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Ma grossesse par don d’ovocyte : les premières démarches


Publié le 8 septembre 2015 par Madame Arwen

Comme l’avait préconisé ma gynécologue, nous avons rendez-vous avec une spécialiste de la Procréation Médicalement Assistée qui travaille sur Paris. Une de mes amies me l’a recommandée. C’est très important d’avoir l’avis de personnes en lesquelles tu as confiance pour ton choix de médecin !

Le rendez-vous est fixé pour la fin mai 2013.

Rendez-vous chez le docteur

Crédits photo (creative commons) : Darko Stojanovic

Notre rendez-vous arrive. La gynécologue confirme ce qui a pu nous être dit précédemment. Elle me fait une échographie qui montre que mon utérus est tout à fait normal, mais qu’effectivement, les ovaires sont atrophiés et sans activité.

Elle nous explique alors comment se déroule le don d’ovocytes en France. Il faut s’inscrire dans un Centre d’Étude et de Conservation des Oeufs et du Sperme (CECOS), qui pratique le prélèvement et le don d’ovocytes. Elle nous conseille celui de l’hôpital de Cochin, car il n’y en a malheureusement pas plus proche de chez nous. Et selon elle, les équipes qui y travaillent sont vraiment compétentes.

Elle me demande également si je suis sous traitement hormonal. Je lui réponds que ma gynécologue estimait que mes ovaires ne réagiraient pas à une stimulation, et que ce n’était pas nécessaire pour elle. Elle m’explique alors que ce traitement est obligatoire pour moi : il ne servira pas à stimuler mes ovaires, mais à les « remplacer ».

En effet, le corps féminin n’est pas prévu pour être privé d’œstrogènes dès 25 ans (les œstrogènes étant produits par les ovaires en fonctionnement). Sans traitement, il y a de forts risques de maladies cardio-vasculaires, d’ostéoporose, de problèmes de sommeil, de bouffées de chaleur, etc.

Elle me prescrit donc ce traitement hormonal de substitution. Dès les premiers jours de prise, mes bouffées de chaleur disparaissent, mon poids se stabilise (sans traitement, j’avais pris huit kilos en six mois), et je dors mieux.

Nous prenons alors contact avec le CECOS de l’hôpital de Cochin. Je suis surprise par le délai : ils nous donnent un rendez-vous à peine un mois plus tard.

Ce jour-là, nous rencontrons une médecin très à l’écoute, qui nous explique énormément de choses.

Notamment qu’en France, il y a une pénurie de donneuses. Et donc une liste d’attente pour bénéficier de ce geste généreux : il faut compter quatre ans minimum. Cependant, il a été mis en place un système de parrainage : si une femme vient faire un don d’ovocytes en disant qu’elle vient de notre part, alors le centre nous prend en charge dans l’année qui suit son don. Par contre, cette femme ne peut pas donner directement pour nous : ce type de don « direct » n’existe pas en France, où l’anonymat est la règle.

Elle m’explique également qu’étant jeune, je ne suis pas prioritaire, que les quatre ans d’attente ne sont pas du tout une garantie, et que le délai peut augmenter d’ici-là. Nous décidons tout de même de nous inscrire sur la liste d’attente.

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Si donner tes ovocytes t’intéresse, voici les conditions :

  • avoir moins de 37 ans,
  • avoir un ou plusieurs enfants,
  • être en bonne santé,
  • être majeure,
  • avoir le consentement de ton conjoint.

Tu peux trouver plein de renseignements à ce sujet sur ce site sur le don d’ovocytes.

Je ferai dans un autre article un point plus précis sur les questions que les femmes pouvant être intéressées se posent souvent.

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Elle nous pose des questions sur notre ressenti, sur nos sentiments : est-ce que l’on compte annoncer à notre enfant de quelle manière il a été conçu ? Est-ce que nous envisageons également l’adoption ? Que pensons-nous de la règle de l’anonymat en France ?

Enfin, elle fait un point sur les antécédents familiaux de Monsieur Aragorn.

Nous sortons de là avec la liste de tous les rendez-vous qu’il va falloir prendre pour « valider » notre dossier :

  • rendez-vous avec la psychologue du CECOS,
  • rendez-vous avec le médecin biologiste pour vérifier qu’il n’y a pas de souci pour Monsieur (qui devra refaire un spermogramme sur place),
  • rendez-vous avec le Tribunal d’Instance de notre ville, ou un notaire, pour rédiger un acte permettant d’établir la filiation de l’enfant à naître par PMA avec tiers donneur (ainsi, personne ne pourra venir contester mon statut de mère),
  • rendez-vous avec un gynécologue de l’hôpital de Cochin pour vérifier que je peux gérer une grossesse,
  • rendez-vous avec un cardiologue de l’hôpital pour vérifier que les traitements pour mon cancer n’ont pas abîmé mon cœur et qu’il supportera une grossesse.

Nous voici donc lancés dans l’aventure ! Mais une aventure qui risque d’être particulièrement longue…

Et toi ? Tu connaissais le don d’ovocytes et le délai nécessaire pour en bénéficier ? C’est un acte que tu pourrais envisager ? Viens en parler…

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

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Commentaires

24   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Fleur (voir son site)

C’est très courageux à vous deux de vous être lancés dans ces demarches. Et je te remercie de partager ça avec nous, c’est toujours compliqué d’imaginer ce que cela représente. Je lirai avec beaucoup d’attention ton article sur le don, je pense que les gens ne sont pas assez informé et que c’est pour ça qu’il y a si peu de donneurs.

le 08/09/2015 à 08h57 | Répondre

Madame Arwen

Oui je pense également que la pénurie vient d’un gros manque de communication. J’avoue que j’espère aussi que mes articles pourront convaincre quelques personnes de faire un don 🙂

le 09/09/2015 à 13h46 | Répondre

Étoile (voir son site)

C’est un sacré parcours et bravo pour tout ! J’ai hâte de lire la suite. En tout cas, ça laisse à réflexion pour faire un don un jour. Les gens ne sont généralement pas vraiment au courant des possibilités. Je voulais faire pour ma part un don de sang du cordon (je sais que c’est très différent), mais l’hôpital où je suis ne le propose pas. Dommage que les lieux pour les dons soient si limités. Je trouve que cela peut décourager certaines personnes.

le 08/09/2015 à 10h18 | Répondre

Madame Arwen

Je m’étais aussi renseignée pour le don de cordon et ai été très déçue de voir que ça se faisait dans si peu d’hôpitaux…

le 09/09/2015 à 13h18 | Répondre

Agrume

Je vais suivre avec intérêt ton parcours !

Le don d’ovocytes, j’y songe régulièrement, mais ce qui me retient de le faire tout de suite c’est que la stimulation hormonale fait qu’on a plus de chances de tomber nous-mêmes enceinte… Et je suis déjà très très fertile de base. Donc quand on sera prêts à accueillir un 3e (au cas où) je ferai les démarches !

le 08/09/2015 à 12h05 | Répondre

Weena (voir son site)

Je ne savais pas que la stimulation ovarienne pour un don augmentait les « chances » de grossesse …
J’y songe, mais pour l’instant, mon mari n’est pas prêt. Et je suis aussi très fertile, donc va falloir que je revois la question avec lui un de ses jours …

le 08/09/2015 à 15h01 | Répondre

Madame Arwen

Merci pour celles qui en ont besoin d’y songer 🙂
Pour les risques de tomber enceinte, c’est uniquement sur le cycle de stimulation où en effet la pilule n’est pas prise et il faut donc prendre plus de précautions. Mais cela ne dure qu’un cycle. De plus, la stimulation peut tout à fait se faire avec un stérilet et alors le risque est le même qu’à chaque cycle 🙂

le 09/09/2015 à 13h20 | Répondre

Agrume

Réponds-tu à celle qui a fait une grossesse sur stérilet… Ahem !
Bon, je pensais que le risque durait plusieurs cycles.
Au pire, la meilleure des contraceptions (si ça n’est que pour un cycle), c’est l’abstinence !

le 09/09/2015 à 22h55 | Répondre

Madame Arwen

Ah ah pardon, c’est pour ça que j’ai pas mis « risque zero »! Ce serait à vérifier pour le nombre de cycles, mais pour moi effectivement ce n’est que sur le cycle de stimulation 🙂

le 11/09/2015 à 10h54 | Répondre

Madame D

C’est aussi un article qui m’intéresserait !
Je voulais faire don du cordon ombilical de ma fille malheureusement, les centres étant rare, il faut accoucher dans un hôpital qui le recueille.
En tout cas ce parcours a l’air très dur. Je n’arrive pas à imaginer comment j’aurais réagi si on m’avait annoncé que j’allais devoir en passé par là et attendre si longtemps …
Je te trouve très courageuse !!! Sans compter la maladie que tu as du affronter si jeune !

le 08/09/2015 à 14h20 | Répondre

Madame Arwen

Merci 🙂 Je pense qu’on ne peut pas imaginer sa réaction effectivement, et au final lorsque ça nous arrive on réfléchit tellement différemment qu’on ne sait plus ce que l’on pensait auparavant. Je suis par exemple incapable de dire ce que je pensais du don de gamètes avant d’en avoir besoin. je ne sais pas si je me suis déjà posé la question, si j’étais plutôt pour, plutôt contre…

le 09/09/2015 à 13h44 | Répondre

Franzoesin (voir son site)

Je ne sais pas trop par où commencer pour ce commentaire… Mais je dois être honnête : à l’origine – c’est à dire avant de lire tes articles – je n’étais pas sûre d’être favorable à ce genre de dons. Je me posais des questions sur ce que pouvait ressentir l’enfant à venir, si ce n’était pas aller trop loin avec la science. Et puis quand j’ai découvert ton parcours, mon regard a changé. Je me suis dit, quelle injustice si tu n’avais pas pu en bénéficier ! Alors doublement merci pour tes articles car tu as fait changer mon regard sur cette question.

le 08/09/2015 à 14h29 | Répondre

Madame Arwen

Merci pour ton honnêteté! Il y aura un prochain article où j’évoquerai effectivement toutes nos interrogations sur le sujet. je suis ravie d’avoir fait évoluer ton opinion à ce sujet, même si je respecte les idées de chacun.

le 09/09/2015 à 13h22 | Répondre

Madame l'Abeille

J’ai hâte de lire ton article sur tes interrogations à ce sujet. Parce que savoir que le bébé a pour moitié les gènes d’un parent et pour moitié ceux d’un inconnu, ça n’est peut être pas facile? J’ai bien aimé les questions qui vous ont été posées par la gynécologue sur votre ressenti. Je suis curieuse de savoir si la psychologue vous a aidé à cheminer dans ces réflexions ? C’est une psychologue  » spéciale PMA »? En tout cas merci beaucoup de nous raconter ton parcours.

le 10/09/2015 à 13h56 | Répondre

Madame Arwen

Oui c’est effectivement une psychologue affectée au CECOS donc qui reçoit tous les couples dans notre situation. Elle aurait sans doute pu nous accompagner malheureusement nous n’habitons pas à côté alors nous ne l’avons vue qu’une fois dans le cadre de la visite obligatoire. Concernant l’aspect génétique, de récentes découvertes scientifiques nous ont permis d’apprendre que c’était plus compliqué que 50% chacun, et qu’au final en tant que « porteuse » j’aurais une influence génétique sur notre enfant, et ça a beaucoup aidé dans notre cheminement 🙂 mais on en reparlera dans un prochain article 😉

le 11/09/2015 à 10h57 | Répondre

Stella

Très intéressant! Pour nous, c’est mon mari qui est stérile et qui suit un traitement car il ne produit pas de testostérone. Du coup pour nous ce sera l’inverse, un don de sperme.

Comme on devra faire appel à un don de gamète, j’espère que je pourrai faire un don d’ovocyte par après!

le 08/09/2015 à 14h45 | Répondre

Madame Arwen

Oui Monsieur Aragorn envisage de faire un don de sperme également lorsque nous aurons notre enfant (car alors il correspondra sur les critères). Alors il sera tout à fait possible pour toi de faire un don d’ovocytes 🙂

le 09/09/2015 à 13h34 | Répondre

Stella

Oui si d’ici la je dépasse pas l’âge!

le 10/09/2015 à 15h05 | Répondre

Chaperon Rouge

AH!!! je l’attendais avec impatience cet article!

Alors déjà, merci pour l’info (comme quoi hein, on en apprend tous les jours!) je ne savais pas DU TOUT que la fabrication d’oestrogènes avaient un impact sur notre santé! je n’ai aps ce problème mais je ne pensais pas que ca marchait comme ça 🙂 du coup traitement hormonal à vie? :/ Piqures ou cachets? ca doit pas etre simple à gérer quand même…

Pour ce qui est du don, on y a été sensibilisé tot: l’infertilité de Mr Loup nous a poussé à envisagé le don de sperme comme solution (« seulement » 2 ans d’attente), et le don croisait fonctionne aussi là bas. Du coup j’ai très vite décidé que dès que je pourrais le faire, je donnerai mes ovocytes.

Pour répondre à une remarque plus haut, je ne pense pas que ca accroisse les risques de grossesse: ce genre de traitement est hyper surveillé, et on prélève les ovules avant qu’ils puissent être fécondés donc…

Et sinon, une copine de PMA qui voulait donner ses ovocytes aussi s’est vu rétorquer par son centre qu’ils feront ça quand elle aura décidé de ne plus avoir d’enfant, pour éviter de cumuler les problèmes… ca refroidit ce genre de trucs, je trouve ça stupide.
Bref, j’ai si bien vécu la FIV et son traitement que oui, je donnerai mes ovocytes… on partait meme sur l’idée du don d’embryon, on a le temps d’y repenser 🙂

le 08/09/2015 à 17h07 | Répondre

Madame Arwen

Oui l’oestrogène est essentiel pour la femme et la maintient en forme jusqu’à la ménopause. C’est pour cette raison que la ménopause est accompagnée de tout pleins de symptômes pas drôles. Je dois donc suivre un traitement (par cachets), jusqu’à l’âge « normal » de la ménopause 🙂
Oui c’est dommage pour ton amie, je pense qu’on n’encourage pas assez les personnes, mais en même temps c’est un acte plus « intrusif » que le don de sperme… Les dons d’embryons sont aussi de bonnes actions! certains couples où un seul est infertile décident malgré tout de passer par un don d’embryon afin que les deux partenaires soient « égaux » sur l’apport génétique à leur enfant.

le 09/09/2015 à 13h39 | Répondre

Démétra

Je réfléchis de plus en plus au don d’ovocytes mais comme je n’ai pas de centre dans mon coin, je dois prévoir de faire 8.000 km et planifier très longtemps à l’avance les stimulations :/
Mais ton article poussera peut-être d’autres femmes à franchir le cap 🙂

le 08/09/2015 à 20h59 | Répondre

Madame Arwen

Oui le peu de centres est un problème, j’espère que tu réussiras un jour à réaliser ce don si tu le souhaites 🙂

le 09/09/2015 à 13h42 | Répondre

Madame L

merci pour cet article sur un sujet encore plus rare que le don de sperme. Comme tu l’as dit plus haut dans les commentaires, impossible de savoir à l’avance ce que tu penseras d’un tel sujet avant d’y être vraiment confronté, du coup le témoignage de personnes qui ont vécu cette situation est précieux !

le 12/09/2015 à 14h45 | Répondre

Satellite

Merci pour ton article c’était intéressant de le lire! Aujourd’hui rien n’a changé voir pire. Quand nous nous somme adressés au centre de pma on nous a dit qu’il faut attendre 7 mois avant d’être inscrite sur la liste d’attente! Nous nous somme rendu en Espagne mais 2 échecs. Maintenant je vais tenter ma chance à biotexcom, c’est une clinique ukrainienne. On ne perd pas l’espoir!
Bonne chance à toutes les femmes ! on y arrivera!

le 17/03/2017 à 08h57 | Répondre

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