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Notre expérience du congé parental


Publié le 20 juillet 2016 par Camille

Hermy et Die Franzoesin ont toutes les deux accouché en novembre 2014. Et ce n’est pas leur seul point commun : elles ont toutes les deux décidé de prendre un congé parental d’un an environ pour s’occuper de leur bébé. À la fin de cette période, la première comptait les jours avant de reprendre le travail ! La seconde, à l’inverse, aurait beaucoup donné pour pouvoir prolonger un peu son congé…

Aujourd’hui, elles reviennent toutes les deux sur leur expérience et font le point. Pour peut-être aider celles qui hésiteraient à se lancer, elles te confient ce qu’elles ont aimé – ou pas – pendant cette année particulière.

Congé parental

Crédits photo (creative commons) : ND Strupler

Pourquoi avez-vous décidé de prendre un congé parental d’un an ?

Die Franzoesin : En Allemagne où j’habite, l’État permet aux parents de prendre un an de congé parental après la naissance (indemnisé à 60% du salaire initial). En contrepartie, il ne met presque pas de places de garde à disposition avant cet âge-là.

Certains couples décident de partager ce temps en deux (six mois pour la maman/six mois pour le papa), mais la plupart restent sur un modèle plus traditionnel : la maman prend un an. Dans notre cas, la question s’est posée, mais je tenais vraiment à rester un an avec mon bébé, ce que mon mari a accepté. Il me semblait que ça m’aiderait à m’investir dans ce nouveau rôle (qui m’était, à l’origine, un peu étranger).

Hermy : J’ai la chance de travailler dans un grand groupe, qui propose dans sa convention collective un congé maternité un peu plus long que la normale, et grâce à de nombreux autres avantages (en particulier le Compte Épargne Temps), j’ai pu cumuler assez de jours pour prolonger de plusieurs mois ce congé maternité sans diminution de salaire.

Je savais également qu’il serait plus facile de trouver une place chez une nounou ou d’obtenir une place en crèche si la garde du Choupi ne commençait qu’en septembre.

Dans quel état d’esprit étiez-vous avant ce congé ?

DF : J’avais confiance en ma capacité à m’occuper d’un petit bébé, car j’en avais côtoyé beaucoup dans mon entourage.

Après sept ans intensifs en poste, j’étais aussi ravie de pouvoir faire une pause professionnelle. J’avais une seule vraie crainte, en fait : la solitude et l’isolement. J’avais peur que mes collègues me manquent énormément. Je vis à l’étranger, de surcroît, et mon travail constituait jusqu’alors mon seul réseau social.

H : Au contraire de Die Franzoesin, je n’avais pas beaucoup d’expérience avec de petits bébés, et je savais encore moins comment bien m’occuper d’eux. Je n’avais pourtant aucun doute sur le fait que j’y arriverais.

Après un début d’année assez difficile au boulot (plusieurs personnes de mon équipe étaient parties et j’avais dû former les nouveaux arrivants), j’étais ravie de pouvoir faire une longue pause, même si je savais que mon boulot et mes collègues allaient très certainement me manquer.

Qu’est-ce que vous avez aimé ?

DF : Je dis souvent que mon congé parental a été une révélation, et c’est vrai. J’ai adoré prendre soin de mon fils au jour le jour, le soigner, le nourrir, l’admirer sans fin, adapter les journées à nos besoins. J’ai eu l’impression grâce à ce temps passé ensemble de pouvoir faire intimement connaissance avec lui et – je ne m’étais pas trompée sur ce point – de rentrer dans mon « rôle ».

J’ai aussi aimé les rencontres, nombreuses, que j’ai pu faire avec d’autres mamans. Du fait qu’en Allemagne, presque toutes les femmes prennent un congé parental d’un an, je n’ai pas eu de mal à en trouver d’autres très sympas dans ma situation. Et nous sommes devenues inséparables !

Enfin, j’ai découvert à cette époque la blogosphère parentale, et j’ai renoué grâce à elle avec l’écriture, une passion qui depuis ne me quitte plus.

H : La première année passe tellement vite ! Je suis vraiment contente d’avoir pu profiter pleinement du Choupi et d’avoir vu ses nombreuses évolutions sur cette période. Je pense (et j’espère) que nous avons tissé un lien fort durant ces quelques mois (même si des fois, j’en doute quand je vois comment il m’ignore au profit de son papa !!).

Je me suis vraiment épanouie dans mon rôle de maman, et j’ai acquis une certaine légitimité auprès des gens qui m’entouraient. Dans l’absolu, cette reconnaissance n’est pas vraiment importante, mais ça m’a fait énormément de bien moralement.

Qu’est-ce que vous n’avez pas aimé ?

DF : Je pense que cette période de congé parental n’a pas été la meilleure pour mon couple, et je pense que pour ma vie dans son ensemble, il était préférable qu’il ne se prolonge pas indéfiniment. Ce que je veux dire par là, c’est que j’ai mal vécu de ne plus gagner « suffisamment » d’argent : je tiens beaucoup à mon indépendance financière.

Par ailleurs, j’ai eu tendance durant cette période à ne plus vraiment prendre soin de mon apparence (par manque de temps et de motivation), et peut-être à un peu trop me focaliser sur mon fils (je suis de nature anxieuse et sans autre centre d’intérêt, j’imagine qu’à la longue, je serais devenue étouffante pour lui).

Enfin, le retour au travail ne se fait pas forcément sans douleur après une année d’absence : j’avais forcément loupé beaucoup de choses, et j’ai dû dans un premier temps me remettre à niveau.

H : Les premiers mois avec le Choupi ont été très difficiles physiquement et moralement. L’avant-diversification (les coliques et le refus des biberons) a clairement pesé sur mon moral et mon humeur, et ça a également mis à mal mon couple. Je suis une personne très (voire trop) organisée, et le manque de rythme des débuts m’a clairement empêchée de faire certaines choses (même si je pense que je me suis mise des barrières toute seule).

J’ai aussi un boulot où je suis dans l’interaction quasi constante, et le quasi zéro contact pendant plusieurs mois a été très difficile à gérer.

Pour finir, même si c’est plus futile, je n’ai pas aimé ma prise de poids pendant cette période. Je ne pense pas qu’elle soit due seulement au congé parental (la reprise de la pilule est fortement en cause également), mais ça me laisse un goût très amer.

Et si un jour, un deuxième bébé venait pointer le bout de son nez, vous prévoiriez quoi, cette fois ?

DF : Parce que j’en garde un souvenir merveilleux, j’économise déjà pour pouvoir rester un peu plus longtemps encore avec un éventuel deuxième bébé. Quinze/seize mois, ça me semblerait idéal pour apprendre à devenir une maman de fratrie.

Par ailleurs, j’aimerais davantage intégrer mon mari dans cette belle aventure – et ne pas faire de mon congé parental la raison pour assurer tout le temps sur tous les fronts. Mais je ne sais pas encore si tout ça pourra se concrétiser.

H : Bizarrement, même si j’étais pressée de reprendre le boulot au bout de dix mois, je pense que si c’était à refaire, je le referais. Alors peut-être pas aussi longtemps, mais comme Die Franzoesin, je suis en train d’économiser des jours sur mon CET pour pouvoir recommencer au besoin.

Je pense également qu’avec un deuxième, je serai mieux préparée à ce congé et que j’arriverai à mieux gérer cette période.

Que conseilleriez-vous à une amie (ou un ami !) qui hésiterait à se lancer ?

DF : Je lui conseillerais de bien réfléchir, notamment financièrement – pas parce que l’argent rend heureux, mais parce que la baisse de revenus du couple peut être délicate à appréhender.

Mais si elle en a l’envie et la possibilité, qu’elle n’hésite pas ! C’est une année merveilleuse, cette année de découverte de la maternité, qu’on n’a pas la chance de revivre une deuxième fois.

H : Clairement, l’aspect financier joue un grand rôle. Cependant, mon cas est différent de celui de Die Franzoesin : j’ai eu un salaire inchangé durant cette période. Et quand je vois ce que me coûte la garde du Choupi, je suis ravie d’avoir économisé sur ce poste.

Il faut aussi avoir conscience qu’en prenant un congé parental, on devient mère et femme au foyer. Les deux vont ensemble, mais ne conviennent pas à tout le monde. Malgré tout, je reste convaincue que c’est une formidable expérience et que si on en a envie, il ne faut pas hésiter.

Et pour ceux qui débutent un congé parental, un ou deux petits conseils ?

DF: Bien s’entourer et ne pas s’isoler me semble essentiel. Il faut parfois lutter un peu contre sa timidité, mais ça vaut le coup ! Il ne faut donc pas hésiter à provoquer un échange de numéros à chaque occasion : en cours de préparation à l’accouchement comme dans la salle d’attente du pédiatre ! C’est souvent dans ce genre de circonstances qu’on rencontre des personnes dans la même situation.

Mon deuxième conseil, c’est d’essayer de conserver un peu de « soi » : par exemple, de s’organiser une activité sans bébé régulièrement, histoire de souffler et de se retrouver.

H : Il ne faut pas hésiter à sortir de chez soi, que ce soit avec bébé ou sans. S’aérer est tout aussi bénéfique pour bébé que pour soi-même.

En cas de gros coup de mou, il faut aussi savoir réclamer de l’aide. Au bord de la crise de nerfs, je suis allée voir mon médecin, qui m’a prescrit des anxiolytiques. Et même si je ne m’en suis servie qu’une fois, les avoir à la maison m’a fortement rassurée. Enfin, il faut éviter de se focaliser sur les problèmes (ils passeront), et profiter à fond du reste.

(Tous les articles d’Hermy)

(Tous les articles de Die Franzoesin)

Et toi, tu envisages de prendre un congé parental ? Tu appréhendes ? Si tu as fait cette expérience, qu’en as-tu retenu ? Viens nous raconter !

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Commentaires

21   Commentaires Laisser un commentaire ?

Doupiou

Congé parental de 2 mois 1/2 pour mois (puis congés payés). Je me faisais un petit salaire alors ça n’a pas trop impacté notre budget. Par contre j’ai repris le travail aux 6 mois de ma fille et il m’a semblait que c’était le timing parfait ! Elle n’était ni trop petite ni trop grande (avant la fameuse crise des 8 mois!)

le 20/07/2016 à 08h34 | Répondre

Doupiou

Pardon pour toutes les fautes ! Galère d’écrire un commentaire sur mon petit téléphone tout pourri !

le 20/07/2016 à 08h35 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Tu es pardonnée mes commentaires sont toujours bourrés de fautes car je les écris trop vite et souvent avec un clavier allemand 😉 .

le 20/07/2016 à 13h38 | Répondre

Hermy

Le Choupi est rentré à la crèche à 10 mois et aucun souci d’adaptation (cela en était même vexant). Par contre on a eu droit à la crise des 8 mois à 13-14 mois !!! ^^

le 20/07/2016 à 13h49 | Répondre

naninette

Et bien. Cet article est très intéressant car il donne les points positifs et négatifs pour quelqu’un qui veut se lancer.
Pour moi le congé maternité m’a suffit et j’étais contente de reprendre le travail ! Rester à la maison 24h/24 avec bébé pendant 1 année entière je n’aurais pas eu le courage ! Par contre pour ma 1ere repris à mi – temps dont une journée rien que pour moi (ménage, courses, rdv diverses, préparation de ma classe) et une journée pour ma poupée.
L’inconvénient c’est que l’indemnité de la caf ne dure que 6 mois donc la fin de l’année a été un peu ric-rac. Heureusement que je pouvais compter sur mon mari.
Pour la 2e j’ai repris à 75%. Et là l’indemnité c’est toute l’année ! Par contre je n’ai pas de journée à moi… mais j’essaierai de laisser la miss sur mon jour de décharge de temps à autre pour pouvoir faire des choses pour moi (du sport notamment !!!)
Voilà ça peut paraître égoïste. J’aime mes filles hein. Juste j’ai besoin de ce temps pour souffler parfois et pour moi un congé parental à temps complet aurait été signe d’un pétage de câble et j’aurais été invivable et au final moins disponible pour mes filles.

le 20/07/2016 à 09h05 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Ce que je voulais montrer avec cet article, c’est que le congé parental peut etre une bonne idée mais a aussi des désavantages. Et je trouve qu’une maman qui sait que ce n’est pas pour elle et apprécie de passer le relais est une excellente maman !!

le 20/07/2016 à 13h39 | Répondre

Melimelanie

Ici reprise du boulot au 3 mois et demi de petit habitant comme vous le savez. Ça a été dure mais je n’en pouvais plus d’être à la maison. L’éloignement de ma famille et de mes amies à joué c’est sûr…

Paradoxalement c’est maintenant après avoir repris les boulot que je changerai bien mon rythme pour rester à la maison avec petit habitant… J’ai peut être eu ma dose d’interactions sociales :-p

le 20/07/2016 à 09h33 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

De mon coté à l’inverse la séparation a été très dure les premiers mois (de 12 à 15 mois donc) et maintenant ca roule vraiment. Pierre joue, parle un peu, je vois qu’il s’éclate vraiment avec ses copains et je crois que ma seule présence ne lui suffirait plus.

le 20/07/2016 à 13h40 | Répondre

Mlle Mora

Je me suis posée la question pour bb2 car je ne l’avais pas fait pour Babygirl. Mais je crois que rester à la maison 1 an avec bébé ce n’est pas pour moi – j’aurai sans doute tendance à me renfermer sur moi-même. J’opte plutot pour un 80% (j’hésitais même avec 60% !) pour pouvoir avoir un long week end avec mes filles, et même mon mari va s’y mettre du coup, on sera tous ensemble 3 jours par semaine ! 🙂

le 20/07/2016 à 10h59 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Oh la la ce serait mon reve absolu !! Un temps partiel à deux !

le 20/07/2016 à 13h41 | Répondre

Madame D

Ici aussi, j’ai profité du chomage pour rester 8 mois avec Princesse. Et même si j’etais préssé de reprendre le travail (fin de mon CDD a 4 mois de grossesse du coup plus d’un an a la maison), je suis sure que je reprendrais un congé pour un deuxieme !
Et je plussoie : c’est quand meme plus agréable quand on est entourée. J’ai eu la chance d’avoir une amie qui etait enceinte en meme temps que moi et qui a pris un congé parentale aussi, plus une autre amie enceinte et encore une autre que j’ai rencontré en cours de preparation a l’accouchement !

le 20/07/2016 à 11h01 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Oui c’est sans doute l’elément-clé, je ne sais pas ce que je serai devenue sans mes copines maman pour faire 20 fois le tour du parc en poussette 😉 .

le 20/07/2016 à 13h42 | Répondre

Hermy

Je pense que c’est vraiment ce qui m’a manqué : un entourage dans le même cas que moi.

le 20/07/2016 à 13h52 | Répondre

Étoile (voir son site)

Petit Prince gardé par un de ses parents jusqu’à 6 mois. Pas mal mais trop court encore pour moi 🙂 On aimerait bien pousser jusqu’au un an pour bébé 2 et vivre sur nos économies quelques mois ! Mais après c’est toujours pareil : plus on s’absente du marché du travail, plus c’est dur de revenir ensuite surtout sur un poste à responsabilités.

le 20/07/2016 à 12h00 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

C’est vrai que ce n’est malheureusement pas facile de tout avoir et malgré tout je paie quand meme le prix de mon choix dans mon travail…

le 20/07/2016 à 13h43 | Répondre

Lisa

J’ai repris le travail lorsque bébé avait 3 mois et demi, j’ai trouvé ça très tôt et dur. Si c’était à refaire ou pour le 2eme je prendrais un congé de 6 mois minimum. Encore maintenant, j’aimerais pouvoir passer plus de temps avec bébé, même si c’est parfois plus reposant d’être au travail qu’à la maison.

le 20/07/2016 à 12h02 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Je suis totalement d’accord avec toi : dans mon cas, le bureau est moins fatigant que mon bébé à gérer ! Mais ce n’est pas non plus le meme plaisir… J’espère que tu pourras réaliser tes souhaits pour ton deuxième en plus ton premier en profitera aussi !

le 20/07/2016 à 13h44 | Répondre

Miss Chat

J’hésite un peu en fait… vos retours d’expérience sont très instructifs mais confirment mes doutes.
Je ne pense pas être quelqu’un qui se plairait en congé parental : même si j’ai aimé mon congé mat et que je l’aurais bien prolongé de quelques semaines au final, j’étais aussi très contente de repartir travailler et j’aurais probablement vécu comme une prison un congé parental d’un an. Je m’y sentais trop seule et je n’arrivais pas à sortir pour autant. A côté de ça, j’ai aussi l’impression que trop tarder pour mettre Croquette en contact avec d’autres enfants aurait pu être délicat, question d’habitude ?
Puis bon, pour couronner le tout, la Belgique a décidé de ne plus indemniser du tout les congés parentaux. Vivre avec un seul salaire, ce n’est pas possible pour nous. Ou alors on retire Croquette de la crèche et monsieur doit changer de boulot. Je ne me vois pas leur imposer ça…

le 20/07/2016 à 16h38 | Répondre

Doupiou

C’est difficile d’adapter sa vie de pro à sa vie de famille (et inversement !). Pour être restée 6 mois avec ma fille, je trouvais le temps long à la fin. J’étais plutôt heureuse de reprendre le boulot (c’était avant de supporter les humiliations auxquelles j’ai du faire face à mon retour). Et je suis même contente de poser ma fille chez la nounou le matin car je sais qu’elle va beaucoup s’amuser avec ses copains et que moi je vais pouvoir m’épanouir dans mon (nouveau) travail ! Alors pas de culpabilité Miss Chat !

le 21/07/2016 à 08h45 | Répondre

Hermy

Comme toi Miss Chat, je me suis vraiment seule pendant mon congé, il y a eu du mieux les derniers mois parce que c’était l’été et qu’on a bougé et vu des gens.
Mais très clairement j’ai besoin d’une vie pro pour avoir un équilibre dans ma vie perso.

le 21/07/2016 à 10h51 | Répondre

Bleue_

J’étais au chômage quand je suis tombée enceinte de ma fille, et j’avais de toutes façons en tête de ne pas chercher trop fort la première année. Finalement, j’apprécie tellement cette situation que j’aimerais la faire durer jusqu’à son entrée en maternelle (quand elle aura 2 ans et demi ou 3 ans). Et si/quand il y aura un second, je ne peux pas envisager faire autrement que pour la première.

Financièrement, on s’en sort avec un seul salaire (mais c’est de plus en plus dur alors peut-être que je devrai rebosser plus vite que souhaité..) donc tant que ça peut durer.. ça durera.

Je pense que ce que je préfère, c’est d’être là pour chaque petit et chaque grand moment, de ne rien rater, et de la connaître par coeur.
La seule chose qui me manque parfois, c’est de parler de banalités avec des adultes à la machine à café. Mais bien vite, je réalise que c’est une piètre motivation pour retourner bosser.

Franchement, aucun regret !

le 28/07/2016 à 18h24 | Répondre

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