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Faut-il attendre la fin du premier trimestre pour parler de sa grossesse ?


Publié le 26 octobre 2015 par Flora

Je ne suis pas fan des « il faut » : à part respirer et se nourrir, il ne faut pas grand-chose dans la vie. En plus, je n’aime pas les cachotteries. Donc pour moi, c’était un non catégorique : je ne voulais pas attendre trois mois avant de pouvoir crier ma joie d’être enceinte.

Mais (tu te doutes bien qu’il y a un mais) je suis tombée enceinte. Je l’ai dit au monde entier et, manque de bol, j’ai fait une fausse-couche.

Autant j’ai beaucoup apprécié le soutien de mes proches durant cette période, et je ne regrette pas de les avoir embarqués dans ma mésaventure, autant j’ai dû prendre sur moi pour ne pas hurler à chaque fois que je devais dire aux collègues, qui venaient me féliciter alors que je les connaissais à peine, que non, le bébé, ce ne serait finalement pas pour tout de suite.

Mon innocence est partie en fumée au moment où j’ai appris que ça n’arrivait pas qu’aux autres, et ma vision du sujet a évolué. Je fais toujours partie de celles qui veulent être informées en cas de souci, donc je me dois de partager mon histoire. Mais la grande question est : avec qui partager cette information ?

Certains apprécient de garder le secret au sein du couple, d’autres d’en parler juste aux parents, certains élargissent aux amis proches, et d’autres encore à tout le monde. Incontestablement, ce qui est le mieux est ce qui convient aux futurs parents !

Ici, je vais t’expliquer comment mon avis sur la question a évolué. Ma philosophie actuelle est toujours d’en parler, MAIS avec modération.

Annonce grossesse dans le couple

Crédits photo (creative commons) : Luis Roberto Lainez

La famille et les amis proches

Pour ce groupe-là, c’est l’annonce sans hésiter. Je leur ai parlé de ma fausse-couche, même à ceux à qui je n’ai pas eu le temps d’annoncer ma grossesse.

C’était important pour nous pour trois raisons :

  • Combattre les tabous autour des fausses-couches : c’est fou le nombre de personnes autour de toi qui sont déjà passées par là sans que tu ne le saches. En parler délie les langues.
  • Éviter les maladresses du genre « Et vous, c’est pour quand ? » et les envies de meurtre qui vont avec.
  • Être entourés : nos proches ont assuré. C’était maladroit des fois, mais se sentir aimés et soutenus vaut bien quelques commentaires qui font rire jaune.

Les collègues

Dans mon travail, je suis obligée d’annoncer ma grossesse dès que je la sais, car j’ai besoin d’adaptations de mes conditions de travail. La dernière fois, j’avais juste informé mon boss et les relations humaines, mais la nouvelle s’était propagée un peu trop vite à mon goût.

Si comme moi, tu es soumise à l’obligation de communiquer ta grossesse, sache que tu as le droit de demander à ce que l’information reste confidentielle aussi longtemps que tu n’auras pas donné ton feu vert.

Du coté de mon mari, il a dû repousser un voyage d’affaires assez important à cause de mon séjour à l’hôpital. Du coup, il a aussi dû expliquer à ses collègues pourquoi.

Si c’était à refaire, j’essayerais de limiter l’information dans le domaine professionnel au strict minimum. J’aimais bien mes (ex-)collègues, mais ça m’a valu des moments embarrassants, que je préférerais éviter dans le futur.

Le reste du monde

Ici, je t’avoue que je ne sais pas vraiment. Mais quand on perd son innocence, et qu’on n’a plus aucune certitude d’avoir un jour son bébé dans les bras, ça refroidit les velléités de poster la photo de son test pipi sur les réseaux sociaux.

Après, je ne veux pas faire mon aigrie et te dire de calmer ta joie. Je dois juste t’informer que si un malheur t’arrive (ce que je ne te souhaite pas, chère lectrice), devoir informer les gens, c’est parfois remuer le couteau dans la plaie…

Il y a quelque chose d’irrationnel, avec les fausses-couches : tu as l’impression de décevoir en les annonçant. Même si tu sais que ce n’est pas de ta faute, tu te dis que tu aurais peut-être pu faire mieux. Du coup, dire aux gens que j’avais perdu mon bébé (ou embryon, comme tu veux, pour moi, c’était mon bébé de 8 semaines), c’était comme dire que j’avais échoué, que mon corps n’était pas foutu de garder en vie un être minuscule. C’est bête, mais c’est un sentiment partagé par beaucoup d’autres malchanceuses.

L’autre problème, c’est que dans ta tête, ton bébé est bien plus réel que dans la tête des autres. Tu es déjà convaincue de comment il sera avant même de l’avoir vu à l’écho, peut-être même que tu lui as déjà donné un petit nom. Pour les autres, c’est une crevette, et ta fausse-couche, un mauvais rhume dont tu te remettras vite. Ils font vite comme si de rien n’était, et ça fait mal.

Je me dis que peut-être, l’ignorance vaut mieux que l’indifférence. Mais pourquoi a-t-on toujours tendance à relativiser la souffrance des autres ? Qui fixe combien de temps on a le droit d’être triste après la perte d’un embryon/fœtus/bébé/parent/chat/hamster ?

Maintenant, j’ai compris que les médecins, en conseillant le silence, essayaient juste d’épargner ces déboires aux futurs parents. Personnellement, je n’aurais pas pu garder pour moi un si gros chagrin. Mais je comprends mieux l’intention, et c’est pourquoi j’ai partagé avec toi les conséquences éventuelles d’une annonce de grossesse trop précoce. Toutefois, je crois qu’il y a aussi des conséquences néfastes quand on garde tout pour soi (si quelqu’un veut bien venir nous en parler, je suis intéressée).

Bref, aucun système n’est infaillible. Heureusement, il y a quand même plus de chances que tout se passe bien et qu’on n’ait même pas besoin de se poser la question ! Alors fais ce qu’il te plait… et pas qu’en mai !

Et toi ? Quand as-tu annoncé ta grossesse ? À qui en priorité ? Est-ce que garder le secret était aussi difficile pour toi ? Viens nous dire !

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Commentaires

29   Commentaires Laisser un commentaire ?

Anne-Charlotte

Nous je sais que nous avons préféré garder le secret auprès d’un maximum de personnes . Seuls étaient au courant nos amis les plus proches et une partie de nos parents . On nous a souvent reprochés de ne rien dire … Mais nous préférions faire ainsi ! Surtout que pour notre premier enfant une aide médicale à était nécessaire , notre entourage était donc les remarques et les questions car ils savaient que c’était en route mais que ça mettrait un peu de temps …
Je pense qu il était bien de garder le secret auprès des personnes qui ne nous seront pas d’un grand soutien au Cas de problème …

le 26/10/2015 à 09h26 | Répondre

Flora (voir son site)

Je comprends tout à fait le point de vue et peut être que je ferai pareil pour ma prochaine grossesse. Comme je disais si vous avez trouvé un système qui vous convient c’est super 🙂

le 26/10/2015 à 13h35 | Répondre

Accalia

Pour ma grossesse, je n’en ai parlé qu’à mes parents, mes beaux-parents et ma sœur. Et c’est tout.
Ma mère a fait plusieurs fausses-couches, donc je savais déjà que cela pouvait très bien m’arriver et je suis restée sur mes gardes un moment. Je crois que j’aurais vraiment eu du mal à devoir en parler s’il y avait eu un problème. Je comprends les principes de « combattre le tabou », mais moi, il y a des choses que j’ai envie de garder pour moi et mon mari et de ne pas en parler. Je suis certainement trop pudique au niveau sentiment après…

Et j’aimerais même garder le secret un peu plus longtemps juste pour nous deux quand le deuxième arrivera…

Moi aussi, une partie de ma famille m’a reproché de n’avoir rien dit, mais bon, je dois dire que je m’en moquais. C’est notre couple, notre histoire et on fait comme on veut.

le 26/10/2015 à 09h41 | Répondre

Flora (voir son site)

Tout à fait d’accord ! Oser faire des reproches sur un sujet aussi intime est scandaleux en soi. Moi je ne suis pas pudique, je dirais même que je suis un peu kamikaze sur les bords. Il m’arrive encore de raconte ma FC à des amis pas vraiment proches qui me posent des questions bébés trop souvent pour qu’ils me foutent la paix.

le 26/10/2015 à 13h41 | Répondre

issabill (voir son site)

Merci pour cet article. Je suis en plein dedans en ce moment… J’ai appris tout récemment la grossesse (récente) de ma meilleure amie. Le soir-même, je l’emmenais en urgence à l’hôpital, tu te doutes pourquoi. Peu de gens étaient au courant, et je ne sais pas trop si elle va souhaiter en parler à ses proches, notamment ses autres amis. Ton article me donne des pistes de réflexion pour l’aider.
Pour ma part, lorsque j’étais enceinte, j’ai gardé le secret jusqu’à plus de 3 mois (sauf pour nos parents et frères). J’étais trop flippée, il faut dire qu’ayant fait des études de médecine, j’ai vu lors de mes stages aux urgences beaucoup, beaucoup, beaucoup plus de fausses couches que de naissances…

le 26/10/2015 à 09h53 | Répondre

Flora (voir son site)

Contente de pouvoir un peu t’aider 🙂 Je ne connais pas ton amie mais quelque soit sa décision elle aura besoin de tout ton soutien.

le 26/10/2015 à 13h43 | Répondre

issabill (voir son site)

Elle a choisi d’en parler, et je pense que c’est une bonne idée… D’autant que nos copines sont du genre à demander « ben alors, c’est pour quand? »! Je serai près d’elle à ce moment, elle y a tenu.

le 26/10/2015 à 21h35 | Répondre

Petite Tortue

Hello ! Je partage assez bien ton point de vue personnel sur les personnes à qui l’annoncer rapidement, et les raisons de cela. Je n’ai pas fait de fausse couche mais si ça avait été le cas j’aurais voulu le partager avec mes très proches (mais pas à toutes mes connaissances !). Je suis étonnée que tu soit obligée, tu dis même « soumise », d’annoncer ta grossesse au boulot dés que tu en as connaissance : Dans la loi, aucune femme enceinte n’a l’obligation d’en informer son employeur dans un délai particulier. Apres, si tu as besoin absolument tout de suite de l’aménagement des conditions de travail, c’est autre chose !

le 26/10/2015 à 09h56 | Répondre

Flora (voir son site)

Je fais de la physique nucléaire 😉 . Bien que les doses radioactives avec les quelles je travaille soient quasi inoffensives pour moi, c’est une autre histoire pour un embryon en développement rapide. Si je ne veux pas prendre des risques inutiles pour mon futur bébé, je peux juste faire des taches qui ne nécessitent pas d’entrer dans un labo… Ce serait mission impossible de le faire pendant 3 mois sans éveiller des soupçons.

le 26/10/2015 à 13h59 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je me doutais que c’était quelque chose du genre. Une de mes amies m’a parlé de ce problème.

le 26/10/2015 à 14h22 | Répondre

Flora (voir son site)

On se comprend entre chercheurs 🙂

le 26/10/2015 à 15h08 | Répondre

Petite Tortue

Ah en effet !!!!

le 27/10/2015 à 10h39 | Répondre

Lutine Chlorophylle

J’ai choisi d’attendre trois mois avant d’annoncer ma grossesse. Pour avoir le choix, en cas de problème, d’en parler ou pas, selon le ressenti que j’aurais à ce moment. 🙂

le 26/10/2015 à 18h33 | Répondre

Flora (voir son site)

C’est très sage comme réflexion 🙂 à méditer. J’espère que tout se passe bien avec ton bébé, j’attends la suite du récit avec impatience.

le 27/10/2015 à 08h36 | Répondre

Madame D

J’avoue que comme ta première grossesse j’ai tout raconté à tout le monde dès les 4 semaines et aux derniers pas proche à 10 semaines. J’ai juste pas mis sur les réseaux sociaux avant 20 semaines. A l’épique je voyais tout rose bonbon en mode hyper optimiste. J’ai eu de la chance car tout c’est bien passé. Mais je pense que je limiterais un peu plus pour une deuxième grossesse. Même si je suis aussi d’avis que partagé aide. Ça évite des questions gênantes et les envies de meurtre !!

le 27/10/2015 à 01h37 | Répondre

Flora (voir son site)

C’est intéressant de voir que l’avis évolue même quand tout se passe bien 🙂

le 27/10/2015 à 08h42 | Répondre

Floconnette

Hello!
Alors pour ma part j’ai attendu les « 3 mois ». Pour les proches, on a attendu l’écho des 12SA (j’étais en vérité à 13SA) et pour les moins proches, 3 mois pleins.
Si mon ventre me le permet, je ferai de même pour les prochains.
Je n’ai vécu aucun drame, pas de fausse couche, mais pour avoir vu autour de moi de (malheureusement) nombreux cas d’annonces précoces suivies de fausses couches ou oeufs clairs, je ne souhaite pas annoncer cela trop vite. Oui j’aurai peut être envie d’être entourée si cela se produit mais comme le dit Lutine, je déciderais à ce moment-là si je me confie ou non et à qui. Et j’éviterai les collègues me demandant des nouvelles de ma grossesse.
Il y a aussi le fait que je trouve que fair eun bébé est avant tout u projet de couple et donc le partager à 4SA, à peine le test effectué, n’est pas possible pour moi, pour nous. Nous avions envie de garder ce petit secret pour nous et nous l’avons apprécié.
J’espère réussir à faire de même pour nos prochains enfants 🙂
Je trouve aussi que les gens s »impliquent » bien trop et s’imiscent dans les décisions des futurs parents, donc avec le recul, je me dis même que pour les moins proches j’aurais dû attendre encore plus longtemps! Car au final il n’y a qu’au début qu’on est vraiment dans notre bulle, après les gens ont toujours quelque chose à dire ou demander sur la grossesse.

Mais comme il l’a été dit, chacun(e) a son ressenti, il faut suivre ce que l’on a envie de faire, et pour nous c’était de garder le secret. Faites comme vous le sentez !

le 27/10/2015 à 08h15 | Répondre

Flora (voir son site)

Hello Floconette!
Je trouve super mignon l’idée de garder précieusement sa grossesse dans le couple, mais garder un secret pendant 3 mois est tout simplement au dessus de mes forces :). De toute façon on a un groupe d’amis qu’on voit assez régulièrement et au bout du 3ème verre décliné tout le monde a déjà compris. Je bénéficie d’une réputation de têtue qui a décourager les proches à interférer dans l’organisation du mariage, on verra si ça marche avec les grossesses aussi 🙂

le 27/10/2015 à 08h59 | Répondre

Madame Vélo

On avait aussi décidé d’attendre les 3 mois. Sauf pour ma collègue (qui est une amie proche, et qui était enceinte aussi !) je lui ai dis à 1 mois et demi. Comme Floconnette et Lutine, s’il jamais il y avait eu un problème j’en aurais sûrement parlé à ma famille proche de toute façon, mais au moins on peut sélectionner à qui, et quand surtout ! Je n’imaginais pas devoir appelé tout le monde en « urgence » pour annoncer une catastrophe. Et même si c’était dur de garder le secret, il y avait un petit côté rigolo de partager ça à deux (enfin, à 3 puisque mon amie était au courant aussi !!). Et je comprends que ça soit difficile de tenir sa langue 😉

le 27/10/2015 à 13h39 | Répondre

Madame choupette

Nous avons patienté jusqu’au 3ème mois pour éviter un maximum les risques.
Je me disais qu’en cas de fausse couche, je souffrirai d’autant plus de devoir l’annoncer et devoir gérer la peine de mes proches.
Je ne suis pas passée par là, mais j’imagine que c’est déjà très très difficile à vivre en couple, alors multiplier la souffrance…. (ou elle se divise? On a chacune nos idées 😉 )
Et cette grossesse était la première pour les 4 grands parents, les attentes étaient grandes!!
J’ai aussi un boulot où je dois très vite annoncer mon état et l’écartement du milieu professionnel est répandu en Belgique. Du coup à 4 sem de grossesse j’étais chez moi. Il a fallu ruser pour que mes beaux parents habitants à quelques kilomètres ne croient pas que j’avais été virée!!

le 27/10/2015 à 20h06 | Répondre

Sapparot

Pour ma part, nius l’avons annonce rapidement a nos freres et soeurs et parents. Puis aux amis que nous voyons regulierement a 3 mois. Par contre, etant expatriee, je nebl’aibdit qu’aux gens que je voyais ‘en face a face’. Ce qui veur dire que loraque je suis rentree en France 1 mois avant l’accouchement, j’ai fait l’annonce a certains amis a 8 mois de grossesse. Et en ce qui concerne lea reseaux sociaux, rien du tout. Donc certaines personnes (amis d’enfance ou du lycee pas vus depuis 10ans), ne savent pas que j’ai eu un enfant. C’est un choix que j’assume totalement. Et ce sera pareil pour le prochain.

le 28/10/2015 à 04h05 | Répondre

Nessendyl (voir son site)

De mon côté, j’ai attendu la fin du premier trimestre (et l’échographie des trois mois) pour l’annoncer aux amis et à ma famille. J’avais très peur de faire une fausse couche avant, qui est, malheureusement, très courante pour l’avoir vécu avec des amies ou des connaissances.
Mon mari, lui, n’a pas su tenir sa langue avec sa propre famille! Lui n’avait pas peur et avait besoin d’en parler très vite!

le 28/10/2015 à 11h11 | Répondre

Mlle Moizelle

Re-lire ton article m’a fait du bien. Parce que c’est aussi en train de m’arriver. A ce propos, même si je pense que toutes les fausses-couches sont différentes, je ferais peut-être un article dessus, parce que je ne m’imaginais pas cela comme ça du tout (le temps -long-, l’attente de l’expulsion, les douleurs, la chute brutale d’hormones et le yoyo d’émotions qui va avec…). Donc voilà, on attendait ce bébé depuis longtemps, il m’a « habité » 8 semaines et s’en est allé. Et j’étais tellement heureuse et confiante quand j’ai appris que j’étais enceinte, que je l’ai crié sur tous les toits. On aurait peut-être attendu aussi un petit peu plus, mais Noël approchait et on voulait faire notre annonce via des cadeaux, donc c’était l’occasion idéale. Et puis, quand on l’a dit à la famille proche, on se dit que la nouvelle va forcément se répandre, donc on préfère annoncer nous même cette merveilleuse surprise, alors on prévient la famille éloignée aussi… Et puis, quand à la médiathèque où j’ai travaillé plusieurs années je viens rendre mes livres, toutes mes anciennes collègues qui savaient que j’étais en « essais bébé » me demandent « Alors??? », forcément, je ne vais pas répondre « non, toujours rien » alors que je suis enfin enceinte! (surtout que j’aurais pensé que cela pouvait porter malheur à mon bébé…). Je l’ai même dit ici, sur DMT… Bref, aujourd’hui, en plus d’avoir le ciel qui me tombe sur la tête avec la nouvelle de l’arrêt cardiaque du bébé, je dois annoncer cela à tout le monde… Et je crois que c’est presque ce qu’il y a de plus difficile dans cette épreuve à passer. Pour la famille, c’est bon, mais je n’ose toujours pas aller rendre mes livres, de peur de croiser les collègues… Pourtant, on sait qu’à ma prochaine grossesse, nous serons toujours incapables d’attendre les 3 mois « réglementaires », au moins pour nos familles proches et nos quelques amis les plus proches aussi. Mais je me garderais d’en avertir la terre entière.

le 10/01/2016 à 12h14 | Répondre

Flora (voir son site)

Bonjour Mlle Moizelle,
Je suis sincèrement désolée d’apprendre ce qui t’arrive, je ne peux pas dire que je comprends ce qui t’arrive car comme tu dis les FC sont différentes mais je compatis à ta douleur. Écrire m’a permis d’extérioriser ma douleur donc si tu en sens le besoin n’hésite pas. Le temps est le meilleur des remèdes, prends le temps de faire ton deuil et il y aura des jours meilleurs tu verras. Je croise les doigts pour que les cigognes retrouvent ton adresse bientôt.
Câlin virtuel <3

le 11/01/2016 à 09h03 | Répondre

Mlle Moizelle

Merci beaucoup. Le point « positif », c’est que, comme tu l’as dit, les cigognes ont effectivement trouvé mon adresse une fois, normalement la suite sera favorable… Merci pour ton câlin virtuel, j’en ai bien besoin, et il me réchauffe le coeur.

le 11/01/2016 à 14h24 | Répondre

Louna

Ooooooooh ! Mlle Moizelle, je suis vraiment triste de lire ça…. En effet, j’avais remarqué dans tes petits commentaires que tu nous avais annoncé discrètement ta grossesse par ici, et même si je n’y avais pas répondu directement, je m’étais secrètement réjouie pour vous et je m’étais dit que j’avais hâte que tu viennes nous raconter tout ça.
Et voilà, merde, la vie en a décidé autrement, et c’est l’accident de parcours…. 🙁 Comme le dit Mme Ebène, bien sûr, n’hésite pas à venir nous raconter ton ressenti par ici, si tu en éprouves le besoin et que tu penses que ça peut te faire du bien.
En attendant, prenez bien soin de vous. Je t’envoie toute mon affection dans ces moments difficiles.

le 11/01/2016 à 10h48 | Répondre

Mlle Moizelle

Merci à toi Louna. Je prends de tout coeur l’affection que tu m’envoies. ça fait du bien de se sentir soutenue. J’espère revenir très vite avec une nouvelle bonne nouvelle.

le 11/01/2016 à 14h26 | Répondre

Madame Vélo

Je suis triste d’apprendre que tu traverse cette épreuve. Je te souhaite beaucoup de courage, et comme le dit Mme Ebène, que le temps t’aide à surmonter cette difficulté. Je t’envoie plein d’ondes positives pour t’aider à aller mieux.

le 11/01/2016 à 14h33 | Répondre

Mlle Moizelle

Merci beaucoup. Sincèrement.

le 11/01/2016 à 15h30 | Répondre

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