Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Pourquoi il faut arrêter de dire aux enfants qu’ils doivent « se défendre »


Publié le 23 octobre 2014 par Madame Givrée

15h25 dans la cour du collège. Rayan, 11 ans, la joue éraflée, le teint plus rouge que la tomate que j’ai mangée ce midi, essoufflé, hurle à la CPE : « Ben quoi, il m’attaque, j’me défends, c’est tout ! ».

Ma conversation avec une élève a été interrompue par un début de bagarre. Rayan s’est jeté à la gorge de l’élève qui se moquait de lui. Quand la CPE l’a arrêté en plein geste, alors qu’il allait refaire la façade de Kaivyn, il s’est mis sur la défensive, et a hurlé la phrase maudite. Je soupire. Nous sommes le 10 septembre, et c’est la huitième fois que j’entends cet argument.

Mon esprit fait un bond dans le temps, j’entends ma mère me dire qu’il « va falloir que j’apprenne à me défendre, à frapper en retour ». Je me souviens qu’élève de primaire, cette phrase énoncée avec les meilleures intentions du monde me laissait perplexe. J’étais incapable de répondre à la violence par la violence. Au collège, cette même affirmation m’a plongée dans un abîme de déprime et de dénigrement. Elle renforçait mon impression d’être inadaptée, de ne pas répondre aux attentes du reste du monde.

petit garçon triste

Crédits photo (creative commons) : Vale

Cette exclamation, souvent hurlée à la face d’un adulte, me hérisse le poil. Je sais que, derrière cette phrase : « je me défends », il y a des parents soucieux du bien-être de leur progéniture, qui ne pensent pas à mal. Mais l’adulte que je suis, qui gère des adolescents en proie à leurs pulsions à longueur de journée, ne peut s’empêcher de penser qu’apprendre à ses enfants à « se défendre » dans le sens commun du terme, en répondant à la violence par la violence, semble malvenu, voire dangereux à de nombreux égards. Voici mes raisons :

Parce que c’est provoquer une nouvelle agression

Bien sûr, tu veux apprendre à ton enfant à se défendre. Qu’y a-t-il de pire que savoir qu’une personne qu’on aime plus que tout au monde est victime de violences, et souffre ?

Mais lui dire qu’il doit se défendre, trouver une répartie pour clouer le bec de la personne qui se moque de lui, frapper celui qui lui fait du mal, c’est renchérir, et provoquer une nouvelle agression.

En dominant l’autre, on met le besoin d’avoir le pouvoir sur les autres au centre des interactions entre les adolescents. Il doit y avoir un gagnant et un perdant à chaque fois. C’est oublier toutes les nuances que la vie propose, c’est oublier que nous formons ces enfants à leur vie future, et qu’ils auront besoin de nuances dans leur vie adulte.

C’est également oublier qu’un échange d’insultes, ou de coups, suppose qu’un des deux sera humilié. Et justement…

Ça encourage la spirale de violence

Tu le sais aussi bien que moi, il n’y a rien de pire qu’un ego blessé. Quoi de pire que ce sentiment que nous nous sommes humiliés publiquement, que nous avons perdu la face ?

Je suis certaine que, comme moi, tu sais que ce qui succède à ce sentiment : c’est le besoin, l’envie de vengeance. Le besoin de vengeance engendre la pulsion violente, et une spirale de violence commence. La succession de petites humiliations nourrit la rancœur, qui nourrit le besoin de vengeance, et ainsi de suite.

Les passions se déchaînent dans la cour de récré, pas besoin d’ajouter de la haine à tous ces sentiments qui agitent le cœur des enfants !

Ça invalide la place de l’adulte et renforce le sentiment de défiance envers l’adulte

Communiquer avec un adolescent peut parfois être très difficile. Nous passons beaucoup de temps à répéter aux adolescents qu’en cas de besoin, ils peuvent s’adresser à n’importe quel adulte de l’établissement.

Le fait est que peu d’entre eux le font. Pourquoi ? Il y a sûrement beaucoup de raisons, mais l’une d’entre elles est sûrement ce sentiment de défiance qu’ont les ados envers les adultes – tous parties prenantes d’un grand complot anti-amusement des jeunes…

Dire à un enfant, ou à un adolescent, que si on l’agresse, il doit apprendre à se défendre tout seul, c’est nier le fait que des personnes autour de lui peuvent l’aide, c’est nier l’existence d’adultes habilités à intervenir pour lui venir en aide.

Cela renforce la loi du silence qui règne dans les cours de récré et dans la rue. C’est aussi apprendre à l’enfant qu’il n’existe aucune autorité au-dessus de lui, qu’il est le seul garant de sa sécurité et, par extension, de sa place dans la société.

Ça apprend à l’enfant qu’il doit se conformer à un modèle social

Je l’ai évoqué brièvement en introduction, je n’ai jamais été capable de répondre à la violence par la violence. De cela a découlé mon impression d’être inadaptée, ainsi que ce dénigrement qui s’est peu à peu transformé en dégoût de moi même.

Sauf qu’il y a un grand nombre de situations dans lesquelles la victime ne peut simplement pas se défendre pour mettre fin au problème. La nature même de la violence à l’école (harcèlement, racket, coups, menaces, moqueries…) gèle les victimes, les rend apeurées, incapables de se défendre.

La violence à l’école, ce n’est pas seulement un coup, ou une moquerie reçus dans la cour, une seule fois. C’est répétitif, à sens unique (pas deux enfants qui se taquinent ou jouent à se battre, mais un enfant qui subit l’attitude d’un autre enfant), et presque toujours dans un contexte de déséquilibre des pouvoirs (un enfant plus grand, plus solide, plus confiant que l’autre, plusieurs enfants contre un seul…).

Dire aux enfants qu’ils doivent se défendre, c’est mettre sur leurs dos la responsabilité de leur sécurité. C’est dire que s’ils changent, ils pourront mettre fin à la violence dont ils sont victimes. Nous, les adultes, n’avons pas toujours conscience de la portée de nos paroles.

Il n’est pas rare que les enfants, les adolescents, comprennent par là qu’ils doivent changer, qu’ils sont « mauvais », « inadaptés », « incapables de changer », « pas eux-mêmes ». On ne pense pas souvent au corollaire, mais les enfants y pensent : s’ils ne sont pas capable de se défendre, cela veut dire que « c’est leur faute » s’ils sont victimes de violence. Leur estime de soi, en construction pendant l’enfance, très fragile à l’adolescence, s’en retrouve fragilisée, ils se demandent ce qui ne tourne pas rond chez eux, et pourquoi ils n’arrivent pas à faire cesser la violence ou le harcèlement.

Leur dire qu’ils doivent apprendre à se défendre, c’est prendre le risque de faire d’eux des adultes angoissés, voire dépressifs. Parce que même si un enfant réussit à répondre à la violence par la violence (que ce soit par intimidation, ou par une répartie bien sentie, ou même sur Internet), quel message cela renvoie ? Cela apprend à l’enfant d’être PLUS VIOLENT que son agresseur, ou PLUS MÉCHANT que l’autre.

Ces comportements anti-sociaux (parce que, soyons honnêtes : tu n’accepterais jamais d’être frappée par un adulte dont tu t’es moqué) continuent à l’âge adulte, avec l’escalade de violence évoquée avant.

Oui, mais que faire alors ?

Il y a de nombreuses propositions. Certaines conviendront à ton enfant, d’autres pas. Je n’aurai pas la prétention de dresser une liste exhaustive, mais voici quelques pistes :

  • Trouve un élément valorisant chez ton enfant, quelque chose qui le distinguera de ses pairs et lui donnera de la valeur à ses propres yeux. Un sport, une activité culturelle, un don particulier, tout peut faire l’affaire !
  • Suggère-lui des alliés : sa famille, des amis, les adultes de l’école ou du collège. Apprend à ton enfant à faire confiance à son environnement, à ne pas se sentir floué avant même d’avoir donné sa chance au monde extérieur. Il est toujours plus difficile pour un agresseur de faire du mal à une personne entourée de ses amis, qu’à une personne seule.
  • Parle avec ton enfant. Pas seulement quand il est victime – s’il est victime – mais même quand tout va bien. Fais en sorte de débloquer la parole, mets-le en valeur s’il communique, propose ton aide de façon inconditionnelle.
  • N’essaie pas de te débrouiller toute seule. Parfois, parler directement aux parents de la personne qui fait du mal à ton enfant peut aider. Mais c’est une situation délicate, et il vaut toujours mieux avoir une tierce personne, neutre, pour aider à la communication. Tu peux prendre contact avec l’établissement scolaire de ton enfant pour organiser une réunion de médiation, si c’est nécessaire.

Et toi, est-ce que tu apprends à ton enfant à se défendre ? Comment réagis-tu quand ton enfant est victime d’un coup, ou de moqueries ? Comment régissais-tu toi-même quand tu étais à l’école ?

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !

Commentaires

36   Commentaires Laisser un commentaire ?

sarah

Merci Mme Givrée pour cet article. Ayant été moi même la tête de turc plusieurs années au collèges je connais que trop bien ce que tu décris car moi aussi mes parents me disaient de me défendre… hors j’en étais bien incapable, même verbalement car j’avais le trouille que ce que je pouvais dire augmente la violence de mes interlocuteurs. On serait rentré dans un cercle vicieux chacun se défendant à son tour et je n’avais pas envie de rentrer dans ce jeu là. On m’a toujours appris que l’ignorance est pire que tout et je confirme. Il faut réussir à se créer une carapace et quand les autres voient qu’on en a rien à faire de leurs moqueries ils arretent naturellement car ce n’est plus drôle… par contre je sais que j’ai gardé des séquelles de cette période, je ne sais toujours pas me ‘défendre’ par des répliques bien cinglantes et c’est quelque chose que je regrette car j’ai toujours l’impression qu’on pourrait abuser de ma gentillesse facilement.

le 23/10/2014 à 09h27 | Répondre

Caramelle

Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce que tu dis. Bien sûr, répondre à la violence par la violence n’est pas un bon exemple et une « solution » à donner à ses enfants. Mais étant moi-même à l’époque une enfant puis une ado réservée et effrayée par la violence, j’ai plus tard regretté de ne pas avoir eu un comportement plus affirmé. Ne rien dire ou ne rien faire, c’est être le bouc émissaire parfait ! Et oui bien sûr qu’on ne va pas se plaindre aux adultes. Pas parce qu’on s’en méfie (j’aurais tant aimé aller voir un enseignant ou mes parents pour leur en parler !) mais parce que je ne voulais pas être traitée de « balance » et me faire détester de la classe entière ! C’est surtout cet effet de groupe qui dissuade d’en parler aux adultes, il faut être réaliste…
Une seule fois, je suis sortie de mes gonds. Un garçon qui ne faisait que m’asticoter, et qui a fini par insulter ma mère. Je me suis surprise moi-même, mais je l’ai pris sous le col et l’ai plaqué contre le mur. Il a été tellement surpris, qu’il ne m’a plus jamais embêtée et m’a même montré plus de considération ensuite ! C’est peut-être injuste mais c’est comme ça. ça ne m’a pas pour autant donné envie d’être violente à l’avenir et je ne l’ai plus jamais fait. Mais je suis plus nuancée là-dessus.

le 23/10/2014 à 09h29 | Répondre

Claudia

J’ai toujours dit à mes enfants que lorsqu’ils ne répondaient pas, semblaient indifférents, les attaques cesseraient d’amuser les agresseurs. Et que, même sans aller jusqu’`a dénoncer, ils pouvaient toujours se rapprocher de l’adulte référent du lieu où ils se trouvaient, les attaques avec témoin adulte étant bien moins fréquentes.

le 23/10/2014 à 09h48 | Répondre

Margot

L’indifférence au collège comme réponse, ça ne fonctionne pas, j’en ai longtemps fait l’expérience (trois ans d’indifférence pour un changement de collège au final). Cela fonctionnerait si l’enfant était vraiment indifférent et répondait par un mépris glacé. Mais alors il ne serait pas touché, ne serait donc pas une victime. Et dans ce cas il est peut probable qu’on ait même commencé à l’attaquer.
La soi disant réponse « indifférente » du petit harcelé est l’espoir qu’on le laisse tranquille, et ça ne fonctionne pas bien. Moi je crois au pouvoir de l’équipe éducative, qui ne doit jamais laisser passer une insulte. Et pourquoi pas à la création d’un esprit de classe, à un éventuel rôle des délégués, pour ne pas apprendre à se soumettre…

le 23/10/2014 à 10h24 | Répondre

Pivoiline

Je ne sais pas, justement nous on est d’accord sur ce point, on expliquera à notre enfant qu’il faut savoir se défendre…
Après je voudrais nuancer un peu, nous avons tous les deux été des têtes de turc justement, à qui nos parents ont enseigné « on répond aux imbéciles par le silence ». Pour nous deux, ça a été un échec.
Par contre, je suis d’accord que répondre à une moquerie par de la violence ou des coups, ce n’est pas la solution, et ce n’est pas une chose que nous voulons inculquer.
Mais j’ai envie que mon enfant soit capable de répondre à des coups de pieds dans le ventre dans la cours de récrée, à des bousculades suivi de coups de coudes/pieds/gifles donné l’air de rien dans un couloir, ne serait ce que pour crée un « effet de surprise » sur l’agresseur et qu’il n’ai plus l’envie de s’en prendre à lui…
J’espère tout de même par dessus tout qu’il n’aura pas à subir ça, que si pas malheur ça lui arrive, il saura venir nous en parler pour qu’on puisse trouver une solution et qu’il puisse comprendre que nous mesurons bien l’importance de ces violences (pour en avoir subit pas mal à l’école, l’indifférence des profs lorsque tu oses enfin leur parler est pire que tout…).
Bref, je ne sais quelle sera la meilleure solution, je pense surtout que l’on avisera au cas pas cas en fait..

le 23/10/2014 à 11h53 | Répondre

cedrine

j’apprend à mes filles à se « defendre » et je l’assume totalement
comme je pense la plupart des parents, j’ai eu de bonnes intentions au depart, j’étais encore dans mon monde de bisounours, j’étais dans mes grandes théories. « Ne tape pas, n’insulte pas, va dire à la maitresse si quelqu’un t’embete… »
Cependant, j’ai eu des soucis avec mon ainée quand elle était en CP, Et là, désolée mais tout à changer, on a commencé à l’ennuyer car elle etait timide, avait peu d’amies. Au début, je rabachais « mais dis le à la maitresse, elle est là pour t’aider ». Mais voilà, la maitresse et ses collegues ne faisaient rien. Ma fille me disait « mais je l’ai dit à la maitresse, elle m’a dit que c’est rien ». Du coup, moi aussi je me suis dit que ce n’etait rien. Ma fille qui adorait l’école avant, ne voulait plus y aller, faisait tres souvent des cauchemars . La maitresse disait à ma fille de ne pas s’approcher de ceux qui l’embetaient (des grandes, des Cm2), lui disait meme de ne pas aller à tel ou tel endroit ou de rester pres d’elle pendant la récré. Cela est devenu pesant, tres pesant. Un comble quand meme, l’enfant victime est presque « puni » pour ce qu’il subit Le jour est arrivé où là, la réalité m’est tombée dessus, j’ai decouvert un dessin de ma fille montrant des grandes taper une petite fille en pleurs, malgré toutes les conversations que j’avais eu avec ma fille, elle m’avait juste dit que les autres lui disait des gros mots, se moquaient d’elle, je ne pensais pas que cela était aussi grave. De colère, je suis partie à l’ecole et ai demandé a voir ma fille sur le champs. Devant mon enervement, le directeur m’a prété son bureau, j’ai discuté longuement avec ma fille et là, j’ai appris tout ce qu’on faisait à ma fille, qu’on la poussait dans les escaliers, la faisait tomber, qu’elle se cachait toute la recre dans les toilettes pour eviter les autres. j’ai appris qu’on la frappait et quand je lui ai demandé pourquoi elle ne me l’avait pas dit, elle m’a repondu que je disais toujours qu’il ne fallait pas taper, ni insulter, qu’on s’en fout de tout ce qu’ils disent les autres… elle m’a dit qu’elle n’a rien dit parce qu’elle avait peur de me décevoir car « c’est un bébé », ce que disaient ou faisaientt les autres, elle s’en foutait pas, ca lui faisait de la peine et qu’elle n’était pas aussi forte que moi. En gros elle avait peur que je pense qu’elle était faible. J’ai fait d’elle une victime malgré moi à proner la paix, le calme, la serenité
Je m’en suis voulu, la vie c’est pas faire semblant que tout va bien, que rien nous touche, la vie bah désolée mais c’est lutter pour ne pas se faire bouffer.
Alors j’ai eu mes torts, les maitresses aussi et meme apres avoir discuté avec elles, elles n’ont rien fait, il a fallu que je m’enerve, que j’aille enguirlander chacun des momes , que je me prenne la tete avec les parents des gosses (bah oui, forcement c’est la faute de ma fille, elle n’avait qu’a ne pas regarder les grands, hein, elle n’avait qu’a se defendre… voila ce qu’on m’a dit) et qu’au final je menace tout le monde école comme parents de deposer plainte pour que là, les choses bougent. Depuis, j’ai appris à ma fille à repondre, on t’insulte et bah tu réponds, on te pousse, et bah tu pousses et meme un plus grand, de continuer à le dire à la maitresse et que si elle ne faisait rien et bah tant pis de dire à la maitresse qu’elle me le dirait si elle ne faisait rien et que JE VIENDRAIS (I’ll be back LOL) et je restais à l’affut du moindre changement chez ma fille de comportement. Cependant, certes ma fille se défend mais jamais ce sera elle qui commencera, ca je lui ai bien fait comprendre.
J’ai 3 autres filles apres elle, chacune se defend elle meme, ne se laisse pas faire et ca des la maternelle, « tu me prends un truc des mains, tant pis pour toi, je te le reprend, tu me donnes une claque, je te la rend car je n’ai pas peur de toi, qui que tu sois, fille ou garçon, plus grand que moi …
« Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui l’autre », non chez nous c’est fini c’est « oeil pou oeil, dent pour dent »

le 25/10/2014 à 22h08 | Répondre

Marina

Quand mon fils est entré à l’école, avec son père nous lui avons fait tout au long des premières années les recommandations d’usage : tu ne tapes pas, si on t’embête tu ne réponds pas par la violence, tu vas voir la maîtresse ou tu nous en parles, tu ne réponds pas à un coup par un coup… Pendant la maternelle c’était facile, les instits sont très à l’écoute et les enfants plutôt sages… cà s’est bien gâté en entrant au CP ! mon fils qui n’était déjà pas par nature un bagarreur, plutôt un grand calme contemplatif, a commencé à nous raconter que dans la cour il se faisait embêter, et on a fini par comprendre qu’il passait pour le poltron de service, à qui on peut balancer un coup de pied sans qu’il réponde jamais rien. Il ne s’agissait pas de faits « graves » (racket, humiliation…) mais de chamailleries entre enfants dont certains apprenaient en famille que les conflits se règlent par les coups. Le genre de chamailleries auxquelles les instit répondent par « ooooh, çà suffit, débrouillez-vous ». mon fils était très malheureux parce que les règles qu’on lui avaient appris le desservaient. On a donc un peu revu notre position : on a maintenu nos recommandations, en y ajoutant « si cet enfant n’a pas compris et continue à t’embêter, tu te fâches très fort et si tu te fais empoigner et que tu ne peux plus te dégager, tu donnes un coup pour te défendre ». Après deux ou trois mises en pratique, çà allait beaucoup mieux ! il ne se fait plus embêter…
Bref il y a vraiment un juste milieu à trouver. Je suis d’accord que certaines violences visent justement les enfants faibles, la victime est bien choisie, et lui dire « défends toi » c’est encore pire parce que çà lui fait porter la responsabilité des agissements puisqu’il ne sait pas se défendre… et à l’inverse, leur enseigner l’indifférence ne marche pas toujours comme le dit justement Caramelle…

le 23/10/2014 à 13h44 | Répondre

Emma June (voir son site)

Mon fils est encore en maternelle mais ton approche est très bien je trouve!(et oui, se dire qu’enseigner la non-violence dessert, c’est déprimant) je pense que c’est ainsi qu’elle évoluera pour moi avec mon loulou grandissant car il n’y a pas d’autres moyens et c’est bien triste..

le 23/10/2014 à 15h53 | Répondre

Emma June (voir son site)

Je déteste également cette phrase! Je déteste tout autant penser à mon enfant en tant que victime et tout autant en tant qu’agresseur! Malheureusement, il semble que MisterBB (comme moi) soit plutôt du côté des « trop gentils » et franchement, les alternatives à « tu peux te défendre » sont faibles je trouve…Bien sûr à 3 ans et demi, je lui ai dis que si on lui faisait mal il devait avertir un adulte et repousser l’enfant en question (sans le frapper) mais bon, j’ai pu observer que certains enfants n’arrivent absolument pas à entendre raison même face à la douleur de l’autre, même avec des mots non agressifs pour les « apaiser » (et c’est flippant). Le monde actuel est complétement basé sur la loi du plus fort alors je trouve ces situations plus que compliquées et je n’ai malheureusement pas la solution entre les mains 🙁

le 23/10/2014 à 15h51 | Répondre

Toscane

Au début, c’est ce qu’on disait à notre fils… Et puis, le voir rentrer de l’école avec des bleus partout, des griffures et en pleurs. Après des dizaines de rendez vous avec les maitresses qui ne changent rien, on a dit à notre fils de se défendre.
Ce n’est peut être pas très bien du point de vue éducatif, c’est sur, mais ça ne pouvait plus durer. Et les bleus ont cessé.
Maintenant mon loulou a changé d’école et tout se passe pour le mieux. Et il ne tape pas gratuitement.
J ai eu très peur pour mon fils. Je le voyais changer de comportement, se renfermer… Et comme les maitresses ne faisaient rien…
Je ne voit pas ce qui aurait pu être fait d’autres…

le 23/10/2014 à 16h07 | Répondre

Yaelle

en fait en theorie je suis completement d’accord le seul soucis c’est que mes enfants ne sont pas encore scolarisé et je en sait pas si je ne dirais pas a mes enfants de ne pas se defendre… meme avec la meilleur volonté du monde on ne peut pas faire l’education des enfants violent et encore moins celle de leurs parents qui laisse faire, il est là le problème …
honnetement je ne sais pas comment je vais gérer ca, ca me fait peur :/

le 23/10/2014 à 16h44 | Répondre

Mlle Mora

C’est intéressant ton article car il pose une question importante pour tout parent… Ma fille est encore loin d’aller à l’école, mais j’espère parvenir à lui apprendre à avoir suffisamment confiance en elle pour avoir son groupe d’ami(e)s qui lui permettra d’être à l’abri de la violence, comme ce fut le cas pour moi au collège.
Ton article me fait penser au film Carnage où des parents se rencontrent suite à une altercation entre leurs fils, on voit à quel point l’éducation des parents influe sur le comportement des enfants. On a de grosses responsabilités en tant que parents… J’espère que j’arriverai à gérer ça avec ma fille…

le 23/10/2014 à 18h53 | Répondre

Melle Suisse

L’article est très intéressant mais le problème, c’est qu’em règle générale, l?équipe éducative ne fait rien. J’ai vu une fille se faire littéralement tabassée par d’autres, toutes de la même école, mais comme cela s’est passé à 10 metres de l’école, personne n’a rien fait. Donc il y a des chances que même en pronant la non violence, les enfant doivent quand même apprendre à se défendre.

le 24/10/2014 à 09h49 | Répondre

Madame Givrée

Je crois que tu ne peux pas faire d’un cas particulier une généralité. Comme partout, il y a des dysfonctionnements et des personnes qui ne font pas leur travail, mais pour agir quotidiennement pour les élèves au collège, et pour voir, tous les jours, une équipe soudée et dynamique qui travail POUR les élèves, je ne peux pas te laisser dire que « généralement » l’équipe éducative ne fait rien.

le 25/10/2014 à 08h29 | Répondre

Ornella

Je pense que ce type de discours : « l’équipe éducative ne fait rien » alimente aussi cette défiance si ce n’est cette méfiance envers les encadrants à l’école. » J’entends partout que ce sont des bons à rien, fainéants, en plus on m’a bien expliqué qu’il fallait que je me défende moi même ( aussi une façon d’insinuer que personne ne le fera pour moi) donc pourquoi irais-je voir la maitresse? « . Je trouve que dire à un enfant si on te frappe tu frappes, c’est notre vision de la société qu’on impose à nos enfants. Il n’y a ni loi ni cadre qui ne peut te protéger sinon tes poings. Pire en disant ça on occulte moults situations où l’autre enfant n’a pas fait exprès, où l’autre enfant ne s’est pas rendu compte qu’il faisait mal. On inscrit automatiquement son enfant dans une escalade violente, qui coupe la communication. Dans ma famille, la théorie des messages claires a fait ses preuves et puis j’ai des parents merveilleux ( ok lol! C’est totalement subjectif ) qui m’ont toujours dit: dire clairement arrêtes tu me fais mal, prévenir un représentant de l’autorité, si tu ne t’est pas senti écouté, aller taper plus haut ou le dire à une personne extérieur ( y compris nous tes parents), et moi en tant qu’adulte je te protégerai, je trouverai un moyen pour régler la situation, tu n’est donc pas seul et tu n’as pas à trouver seul le moyen de te défendre. Après je suis quelqu’un d’assez affirmée mais je pense que ça vient en grande partie de l’éducation reçu, du coup, à l’extérieur j’avais peu de difficulté avec les autres enfants.
Une chose aussi, c’est assez intriguant voir drôle comme chaque parent identifie son enfant comme la victime potentielle, pourtant les bourreaux sont aussi les enfants d’autres ( et qui ne sont pas obligatoirement des cas sociaux.). Du coup en tant qu’ancienne victime on a tendance à presque préférer que notre enfant soit celui qui donne plutôt que celui qui reçoit. Je prends le cas de ma sœur institutrice qui dit qu’avec le temps les parents sont moins dures avec leurs enfants quand ils tapent, elle avait même eu les cas de parents qui devant elle faisait mine de gronder l’enfant puis à la maison ils lui disaient : « j’ai dit ça pour faire plaisir à la maitresse mais tu fais comme d’habitude, j’ai pas envie que tu sois une serpillère ». Ce que bien évidement l’enfant s’empressait de partager avec la maitresse. C’est sur personne n’a envie que son enfant soit un bouc émissaire mais en le mettant sur la défensive, il sera peut être le bourreau d’un autre.

le 25/10/2014 à 13h46 | Répondre

Marie-Laure

Ornella :merci merci et encore merci pour ton commentaire! A force de parcourir tous ces témoignages de personnes prônant la non-violence au début puis baissant les bras, j’ai bien failli me laisser convaincre! Je viens de faire une recherche sur le sujet car l’educ jeunes enfants de la crèche a dit ce soir à mon petit garçon de 18 mois qu’il avait bien raison de se défendre face aux attaques répétées de sa copine du même âge et j’en ai été choquée! Merci encore c’est ta réponse que j’avais besoin de lire

le 11/06/2015 à 21h18 | Répondre

Madame Louli

Moi qui travaille en crèche, je constate que parfois, les réactions des enfants qui se disputent peuvent être assez dures. Morsure, coups de pieds, pincer…
Lorsqu’un conflit survient, on est plutôt du genre à apprendre à la victime à dire non, laisse moi tranquille, STOP tu me fais mal.
Et on apprend à celui qui fait mal de mettre des mots sur ses maux.
En fait on essaye de créer un dialogue entre les 2 enfants pour qu’il y ait une entente qui se fasse et ainsi pouvoir résoudre le problème.
Mais voilà, c’est dans le cadre de la crèche, les enfants ont en général 2 ans et demi et sont en pleine identification de leur personne.
Ceci dit, pour moi, ça commence là.
Je ferai pareil avec ma fille et j’espère qu’elle aura un peu plus de caractère que moi parce que j’étais du genre à me laisser marcher sur les pieds et j’en ai pas mal souffert à l’adolescence….

le 24/10/2014 à 14h06 | Répondre

Célestine

Pour ceux que ça intéresse, la méthode des messages clairs, issus de la pédagogie Freinet est un bon moyen de répondre de manière non violente.

le 24/10/2014 à 15h54 | Répondre

Célia

Alors, attention…
Je comprends très bien ce que tu veux dire, répondre à la violence par la violence, en théorie effectivement c’est pas folichon… mais en pratique, quand tu est, à force de ne pas répondre justement, constamment prise à parti par les autres, à un moment stop! J’ai été victime toute ma primaire et jusqu’en cinquième. Personne, dans aucune école ni collège, n’a eu l’air de trouver ça inquiétant, sauf mes parents, qui me disaient justement de me défendre, chose que je ne faisais pas, bien trop peureuse que j’étais…… Un jour, j’en ai eu assez, j’ai « vrillé » : j’ai « éclaté » le petit c** qui venait, pour la centième fois de l’année, de me bousculer, me frapper et m’insulter… Eh bien, ça m’a libéré! Déja, les autres ont arrêté de me chercher des noises… Et je vous jure qu’après des années de brimades quotidiennes, j’avais l’impression d’être au paradis! Je me suis affirmé, j’ai pris confiance en moi, et cet « incident » m’a permis aussi de n’avoir qu’un regard mauvais ou un petit coup de gueule à passer pour régler tout problème me concernant! Je penses sincèrement que si je n’avais pas, à un moment où à un autre réagit comme ça, à l’heure qu’il est je me serais sûrement suicidée, car tous mes « chers » bourreaux ne m’auraient pas laché!
Mon fils va bientôt avoir trois ans. A mon grand effroi, c’est plutôt lui le bourreau actuellement… Hypersensible, il se sent agressé par le monde extérieur et déverse sa propre agressivité sur les autres… Depuis un an nous nous battons contre ça, on lui explique, on le punit systématiquement, et cela commence à porter ses fruits : il se calme progressivement et exprime son angoisse autrement… N’empêche, un jour il à tapé une camarade, elle à répondu, je lui ai justement expliqué que c’était bien fait, qu’elle s’était défendue, que la violence engendrait la violence et qu’elle ne l’aurait pas tapé si lui n’avait pas commencé… Je ne dis pas qu’il faut dire à ses enfants d’être violent, au contraire je me bat pour que mon fils apprenne à se contrôler.
Si plus tard, il devient un bourreau et que je l’apprends, il passera vraiment un sale quart d’heure, avec une punition géante!
Mais, si un jour il fait comme sa mère et se met encaisser les coups sans réagir, je peux te promettre que SI, je lui dirait de se défendre! Je ne vais pas apprendre à mon enfant à se laisser maltraiter sans réagir! Et je l’assume totalement! Il faut savoir faire la différence entre un enfant qui oui effectivement, se défend et ne se laisse pas marcher sur les pieds, et qui parfois doit user de violence pour repousser son agresseur, et un enfant agressif, qui adore maltraiter ses petits camarades…
Désolée pour le pavé, mais ça a fait remonter des choses à la surface!!!

le 05/11/2014 à 15h30 | Répondre

Fontaine

Je me permets d’ajouter une référence qui m’a convaincu sur ce sujet : le livre d’Emmanuelle Piquet, « Te laisse pas faire!, aider son enfant face au harcèlement à l’école ».
Elle explique simplement et clairement les choses.
Vous pourrez lire un article sur ce sujet, ici : http://www.huffingtonpost.fr/emmanuelle-piquet/harcelement-scolaire_b_3516137.html ou http://www.scienceshumaines.com/therapies-breves-contre-la-souffrance-scolaire_fr_30422.html
et voir une vidéo de 12 min qui synthétise ce sujet, et apporte déjà quelques solutions, là : http://www.tedxparis.com/emmanuelle-piquet-mieux-armer-les-enfants-contre-le-harcelement-scolaire/

le 14/05/2015 à 08h35 | Répondre

Ornella

Un grand merci!! A diffuser largement. Dans l’école de ma soeur, des interventions sont réalises régulièrement, et ça aide…

le 14/05/2015 à 14h43 | Répondre

Maelisa

Super vidéo, merci ! Je viens de la partager sur les réseaux sociaux 🙂

le 07/02/2016 à 14h12 | Répondre

Stuart

Je comprends votre point de vue, mais s’ils ne se défendent pas l’autre va se croire supérieur et va continuer sans arrêt. Donc que faire ?

Quand j’étais enfant, ma mère écrivait à ma professeur principale qui convoquait les enfants qui m’embêtaient.

le 06/12/2015 à 17h05 | Répondre

Cimmeria (voir son site)

Bonjour
Dans le cas d’une petite fille de 4 ans qui se laisse faire sans se plaindre par un petit garçon de sa classe qui la tape que faire ?
A la maison la violence est exclue, ma fille ne sait pas se défendre et ne dit rien, je sais simplement par des petites phrases qu’elle dit par moment et ce matin je l’ai vu se prendre un coup de poing en plein visage, se mettre dans un coin et ne rien faire, ne rien dire… j’ai interpellé la maîtresse qui a mis le petit à l’écart car il n’a pas voulu s’excuser mais que dire que faire pour ma fille ?
Je viens d’écrire une lettre au directeur pour qu’il surveille de plus près ce petit mais vis à vis de ma fille je suis pourtant anti violence mais j’en suis à me demander ce que je dois faire…

le 01/02/2016 à 16h07 | Répondre

Isabedford

Bonjour, Lis Emmanuelle Piquet  » Ne te laisse pas faire » ainsi que le tout dernier sortuis. Tu rassembleras tous les éléments du puzzle.
Tu apprendra que La Défense c’est avant tout une posture dissuasive empreinte de confiance en soi mais que dans le cas contraire les flèches peuvent t’aider.
Rapporter et ne pas répondre nous montre plus faible aux yeux du mal intentionné.
Deux valeurs :
– se respecter : si on se respecte on se defends, et on se fais respecter en retour
– Assumer si on est responsable de ses actes en sachant qu’on dois toujours les assumer cela se donne des limites.

le 02/05/2016 à 22h23 | Répondre

JEANJACQUOT

Bonjour, j’ai été très intéressée par cet article car suis dans ce cas là et me suis dit ben c’est vrai… je m’explique.
Nous sommes actuellement en Nouvelle Calédonie où la violence est pour certains, beaucoup ici, quelque chose de normal, un moyen de communication comme un autre. Mes garçons ont toujours été bien dans leurs baskets, pas craintifs des autres, … Depuis que nous sommes ici, bientôt 2 ans, un des deux est devenu craintifs parce qu’il s’est déjà fait plusieurs fois tapé (coup de pied dans le dos, au thorax, tête frappée contre un banc, simulation d’étranglement …) souvent pas le même garçon ; bref de quoi hérisser tout parent. Je suis allée voir le directeur, qui a convoqué l’enfant, mais comme je connais les parents je suis allée les voir pour leur demander de parler à leur fils. Leur réponse a été on ne s’occupe pas des affaires des enfants ! J’ai été estomaquée. Du coup j’ai demandé à mon garçon de se défendre et à son frère de l’aider en cas de pb. Le fait est que mon fils a peur de cet enfant qui fait du taekwondo et avant aussi du karaté. Mon fils a perdu confiance en lui, du coup on s’est mis d’accord qu’il allait faire du Karaté ( il a arrêté le judo) pour retrouver cette confiance et au moins être capable d’empêcher de recevoir des coups. Mais j’avoue, je rêve de le voir attraper le pied de l’autre et de le faire tomber. C’est bête, je sais, mais ce serait tellement juissif de voir cet enfant qui a pris le mien comme souffre douleur être mis en défaut ; en lisant cet article j’ai compris que je le risque effectivement c’est que ça empire mais je ne sais plus quoi faire d’autre ici, dans cette société locale où le seul moyen d’être respecté est de taper l’autre sachant que c’est très clairement dit aux enfants dès qu’ils tout petits. On n’est pas en métropole, je suis désolée de dire ça mais ici beaucoup trouvent ça normal.
J’espère pour l’instant que mon fils reprendra confiance en lui et si vous avez des idées, je suis preneuse, sachant que mon fils va à chaque fois voir les adultes de service, mais que ça n’empêche pas l’autre (actuellement suivi par un psy mais sans effet pour l’instant) de continuer, et également avec d’autres enfants.
Merci

le 16/05/2017 à 02h11 | Répondre

Yoann

Bonsoir, je suis père d’un enfant de 3.5 ans qui, je le vois bien, ne répond pas trop si on l’embête. A cet âge, c’est pas grand chose, mais dans 1 an ou 2 cela va être différent. Et lire que si on l’embête, il faut qu’il fasse du sport ou mette un habit qui lui plait, NON MAIS FRANCHEMENT ????Notre devoir est d’éduquer nos enfant, et le plus important est qu’ils se respectent! Vous vous respectez, vous, quand vous fuyez vos problèmes? vous aller manger une glace ou mettre un pull rouge qui vous plait? et le problème disparait? et le matin, dans le miroir vous voyez quoi?? A cet âge, jusqu’au collège, un seul mot d’ordre: On te tape, tu tapes, on te pousse, tu pousses. Encore faut-il que l’enfant le fasse… Votre post est dangereux…

le 17/06/2017 à 22h44 | Répondre

Juliette Gallois

C’est pas ce qu’elle dit. Elle donne des exemples pour que l’enfant ou l’ado reprenne confiance en lui.
Vous dites que l’article est dangereux, mais votre message l’est encore plus. Prôner la violence jusqu’au collège, pi après pour comme par magie on devient un être civilisé qui a d’autres armes que la violence dans ses rapports avec les autres. Et du coup tous ceux qui ne tapent pas qui ne répondent pas sont des victimes et c’est comme ça, C’est la loi du plus fort, le faible ne mérite pas d’exister. Youpi. Merci pour la future société que vous nous concoctez avec des messages pareils. Moi qui pensais naïvement que les mentalités évoluaient.

le 06/11/2017 à 15h28 | Répondre

GAUGAIN

Mon papa me disait « Ne cherche pas les situations à risque, ne soit JAMAIS l’auteur du premier coup, mais par contre: Si on te tape, TU TAPE !! » Et je dirais la même chose à mes enfants… Je lui apprendrais a passer au dessus des moqueries, insultes et toutes autres agressions verbales. Par contre son intégrité physique, je lui apprendrais à la défendre car elle est sacrée.

le 15/11/2017 à 22h17 | Répondre

KRISTELL

S’il vous plait arrêtez de nous dire de ne pas apprendre à nos enfants de ne pas se défendre. C’est ce que ma mère me disait: laisses-les, ils se lasseront. Ils ne se sont JAMAIS lassé de me faire souffrir. Jamais. Seules ma colère et l’expression de mon désespoir directement sur leur corps (et non pas juste de me voir pleurer, non ça c’est trop jouissif pour eux) à fait qu’ils ont arrêté. Mon fils de 6 ans, en CP vient d’avoir ses premiers « bousculade » d’un CM1. C’est mon cauchemar. Je ne laisserais pas passer.

le 17/11/2017 à 16h15 | Répondre

nattye

Bonjour, j’ai visionné la vidéo.Intéressante! Merci à ce blog de nous apporter d’autres approches! Je souhaite parler du harcèlement à mes élèves; et les livres d’approche donnent souvent une solution extérieure et mon intuition est effectivement qu’elle est plutôt en la personne harcelée. Toutefois, pas facile de l’aider à trouver ses flèches. Et, si les enseignants étaient formés à les y aider…
Les messages clairs intéressants aussi pour régler des conflits du quotidien dans la cour.

le 29/12/2017 à 19h33 | Répondre

Christophe

Il ne faut rien laisser passer.
Cela peut créer des traumas.
Répondez….ne JAMAIS laisser couler….

le 02/01/2018 à 21h29 | Répondre

kergonna

Bonjour à tous,
j’ai 48 ans, je suis maintenant une femme « de caractère » épanouie et entourée d’amis mais moi seule sait ce que j’ai eu à traverser pour enfin être appréciée telle que je suis !
dès la primaire, j’ai eu du mal à trouver ma place dans la société… , je n’ai pas d’explication particulière qui permettrait de comprendre pourquoi, peut-être parce que je manquais de maturité et d’assurance j’étais petite, un peu trop … en tout cas, j’ai été dès la primaire une tête de turc, une victime qu’on s’amuse à voir pleurer, ou à voir s’énerver quand on l’embête un peu… c’est tellement drôle quand on est 2 ou 3 de taquiner une personne seule, impressionnable et sensible! bref, je ne vais pas vous écrire un roman sur le sujet, mais mon expérience est celle-ci :
au cours des nombreuses années de « harcèlement »… jusqu’en 3ème les choses se sont réglées de différentes manières : intervention de mes parents auprès du prof principal, placage d’une de mes « bourreaux » contre un mur, réussir à se faire protéger par une de mes bourreaux après intervention auprès du CPE… je me suis ensuite mise à voler des stylos dans les magasins que je revendais à l’école… donc finalement j’ai gagné le respect des « caids »… bref, comme vous le voyez une multitude de solutions selon les cas m’ont permis de me sortir de multiples situations… j’ai aussi développé mon sens de l’humour, mon sens de la répartie et les années lycée sont arrivées et les relations amoureuses m’ont délivrées de ces comportements puérils et stériles!
Mon fils a dix ans et je suis vigilante à ces problèmes le concernant…. et boum badaboum… il est aussi victime de ce genre de comportements malsains. Comme mes parents avec moi, j’ai un bon contact avec lui, il se confie, me demande des conseils… et je l’aide comme je peux à » se défendre ». l’année dernière , en cm1, il en a courageusement parlé à la maîtresse qui est intervenue en classe pour demander ce que les enfants reprochaient à mon fils…. les réponses « il est chiant », il veut toujours commander », »on l’aime pas »… on a donc travaillé avec lui son comportement…. ne pas être trop ceci, moins cela, un peu plus cela mais en restant toi même…. je lui ai aussi fait prendre des cours de karaté pour apprendre à gérer ses émotions et à prendre confiance en lui pour qu’il soit « moins émotif, moins impressionnable » bref, cette année ça allait pas mal jusqu’au mois dernier … rebelote!!! et il me dit, ce que j’aimerai c’est apprendre à les clasher… donc j’ai cherché sur internet et j’ai trouvé des réponses à leur envoyer à la tête… du style « des fois, j’me sens bête et puis je te regarde et ça va mieux » ou « t’as encore perdu une occasion de te taire » ou « moi on m’a appris le respect, un mot que tu ne connais visiblement pas… à Noël demande un dictionnaire! »
Et comme il n’aime pas trop le karaté parce qu’il trouve que ça ne bouge pas assez, il va essayer le krav maga, non pas pour se battre, mais pour ne pas avoir peur que ça arrive.
En tout cas, il sait qu’il n’est pas seul, que je suis à l’écoute et son père aussi, qu’on a des solutions qu’on adaptera selon les cas, que ce n’est pas forcement de sa faute mais qu’il peut changer d’attitude pour que les gens n’aient plus envie de l’embêter,il sait aussi que je suis passée par là,que maintenant j’ai beaucoup d’amis et que je suis heureuse, ça le réconforte et nous faisons front ensemble… chaque cas est un nouveau défi que nous l’aidons à relever, car c’est lui qui a la solution en lui et nous sommes là pour l’aider à la trouver et à la mettre en oeuvre.

le 04/06/2018 à 14h42 | Répondre

Emma

En petite section mon fils se faisait pousser et taper par un autre petit garçon? au début on luis disait d’aller voir des éducateur de ne pas répondre par la violence que ça ne réglerait rien . p
Plus les mois passait et plus il restait seule isoler dans la cours de récrée tout les soirs il avait un nouveaux bleus et en qu’elle que mois tout les enfants le tapais j’ai finie par craquer quand il ma avouer qu’une fillette de grande section la mordue pour prendre son jouet pire la maitresse n’avait rien fait pour le protéger et bien sure il n’a pas su riposter mon marie a finit par dire a notre fils qu’il devait s’imposer un enfant de pousse ?fait le tomber par terre il tape ?tu tape je n’en suis pas fier mais il a suffit qu’il tape un bon coup le chef de la petite bande pour ne plus avoir de problèmes…il a retrouver des amie et il n’est plus la victimes de ses petits camarades donc maintenant donc ce n’est pas la meilleure choses a faire mais je ne veut pas en faire une petite choses fragiles les adulte ne seront pas toujours la pour luis le monde est dure les gens sont parfois méchant et cruel et il la apprit bien assez dot 🙁 on ne peut pas toujours vivre chez les bissounours

le 06/08/2018 à 23h06 | Répondre

Emma

Je suis d’acore sur le principe mais dans les faits seule une réel indifférence froide et distante peut fonctionner a la garderie en petite section mon fils se faisait souvent taper et pousser par trois grand qui le menait a la baquette je luis est dit d’aller le dire au surveillant de jouer loin deux; le problème c’est qu’au bout de qu’elle que mois touts les enfants l’avait prit pour cibles et sa maitresse ne faisait rien pour le protéger j’ai finit par luis dire de les pousser ou de les taper a sont tour depuis il n’a plus de bleus et il n’obéi plus au ordre des enfant plus fort que luis
je pense que c’est plus simple a gérer en maternelle et en de début primaire dans la mesure il a suffit qu’il les remettent a leur place pour calmer les petits monstres au collège c’est plus délicat si l’harceler dénonce ses harceleurs c’est une balance et si il les ignore il deviendra vite une victimes si il n’arrive pas a leur montrer un réel mépris et si il les remet a leur place ça peut aussi se retourner contre luis donc tout dépend de la situation et de sa graviter mais pour moi il est hors de question que mon fils soit une petite choses fragiles incapables de se défendre .

le 07/08/2018 à 09h04 | Répondre

Julie

Je m’occupe d’enfant dans une famille et aujourd’hui j’ai puni la grande sœur après avoir arrêté de justesse un coup de pied destiné à la tête de son petit frère de 2 ans. Quand j’en ai parlé au père il n’etait pas content que la grande soit puni. A écouter certains parents qui pratique l’education Positive il faudrait laisser les enfants se battre car la rivalité entre frères et sœur c’est normal, on ne devrait pas punir car c’est humiliant pour l’enfant ? Mais où va t on ? Pense t on aux enfants agressés dans ces cas là ? Voir que son agresseur est impuni n’est pas humiliant pour l’enfant qui s’est fait frappé ? Je suis de celles qui ont été agressée, humiliée et rackettée pendant 2 ans au collège, et qui a dû changer d’etablissement car aucune sanction ne tombait pour mes agresseurs, si les violences se sont arrêtées lorsque j’ai changé de collège ma vie n’a pas repris son cours avant mes 24 ans, j’ai finis par faire des cours par correspondance car plus aucune confiance en l’adulte sensé faire respecter les lois des établissements, sensé protéger les victimes et non pas les agresseurs. D’extravertie je suis devenue une grande timide. Et pourtant j’avais une ribambelle d’ami(e)s. Je pense, qu’en apprenant à l’enfant qu’il ne faut pas agresser un autre il doit quand même savoir se défendre et lui montrer en qui il peut avoir confiance.

le 17/08/2018 à 13h41 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?