me decider…j’ai peur de regretter un jour de m’etre réveillée trop tard. Et puis, de quel droit refuser un enfant a mon conjoint que ca rendrait tellement heureux? Bref comme tu le vois je suis perdue.

le 28/03/2015 à 10h21 | Répondre

Louna

Oh Audrey, je suis désolée de lire ça : c’est difficile d’être perdue avec tous ces questionnements !
Mais déjà, tu as bien fait d’en parler : mettre des mots sur ses angoisses, ça aide à y voir plus clair.

Autre chose : ne te mets pas la pression ! Tu me dis qu’à 29 ans, tu ne veux pas trop traîner, te « réveiller trop tard ». Mais c’est ta vie, celle que tu partages avec ton conjoint. Si pour toi, pour ton équilibre, pour celui de votre couple, il vous faut encore attendre quelques années, ou faire un grand projet à deux avant de vous lancer, eh bien prenez le temps ! Tu n’en seras que plus épanouie par la suite, en offrant à ton conjoint un enfant que vous aurez désiré tous les deux, et qui vous rendra tellement heureux tous les deux.
Je ne peux que t’encourager à partager avec lui tes angoisses, qui sont si naturelles, pour que vous trouviez ensemble la solution qui vous convient le mieux à vous deux.

Rappelle-toi qu’il n’y a pas de norme : quand tu te sentiras prête à te lancer dans l’aventure, tu seras la maman que tu voudras être, complètement gaga devant son bébé d’amour ou 100% active et partisane de la crèche intensive : il n’y a pas de mauvais choix, seulement celui qui vous rend heureux, ta future petite famille et toi !

Et idem pour tes angoisses sur ton physique : c’est à la fois tout à fait naturel et tout à fait normal d’avoir ces appréhensions, et je les partage également. En ce qui me concerne, ça m’a longtemps bloquée pour me lancer dans la maternité, et puis un jour, ça m’a paru secondaire, parce que le désir d’enfant s’est fait plus fort.

Prends ton temps, rien ne presse, et puis c’est une sacrée décision, à prendre à deux !
Bon courage !

le 28/03/2015 à 11h05 | Répondre

audrey

juste un mot : MERCI
DE me comprendre, de ne pas me juger, de ne pas me trouver égoiste ou pas normale ou toutes ces choses que j’ai pu entendre et qu’on a pu me dire. J’en ai presque les larmes aux yeux tellement ce que tu dis me fait du bien.

le 28/03/2015 à 11h13 |

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