Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Le premier trimestre de ma grossesse toute douce – Partie 2


Publié le 29 mai 2019 par Maman Ours

Maintenant que ma grossesse est bien confirmée, qu’on a fait nos annonces et nos premiers rendez-vous, je deviens officiellement « femme enceinte ». Et j’adore ça !

Mon premier trimestre continue tranquillement :

L’échographie du premier trimestre

Vers la fin du troisième mois de grossesse, il est déjà temps de faire l’échographie du premier trimestre. C’est impressionnant comment la petite bestiole a changé ! D’une masse globalement informe il y a un mois, c’est désormais devenu un mini bébé : on reconnait très bien les différents membres et parties du corps. L’échographiste arrive même à identifier les organes (oui j’imagine que ce n’est pas surprenant pour elle mais pour moi, si !).

Crédits photos (Creative Commons) : PublicDomainPictures

Et oui, dès le troisième mois, l’échographie ressemble à cela !

J’avais lu que le bébé commençait à avoir des mouvements, mais nous pensions qu’il s’agissait de petits mouvements, un peu comme quand on dort… En fait, on assiste à une véritable séance de gymnastique acrobatique ! Et vas-y que je remue mes jambes, que je pousse avec mes pieds sur les parois de l’utérus, que je me projette ainsi « en l’air » pour faire des bonds, que je me retourne…. On ne s’y attendait pas, et on est absolument scotchés !

Et notre pauvre échographiste a bien du mal à réaliser toutes les mesures tellement Petit Ours ne tient pas en place. Cette fois-ci j’ai droit à quelques minutes de sonde vaginale pour essayer de mieux y voir : heureusement, elle ne rentre en réalité que le bout de la sonde (quelques centimètres à peine) et non tout l’engin (qui semble quand même assez immense quand tu le vois pour la première fois !).

Bilan : tout va bien ! On a un joli compte-rendu et des tas de photos (que j’utilise pour terminer les dernières annonces). On a aussi, déjà, un tas de mesures de notre Petit Ours : longueur, périmètre crânien, périmètre abdominal, clarté nucale, longueur du fémur…

La date du terme a changé par contre. Cette fois, je te garantis qu’elle (ou plutôt la date supposée de début de grossesse) n’est pas réaliste, mais bon, dans tous les cas, le bébé naîtra quand il voudra, donc ce n’est pas bien grave. J’espère juste que je ne devrai pas être déclenchée alors que je saurai que la durée réelle de ma grossesse est encore normale, ça me frustrerait assez. Mais pour le moment je n’y peux rien, donc on verra.

On réalise alors le formulaire de déclaration de grossesse à la sécurité sociale et à la CAF. La CAF m’enverra en retour un dossier à remplir pour commencer à examiner les éventuelles aides auxquelles on pourrait avoir droit. Oh joie, la paperasse commence…. (Et je devrai renvoyer un peu plus tard une des pièces de ce dossier envoyé complet, puis encore un peu plus tard, une deuxième… « oh joie » je te dis !)

Le dépistage précoce de la trisomie

En complément de la mesure de la clarté nucale de l’échographie, qui était parfaitement dans les normes, je fais peu après la prise de sang du dépistage précoce de la trisomie, permettant de rechercher des marqueurs de risque augmenté d’une trisomie : en fonction de la clarté nucale mesurée lors de l’échographie, de mon âge et du taux de certaines hormones mesurées lors de cette prise de sang, un risque que notre enfant soit porteur d’une trisomie est calculé.

Les résultats étant envoyés au prescripteur, c’est la sage-femme qui m’appelle pour m’informer que je suis cette fois un peu en dehors des normes habituelles. Elle me rassure très vite en me disant que je déborde « à peine » et me propose d’aller effectuer un dépistage plus poussé dans le centre de dépistage pré-natal le plus proche : le « dépistage non invasif des trisomies 21,18 et 13 fœtales par analyse de l’ADN circulant dans le sang maternel ». Il s’agit de faire une prise de sang et de peser dans mon sang les chromosomes 13, 18, et 21. Ainsi, on saura s’il y en a un peu trop ou non. Ce test est très simple (pour la patiente), et plutôt rapide. Il est fiable à 99%, ce qui est plutôt pas mal. Au moment où je le fais, il est encore payant, mais est pris en charge dans mon cas car réalisé par un centre de dépistage pré-natal. Depuis, il a été décidé de le rembourser.

Crédits photos (Creative Commons) : Belova59

Si les résultats sont bons, on aura l’esprit tranquille (à 99% ! Mais on ne peut pas non plus tout prévoir dans la vie). Si non, on me proposera une amnio-synthèse. Et en fonction des résultats de l’amnio-synthèse (si on choisit de la faire), on aura une certitude qu’il y a le bon nombre de chromosomes, ou la possibilité de demander une IMG. Bon, on va loin là, mais au moins on sait tout !

En attendant, la sage-femme a déjà tout organisé, je n’ai qu’à poser ma demi-journée de congés pour y aller : le rendez-vous est pris, elle m’a expliqué où aller en arrivant dans l’hôpital, une perle !

Le jour J, on commence par un entretien, qui a je crois pour but principal de s’assurer qu’on a bien compris ce qu’il se passait, et quel était le taux de confiance à avoir dans les résultats du test. Ensuite, une petite prise de sang (encore une !) et on peut repartir. Les résultats sont prévus pour trois semaines plus tard.

Et pour tout te dire, je ne suis pas très inquiète : je présente un risque de 1/800. Soit 0,125% de probabilité que l’enfant ait une trisomie. Sachant qu’à partir de 1/1000 (=0,100% de probabilité), on ne te considère pas en « risque particulier », je suis à peine au-dessus. D’ailleurs, il y a à peine deux ou trois ans je crois, on ne proposait un test complémentaire que pour les risques supérieurs à 1/200 (et oui, quand il n’y avait pas le dépistage non invasif, on s’arrêtait là pour des niveaux de risques comme le mien !).

Et puis 0,125% d’avoir une trisomie… et quelle probabilité d’avoir d’autres maladies ? Et pourtant, ces autres maladies ne nous affolent pas particulièrement, simplement parce qu’on n’y pense pas puisqu’on n’a pas forcément de dépistage possible. Bref, pas de panique à bord, on patiente un mois, et les résultats arrivent : aucune anomalie chromosomique détectée. Parfait !

Le troisième mois

Au début du troisième mois, on part en vacances pour quinze jours. On n’est pas partis trop loin, et on a adapté le programme : on voit chaque jour ce que l’on fait en fonction de comment je me sens. On ajoute plein de pauses dans des parcs ou face à des jolis paysages. Et ça se passe très bien malgré la fatigue !

On finit nos annonces avec la fameuse annonce au travail, qui se passe sans aucun souci : nos employeurs sont plutôt chouettes, tout le monde est très content pour nous. Certains de mes collègues commencent à décider qu’il faut me chouchouter, c’est assez marrant ! (oui, on est très bien lotis niveau chefs et collègues).

On revoit également ma sage-femme à la fin du mois pour un petit rendez-vous de contrôle : à chaque rendez-vous, on vérifie mes analyses mensuelles, et on peut poser toutes nos questions. Elle vérifie mon poids, ma tension, la souplesse de mon utérus, sa hauteur (en mesurant avec un mètre de couturière la « limite » haute de mon utérus, qu’elle sent en le palpant – rassures-toi, c’est complètement indolore !), et le rythme cardiaque du petit (grâce à une mini-sonde qu’elle pose sur mon ventre). Elle me pose aussi un certain nombre de questions pour voir si je vais bien, si je souffre de petits symptômes et éventuellement comment les soulager.

Et c’est déjà la fin du premier trimestre ! Je commence à me dire que cela passe vraiment très vite. Un tiers de la grossesse est déjà passé, je n’en reviens pas.

Toi aussi, tu as trouvé que ça passait très vite ? Tu as tendance à stresser quand on te propose un examen complémentaire, ou, au contraire, ça te rassure ?


Guide accouchement

Commentaires

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?