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Ces petites phrases que j’aimerais entendre moins souvent pendant ma grossesse


Publié le 30 mars 2015 par Urbanie

Si tu es toi-même enceinte, tu le sais : il y a des choses qu’une femme enceinte entend à longueur de journée, et qui peuvent parfois devenir redondantes (voire agaçantes). Je sais que les commentaires et les remarques sont pour la plupart bienveillants.

Mais voici mon top personnel de ce qui me gêne, ou parfois… me fait un peu grincer des dents.

les phrases agaçantes qu'on entend pendant la grossesse

Crédits photo (creative commons) : Anna Maria Liljestrand

« Han, tu vas manger/ boire ça ? T’es SÛRE ? »

Pourquoi c’est pas très cool : parce qu’aucune femme enceinte ne veut du mal à son futur enfant. Chacune fait comme elle peut, selon ce qu’elle estime être le « mieux » pour elle et son bébé, en fonction des informations (foisonnantes !) qu’elle a reçues.

Il faut savoir que, quand on est enceinte, ce que l’on peut manger tient de l’exception, et non plus de la règle. Je ne sais pas bien comment faisaient nos grands-mères, avant les histoires de listériose et de toxoplasmose, mais la liste des interdits est juste devenue hallucinante.

Or, s’il y’a bien une leçon que j’ai appris de ma première grossesse, à force de côtoyer d’autres femmes enceintes et de demander conseil aux mamans de mon entourage : nous avons toutes un « curseur » personnel sur lequel nous nous basons pour nous nourrir, selon les recommandations des médecins.

L’une flippera sur la toxoplasmose et refusera de voir ne serait-ce qu’une feuille de salade dans son burger, mais acceptera de manger un petit bout de roquefort occasionnellement. Une autre croquera sa pomme avec la peau, mais javellisera son frigo toutes les semaines. Aucune des deux n’a tort, chacune fait de son mieux, c’est tout.

En plus, les consignes alimentaires ont une furieuse tendance à changer au fil du temps : la femme enceinte qui a eu ses premiers enfants il y’a 15 ans, et qui suit toujours les recommandations de son médecin de l’époque (après tout, ses enfants sont en parfaite santé !), mangera sans doute de la charcuterie ou du fromage pas pasteurisé sans y voir le moindre mal.

Pour la boisson, c’est exactement la même chose ! J’ai ainsi déjà vu deux personnes se disputer devant moi pour savoir si j’avais le droit de boire un café… sans même me demander mon avis (« hum, non merci »).

Ce que tu peux faire ou dire à la place : je préfère quand… on ne me dit rien, justement.

« Quoi ? Tu vas boire/ manger ça ? Mais y’a de l’alcool dedans ! »

Je sais, il est très tabou de parler d’alcool pendant la grossesse. Mais je vais prendre ce risque : on est entre nous, on peut débattre librement ! Je sais qu’on recommande très fermement aux femmes enceintes de ne pas boire pendant leur grossesse.

Sauf que moi, mon obstétricien m’a expliqué que je pouvais boire modérément (avant que tu ne m’assassines dans les commentaires : non, je ne le fais pas). Et je sais qu’il n’est pas le seul à le faire, sans y voir le moindre mal. Et pourtant, il est médecin ! Il y’a un réel tabou sur la question de l’alcool pendant la grossesse. Et j’ai l’impression que le corps médical lui-même peut être assez divisé sur ce sujet.

Je vais t’avouer un truc : des femmes enceintes qui ont bu (très modérément) pendant leur grossesse, j’en connais. Plein, même.

J’ai aussi été interloquée et, je dois l’avouer, parfois choquée d’entendre ce genre de discours. Et puis, je me suis rendue compte d’une chose : ces femmes qui boivent modérément pendant leur grossesse font un choix, en toute connaissance de cause. Elles n’ont aucune intention de faire du mal à leur bébé. Et ce n’est, en aucune façon, à moi de les juger ou des les accuser d’être de mauvaises personnes.

En plus, j’ai perdu un bébé l’année dernière, donc les histoires de deuil périnatal, je connais bien. Et pourtant, je m’abstiens de faire des remarques. C’est sans doute personnel, mais je choisis de faire confiance, et de laisser leur libre arbitre aux autres.

Autre point : quand je bois un virgin mojito (c’est à dire sans alcool) en soirée et qu’on me lance des regards de travers… franchement, ça me saoule (alcool, saoule, haha !) (pardon). Ce n’est pas parce que j’ai un gros ventre que la terre entière a le droit de venir scruter le fond de mon assiette ou de mon verre, et de me demander des comptes.

Ce que tu peux faire à la place : me laisser le bénéfice du doute si tu me vois siroter un cocktail (qui sera de toutes façons sans alcool).

« Nan, mais c’est bon ! Tu peux manger/ boire ça, ça va pas te tuer ! »

C’est le corollaire inverse de tout ce que je viens de te dire, mais c’est très énervant aussi. Il s’agit de mon corps, de ma grossesse, de mon bébé. Si je ne veux pas prendre de risques, c’est à moi de le décider.

« Tu peux porter ce truc (lourd) ? Venir à la réunion de 12h à 14h ? Au restaurant de fruits de mer qui est à l’autre bout de la ville ? »

Pourquoi c’est pas très cool : oui, je sais, la grossesse n’est, en soi, pas une maladie. Mais ça n’est pas une raison pour feindre d’ignorer qu’il y’a des choses que je ne peux plus faire comme avant ! Ni que, parfois, je peux être malade ou plus fatiguée que d’habitude.

Ce que tu peux faire à la place : m’aider à aménager les activités ! La réunion, on la fera après le repas. Le gros colis bien lourd, on peut demander à une autre personne de le porter. Et il y’a de très bons restaurants dans le coin, qui servent aussi des plats cuits !

« Ben dis donc ! T’as pas l’air épanouie ! »

Pourquoi c’est pas très cool : parce que je suis déjà au courant, en fait.

Ah, le mythe de la grossesse méga épanouissante… je ne sais pas d’où il sort, celui-là, mais il fait des ravages !

Parce que c’est injuste, mais c’est comme ça : il y’a des femmes enceintes qui ont la peau superbe, une chevelure de déesse, et une énergie folle. D’autres, comme moi, qui sont juste malades. Ou qui font de la rétention d’eau à faire pâlir Loana. Leur signaler qu’elles n’ont pas l’air épanouies n’est pas très sympa : elles le savent, et il est très probable qu’elles le vivent mal, ou qu’elles culpabilisent de ne pas avoir la grossesse de leurs rêves.

Ce que tu peux dire à la place : « Ça va ? Je peux faire quelque chose pour toi ? »

« Ah, t’es enceinte ? Ben nous ça fait 4 ans qu’on essaie, et ça marche pas. » (Avec un regard mauvais et la liste de tes antécédents médicaux pendant l’heure qui suit.)

Pourquoi c’est pas très cool : parce que je n’y suis pour rien, et que là, je me sens juste agressée.

Oui, je sais, la grossesse est parfois une énorme injustice. J’ai perdu un bébé l’année dernière, sans aucune raison, tu te rappelles ? Donc je sais. Crois-moi. La colère, je connais. La culpabilité et le désespoir aussi.

Mais ça n’est pas de la faute de la femme enceinte en face de toi, même si tout cela te semble très injuste. Quand je suis face à une amie en difficulté sur la question, bien entendu je prends des gants pour ne pas parler de ma grossesse en long, en large et en travers. J’essaie de faire attention. Mais il m’est déjà arrivé de me retrouver face à de quasi-étrangères, qui m’ont déroulé leur dossier médical en m’agressant à moitié… et c’est gênant. Parce que j’ai l’impression d’être coupable de quelque chose que je ne maitrise pas. Et dont j’ai moi-même souffert, à ma façon.

Ce que tu peux faire ou dire à la place : alors c’est très personnel, bien entendu. Je sais que j’évitais les femmes enceintes l’année dernière à cause de ça. Pour ne pas me faire souffrir, certes, mais aussi pour ne pas les agresser. Parce que leur bonheur n’est pas lié à mon malheur. Et qu’essayer de les faire culpabiliser ou de les rendre malheureuses ne me rendra pas, moi, plus heureuse.

« Tes nausées/ ta fatigue/ tes fringales… (complète avec le terme de ton choix) sont psychologiques ». Variante : « moi j’étais malade aussi, mais j’étais quand même épanouie ».

Pourquoi c’est pas très cool : parce que cela revient à nier le mal-être (physique et moral) de la femme enceinte qui souffre en face de toi.

Le hic, quand on affirme que les maux de la grossesse sont « psychologiques », c’est qu’on en oublie que la femme enceinte qui en souffre peut néanmoins être réellement très malade. Imaginons que mes nausées soient une manifestation de mon inconscient (pourquoi pas, hein ? Il faut bien que je paye mon psy pour quelque chose !). Il n’empêche que, somatique ou hormonales, le résultat est le même : je vomis. Et c’est pas vraiment drôle.

En plus, tout ça revient à sous-entendre que, quelque part, c’est un peu de ma faute. C’est hyper culpabilisant, alors que je suis déjà très malade, et très déprimée à cause de ça !

C’est encore pire quand tu te compares et que tu as l’air de sous-entendre que toi, au moins, tu gérais mieux. Aïe ! Aïe aïe aïe !

Je pense plutôt que, soit tu as été moins malade que moi (et c’est tant mieux pour toi, on est pas toutes obligées d’en baver !). Soit (et c’est ce qui me semble le plus logique) tu as tout simplement oublié ce que ça faisait.

Je te donne un exemple : lors de ma première grossesse, j’étais épuisée, tout le temps. J’ai même été arrêtée un mois entier à cause de ça. Et puis j’ai perdu le bébé. Je suis retombée enceinte moins d’un an après : figure-toi que je me souvenais bien que j’avais été fatiguée. Je me souvenais bien qu’on m’avait arrêtée pour ça. Mais quand la fatigue est revenue pour ma seconde grossesse, j’ai réalisé à quel point j’avais malgré tout oublié ce que ça faisait, physiquement, d’être aussi fatiguée. Je me souvenais de la fatigue en théorie, mais pas de la sensation, ni du malaise physique que cela représente en réalité. Tout ça, en moins d’un an. Ça parait fou quand on y pense, non ?

Ce que tu peux faire ou dire à la place : « Ma pauvre! J’ai testé ce remède contre les nausées, ça a plutôt bien marché. Ça te dit d’essayer ? »

« Tu veux/ ne veux pas allaiter ? Mais c’est MAL ! »

Pourquoi c’est pas très cool : parce que, quand il s’agit d’allaitement, tout le monde a son avis bien tranché sur la question, et tout le monde essaie plus ou moins de te convaincre.

Si je ne veux pas allaiter, tu vas me sortir la liste des douze mille études que tu as lues pour me prouver par A+B à quel point je suis une horrible mauvaise future maman ! D’ailleurs, mon bébé sera forcément très malade toute sa vie, ses enfants aussi, et la lèpre s’abattra sur notre famille pendant 12 générations (je caricature un peu, tu ne m’en voudras pas). Ou alors, tu vas me dire que oui, j’ai le choix, mais que « c’est quand même mieux si tu allaites parce que »… sans lâcher le morceau pendant l’heure qui suit.

Et ça marche aussi pour celles qui veulent allaiter… et qui se retrouvent accusées de « se compliquer la vie » ou de « faire comme au Moyen-Âge ». Laissez-nos boobs tranquilles !

Dans ce genre de cas, ce qui est le plus blessant, c’est que j’ai l’impression que la personne en face de moi me prend pour une idiote qui ne sait pas ce qu’elle fait. C’est pas vraiment très agréable, je dois te l’avouer.

Alors qu’en fait, quelle que soit ma décision, si je ne suis pas d’accord avec toi… ça ne va pas plus loin que ça. Moi aussi je me suis renseignée sur l’allaitement, les biberons, et ce n’est pas parce que je ne partage pas ton point de vue sur la question que j’ai forcément tort.

Voilà, c’est ma petite liste à moi… encore une fois, je pense que le plus important, c’est de parler à la femme enceinte en face de toi avec bienveillance.

Et ne t’inquiète pas : si tu as entendu parler de « choses à ne pas faire ou à faire » pendant la grossesse, il est fort probable qu’elle en ait entendu parler aussi… voire qu’elle soit plus au courant que toi ! (Puisqu’elle est enceinte !) Si elle fait des choix qui semblent contraire à ce que tu aurais fait, toi, ce n’est pas qu’elle est insouciante ou stupide… c’est juste qu’elle arbitre en fonction de ce qu’elle estime être le mieux pour elle et pour son bébé. Tout simplement !

Et toi ? Quelles phrases entendues pendant toute ta grossesse t’ont bien agacées ? Toi aussi, tu as assisté à des scènes surréalistes où les gens débattaient de ce que tu devais manger, comme si tu n’étais pas là ? Raconte !

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Commentaires

33   Commentaires Laisser un commentaire ?

Yaelle

bon . … ca va j’ai pas trop morflé pendant mes grossesses ^^ pour ce qui est du couple qui galère et de l’allaitement j’ai eu droit mais après l’accouchement . si tu as entendu tout ca en quelques mois wouaou vraiment c’est pas cool du tout, c’est déjà pas une partie de plaisir mais là! moi ce qui m’énervait le plus c’est le  » profite après ca te manquera » a 8 mois de grossesse alors que ca fait des semaines que tu dors mal et que t’as mal partout.. profiter? mais profiter de quoi?

le 30/03/2015 à 08h54 | Répondre

Urbanie

En fait je cumule deux grossesses en un an, donc j’ai accumulé pas mal de remarques en tout genre! 😀

le 30/03/2015 à 15h28 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je rajouter ai pour l’avoir vu et entendu : pas la peine non plus de chercher une validation de ce que toi tu as mal vécu lors des premiers mois de ton enfant auprès des toutes nouvelles maman !
Pour l’allaitement, je dirais que cela ne s’arrête pas non plus à la grossesse. Les « ah tu m’as déjà sevré » et les « mais pourquoi, c’est tellement plus facile », ben, je ne suis pas sûre qu’une jeune maman ait envie de les entendre.
Concernant la bouffe et la boisson, comme tu dis chacun fait en son âme et conscience et il y a tellement d’interdit que cela en devient invivable pour les futures mamans.

le 30/03/2015 à 09h18 | Répondre

Urbanie

Oui, l’allaitement, ça se prolonge aussi après la grossesse: si tu allaites c’est bien, tu es une warrior, mais si tu allaites « trop longtemps » tu en entends aussi des vertes et des pas mures.

le 30/03/2015 à 15h29 | Répondre

Madame D

Perso je trouve que tu etais très épanouie et radieuse lorsque nous nous sommes croisée !
🙂

le 30/03/2015 à 09h59 | Répondre

Madame Violine

Oui, en effet, tout cela est pénible… Soyons optimiste : pour la troisième grossesse, les gens te laissent un peu plus tranquille…Encore faut-il qu’ils soient au courant 😉 Mais c’est très bon de leur dire « non, mais, vous savez, c’est ma 3ème grossesse, je gère, merci ! »
Pour l’alcool, la question de ma gynéco m’a toujours fait sourire : « buvez-vous quotidiennement de l’alcool ? » Moi, ça m’a fait rire, et ça ma fait du bien d’entendre cela et non une leçon de morale !!!

le 30/03/2015 à 10h23 | Répondre

Urbanie

C’est ma deuxième grossesse en un an, les gens n’ont toujours pas compris autour de moi. Espérons que pour la 3eme on m’accorde un peu de répit! 🙂

Et je suis d’accord pour le médecin: c’est toujours plus agréable d’entendre quelqu’un à l’écoute que quelqu’un d’intransigeant.

le 30/03/2015 à 15h31 | Répondre

Madame Vélo

Sur les questions de nourriture et d’alcool, c’est sûr que chacun a son avis, et chaque femme enceinte gère comme elle veut/peut. Pour l’alcool c’est vrai que c’est devenu vraiment tabou ! Alors que nos mamans ont bu (raisonnablement bien sûr !) pendant leurs grossesses et on n’est pas débiles ni dérangés apparemment donc bon. Et même mon beau-père, qui est médecin, trouve acceptable qu’une femme enceinte boive un petit verre de vin de temps en temps. Alors oui, moi j’assume, il m’arrive de temps en temps, lors de repas en famille, de boire 2 à 3 gorgées de vin pour accompagner mon plat. Et oui, je bois du cidre quand je mange des crêpes. Et non, je ne trouve pas ça mal, et évidemment je ne bois pas des verres entiers ni des cocktails d’alcool fort. Et j’ai de la chance parce que mon entourage ne me fait pas de réflexion culpabilisantes par rapport à ça.

le 30/03/2015 à 11h13 | Répondre

Urbanie

Ca dépend beaucoup de l’entourage en effet! Les personnes de la génération de mes parents ont plutôt tendance à ne pas trop hausser les sourcils (vu qu’ils buvaient modérément); mais ça n’est pas une généralité, loin de là. Moi je ne bois pas donc je n’ai pas ce problème, mais quand j’en parle autour de moi, je sens que les réactions deviennent vite tendues parfois.

le 30/03/2015 à 15h32 | Répondre

Madame Coeur

Hooo mais quel article qui tombe à point! On peut franchement dire que ça fait écho chez moi!!! Toutes ces réflexions sur mon alimentation me gonflent! J’ai l’impression d’être sans cesse épiée! J’ajouterais: « Moi je n’ai jamais fait attention et mes enfants sont en bonne santé! » ou encore « Je ne comprends pas, je n’ai jamais ni malade ni fatiguée donc ne fais pas ta femme enceinte! »… grrrr!! Enfin on va dire que ces personnes nous veulent du bien… même si pour ma part, elle me tape un peu sur le système! 🙂 Waw ça fait du bien de l’écrire!

le 30/03/2015 à 11h32 | Répondre

Urbanie

Oui, les femmes qui ont eu des grossesses idylliques (ou, et c’est mon avis: qui ont oublié) et qui te serinent que « c’est pas une maladie »… quand tu es très malade, c’est parfois difficile à entendre. J’ai clairement le sentiment de ne pas être prise au sérieux face à ce genre de personnes, donc je coupe vite la conversation et je parle d’autre chose.

le 30/03/2015 à 15h34 | Répondre

isavoyage

Oui, ça me parle tout ça, même si on ne m’a pas trop embêtée pendant ma grossesse. Sauf la question qui revient sans cesse « tu vas l’allaiter, tu sais que c’est recommandé par l’OMS?? » De la part de quasi inconnus. Heu, c’est quoi ce délire ? En quoi ça vous concerne ??
Sinon, je me souviens d’une amie proche avec qui j’étais dans la rue et qui fumait enceinte : les regards a-ssa-ssins qu’elle se prenait ! Ca m’avait choquée. Il était pourtant évident qu’elle savait ce qu’elle faisait, faisait tout ce qu’elle pouvait pour limiter sa conso de clopes et en souffrait, non ? Ca la rendait dingue le regard et les remarques aggressives à gogo.

le 30/03/2015 à 11h48 | Répondre

Madame D

Pour le coup j’avoue que je ne juge pas sur beaucoup de chose mais la clope je suis horrible. Je suis tout a fait du genre a jeter un regard assasin. Et je te parle meme pas si je croise une maman qui fume avec un bébé en poussette. Mais je sais que je juge trop vite car je suis d’accord, il vaut mieux reduire autant que peux la future maman que d’arreter de stresser pour ça. Le stress est encore plus mauvais.
Je suis archi intolerante sur le sujet, mais promis je me soigne ! C’est vrai que je ne connais pas les gens.

le 30/03/2015 à 12h55 | Répondre

Madame Rose

Coucou, sincèrement, il ne faut pas juger trop vite. Une maie est tombée enceinte sous pilule et ne s’en est rendu compte qu’à deux mois de grossesse. Du coup, elle fumait encore à ce moment-là. Son médecin lui a interdit d’arrêter de fumer trop rapidement à cause du stress et du manque je crois. Du coup il a établi avec elle un programme sur plusieurs mois dont l’objectif était le sevrage avant les 8 mois de grossesse. Il voulait la sevrer pour de vrai, il a donc fait les choses intelligemment et elle n’a jamais repris la clope depuis.j’en connais d’autres que l’on a fait culpabiliser, qui ont arrêté sous la contrainte et trop rapidement, qui ont repris sitôt l’allaitement terminé. Inutile de les faire culpabiliser davantage, c’est écrit sur chaque paquet de clopes et elles ont déjà l’impression d’assassiner leur bébé à chaque clope. Il ne faut pas perdre de vue que la cigarette est une drogue.

le 30/03/2015 à 13h27 | Répondre

Madame D

Oui oui je suis complètement d’accord avec toi. Et puis ce n’est pas à 2 mois de grossesse que j’aurais pu faire un « regard mauvais » ça ne se voit pas encore. En fait les femmes enceintes qui essaye d’arrêter de fumer pendant leurs grossesses devraient avoir une grosse pancarte ‘J’essaye d’arrêter » pour les gens comme moi qui jugent trop vite ! (c’est une blague bien sûr).
Enfin tout ça pour dire que ce n’est pas évidant. Je suis typiquement ce genre de nana à juger et donner des conseils ! Je veux croire que malgré mes travers, je ne mets pas la pression à mes copines futurs maman ou nouvel maman (j’entends plus nouvelle que moi) et que je suis tolérante (en face en tout cas, j’ai quand même le droit de ne pas être d’accord).

le 30/03/2015 à 13h49 | Répondre

Urbanie

Pour le coup, sur la cigarette, j’ai en effet beaucoup entendu qu’il n’était pas bon de stresser le corps (et donc le bébé) en arrêtant d’un seul coup sa consommation, et que le sevrage devait se faire en douceur. Du coup, je ne dis rien aux femmes enceintes qui fument non plus! Et, de ce que j’en vois, c’est déjà hyper difficile d’arrêter de fumer… j’ai la chance de ne jamais avoir commencé, je ne supporte pas l’odeur de cigarette.

le 30/03/2015 à 15h37 |

Nilith lutine

J’avoue être pareille pour la cigarette, mais aussi l’alcool. (Bon par contre le coup de faire les gros yeux pour un cocktail c’est bête, on peut quand même savoir qu’il y a des cocktails sans alcool et avoir au moins le bénéfice du doute !)
Mais je dois dire que j’ai du mal avec la cigarette et l’alcool chez tout le monde, pas seulement pour les femmes enceintes… 😆

le 30/03/2015 à 14h12 | Répondre

Madame D

Olala je suis pareille lol !
Je considère que vue que les medecins n’arrivent pas a s’accorder sur la dangeurosité de l’alcool autant faire zero (c’est quand meme pas si compliqué de se priver pendant 9 mois ?) mais je ne dit rien si je vois des femmes enceintes boire une goutte. Par contre la cigarette … déjà que je suis intolerante avec ceux qui fument et qui n’ont pas d’enfant, alors les femmes enceintes ou jeune maman …. je suis très mauvaise !

le 30/03/2015 à 14h35 | Répondre

Madame D

Ouaa les fautes … J’ai honte ! Pardonnez moi pour vos yeux …

le 30/03/2015 à 14h36 |

Urbanie

Sur l’alcool, j’avais cru comprendre que le risque, ce n’était pas de boire, mais de boire (même une quantité infime) à certaines phases du développement du bébé… sauf que, comme on arrive pas à savoir quelles sont ces phases, ben on recommande de ne pas boire du tout. Mais bon, c’est peut-être des bêtises, hein!

le 30/03/2015 à 15h38 |

Madame Vélo

Pour l’alcool j’avais entendu la même chose que toi Urbanie. Et j’ai cru comprendre aussi que c’était une sorte de « stratégie » : en interdisant l’alcool on est sûr de limiter le danger au maximum, alors qu’en l’autorisant « un petit peu » il y aurait trop de monde pour placer le curseur trop haut et en abuser que ça deviendrait dangereux.
Et par contre je vous rejoins toutes, concernant la cigarette je trouve ça choquant une femme enceinte qui fume et encore pire une maman qui fume en présence de son enfant. Mais c’est vrai qu’il vaut mieux diminuer pendant la grossesse que d’engendrer trop de stresse. Ceci dit, effectivement, la meilleure chose est de ne jamais commencer !

le 30/03/2015 à 17h22 |

Yaelle

il me semble que l’alcool est le plus dangereux au debut de la grossesse , les 2 premiers mois ( je ne sais plus ou par contre ) ensuite évidemment si on ne se saoule pas ca atteint moins le bébé, par contre je pense que clope/alcool même combat autant j’excuse une mère fumeuse ( j’ai fumé ma 1ere et une partie de ma 2e grossesse ) c’est une drogue et c’est svt très compliqué d’arrêter autant l’alcool je comprends pas … c’est très facile de s’en passé ( même pour une ancienne habituée des bars ^^ ) après boire 2/3 verres dans la grossesse ne doit pas être dramatique mais je comprends le discours des médecins car boire un peu pour l’une sera 3 verres en 9 mois et pour l’autre ce sera 3 par mois… je pense que dans ce cas il vaux toujours mieux prôner l’éviction de l’alcool. la clope par contre les médecins ne font pas grand chose pour les futures mères

le 31/03/2015 à 00h26 |

Madame Vélo

Comme quoi chacune place son curseur selon son vécu, son expérience, son entourage, son environnement, etc. ! Pour moi qui n’ai jamais fumé et ne supporte pas l’odeur de cigarette, je suis choquée de voir une femme enceinte fumer. Par contre, venant d’une famille de vigneron j’ai un tout autre point de vue sur le vin (attention, je fais là la différence entre alcool et vin) qui fait partie de ma culture et de mon patrimoine. D’où la conclusion d’Urbanie : ne pas juger quand on ne sait pas !

le 31/03/2015 à 13h54 |

two love

ça n’est pas le sujet, mais une maman qui fume au dessus de la poussette, pour moi, c’est inadmissible. Que ce soit une addiction et que tu ne puisses pas arrêter, je peux le concevoir, (même si je ne vois pas l’intérêt de commencer à fumer), mais tu peux très bien fumer quand ton petit fait la sieste, en te mettant sur le pas de ta porte. Comme ça la maman fume tranquillement sans empoisonner son bébé. Il en est de même pour les mamans fumant en voiture, pas d’excuse.
Par contre, effectivement, quand tu es enceinte, il est parfois plus judicieux de réduire le plus possible que d’arrêter complètement et d’être dans un état de stress pouvant nuire au bébé.

le 30/03/2015 à 15h13 | Répondre

Urbanie

Je suis complètement d’accord: je ne supporte pas qu’on enfume les enfants. Les pauvres, quoi… 🙁

le 30/03/2015 à 15h46 | Répondre

Nilith lutine

Le plus drôle c’est que ce sont souvent les mêmes inconnus qui sont choqués qu’on n’allaite pas… Et qui sont choqués qu’on allaite ENCORE quand Bébé a dépassé 4 mois. 😆 (« Mais tu comptes l’allaiter encore longtemps ?! »)

le 30/03/2015 à 12h25 | Répondre

Urbanie

Oui, pour l’allaitement il « faut » allaiter mais:

Les deux premiers mois (sinon, tu es une mauvaise mère, bouh, honte à toi)
Passés les deux premiers mois, c’est bien de commencer le biberon (sinon, tu es égoïste vis à vis de ton mari, tu le prives de ta poitrine et puis il ne peut pas participer à l’alimentation du bébé)
Puis de passer au biberon tout court passés 6 mois (sinon, tu es une femme bizarre).

J’avoue que cela me met mal à l’aise quand j’entends parler de femmes qui allaitent plusieurs années, pour moi passés 2 ans l’enfant est capable de se nourrir autrement, et vu que la poitrine est quand même perçu comme quelque chose de très sexué en occident (qu’on le veuille ou non), j’aurais peur que le gamin développe un trouble chelou de la sexualité à l’âge adulte. Mais c’est une vision très personnelle des choses, et sans doute porteuse de quelques préjugés!

Mais bon, chacune ses choix, et je ne pense pas qu’il faille pour autant harceler les femmes qui allaitent, et encore moins les harceler sur la durée qu’elles ont choisi.

le 30/03/2015 à 15h43 | Répondre

Démétra

Je suis d’accord avec toi, j’allaite (encore !) ma fille de 5 mois et j’ai entendu « quoi, encore ? Mais tu arrêtes quand ? Il n’y a que le colostrum qui soit bon ! » et de la part d’un homme (sans aucune formation médicale). Et pourtant, je tire mon lait pour pouvoir la laisser ne serait-ce qu’un après-midi à son papa mais elle refuse les biberons ! Mais ça ne me gêne pas de continuer, j’ai pris un congé pour ça mais bon, c’est mon choix et mon mari est d’accord avec ça.

le 31/03/2015 à 01h12 | Répondre

Madame Rose

Je n’ai pas encore d’enfant mais c’est en projet ^^ maintenant je vous donne le point de vue de quelqu’un qui voit ça avec beaucoup de recul jusqu’ici très peu concernée : les pires sont les jeunes mamans ! Je pense que c’est parce qu’elles se sentent encore hyper concernées. En tout cas, dans notre groupe d’amis, , on va sans doute être les derniers à se lancer, j’ai tellement été choquée de l’attitude de certaines (commentaires, leçons de moral diverses et variées, conseils non sollicités) que j’ai dit à mon mari que j’étais tentée de ne parler de notre bébé (futur hein !) Qu’à l’accouchement car je ne supporterai jamais cette attitude  » je sais tout sur tout et j’ai forcément raison parce que j’ai eu un enfant ». L’une de mes dernières amies à avoir accouché hésitait beaucoup concernant l’allaitement… je vous laisse imaginer le débat qui s’en suit quand vous rassemblez plusieurs jeunes mamans autour d’une table… c’était horrible pour mon amie qui m’a fait mal au coeur du coup.

le 30/03/2015 à 13h41 | Répondre

Urbanie

Oui, c’est vrai que, à force d’être infondées d’informations sur ce qu’il « faut » faire ou non pour porter son bébé, puis accoucher, puis l’élever, certaines jeunes mamans finissent pas être convaincues de détenir LE seul moyen de faire… c’est humain, mais c’est en effet pénible. Disons qu’il y’a autant de façons d’élever ton enfant que de femmes!

le 30/03/2015 à 15h46 | Répondre

Maelisa

J’ai de la chance de ne pas avoir tellement de remarques agaçantes, ni sur mon alimentation, ni sur les choix à venir (allaitement/biberon, …)
Mais en travaillant auprès de gens que je vois une à deux fois CHAQUE semaine, j’entends trèèèèèèès souvent : « oh dites donc ! vous vous êtes encore bien arrondie / ça a encore poussé / Depuis la dernière fois … / ça se voit de plus en plus (…)  »

J’ai juste envie de leur répondre que ça risque de les surprendre chaque semaine pendant encore quelques mois ^^
(Non mais vraiment, les gens savent que le ventre s’arrondit jusqu’à l’accouchement ?)

Enfin, ça fait sourire, mais il n’en faut pas quatre dans la même journée ! ^^

le 30/03/2015 à 17h33 | Répondre

Miss Chat

J’ai eu une grossesse qu’on pourrait qualifier d’idyllique et, pour la première fois de ma vie, on m’a souvent dit que j’avais l’air épanouie. Ca me faisait bizarre d’entendre ça et plaisir évidemment mais une partie de moi ne peut pas s’empêcher de penser que c’est très facile d’être ‘épanouie’ quand tu es enceinte même de 8 mois et que tu vis ta vie toujours aussi bien qu’avant … Pour autant (et peut-être à cause de ça ?), je suis très consciente que la plupart des grossesses ne se déroulent pas comme ça et que faire une remarque, même partant d’une bonne intention, à une femme enceinte peut devenir tendu. Alors, autant ne rien dire !

J’ai quand même vécu/subi les remarques sur l’alimentation … aaaah l’enfer ! TOUT devient sujet à débat ! En général, ça partait d’une bonne intention : les gens essaient de faire attention avec ce qu’ils ont comme infos et je trouve ça chouette, même si tout le monde n’appréciera pas de subir des ‘suppositions’ comme ça 🙂
J’ai appris avec ma propre grossesse à relativiser : j’ai fait des choix conscients et je sais que c’est le cas de presque toutes les femmes. Personnellement je faisais très attention au début à tout ce qui était déconseillé/interdit puis, en creusant un peu l’aspect scientifique et les statistiques sur les maladies et autres, j’ai adapté mon ‘régime’.
On sait que l’alcool n’est pas mauvais en petites quantités par exemple, c’est l’exposition prolongée qui est un problème pour le développement du foetus (on ne sait pas à quel point mais on le sait) : je ne suis pas une grande consommatrice, je bois uniquement pour la dégustation et le goût d’une bière ou d’un vin et j’avais envie de continuer à me faire plaisir de temps en temps, toujours dans cette idée du « j’ai envie de goûter », même si j’ai réduit drastiquement les quantités (un verre de champagne à Noël et à mon mariage, un verre de vin à quelques anniversaires et une gorgée de vin/bière chez mon mari quand ceux-ci valaient le détour).
Pour la nourriture, j’ai fait plus particulièrement attention à la fraîcheur et la composition des produits, à bien nettoyer fruits et légumes et j’ai supprimé ce qui était réellement cru de mon alimentation MAIS je n’ai pas fait le haro non plus sur la pauvre tranche de salade dans le burger du restaurant. Je n’ai jamais attrapé les maladies genre toxo auparavant, il n’y avait à mon sens pas de raison que je change radicalement de façon de manger pendant 9 mois.

le 05/04/2015 à 12h51 | Répondre

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