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Mon premier trimestre : vivre sa grossesse en tant que femme au foyer


Publié le 26 février 2016 par Madame Irbis

Comme je te l’ai dit dans ma chronique de présentation, je suis femme au foyer. Par choix. J’ai la chance d’avoir un mari qui gagne assez pour que nous puissions nous le permettre. Et j’ai surtout la chance d’aimer ça !

Je me suis toujours vue en tant que manager d’unité familiale. Gérer ma maison, mes enfants et mon mari comme une petite entreprise, avec des objectifs, des réussites et des challenges. Depuis un an que je suis entrée dans le vif du sujet avec l’Héritier, je me sens bien dans cette situation. Je n’ai aucune envie de me trouver un travail, de devoir le laisser à une nounou ou à une crèche, de ne plus pouvoir organiser mes journées comme je l’entends…

Alors vivre cette grossesse avec tous les avantages et les inconvénients de ma situation professionnelle (oui, j’insiste, je ne suis pas en vacances, ni sans activité, je travaille bien !) était un nouveau challenge, et surtout un grand mystère.

Du point de vue physique

Je savais que ça allait être dur. La fatigue, l’Héritier, l’absence de pause en journée… Et je peux t’assurer que le premier trimestre a été pire que ce à quoi je m’attendais !

Ce deuxième premier trimestre s’est déroulé comme pour ma première grossesse : fatigue intense, moral en berne, démotivation totale. Mais a été beaucoup plus dur à gérer, car je ne pouvais plus me reposer comme je le voulais, j’étais contrainte par les horaires des siestes, le nombre de réveils la nuit…

Ce début de grossesse a en plus coïncidé avec une grosse poussée dentaire chez l’Héritier qui a duré dix jours (avec dans ses meilleurs moments des réveils toutes les heures la nuit), le début de l’angoisse de séparation avec un bébé pot de colle puissance 1.000, et un Superman qui se posait beaucoup de questions sur l’avenir de son entreprise. Tout était réuni pour que je m’effondre !

Grossesse mère au foyer

Crédits photo (creative commons) : Seth Sawyers

J’en étais arrivée au point où je dormais en laissant l’Héritier pleurer dans son lit (je te rassure, il était correctement nourri et ses couches changées régulièrement). Je n’avais plus la force de m’occuper de lui, et quand j’y arrivais, je le posais au milieu du salon avec tous ses jouets et je somnolais sur le canapé.

Outre cette fatigue, je ne supportais plus d’avoir ce bébé collé à moi jour et nuit. J’avais besoin physiquement d’être seule avec mon corps (avant que le nouveau coloc’ se fasse sentir !). Ce qui n’est pas possible quand on est femme au foyer ! Tu dois t’occuper de ton bébé toute la journée, l’éveiller, le changer, le nourrir, le câliner, c’est ton travail (comme c’est celui d’une assistante maternelle).

Pour sortir de cette situation de crise, je suis allée en cure de repos chez mes parents, le petit sous le bras. Une semaine par mois, pendant les trois premiers mois ! Comme pour les premières semaines de vie de l’Héritier, ils ont été à la hauteur de mes attentes. Ces petits séjours m’ont été bénéfiques autant pour le sommeil que pour le moral. Et même si je me suis retrouvée dans cet état par mon « métier », je l’ai béni pendant cette période : pas besoin de demander des congés, possibilité de partir aussi longtemps que je le voulais… Une vraie flexibilité, très appréciée !

Vers le milieu du troisième mois, j’ai eu plusieurs frayeurs en faisant de grosses chutes de tension. La pesée mensuelle chez la sage-femme nous a rapidement donné l’explication de ce phénomène : j’avais perdu deux kilos en un mois. Et vu mon poids de base, ce n’était pas une bonne nouvelle ! J’ai dû me forcer à manger à nouveau le midi (je préférais aller dormir plutôt que perdre vingt minutes à manger… c’est mal, je sais !) et Superman m’a gavée le soir et les weekends.

À part ça, tout roulait ! Pas de douleurs ligamentaires, les seins qui prennent sans faire mal, pas trop de nausées (sauf quand je donnais des épinards à l’Héritier, là, c’était direct aux toilettes !), pas de migraines. À part cette fichue fatigue, j’ai eu un premier trimestre plutôt cool du point de vue physique, en fait.

Du point de vue psychologique

Je n’ai pas de chance, dans la vie (si, en vrai, j’en ai plein, mais j’aime bien me plaindre !). Je ne supporte pas les variations hormonales. Mais pas du tout ! Je ne te raconte pas mon état les quelques jours avant les règles, ou encore après l’accouchement (le baby blues, mon meilleur pote !). Mais ces trois premiers mois ont été les pires : j’ai l’impression que plus ça va, moins je supporte.

Je me posais quotidiennement la question de pourquoi faire des enfants, pourquoi se marier, pourquoi devoir supporter tout ça tous les jours. La joie, le bonheur et les paillettes, en somme !

Je me suis souvent imaginée en train de partir sans prévenir personne, en abandonnant l’Héritier. Partir pour dormir, et surtout sortir de ce quotidien étouffant, arrêter cette fichue grossesse. Ça peut être dur à lire pour toutes celles qui ont tellement de mal à tomber enceintes, je sais, mais je n’en pouvais plus de cette vie. Je ne supportais plus mes choix.

Je me suis beaucoup retrouvée dans cet article : lire que je n’étais pas la seule à avoir ces sentiments m’a beaucoup rassurée. Et je savais, contrairement à l’auteur, que je ne regrettais pas mon enfant, que c’étaient juste ces fucking hormones qui me faisaient penser ces choses-là.

Et c’est ce que je me suis répétée tous les jours pendant trois mois. Qu’avant d’être à nouveau enceinte, j’étais en kiff total de mon fils et de mon mari… de ma vie, en fait ! Que ce n’était pas moi pendant ces moments-là, que je devais serrer les dents et attendre que les hormones arrêtent de danser le tango avec mon moral.

Bonne nouvelle, la fin du premier trimestre a sonné le glas de mon épuisement et de ma mini-dépression.
Et j’ai pu me rendre compte avec beaucoup de bonheur que ces trois mois étaient passés très vite !

C’est l’avantage de vivre avec un bébé de 7-9 mois : les journées et les semaines filent à toute allure. Je n’ai pas le temps de me regarder le nombril : j’enchaîne les jeux, les lessives, les courses, les bains, les factures, les sourires… et hop, voilà, la journée est passée ! Superman rentre du travail, l’Héritier est couché et j’ai enfin un peu de temps pour souffler.

Alors, c’est sûr qu’être enceinte en étant au foyer n’est pas facile tous les jours, car pas de pause (même pas pendant les siestes, qui me permettent de manger en paix, en faisant tout ce que je ne peux pas faire avec mon cher fils dans les pattes), pas de journée off (même pas le weekend !), pas d’arrêt maladie possible, pas de possibilité de garde pour pouvoir aller aux rendez-vous médicaux…

Je suis même un peu jalouse de toutes mes copines enceintes qui travaillent (surtout quand elles prennent quelques jours d’arrêt maladie et qu’elles sont seules chez elles !), mais je sais aussi que j’ai l’avantage de ne pas avoir à réveiller l’Héritier le matin (surtout qu’il peut dormir facilement jusqu’à 10h30), que ses siestes deviennent les miennes, que je n’ai pas besoin de faire plusieurs heures de transport tous les jours, que je n’ai pas à supporter un patron ou des collègues un peu lourds, que je n’ai pas besoin de cacher ma grossesse à mon employeur, et surtout que je n’ai aucune carrière qui est mise en danger (c’est même plutôt l’inverse…).

Le bilan de ce premier trimestre reste très positif. Grâce à Superman et mes parents, qui m’ont aidée et supportée. Grâce à mon Héritier chouchou d’amour, qui me fait oublier mes petits soucis en explosant de rire trente fois par jour. Et grâce à cette petite crevette qui grandit en moi, qui me fait me sentir encore plus femme et maman !

Et toi ? Femme au foyer ou femme « active » ? Un premier trimestre très dur ou très facile à vivre ? Raconte-moi tout !

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

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Commentaires

31   Commentaires Laisser un commentaire ?

Mme Indécise

J’étais tombée sur l’article que tu indiques (en plein baby blues )au retour de la maternité, quand je paniquais à l’idée que ce bébé serait là, toujours et à jamais lol! Et c’est totalement entendu le même quand on a eu du mal à l’avoir. Et moi aussi ma seule bouée de sauvetage a été ma famille. Je ne sais pas ce que je serais devenue sans les tours de garde qu’ils ont organisé!

le 26/02/2016 à 08h36 | Répondre

Madame Irbis

La famille le Saint Graal ! Je suis très admirative de tous ces parents qui s’en sortent sans (moi je ne pourrai pas)

le 01/03/2016 à 16h28 | Répondre

Hellodie

Ton article est très intéressant. Comme toi, je suis en congé parental, par choix… Un peu contraint tout de même, j’en parlerais peu être prochainement. Mais le seul frein pour la mise en route de Mini 3 (les jujus sont ont bientôt 12 mois maintenant), c’est bien la gestion de la maison et des jujus tout en étant enceinte, surtout que la première fois, j’ai été allitée à 5 SA. Nos familles sont loin (vraiment loin!), bref, nous n’avons pas encore la solution, à part de penser au congé parental pour le papa pendant le congé maternité! (Attention, savants calculs à prévoir et au revoir jolie spontanéité !)

le 26/02/2016 à 09h33 | Répondre

Madame Irbis

C’est sur qu’avec des jumeaux, cela complique un peu les choses (deux fois plus de travail et de fatigue ?)
Je crois qu’il n’y a pas de solution miracle, et qu’il faut aussi le faire comme on le sent

le 01/03/2016 à 16h30 | Répondre

Flora

Je lis tes articles avec attention car comme toi j’aimerais des enfants rapprochés. J’imagine le travail que cela représente et c’est vrai que les mamans au foyer n’ont pas toujours la reconnaissance de leur métier. Je trouve que tu as beaucoup de chance d’avoir une famille si aidante et présente à tes côtés dans ces grandes étapes de votre vie. Pour ma part, j’ai repris le travail et c’etait très dur de laisser mon bebe mais je me rends compte aussi que ça lui fait beaucoup de bien d’être en contact avec d’autres enfants. L’idéal pour moi serait de pouvoir rester à la maison jusqu’au 1 an de bebe et de pouvoir travailler à mi-temps pour concilier vie familiale et professionnelle mais on ne peut pas toujours faire ce choix, l’aspect financier ne le permettant pas toujours. Il nous faudrait aussi des journées de 30h voir + et non pas 24h pour pouvoir tout faire. Pas facile d’être une maman de nos jours et d’être au top sur tous les fronts, il nous manque du temps et pour un bon équilibre c’est important de pouvoir s’accorder un peu de temps, c’est pour cette raison aussi je pense que tu as fait une petite déprime, la fatigue n’aidant pas. L’idéal serait que tu puisses confier bebe à quelqu’un une fois par semaine pour faire une activité ou qq chose qui te permette de faire une vraie pause.

le 26/02/2016 à 09h40 | Répondre

Hellodie

Bonjour Flora. Détrompe toi pour l’aspect financier! Il faut vraiment faire les calculs, et parfois on est financièrement gagnant à prendre un congé parental. Avec des jumeaux, et j’imagine qu’avec 2 enfants rapprochés c’est pareil, il y a 2 temps de garde à payer. Avec un salaire de cadre moyen/sup, très peu d’aide, pas de crèche, au final les 2/3 voir 3/4 de mon salaire partaient en mode de garde. En s’arrêtant, on bénéficie des aides que nous ne connaissions pas jusque là (pas de primes de naissance pour nous…) et au final, l’aide est quasi équivalente à mon ancien salaire. Bon, apres pour nous le congé s’est imposé pour des raisons de santé des bébés sans regarder aucun autre aspect et du coup très bonne surprise financièrement.

le 26/02/2016 à 10h58 | Répondre

Flora

Merci Hellodie, je n’avais pas pensé à tout ça mais c’est vrai qu’avec un deuxième rapproché ou des jumeaux comme toi, les frais de garde sont multipliés par deux et cela représente une bonne partie du salaire. C’est peut être pour cela que beaucoup de parents préfère avoir 3 ans d’écart afin que l’aîné rentre en maternelle. Je vais me renseigner sur les aides car j’avoue ne pas beaucoup m’y connaître. Et je trouve génial peu d’écart entre les enfants même si pour les parents c’est sport, les enfants peuvent grandir ensemble et on souvent une belle complicité.

le 28/02/2016 à 11h25 | Répondre

Madame Irbis

J’aimerai tellement confier mon fils une journée par semaine à une crèche. Mais pas de place, et nous sommes les derniers des derniers en terme de priorité -_-
Mais j’ai bon espoir pour la rentrée en septembre prochain.
Le mi temps est vraiment une bonne idée ! On profite des deux (du travail et des enfants) sans trop saturer, j’imagine

le 01/03/2016 à 16h33 | Répondre

Madame D

Je suis fatiguée rien qu’a lire ton article …
C’est aussi pour ça que je ne veux pas faire femme au foyer. Trop epuisant, trop prennant, pas assez de reconnaissance. Cependant c’est avec immense plaisir que je jouerais le jeu quelques mois. Je me suis arreter 9 mois pour Princesse ! Et pour le deuxieme je compte faire pareil. Ce sera moins fatiguant de pour toi car a priori, d’ici a ce qu’un deuxieme se greffe a notre famille, Princesse sera rentrée en maternelle (naaaaannnnnnnnnnn veux pas !!!!).
Et puis, là ou je travaille actuellement il y a une salle de sieste ! Le reve pour un premier trimestre !

le 26/02/2016 à 11h49 | Répondre

Madame Irbis

Aaaaaaaaaaaaah ! Une salle de sieste ! Tu travailles au paradis ?!
C’est vrai que l’entrée en maternelle est une bonne base pour lancer le petit deuz’. Ça fait un écart pas mal aussi

le 01/03/2016 à 16h35 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Coucou Irbis ! J´espère que le deuxième trimestre est un peu moins difficile à vivre. Moi aussi j´ai fait une vraie petite « dépression » lors de mon premier trimestre et j´en garde un horrible souvenir. J´ai très peur de revivre ca pour BB2 même si j´espère cette fois être mieux préparée. Sinon je voudrais juste me permettre d´écrire en espérant ne pas trop t´énerver qu´à mes yeux s´occuper de son foyer n´est pas un travail. Je ne dis pas que c´est reposant attention ! Je me suis arrêtée un an pour mon fils et je n´ai jamais été aussi crevée que cette année là. J´ai désormais repris et ne travaille que le matin, et généralement ce sont bien mes après-midi avec bébé qui sont les plus fatigantes, pas les matinées au bureau ! Mais disons que je travaille pour gagner de l´argent. Si je gagnais au loto je cesserai de travailler sur le champ. Mais je ne cesserai pas pour autant de m´occuper de mon fils, tu comprends ? Bon après c´est peut etre personnel, je sais qu´il y a aussi des femmes qui travaillent pour leur épanouissement personnel mais ce n´est pas mon cas 😉 !

le 26/02/2016 à 14h08 | Répondre

Madame D

Je trouve que la façon dont tu résume ta pensée est parfaite !!!

le 26/02/2016 à 14h36 | Répondre

Chaperon Rouge

en fait par « travail » toi tu entend « activité rémunérée » et Mme Irbis elle entend « activité à temps plein demandant un certain niveau de compétences pour être menée à bien » lol

moi aussi suis rincée rien qu’à te lire… j’ai la chance d’avoir un bb calme et très bon dormeur dc je pense que ce serait moins chaotique MAIS:
-mon boulot me manquerait
-mon bb découvrirait moins de choses (sa nounou est japonaise),
-je suis pour la sociabilisation très tôt (remarque avec un n°2 rapide ca marche aussi)
-je ne suis vraiment pas une femme d’interieur je deteeeeeste le ménage

à côté de ça, je reprend le boulot lundi (bouhouhouuu) et ca me fend déjà le coeur… c’est clair que si on en avait les moyens je prolongerais mon congé!!

le 26/02/2016 à 15h35 | Répondre

Mme Indecise

J’hesite, si l’on part la definition du travail, c’est une activité ou une production en echange de salaire. Dans ce cadre, lorsque tu prends quelqu’un pour effectuer chacune des taches qu’accomplit une mere au foyer, tu la rémunères. C’est donc pour moi un travail, fait bénévolement dans le cadre de sa propre famille mais un travail quand même.

le 26/02/2016 à 16h50 | Répondre

Mlle Moizelle

Je suis d’accord! J’avais lu une étude américaine qui comtait combien serait payée une femme au foyer, avec toutes les compétences demandées et la polyvalence nécessaire!!! Entre les soins à la personne (toilette, etc), la cuisine, la garde d’enfant, l’animation d’activités, les soins des petits bobos, les trajets ici et là, le soutien psychologique, les tâches de gestion financières, les gestions de conflits, la gestion de planning (rdv médicaux, activités sportives et culturelles,…), etc, etc!!! Sans compter le ménage!!! Bref, je crois que le « salaire » tournait autour de 7000$… ^^ Et comme dit Madalme Irbis, pas de congés payés, pas d’arrêt maladie, tu bosses le dimanche, les jours fériés et les nuits, pas de pause syndicale… Et tu n’es absolument pas reconnu pour ce que tu fais, voir c’est un peu honteux, on passe pour une flemmarde qui reste vautrée dans son canapé toute la journée…! En tout cas, j’ai bien aimé l’expression de « manager d’unités familiale » qui résume bien, et j’ai fait rire mes collègues grâce à toi, Madame Irbis! 😀

le 27/02/2016 à 13h06 | Répondre

Elodie

C’est vrai que c’est un travail à part entière mais les femmes qui travaillent assurent elles aussi bien souvent cette 2ième journée en rentrant 😉 Nous gérons aussi les repas, les activités extra-scolaires, la toilette, l’éducation, les petits bobos, le budget 😉 Bref c’est la vie de maman ça, pas forcément uniquement celle des femme au foyer 😉

le 28/02/2016 à 10h20 |

Madame Irbis

Je ne veux absolument pas rentrer dans un débat, Elodie. Et je sais qu’une femme qui travaille doit enchaîner sa deuxième journée le soir. Ce qui, j’imagine, est très fatiguant également !
Il y a une pression dingue sur toutes ces mamans actives, pour qu’elles soient parfaites tout le temps.
Les mères au foyer, ont ce gros avantage, de n’avoir aucune pression de la société, vu qu’il n’y a pas de reconnaissance (ou très peu suivant les milieux) C’est limite normal si on traîne en pyjama toute la journée ^^
Par contre, l’inconvénient majeur, que je ne retrouve pas dans les familles où les mamans travaillent, c’est que les père se laissent un peu aller et en font beaucoup moins. Que ce soit dans les tâches ménagères que dans le quotidien avec les enfants (bien sur c’est une généralité, et comme toute chose on peut trouver des tas d’exemples qui prouvent le contraire) C’est très dur d’expliquer à son mari que lui aussi peut passer l’aspirateur ou préparer un repas, car après tout c’est notre job, non ?
Bref, aucune situation n’est parfaite, et on fait avec!

le 01/03/2016 à 16h46 |

Madame Irbis

Je ne suis pas vexée Die Franzoesin ! (il m’en faut beaucoup plus ^^) et tu as raison de souligner que je ne suis pas payée et que donc je ne travaille pas (dans le sens littéral du terme).
Le problème est qu’il manque un peu de vocabulaire (ou alors je ne le connais pas !), et je ne sais pas trop comment qualifier mon « job », je ne travaille pas car je ne gagne pas d’argent, mais je ne suis pas sans activité ! Comme le dit Mlle Moizelle, je ne passe pas mes journées vautrée dans le canapé à regarder « Amour, Gloire et Beauté » (nan en vrai je les passe vautrée dans le canapé à raconter pour la 1.000 fois le même livre à mon fils chéri !)
Bref, je raconte un peu n’importe quoi dans quel n’importe quel sens ! Mais je suis à peu près d’accord avec toi (sauf que si je gagne au loto, j’embauche quelqu’un pour garder mes fils quelques heures par jour ^^)

le 01/03/2016 à 16h42 | Répondre

Madame Vélo

C’est vraiment ça qui me fait le plus peur pour une seconde grossesse : gérer la fatigue avec un enfant en très bas âge qui demande de l’attention tout le temps ! Moi aussi j’ai un vrai pot de colle, c’est adorable mais c’est pesant !
Pour ta crise psychologique je comprends tout a fait ce que tu as pu vivre : satanées hormones !
Je ne suis pas au foyer mais c’est tout comme – et par contre ce qui me soulage pas mal c’est que je laisse mon fils 2 jours par semaine à la nounou, et même si c’est pour chercher du travail, c’est « reposant » d’avoir quelques heures off, sans bébé à s’occuper. J’espère que la suite de ta grossesse se passe mieux !

le 26/02/2016 à 14h51 | Répondre

Madame Irbis

C’est chouette que tu arrives à laisser ton fils dans la semaine ! (même si c’est pour des raisons moins chouettes, j’espère que tu vas vite trouver un nouveau travail)
Le reste de la grossesse se déroule beaucoup mieux, et heureusement pour toute la famille !

le 01/03/2016 à 16h49 | Répondre

Floconnette

Je me permets de te donner mon retour, sur les 4 premiers mois de ma deuxième grossesse, et en tant que maman « active » du coup!
Je pense que quand on a le désir d’enfant on arrive finalement à allier grossesse et s’occuper de l’aîné. Le mien avait 21 mois au début de ma grossesse. Psychologique ou non, j’étais bien moins fatiguée que pour mon aîné, car en rentrant le soir je savais que je pouvais pas faire ma loque sur le canapé. Mais en effet, à peine le petit couché, je m’effondrais sur le canapé et là plus moyen de me relever ^^. Tant que j’étais en action pas de souci mais dès l’arrêt boum le coup de barre!
bon je me suis quand même endormie l’une ou l’autre fois sur mon fils en regardant Tchoupi le soir et en attendant que mon mari rentre de son travail ^^

Je sais pas ce qui est le plus fatigant, et je ne le saurai peut être jamais, mais « travailler » est certes fatigant moralement au niveau des contraintes et responsabilités (je suis cadre) mais la journée je suis assise au bureau et je ne cours pas après mon fils!!! Donc c’est quelque part moins fatigant physiquement quand même!
En gros, quand on a envie du deuxième ben, on fait avec, je dirais… Et ça se passe bien mieux que ce que je pensais malgré le terrible two et le fait que mon fils a eu une grosse phase de rejet de sa maman (qui m’a beaucoup affectée mais qui n’est pas forcément liée à ma grossesse).

L’an prochain je me mets à mi temps pour 6 à 8 mois, je pourrai peut être mieux comparer les journées maison et travail, j’appréhende un peu à vrai dire!!! Si ça vous dit je viendrai en parler ici.

le 03/03/2016 à 14h56 | Répondre

Madame Vélo

Merci pour ton retour Floconnette !
Oui j’imagine qu’on s’en sort quand même, d’autres l’ont fait avant nous (et ma maman notamment !). Tu as raison, il doit y avoir une part de psychologie dans la fatigue.
Et oui ça serait intéressant que tu viennes nous parler de tout ça ici quand le deuxième sera né !
J’ai entendu dire que c’était fréquent le rejet de la maman vers les deux ans… ça a duré longtemps ? ça doit être tellement dur à vivre ! Surtout avec les hormones de grossesse en plus !

le 03/03/2016 à 15h08 | Répondre

Floconnette

ça dure depuis décembre, il préfère son papa pour le câlin du soir (genre si c’est moi c’est la punition quoi…) etc… Mais quand je suis seule avec lui ça va, on eu le summum après mon retour d’un voyage pro de 3 jours à peine (mon mari en fait plus souvent que moi), il me repoussait et me tapait et ne voulait que papa, il hurlait « papaaaa » si je voulais le prendre dans son lit par exemple….
Là ça se tasse un peu il veut toujours son papa le soir mais il me réclame beaucoup pour jouer, regarder ses prouesses, et si je m’en vais il demande où je suis. Ouf!!

le 03/03/2016 à 15h15 | Répondre

Louna

Floconnette, je te confirme que le rejet de maman peut tout à fait être décorellé d’une deuxième grossesse, puisque c’est ce que je vis aussi avec ma fille depuis quelques mois. Comme elle est encore bien plus jeune que ton fils, les choses ne sont pas encore aussi fortes, mais je sens déjà comme ça me fait mal et j’appréhende la suite, probablement combinée avec une seconde grossesse également….
Bref, si tu as des conseils sur comme vivre au mieux cette épreuve, ou somplement ce que tu faisais toi dans ces situations, je suis preneuse ! 🙂

le 03/03/2016 à 17h05 |

Floconnette

Louna,
Désolée de la réponse tardive!
Alors ici ça s’est amélioré « tout seul », car je ne sais pas si j’ai eu la bonne attitude… En général je feignais l’ignorance mais je pense qu’il est bien assez malin pour voir que je fais semblant. Il m’a quand même vue une fois en pleurer, un jour où il avait été vraiment violent dans son rejet (juste après mon absence professionnelle) …
En général, on ne cède pas à sa requête si elle est injustifiée, on se dit qu’il veut juste voir s’il peut nous « commander » à loisirs. Typiquement le soir il réclame de l’eau dans son lit juste avant le « bonne nuit », et veut que ça soit papa et pas moi. Si c’est moi qui est la tasse dans la main c’est moi qui lui donne, point barre! et il veut toujours la rendre à papa mais je la reprends pour qu’il comprenne que pour ce genre de choses il ne doit pas choisir.
Pour le câlin du soir il m’en fait un tout petit et un gros à papa ensuite… Mais sur le canapé il revient vers moi maintenant, et m’appelle systématiquement pour me montrer ses prouesses, dessiner, ou jouer. Il demande où je vais quand je pars aussi.
En gros on a fait un peu comme si de rien n’était, en ne cédant pa sà toutes ses volontés « ça c’est papa qui fait, ça c’est maman etc… »
Et quand il ne veut pas de bisous et qu’il me repousse trop violemment, je lui dis que non ça il ne doit pas le faire, ça fait mal, mais qu’il a tout à fait le droit de dire « maman je ne veux pas de bisou » et du coup maintenant il le dit parfois au lieu de se débattre comme un fou.
Et sinon les autres petits gardés par la nounou me font un bisou d’au revoir le matin et là du coup il court en faire un aussi, sinon il me dit au revoir de loin…. 😀

le 14/03/2016 à 11h57 |

Sophie

Ma troisième grossesse j’étais en congé parental avec une grande de 4 ans à l’école et une petite de presque 3 ans avec moi et c’est ma meilleure grossesse ou j’ai pu profiter pleinement de mes filles et de ma grossesse

le 26/02/2016 à 17h31 | Répondre

Madame Irbis

Je suis contente que tu es profité de ta troisième grossesse, ce sont des moments tellement précieux !

le 01/03/2016 à 16h54 | Répondre

Jojo

En fait, c’est plus ton état de mère au foyer que de femme au foyer qui est contraignant, non ?
Parce que moi, si là je tombais enceinte et ne trouvais toujours pas de travail, je serais dans un état de femme au foyer, mais pas comme toi vu que je n’ai pas d’enfant, donc pas les mêmes contraintes à assumer…

le 27/02/2016 à 15h05 | Répondre

Madame Irbis

Tu as raison, c’est mon état de mère au foyer qui a été compliqué à gérer pendant cette grossesse (alors que pour ma première j’étais femme au foyer (en recherche de travail hum hum) et c’était tellement plus cool !)

le 01/03/2016 à 16h56 | Répondre

Joséphine

Quelle chance incroyable d’avoir des parents qui peuvent t’accueillir et te relayer auprès du 1er coloc ! Je suis tes chroniques avec beaucoup de plaisir et espère parfois secrètement te croiser dans les rues de notre ville commune ^^ Pour cette deuxième grossesse, as-tu fait appel à la même sage-femme que pour la précédente ? Si oui, serait-il possible d’avoir ses coordonnées ?

le 03/03/2016 à 12h59 | Répondre

Floconnette

C’est dur quand même physiquement pour toi Mme Irbis car au final tu as un petit en bas âge et une nouvelle grossesse.
Et comme tu le dis dans un commentaire, les maris en font moins quand leur femme est au foyer car « c’est son job à elle non? »…. Moi je travaille comme cadre (ingénieur), mon mari aussi, à temps plein tous les deux donc on « partage » équitablement . Depuis ma grossesse il en fait plus que moi même si je continue d’assurer pas mal. Mais c’est moins éprouvant je suppose de voir qu’on est épaulée….
La seule différence est que je vis à 5km de mon job et lui à 65km avec bouchons, donc le matin il se lève très tôt et quitte la maison à peine 6h passées, tandis qu eje me lève à quasi 7h et je gère donc seul le petit (et bientôt les deux! j’ai peuuuuuuuuuuur!). Idem le soir mais il rentre souvent en même temps que moi, voire dans la demi heure après maxi.
Donc au final, ça se passe bien, ce qui est plus lourd par contre c’est les week ends, nous sommes beaucoup sollicités et nous avons des travaux en cours donc on ne se pose jamais… Je commence à le sentir, les memes sensations que pour ma MAP au premier…. un déplacement pro m’a aussi beaucoup fatiguée donc là je commence à lever le pied .

le 03/03/2016 à 15h01 | Répondre

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