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Et si tu prenais un(e) au pair ?


Publié le 25 février 2016 par Claire Gezillig

Sur Sous Notre Toit, j’ai raconté mon expérience de jeune fille au pair. Et comme j’ai pas mal nagé dans le monde au pair (en tant que modératrice du forum des au pairs du monde entier – forum malheureusement déserté aujourd’hui, mais où on trouve encore beaucoup d’informations), j’ai proposé de venir par ici te donner des pistes si tu songeais à prendre un(e) au pair pour garder tes mômes…

Étant donné que j’ai eu plusieurs retours intéressés, me voilà ! (Ok, un peu en retard, mais j’ai tellement d’articles à écrire que c’est dur de savoir par où commencer !)

Qu’est-ce qu’un(e) au pair ?

Un ou une au pair (oui, oui, il existe des garçons au pair aussi) est un jeune d’un autre pays qui vient habiter chez toi pour t’aider avec les enfants.

Tu offres le gîte, le couvert, de « l’argent de poche » et souvent des cours de langue, contre un soutien au quotidien avec tes enfants. L’au pair peut aller les chercher à l’école, les aider pour les devoirs, garder le bébé pendant la journée ou faire de menus travaux ménagers (en lien avec les enfants : préparer le repas, faire les lessives, faire les lits…).

Pour l’au pair, c’est l’occasion de vivre dans un pays étranger, de connaître la culture de ce pays et de se perfectionner dans la langue.

Jeune fille au pair

Crédits photo (creative commons) : Vladimir Pustovit

Pourquoi choisir d’accueillir un(e) au pair ?

Accueillir une personne inconnue chez soi, ça peut paraître une drôle d’idée ! Je pense que cette solution n’est pas pour tout le monde… Mais ça peut être intéressant à considérer si :

Tu veux sensibiliser ta famille à la diversité des langues et des cultures.

C’est un véritable échange avec une personne qui vient d’ailleurs. Tu peux même demander à l’au pair de parler à tes enfants dans une langue étrangère… Mais au-delà de la question linguistique, c’est un enrichissement pour tout le monde, de s’ouvrir à une autre culture : c’est ainsi qu’on réfléchit à nos valeurs, nos habitudes et qu’on apprend de nouvelles choses. C’est une vraie richesse que d’être un peu moins ethnocentré !

Tu t’arraches les cheveux pour savoir comment faire garder tes enfants avec vos horaires compliqués.

Tu ne sais pas comment faire entre la crèche/la nounou qui a besoin d’un engagement précis, la baby-sitter qui n’est jamais dispo quand il faut, les enfants qui sont toujours malades quand il ne faut pas ? En gros, l’au pair, c’est la flexibilité de quelqu’un qui peut être disponible plus facilement et à des horaires irréguliers (en respectant bien sûr le fait qu’il/elle a le droit d’avoir aussi une vie perso : flexibilité d’accord, mais pas esclavage, hein !).

Les contraintes

Il faut fournir le gîte et le couvert (pension complète).

Ce qui veut dire qu’il faut avoir une chambre en plus, et ne pas avoir de problème avec l’idée d’avoir un étranger chez soi tous les jours – oui, oui, même le dimanche quand tu aimes traîner dans ton vieux pilou-pilou.

Tu ne recrutes pas un professionnel de la petite enfance.

En général, les personnes qui postulent pour être au pair ont de l’expérience en baby-sitting, mais c’est tout. Au pair n’est pas un métier ! Si tu es une maman super stressée, qui aime savoir que les gens qui s’occupent de son trésor ont un BAC+12 en éducation enfantine, passe ton chemin. Quand tu prends un(e) au pair, tu ne dois pas oublier qu’il y aura peut-être une petite formation à lui donner pour s’occuper de tes petits bouts – surtout que ce qui se fait ou ne se fait pas avec les enfants dépend aussi beaucoup de la culture qu’on a…

Tu ne peux pas attendre de ton au pair qu’elle/il s’occupe de tes enfants cinquante heures par semaine.

Un(e) au pair est une aide, qui ne doit pas travailler plus de trente heures (en tout cas, sous la législation française… Dans d’autres pays d’Europe, ça varie, mais ça ne dépasse généralement pas les trente-cinq heures) et doit avoir du temps pour découvrir le pays et prendre des cours de langue. Il faut aussi qu’elle/il ait au moins un jour complet de libre par semaine, et des vacances si elle/il reste plus de six mois.

Comment faire pour que ça se passe bien ?

L’idée te tente, mais tu as un peu peur… Tu te demandes si vous pourrez être une bonne famille d’accueil.

Alors, je vais te rassurer (ou pas, en fait) : il n’y a pas de recette magique pour être LA bonne famille pour un(e) au pair. C’est une relation humaine, et donc l’alchimie pour que ça marche dépend du caractère des personnes en présence : ta famille, donc, mais aussi la personne que vous allez accueillir.

S’il y a une chose à retenir pour moi, c’est l’importance de la communication ! Comme dans toutes relations humaines, donc… Mais encore plus sachant que c’est une personne qui n’a pas la même culture, donc pas forcément la même façon de penser (ce qui peut te paraître logique ne l’est pas forcément pour elle, et inversement).

Discutez, donc : déjà dans la procédure de recrutement… Pour avoir une vraie relation de confiance, pour que les deux côtés puissent poser leurs questions et dire leurs attentes. Par exemple : certains au pairs attendront d’être véritablement intégrés comme un membre de la famille et voudront participer à toutes les sorties familiales, alors que d’autres préféreront s’échapper pour voyager, ou avoir du temps pour eux quand elles/ils ne travaillent pas… C’est le genre de détails qui peuvent créer des tensions si on n’est pas sur la même longueur d’onde !

« Ma famille ne va intéresser personne… »

Tu es super convaincue par l’idée, mais tu penses qu’aucun au pair n’aura envie de venir chez toi ? Détrompe-toi !

« Ma famille est bilingue, j’aurais bien pris un(e) au pair pour aider au développement de la langue minoritaire, mais quel intérêt pour l’au pair de venir dans une famille qui parle déjà sa langue ? »

Au contraire, ça peut rassurer des jeunes qui souhaitent apprendre la langue d’un pays, mais qui ont peur de sauter directement dans le bain linguistique intensif… Et puis, certains candidats décident de partir au pair pour l’aventure culturelle, pas forcément pour la langue.

« J’habite au fin fond de la campagne, qui va venir s’enterrer avec nous ? »

On ne va pas se mentir, tu auras bien plus de candidats si tu habites au cœur de Paris plutôt qu’au fin fond de la Creuse (mais entre nous, qui a une chambre en plus pour un(e) au pair à Paris ?). Mais ça ne veut pas dire que tu ne trouveras personne. La nature peut attirer. Et puis, ça dépend des autres conditions : si tu as moyen de mettre à disposition une voiture pour l’au pair ou que tu peux l’emmener à la gare régulièrement pour qu’elle/il voie un peu de pays, ça peut jouer dans la balance.

« J’ai des horaires de travail bizarres, ce qui demandera vraiment de la flexibilité à l’au pair/je ne peux pas proposer une chambre de luxe à mon au pair/j’ai cinq enfants, j’ai peur que ça fasse fuir les candidats… »

Bien sûr, quand on cherche une famille, on fait attention à ce qui est proposé… Mais moi, quand je cherchais, j’ai aussi beaucoup pris en considération le feeling avec la famille. Je préférais aller dans une famille vraiment sympa, avec qui j’accrochais bien, que dans une qui proposait un meilleur deal sur le papier, mais avec qui je n’avais pas l’impression de partager grand-chose en discutant.

Alors, ça te tente ? Si oui, je reviens bientôt pour te parler de la législation française et de comment trouver un(e) au pair.

Et toi ? As-tu des contraintes particulières pour faire garder tes enfants ? As-tu ce désir d’ouverture culturelle dans leur éducation ? Ça t’intéresserait de prendre un(e) au pair ? Viens nous dire !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

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Commentaires

23   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Fleur (voir son site)

J’ai toujours adoré l’idée.
Et tu m’a fait beaucoup rire avec la comparaison Paris – Creuse en terme de pièce. Et pour connaître ce cas là, c’est totalement vrai 🙂
Quand j’étais plus jeune, ma voisine recevait des au pairs chaque année. C’est une vrai richesse en effet.
C’est quelque chose qui me tenterait le jour où j’aurais des enfants mais va falloir que je déménage. Et je pense que je serais plus à l’aise si mes enfants sont plus âgés que pour un bébé.

le 25/02/2016 à 08h41 | Répondre

virginie

C’est exactement ce que je me disais. En plus, les horaires tordus ne posent vraiment problème qu’avec l’entrée du petit à l’école

le 25/02/2016 à 08h49 | Répondre

virginie

Merci Claire ! Je faisais partie de celles qui attendaient ton article sur le sujet, c’est top. D’autant que la question ne devrait pas tarder à se poser de manière plus prégnante … mais laissons Dame Nature aller à son rythme, ça te laisse le temps de rédiger la suite ; )

le 25/02/2016 à 08h46 | Répondre

Claire Gezillig

La suite est déjà rédigée et attendant sagement dans le calendrier éditorial donc bientôt 😉

le 25/02/2016 à 14h42 | Répondre

Louna

C’est vraiment un de mes rêves de pouvoir offrir cette belle expérience à mes enfants !
J’ai beaucoup apprécié mon séjour Au Pair en Allemagne (même si je me rends compte avec tes conseils qu’on aurait dû mieux se mettre d’accord en amont avec la famille pour que ça se passe encore mieux pour tout le monde), et j’aimerais tellement pouvoir offrir cette belle expérience à mon tour à ma famille et au jeune potentiellement intéressé pour venir vivre chez nous.
Malheureusement, je suis dans le cas « j’habite à Paris dans une cage à lapins », alors ça sera pas pour tout de suite…. 🙁

le 25/02/2016 à 09h56 | Répondre

Madame Vélo

J’avoue que c’est une aventure qui me tenterait bien, si un jour le besoin et l’occasion se présente. Mais je me demande : quelle est le montant de « l’argent de poche » comme tu dis ?! De façon plus générale, quels sont les frais à prévoir ? Et sur quelle durée les au pairs peuvent venir ? Tu as peut-être prévu de répondre à ces questions dans le prochain article 😉
Mais c’est sûr que le côté culturel, linguistique, humain et flexible me tenterait bien !

le 25/02/2016 à 09h59 | Répondre

Claire Gezillig

J’ai effet répondu à ces questions dans l’article à paraitre bientôt.
Après, je peux déjà te dire que ce n’est pas forcément une solution économique… mais ça dépend aussi comment tu calcules et tes besoins 😉

le 25/02/2016 à 14h44 | Répondre

Hermy

Cela me tenterait bien pour mes enfants mais comme Madame Fleur et Louna, je vis à Paris et déjà qu’on ne sait pas vraiment où l’on caserait un 2e bébé, je ne pense pas pouvoir proposer une chambre de plus à une fille au pair.

le 25/02/2016 à 10h25 | Répondre

Miss Chat

Je rêve de pouvoir faire venir un anglophone ou un néerlandophone dans notre famille ! Je pense qu’il est essentiel à l’heure actuelle de développer plusieurs langues étrangères dès le plus jeune âge, c’est donc l’aspect qui m’attire le plus dans le fait d’avoir des au-pair (ma fille est déjà dans une crèche bilingue et j’aimerais rester sur cette lancée).
C’est aussi très pratique comme tu l’as dit pour combiner les horaires travail-école-garde 😉
Je pense également qu’en plus de l’aspect culturel et linguistique, ça amène aussi l’enfant à développer des relations sociales différentes, ce qui est vraiment enrichissant !
Bref, j’attends donc deux choses : notre déménagement dans une grande maison et la rentrée de ma fille à l’école (coucou septembre 2018).
Claire, peux-tu dire combien d’argent de poche le au-pair reçoit en général ? 🙂
Bref, j’attends avec impatience tes articles suivants sur le sujet !

le 25/02/2016 à 10h35 | Répondre

Claire Gezillig

Je réponds en partie à la question du coût dans le prochain article mais surtout pour la France (comme il y a des charges sociales en France) et il me semble que tu habites en Belgique… SI c’est bien le cas, tu trouveras plus d’informations ici : https://www.aupairworld.com/fr/au_pair_program/belgium/family (c’est un site d’annonces pour trouver des au pairs sans passer par une agence mais je sais que leurs informations sont sérieuses et viables)

le 25/02/2016 à 14h52 | Répondre

Miss Chat

Super, merci pour le lien !
Hé bien, voilà qui me refroidit complètement… Subvenir aux besoins d’un adulte en plus, bonne idée. Ajouter 500€ par mois pour le reste heu … Il y a vraiment des gens qui peuvent se permettre ça ???

le 25/02/2016 à 15h41 | Répondre

Claire Gezillig

Ben, après, je pense clairement que certains pays ont des législations plus souples… Je ne sais pas s’il y a beaucoup d’au pairs en Belgique.
Quand j’étais au pair en Irlande, j’étais payée 95 euros par semaine pour 30/35 heures de travail, charges des enfants en journée + une soirée de baby-sitting par semaine. Pour trois enfants. Je pense que ça fait clairement moins cher que daycare + babysitteur.
(Après, il y a autre chose : c’est une réalité que beaucoup d’au pairs en Europe ne sont pas déclarées… Elles/ils viennent d’autres pays européens et n’ont pas besoin de visa et la famille s’arrange avec l’au pair directement pour les conditions et pas de charges sociales… mais bien sûr, c’est comme ne pas déclarer sa baby-sitter, on peut être accuser de faire travailler au noir…)

le 25/02/2016 à 15h50 | Répondre

Madame D

Du coup j’ai envie de prévoir une chambre supplémentaire dans notre future maison ! C’est un truc qui me tenterait grave ! Je me dis qu’au lieu de mettre les enfants en garderie après l’école ils pourraient rentrer avec l’au pair et faire des activités à la maison avec un plus : une langue étrangère !!!

le 25/02/2016 à 11h35 | Répondre

Hellodie

Très intéressant ton article. Je fais partie de celles qui en avait redemandé 😉 par contre, pas de chambre en plus chez nous… Les juju ensembles, et si un 3e veut bien arriver, ça va se gâter encore plus! J’ai lu sur un site (je ne me souviens plus lequel) que l’on pouvais prévoir pour le/la au pair un logement en dehors du domicile, petit studio à proximité par exemple. Mais du coup on perd un bonne partie de la convivialité et du partage. Cependant, est-ce que tu connais des expériences comme celles là? J’ai hâte de lire la suite.

le 25/02/2016 à 13h57 | Répondre

Claire Gezillig

Oui, c’est possible, j’ai failli partir dans une famille comme ça aux Pays-Bas, ils avaient un studio a 5 min à pied de leur maison (et puis finalement, la famille a pris quelqu’un d’autre et moi, je suis partie en stage au lieu de faire de l’au pairiat…). Après d’un point de vue légal en France du coup, je ne sais pas si ça marche.
Et puis, ça doit avoir un certain coût…

le 25/02/2016 à 14h57 | Répondre

Lokie

Cet article tombe a pic: acceuillir une Au Pair était dans mes projets depuis 2 mois, parce qu’on devait déménager a 1h de Paris, dans une ville moyenne dynamique et agréable; mais que finalement on vient d’apprendre qu’on va en pleine cambrousse, a 40 minutes d’une ville de 40000 habitants… Donc la chambre en plus, y’a pas de souci; par contre, pour l’attrait touristique, on repassera… 🙁 Je vais quand même tenter de m’inscrire sur des sites d’au pair ce week-end, mais ça va être compromis je crois…

le 25/02/2016 à 20h03 | Répondre

Claire Gezillig

Tu peux essayer en effet, on ne sait jamais… 😉
(Et si ça marche, tu viendras nous raconter ça dans un article ??? 🙂 )

le 26/02/2016 à 10h10 | Répondre

Lokie

Si ça marche, cela méritera un article oui!! 😉

le 26/02/2016 à 13h13 | Répondre

Marie Obrigada

J’y ai déjà pensé, notamment dans l’idée d’apporter un peu plus de la culture portugaise de mon mari à la maison. Mais cela attendra que nous ayons une maison plus grande, plusieurs enfants, et surtout que mon mari soit d’accord. 😀

le 25/02/2016 à 21h06 | Répondre

Nilith lutine

Est-ce qu’on peut prendre deux au pair ? (Moyennant deux chambres.) Si on a huit enfants, mettons ! 😀
J’ai vu aussi il y a quelque temps un reportage « mamies au pair » : ça se fait de plus en plus !

Je ne sais pas si ce pourrait être au programme un jour, mais ma principale crainte, ça serait vraiment le feeling (qui ne passe pas toujours pareil IRL)… Et le respect de noss choix éducatifs.

le 29/02/2016 à 14h01 | Répondre

Claire Gezillig

Je pense que deux au pairs, c’est possible mais jamais entendu parler… Après, c’est surtout le coût qui freine un tel projet.
Et oui, c’est pas facile de trouver à distance THE au pair… Après, tu peux prendre ton temps, lui proposer de venir d’abord en visite un weekend si c’est quelqu’un qui vient d’un pays européen voisin et discuter des idées éducatives ensemble 😉

le 29/02/2016 à 14h06 | Répondre

Ludivine

Bonjour Claire,
Merci pour ton article qui est vraiment top ! J’avais hésité à le faire en étant jeune, mais du coup, j’ai fait une année Erasmus et un stage à l’étranger.
2 petites questions :
Existe-t-il une durée minimum pour recevoir un au-pair ?
Et surtout, si on part en vacances pendant cette période, doit-on emmener le au-pair avec nous ? Comment cela se passe-t-il ?
Merci par avance pour tes reponses.
J’attends la suite de ton article avec impatience !

le 03/03/2016 à 22h13 | Répondre

Claire Gezillig (voir son site)

Alors, je ne suis pas non plus spécialiste de la législation mais d’après ce que j’ai lu, en France, une jeune fille au pair avec le statut légal qui va bien (j’en parle dans mon prochain article) doit rester minimum trois mois.
Après, ça dépend du pays où tu vis et de comment tu déclares (ou pas pour certains) ton au pair… Moi, je suis partie au pair pour les deux mois d’été…
Et pour les vacances, c’est à voir avec l’au pair, si elle reste longtemps, il faudra de toute façon lui permettre de prendre des vacances donc ça peut être à l’occasion des vôtres.
Le prochain article t’aidera à y voir plus clair j’espère 😉

le 04/03/2016 à 19h44 | Répondre

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