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Quand j’ai appris la suppression de la fête des mères à l’école de ma fille


Publié le 11 mai 2015 par Béré

Ma fille est en moyenne section de maternelle, et nous avons eu cette semaine dans le carnet de liaison le compte-rendu du conseil scolaire. J’aurais pu ne pas le lire, mais j’aime bien me tenir au courant de ce qui va et qui ne va pas, et il y a toujours des surprises dans ces cas-là, des bonnes et des mauvaises.

Et là, presque à la fin, je tombe sur un paragraphe « fêtes des mères et fêtes des pères ». Les enseignants annoncent qu’il est de plus en plus délicat de réaliser le petit cadeau traditionnel, à cause de situations familiales complexes (séparation, décès, famille recomposée). Ils disent même que certains enfants refusent de réaliser le cadeau. Cette activité n’étant plus inscrite au programme scolaire, ils ne feront plus de petits cadeaux pour les fêtes des mères et des pères…

Là, j’avoue que mon cœur s’est serré… Car moi, je me revois encore préparer avec amour le plateau en pâte à sel pour la fête des mères, que je me réjouissais d’offrir à ma mère avec son traditionnel petit-déjeuner au lit, ce dimanche-là. Pour moi, c’est quelque chose qui va un peu avec le rôle de mère. Un espèce de rite de passage… Je n’aurais plus ça…

cadeau de la fête des mères

Crédits photo (creative commons) : half alive - soo zzzz

Alors bien sûr, il y a d’autres moyens de fêter les mamans ce jour-là… Mais combien de papasvont arriver à faire apprendre une poésie à leur enfant, ou avoir la patience de leur faire faire un collier de nouilles, un porte-clé en bouchons de liège, ou que sais-je encore !

Mon mari a beaucoup de qualités mais je pense que là, c’est peine perdue. Je ne dis pas qu’il ne me ferait pas un cadeau, mais franchement, je préfèrerais 1000 fois un joli collier de perles de feutrine, assemblé avec amour par les petites mimines de ma fille, que le nouveau-robot-ménager-trop-trop-bien dont tous les marchands vont nous rabattre les oreilles dans la quinzaine qui précédera ce fameux jour.

Cette fête, pour moi était dans le calendrier des écoles, plus celui des marchands. Maintenant, elle ne sera plus que dans celui des marchands… Cette vieille institution, inscrite dans les tablettes de la république depuis 1950, et déjà fêtée dans la France entière depuis bien avant, doit avoir du sens et ne pas être seulement commerciale. La Saint-Valentin est une fête commerciale, mais je n’arrive pas à me dire qu’il y a de grandes chances que la fête des mères et la fête des pères vont être réduites au même destin…

Bien sûr, je comprends aisément que les familles recomposées, les familles séparées, les papas et les mamans décédés, bah c’est super compliqué pour la maîtresse dans ces cas-là ! Et je vois bien un enfant mis de coté pour faire le cadeau pour un parent qui n’est pas là, et qui demanderait à en faire 2, pour le vrai parent et pour le nouveau conjoint de l’autre…

Mais du coup, je me sens privé de quelque chose, comme punie, alors que bah… j’ai rien fait !

Je trouve que c’est dommage, même si encore une fois, je comprends vraiment la démarche et les difficultés rencontrées. J’aimerais bien avoir ton avis, ton témoignages sur ce que représente ces fêtes dans ta vie d’enfant ayant grandi, et de parents maintenant, afin de m’aider à faire le deuil de ce jour des mamans…

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Commentaires

56   Commentaires Laisser un commentaire ?

Pivoiline

Je comprends ta déception ! Justement je disais hier que j’avais hâte de recevoir ce fameux collier de nouilles, préparé avec amour quand ma fille sera en âge de le faire..!

le 11/05/2015 à 09h10 | Répondre

Emma June (voir son site)

Je comprends tout à fait les situations compliquées (et il y en avait déjà à « mon époque ») mais bon, je ne trouve pas ça forcément bien d’annuler ces cadeaux. Car après tout, l’enfant pourrait faire un cadeau à la personne qu’il aime de son choix! Faire un collier ou une fleur, un dessin ou que sais-je…l’important c’est d’apprendre à l’enfant qu’il y a mille façon de montrer simplement son amour non?
Bref, pas convaincue par cette décision…

le 11/05/2015 à 09h15 | Répondre

Claudia

Mes 3 enfants ont eu la même enseignante au CP. Pour la fête des mères, elle photocopiait un dessin de bouquet de fleurs qu’elle leur donnait à colorier, avec un poème à côté. Toujours le même bouquet de fleurs, toujours le même poème. Et pour les 2 derniers, ils n’avaient même pas appris le poème, pour le dernier il n’avait même pas colorié le bouquet. J’aurais préféré que l’enseignante s’abstienne complètement.

J’ai aussi le souvenir d’enfants dont les deux parents venaient de décéder à une année d’écart. Dans ce cas, faire le cadeau à quelqu’un qu’on aime leur aurait trop rappelé leurs parents, l’enseignante avait annulé les actions autour de la fête des mères..

le 11/05/2015 à 09h49 | Répondre

Mademoiselle Mo

Je ne comprend pas vraiment pourquoi annuler le cadeau de la fête des mères. Un enfant vivant dans une famille recomposée peut en faire deux. Celui qui a malheureusement perdu sa mère peut quand même lui en faire un et le poser sur sa tombe en allant s’y recueillir. La mort n’arrête pas l’amour…
Tout ça pour dire que je ne comprend pas du tout comment on peut choisir de faire l’impasse sur cette fête.
C’est en faisant des colliers de pâtes ou d’horribles photophores à l’école que j’ai compris que cette fête était importante. Aujourd’hui, même si je ne vis plus dans le même pays que ma maman, je me débrouille toujours pour qu’elle ait un petit quelque chose à cette occasion.
Et je vais avoir la chance le 31 Mai prochain d’être avec elle (et ses sœurs, mes 2 petites mamans) donc je compte bien marquer le coup !

le 11/05/2015 à 10h09 | Répondre

Madame Nounours

Drôle d’idée que de vouloir supprimer le cadeau pour la fête des mères et des pères dans les établissements scolaires. Certes, il y a pas mal de cas de familles recomposés mais bon c’est pas nouveau d’aujourd’hui et auparavant ça ne gênait pas les instituteurs! alors que déjà à notre époque (années 80/90) il y avait beaucoup d’enfants de parents divorcés (je me souviens qu’au primaire 60% des enfants de la classe avaient des parents séparés). De toute façon, il y aura toujours des cas de parents divorcés dans une classe même si les couples d’aujourd’hui qui sont des enfants de divorcés, essayent de ne pas reproduire le même schéma pour leurs enfants même. Au pire, l’enfant peut faire un présent pour son beau père ou sa belle mère si il n’a pas ou plus de relation avec son vrai parent. Je pense que l’éducation nationale doit s’adapter à la société actuelle notamment les cas de familles recomposées. C’est triste si une tradition de ce genre vient à disparaître.

le 11/05/2015 à 10h14 | Répondre

Urbanie

Bon moi je vais faire polémique et aller à l’encontre de tout ce que j’ai lu 🙂 je trouve que c’est une plutôt bonne chose de mon côté, et pour plusieurs raisons:

Déjà, je fais partie de ceux qui ont perdu un parent à un âge très très précoce. Je crois qu’on ne réalise pas ce que cela peut être de devoir réaliser un cadeau pour une maman qui n’est pas la et, PIRE, de voir les copains faire un cadeau pour leur maman à eux;
et contrairement à ce que dis Mademoiselle Mo, c’est bien plus compliqué que de dire « la mort n’arrête pas l’amour » (pardon, j’ai un peu ri – jaune- en lisant ça). Je pense que, dans le genre de familles recomposées ou de décès, les institutrices de l’écoles de ne se sont pas dit qu’elles allaient se simplifier la vie, mais qu’elles allaient tout simplement faire au mieux compte tenu de situations éprouvantes auxquelles elles doivent assister (je pense qu’on simplifie trop la problématique des familles recomposées et des décès parentaux, du moins dans ce que j’ai pu lire des commentaires).

Et ensuite, parce que je ne vois pas en quoi cela serait une « punition »: l’école ne peut pas se substituer à tous les rôles parentaux, et faire un cadeau pour la fête des mères ou des pères, c’est certes très sympa à faire en classe, mais cela reste avant tout une histoire de famille. Donc je pense que si maman veut être sure d’avoir un cadeau, c’est à elle d’en discuter au préalable avec papa (et non de demander à un instituteur de remplir ce rôle, en « punissant » au passage les élèves moins chanceux de la classe qui n’ont pas le choix, eux).

le 11/05/2015 à 11h27 | Répondre

Mademoiselle Mo

Je pense que ça doit dépendre de comment on a vécu la disparition de son parent…
Mes cousines ont perdu leur mère (la soeur de mon père) très jeune et tous les ans elles faisaient un cadeau et on allait ensemble le porter au cimetière. Il en est de même pour mes cousins qui ont perdu leur père. C’est ce qui me fait dire que ce n’est pas parce que la personne qu’on aime n’est plus de ce monde que *pouf* on ne l’aime plus.
Bien sur n’ayant pas vécu une telle situation, ce n’est que mon ressenti forcément biaisé…

le 11/05/2015 à 12h03 | Répondre

Urbanie

Je pense que ça doit dépendre de comment on a vécu la disparition de son parent… » je ne vais pas répondre à ça sinon je vais m’énerver 😉

Sur le fond de l’article, qui parle de la suppression de la fête des mères (l’article ne porte pas sur « comment certains enfants vivent mieux le décès de leur parent qu’un autre », je trouve cela limite indécent d’en faire un débat), je pense très honnêtement qu’il faut savoir protéger les enfants dans certaines classes lorsque des situations compliquées ont clairement été identifiées par le corps enseignant. Ce qui, j’en ai l’impression, est le cas dans l’école de l’article.

Il ne s’agit pas dire si certains enfants vivent mieux le décès de leur parents que d’autres (auquel cas, j’aurais envie de répondre: ce n’est pas une raison pour ne pas protéger les autres, hein); juste que lorsqu’une décision comme celle ci est prise, et bien je la comprends à 200%. Elle n’est en aucun cas punitive pour les parents, elle vise simplement à protéger certains enfants qui, à mon avis, en ont bien besoin.

le 11/05/2015 à 13h21 | Répondre

Flora

Il y a en effet quelque chose d’énervant dans cette réaction. Il y a autant de façon de gérer un deuil qu’il y a d’enfants. Estimer que tout les enfants veulent apporter un collier au cimetière parce que c’est la cas de tes cousins ça fait rire jaune en effet…

le 20/05/2015 à 09h33 | Répondre

Madame Violine

Moi-même enseignante, voilà ce que je proposais lorsque j’étais enseignante à l’école primaire deux semaines avant chaque fête (mère et père) : un atelier pendant lequel, si on en a envie, on confectionne un objet ou autre (selon l’idée du moment) pour une/deux personnes que l’on aime. Cela peut-être sa maman, sa mamie, sa sœur, une amie, son papa, son papy, son frère, un ami… Généralement, les élèves qui ont leurs parents le font pour eux et ceux dont la situation est compliquée soit ne font rien (et sont occupés par un jeu ou autre) ou choisissent aisément une personne qui leur est chère. Cela m’embêtait aussi de ne rien faire pour la fête des mère/père…
Tout le monde y trouve son compte, enfin, je l’espère…

le 11/05/2015 à 11h32 | Répondre

Urbanie

J’aime bien cette idée de ne pas faire un atelier uniquement axé sur « la fête des mères » dans ce cas. Chacun y trouve son compte (et les parents peuvent avoir leur cadeau)! 🙂

le 11/05/2015 à 13h24 | Répondre

Carine

Voilà un commentaire présentant un compromis plein de sagesse…
Ici, plus aucune école ne fais d’actions pour la fête des mères/des pères. Il y a une fête des parents avec un cadeau unique.
Etant séparée du père de mes enfants (situation quand même vachement plus répandue de nos jours que les familles avec parent(s) décédés), je me pose donc la question : devrons nous couper le pot de confiture rempli de petits cœurs en papiers pour avoir chacun notre morceau de fête des parents???

le 25/05/2016 à 14h52 | Répondre

isavoyage

Pour moi, la fête des parents est un truc privé, comme les fêtes « religieuses » de type Noël, Pâques, que chaque famille fête (ou pas) à sa façon. Inutile que l’école en rajoute.
J’aimerais qu’à l’école mon fils soit sensibilisé au passage des saisons, à la nature (et il le sera) et non à des événements comme ceux cités ci-dessus car l’ensemble de la société (marchands, grands-parents…) en rajoute déjà des tonnes.
Et plutôt qu’un cadeau pr les parents (qu’il fera peut-être à la maison), je préfère qu’il oeuvre pour autre chose, comme par exemple faire quelque chose en rapport avec un pays qui aurait été présenté dans la classe, ou un animal, un sport…
Je comprends néanmoins la déception de certaines pour qui le cadeau de fête des mères venu de l’école est un temps fort de l’année scolaire. Moi aussi, je serais émue si mon fils me rapportait un collier de nouilles ! Mais je n’attends pas ça de l’école.

le 11/05/2015 à 11h46 | Répondre

Mme Expat

La fête des mères et la fête des pères existent en Allemagne mais sont célébrées à d’autres dates (la fête des mères, c’était ce dimanche et la fête des pères est célébrée le jour de l’Ascension).

Mon fils n’a jamais préparé de cadeau en maternelle (enfin, Kindergarten, l’équivalent de la maternelle). Il a préparé un pliage cette année à l’école mais pas les autres années. Par contre, mon mari (qui est son beau-père) prépare qqch avec lui: une fleur, un poème…

le 11/05/2015 à 12h46 | Répondre

Mme Creamy

Je vais dans le sens d urbaine…je suis maman d un petit de 5 ans et j ai droit a mon petit coeur dessin pour la fête des mères mais si on proposait de le supprimer…j accepterais de très bon coeur.
Au lieu de se dire oh bah zut j ai pas de cadeaux que je vais mettre dans une boite et sortir avec émotion la veille de son mariage a mon chérubin… Il faudrait plutôt penser a ses enfants et ses papas touchés par le deuil qui vont avoir sous les yeux un rappel cruel de leur perte. Et quid des enfants placés en foyer pour maltraitance parentale ? Et des enfants qui ont deux mamans?
Plutôt que de regretter ce que les enseignants ne font pas par égard pour tous les enfants de leur classe, transmettons nous même en tant que parents les valeurs qui nous sont chères. Et l empathie et la compréhension devraient en faire partie a mon sens.

le 11/05/2015 à 13h15 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

J’ai bien lu tous les commentaires, et même si j’allais surtout dans le sens des pro-fête des mères/pères à la base, le commentaire d’Urbanie m’a aussi fait réfléchir.

Ce qui est un peu étrange dans l’article, c’est que la mesure est prise (si j’ai bien compris) parce que si les situations « exceptionnelles » sont devenues trop nombreuses depuis quelques temps avec la multiplication des divorces, des parents isolés, des familles recomposées et (même si ce n’est pas dit) homoparentales.

Ça ne semble pas spécialement lié aux enfants qui ont perdu un parent, ce qui malheureusement existe depuis toujours. Deux petites filles de ma classe ont perdu leur père (cela m’a d’autant plus marquée que l’une était une amie proche et que mon papa soignait le sien) quand j’étais en primaire. C’est triste, et d’autant plus triste quand les autres enfants fêtent leurs parents, mais on ne peut pas supprimer la douleur en supprimant la fête. En allant au bout des choses, il faudrait remplacer « l’heure des parents » par « l’heure des tuteurs » en pensant aux enfants qui n’en ont plus du tout. Je ne pense pas que la sensation d’injustice disparaisse pour autant.

Et puis comme je le disais, apparemment ce n’est pas vraiment le problème, les enfants qui ont perdu un parent, ça semble plutôt être l’évolution du modèle familial. Et faire comme si la famille n’existait plus du tout ne résout pas grand chose.

Evidemment que les enseignants doivent envisager les cas d’un parent absent (que cela concerne une seule personne, ou cinq, ou dix), proposer une autre activité ou un cadeau destiné à une autre personne qui leur est chère. Mais priver les parents présents de ce petit « merci » annuel, je trouve ça un peu triste…

le 11/05/2015 à 13h59 | Répondre

Urbanie

Il ne s’agit en effet pas d’ignorer que les autres enfants ont (parfois) deux parents, mais plutôt d’éviter dans certains cas bien particuliers que des enfants en souffrance souffrent encore plus (j’imagine qu’il y’a eu des incidents notables pour que l’école décide de suspendre ces ateliers).

Dans le cas de l’école citée, j’imagine que la décision a été prise suite à certaines situations particulières identifiées par les enseignants. Et que, face à cela, face aussi à la difficulté des enseignants à gérer des enfants qui doivent souffrir particulièrement (parce qu’on ne pense pas non plus à eux, mais cela doit être très difficile à vivre pour eux aussi), une décision a été prise.

Comme je le disais plus haut, la fête des mères est à mon sens avant tout une fête privée… parfois, laisser le privé à la maison peut avoir du bon.

Et sur la question de perdre un parent: je citais ce cas la parce que c’est mon cas, donc je peux parler de mon vécu, je suis d’accord que dans le cas de familles homoparentales avec deux papas ou de familles recomposées qui se passent mal, la question se pose tout autant.

J’ai le sentiment que ce qui fait débat ici, dans le fond, c’est plus une forme de malaise (enfin, en tout cas c’est ce que je ressens): dans le fond, est-ce vraiment grave si certains parents ne reçoivent pas leur cadeau fait à l’école (sachant qu’il est toujours possible de demander au papa de s’en occuper à la maison, tout n’est pas perdu pour autant!) si cela permet d’épargner certains enfants en situation particulièrement délicate?

le 11/05/2015 à 14h18 | Répondre

Mme creamy

Relisez l article, il est bien mentionné le décès parmi les raisons.
Et d ailleurs, quand bien même ce serait l évolution normal du schéma familiale avec les parents homoparentaux ou séparés ou remariés , ce n est pas pour autant que l enfant est censé bien le vivre. On parle d un cadeau bricolé souvent a 60% par l instit ou l atsem… Comme le disait plus bas une lectrice, on ne supprime pas la fête des mères, on explique qu en raison de la détresse de certains enfants , il n y aura pas de cadeaux faits par les enfants. Si on avait expliqué que faute de budget , pas de cadeaux, je suis sûre que ca aurait été compris bien plus facilement …et c est triste.

le 11/05/2015 à 14h59 | Répondre

Béré

Effectivement, c’est suite à une histoire d’enfant dont un des parents est décédé que cette décision a été prise.
Ce n’est pas que je ne comprenne pas la décision, d’ailleurs si vraiment je trouvais cela tellement injuste, j’aurais saisi les parents d’élèves comme d’autres.
Mais je pense que ça doit venir de mon histoire personnelle avec cette fête, dans laquelle je me suis toujours beaucoup investi. Je pourrais presque encore citer les cadeaux que j’ai fait chaque année.
Et je pense que ma fille est comme moi.
Quant à la possibilité que mon mari lui fasse faire quelque chose, je n’y crois pas trop 🙁

le 11/05/2015 à 15h30 | Répondre

Mme Creamy

C’est là que je ne vous comprends pas… vous regrettez l’absence de cadeau de fête des mères au point de ressentir le besoin de l’exprimer dans un article alors que les raisons qui ont poussé à cette décision sont plus que légitimes et compréhensibles… mais par contre vous ne comptez même pas sur le fait que le papa de votre enfant et donc votre mari puisse faire quelque chose…
Si cela vous tient tant à coeur, parlez en à votre mari et je suis certaine qu’il fera l’effort. Après tout, pourquoi attendre quelque chose d’un enseignant alors que vous ne l’attendez même pas du papa de votre enfant ?

le 11/05/2015 à 15h58 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Le papa travaille, le papa n’a aucun talent en loisir créatif, le papa habite la même maison que la maman (du coup pour le faire en secret, c’est plus difficile !) et surtout dans beaucoup de cas, le papa s’en fout ! J’ai la chance d’avoir un mari génial, et si je lui dis : « Je veux que tu me fasse une surprise avec Choupie cette année », je suis à peu près sûre qu’il le fera (enfin, le connaissant, ce sera sûrement pas des travaux manuels !). Mais il y a beaucoup de maris bien moins géniaux qui, ne voulant même pas changer la couche de leur bébé, ne se casseront certainement pas les pieds à chercher une idée de cadeaux personnalisés pour la maman. Les enseignants le font parce que c’est leur métier, d’éveiller les enfants à l’art et de leur faire prendre conscience du temps qui passe à travers les fêtes du calendrier… le métier du papa, c’est autre chose ! Et comme le dit Béré, ce n’est pas « si » important pour elle, elle ne harcèle pas l’école pour le faire et elle ne harcèlera certainement pas son mari non plus. Elle exprime un petit regret (égoïste certainement), je crois que j’aurais exprimé le même. Comme ça, en passant.

le 11/05/2015 à 16h11 |

Chat-mille (voir son site)

En fait, j’ai bien lu l’article (si si), je l’ai même lu plusieurs fois, et j’ai lu « de plus en plus de situations délicates », ce qui ne pouvait pas concerner uniquement les décès, car il n’y en a pas « de plus en plus » (et heureusement !). J’ai aussi lu que des enfants refusaient de le faire, et comme je ne vois pas comment on pourrait obliger des enfants qui ont perdu un parent à lui faire un cadeau, j’en ai déduit que le vrai souci était plutôt une évolution sociétale où les pères et les mères n’avaient plus forcément la place qu’ils occupaient autre fois. C’est peut-être mon master de lettres et mon habitude des analyses de textes qui ont parlé, j’avoue 🙂

Je vois que l’auteur précise que la décision a été prise suite à un décès (en particulier) et ce que j’en dis alors, c’est que l’annonce aux parents a été très maladroite. Effectivement, si par compassion avec un enfant, l’école ne veut pas faire un cadeau de fête des mères et/ou des pères cette année, c’est tout à fait compréhensible et humain. Supprimer définitivement une tradition scolaire à cause de « situations de plus en plus délicates de notre temps ma bonne dame, y’a plus de saison et y’a plus de famille », ça, ça me paraît assez contestable.

C’est sûr que l’école a de plus en plus affaire à des cas particuliers. C’est plutôt une bonne chose, d’ailleurs, qu’on se détache un peu d’un modèle unique pour chercher ce qui nous rend vraiment heureux. Mais à mon sens, il vaut mieux s’y adapter que faire comme si ça n’existait pas. C’est vrai que l’enfant qui a deux papas ne pourra pas faire de cadeau à la fête des mères, mais les deux papas en question seront (je pense) ravis d’en recevoir un (voire deux) à la fête des pères.

Enfin, suite à la précision de Béré, je suppose qu’on part, là, dans un autre débat…

(après, je pense sincèrement que si ma fille ne fait pas de cadeau de la fête des mères à l’école, je n’en aurai pas du tout venant d’elle -comme il est dit plus haut, je vois mal mon mari lui faire faire un collier de nouilles !-… ce n’est pas très grave en soi mais c’est un petit bonheur de parent qu’on supprime… comme disait Urbanie, la question est de savoir si le jeu en vaut la chandelle)

le 11/05/2015 à 16h01 | Répondre

Mme Creamy

Très sincèrement, je pense que de justifier la décision par – : nous sommes navrés de supprimer le cadeau de fête des mères en raison du décès de la maman d’un enfant de notre école – soit plus indiqué.
Mais effectivement il y a un autre débat , celui de savoir si oui ou non nous faisons confiance à l’équipe enseignante pour prendre les meilleurs décisions pour leurs élèves ( nos enfants ) et si nous comptons trop sur eux pour assurer la relève des traditions familiales.
Et j’ajoute que sans master d’aucune sorte, quand je lis situations familiales complexes , je me dis juste que des enfants au milieu de tout ça sont malheureux, et ça justifie amplement la décision.
Et encore une fois, on ne parle pas de supprimer la fête des mères…
Je lis parfois que les pères ne se sentent pas concernés par la fête des mères de leur épouse car  » ce ne sont pas leur mère mais celle de leurs enfants « .
Cet argument même si il agace les mamans fait taire les reproches… pourquoi alors certains parents se donnent le droit de saisir l’ APE sous pretexte qu’ils n’auront pas droit à leur cadeau ?
Le transfert des traditions et des valeurs familiales devraient d’abord commencer … au sein de la famille.

le 11/05/2015 à 16h18 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

En fait, ce que je disais, ce n’est pas que, parce que j’avais un master, j’avais bien lu, mais au contraire qu’étant habituée à analyser chaque mot, je m’étais induite en erreur 🙂

Je me suis aussi posée la question de comment le dire, j’avoue ne pas avoir trouvé de tournure satisfaisante (bon, il faut dire que j’ai eu dix minutes pour réfléchir, aussi). Il n’empêche que, de mon point de vue, c’est maladroit de le dire ainsi, comme si la famille était trop explosée à notre époque pour qu’il reste quelque chose à fêter… Mais là encore, je fais peut-être (sûrement) de la sur-interprétation…

Et je ne nie pas qu’il faut trouver des solutions pour atténuer la peine de certains enfants. Peut-être que la meilleure solution est la suppression des cadeaux de fêtes des mères et des pères à l’école. Peut-être que quand un enfant aura fait un super cadeau avec son papa et s’en vantera auprès de ses camarades, ceux qui ont un papa moins créatif qui ne leur aura rien fait faire se sentiront nuls et seront tristes. La place de l’école dans la vie familiale est une question passionnante (j’ai aussi fait un peu d’IUFM… promis, je dis pas ça pour me la péter mais pour montrer que ce sont des questions qui me touchent) et je reconnais très humblement que je ne saurais pas trancher définitivement la questions des cadeaux scolaires de fêtes des mères là tout de suite maintenant. Peut-être que mon premier mouvement (« mais filez-nous nos cadeaux ! ») était trop impulsif et je crois que je vais continuer à réfléchir à la problématique, à la lueur de vos réflexions, pendant le reste de la journée 🙂

le 11/05/2015 à 16h45 |

Kissas

Je suis une « gosse de divorcés », mais je le vis très bien ! Pourtant j’en connais d’autres pour qui ce n’est pas le cas, pour qui l’histoire est très compliquée, et qui du coup le vivent très mal, ou l’ont très mal vécu lorsqu’ils étaient petits.
Bien sûr ce n’est pas la faute des autres enfants et ils n’ont pas à « payer » pour des histoires d’adultes, néanmoins il n’est pas question de supprimer la fête des mères, mais juste de ne pas préparer de petit cadeau à l’école.

C’est juste mon avis mais je ne trouve pas cela très grave, ça n’empêche pas l’enfant de préparer une petite surprise avec un membre de sa famille si c’est important pour la maman (et l’avantage c’est que ce sera un peu plus personnalisé que le coloriage photocopié 1000 fois sur 10 générations de bambins :p).
En fait je pense plus particulièrement à une gamine que j’ai connu, dont la maman était partie du domicile conjugal un beau matin quand sa fillette avait à peine 5 ans, pour ne jamais revenir, sans un au-revoir pour personne.
Et là malheureusement aucune explication ne peut venir à bout de la tristesse de l’enfant.

Tout ça pour dire que sur le papier, ça semble logique de dire « les autres enfants feront un cadeau à quelqu’un d’autre » mais dans la réalité…

Bref si ça peut épargner un peu de tristesse supplémentaire à ces gamins qui vivent des trucs assez moches, je suis à 100% pour.

le 11/05/2015 à 14h31 | Répondre

Mme creamy

Très belle réponse.

le 11/05/2015 à 14h52 | Répondre

Sophie

Rien n’empêche le papa de faire un petit cadeau avec son/ses enfants pour la maman, et vice versa…
Ma première fête des mères, je l’ai eu mon cadeau, mon garçon avait… 4 mois ^^.
Personnellement, je m’en « fiche » un peu que l’école la fasse, ou pas, parce que de toute façon, on la fête à la maison. Un peu moins car l’école fait un petit quelque choses pour ces fêtes, mais quand même. (ou comment se retrouver avec des tonnes de dessins de mamans difformes avec des gros coeurs <3 )
Dans le cas d'un deuil, c'est une fête vraiment très délicate, pour un petit ou un plus grand, de toute façon. faire un cadeau de la "fête des mères" à quelqu'un qui n'est pas sa maman,ou de la fête des pères même si ça part d'une bonne intention, je trouve ça très délicat. Mais c'est aussi délicat lors d'un divorce qui se passe mal, ou qui se passe bien, aussi, car l'enfant n'est pas avec son papa ou sa maman ce jour là "comme les autres".

Et puis , pour moi, c'est comme la saint Valentin: une fête purement commerciale. Qui permet de faire des activités avec les enfants, certes, mais bon, c'est aussi le printemps, c'est aussi important le printemps, connaître les saisons, les fleurs qui refleurissent, bref passer 3 semaines un peu tous les jours dessus (les garçopns m'en parlent depuis 3 semaines), bon.
Et si ça peut permettre à des enfants dans des situations tristes de ne pas se sentir à l'écart, d'être encore plus tristes ou de leur rappeler que leur situation est différente. je préfèrerais ne rien avoir de l'école.

le 11/05/2015 à 15h01 | Répondre

pitch

fille d’institutrice, je revois ma maman luttant chaque année avant la fête des pères et des mères à savoir si elle devait faire un cadeau pour ses occasions. A chaque fois le même raisonnement: est ce que je dois empecher 24 enfants de faire un cadeau (ou plutot 24 parents de recevoir un cadeau, parce que l’enfant en général il s’en fout un peu… bref ce n’est pas le débat) parce qu’1 enfant est dans une situation compliqué, ou au contraire, est ce que je j’opte pour la majorité et faire en sorte d’attrister qu’un seul enfant au lieu de 24… je ne suis pas mère et peut etre que je changerais d’avis si le deviens un jour, mais franchement, est ce qu’on a besoin d’un cadeau cette journée? est ce que c’est vraiment ca la fête des mères? un cadeau? pour moi le cadeau c’est avant tout d’avoir son enfant près de soi, de le voir grandir et de recevoir son amour jour après jour. Chose que certains parents n’ont plus la chance d’avoir.

le 11/05/2015 à 15h10 | Répondre

Maelisa

Je ne serai maman que dans quelques mois, alors je ne peux témoigner qu’avec mon vécu d’enfant, d’adulte, et de grande sœur (en voyant faire ma sœur 12 ans plus jeune).
Personnellement, quand je retombe sur des cadeaux de fêtes des mères, je ne suis pas emballée du tout, surtout par les poèmes à apprendre. Les enfants doivent les apprendre, s’entraîner en « cachette », mais ils ne viennent pas d’eux, ce ne sont pas leurs mots, leur vision à eux, ou leur relation à leur mère/père.
Même avec mes neveux, ça m’a fait drôle de les entendre réciter des poèmes qui ne correspondaient pas du tout à leur père ! (pourtant présent et aimant, mais très loin de l’image du papa du poème!)

J’ai aussi envie de croire que les fêtes des mères/pères doit être privée, comme la fête des grand-mères.

J’ai davantage pris plaisir à célébrer les fêtes des mères/pères à l’adolescence, avec mes frères : faire un repas nous-mêmes, choisir un petit cadeau, un photo-montage, un poème rédigé par nous-même… Et je n’ai jamais vu mes parents aussi émus qu’à cette période-là !

Aujourd’hui j’ai 26 ans, je continue de la leur souhaiter, par un coup de fil, un petit dessin scanné (j’adore dessiner), ou un « faux poème improvisé au téléphone », l’an dernier je crois avoir improvisé pour ma mère quelque chose dans le genre : « en cette belle journée, je viens te souhaiter, une très bonne fête, c’est toi la plus chouette » sur un ton chantonnant enfantin : ma mère a adoré, et on a bien ri !
Et mon père me reparle toujours d’un dessin réalisé il y a quatre ans pour sa fête…

Bref, sans y mettre du commercial, seulement de l’amour, on peut en faire une fête privée et avec du sens. Le sens de ces fêtes, pour moi, c’est de remercier nos parents pour ce qu’ils sont pour nous, et je le fait sincèrement car j’ai la chance d’avoir des parents ayant toujours fait au mieux, et dont je suis très proche.

Et je préfère sincèrement que plus tard ma fille me souhaite cette fête spontanément, avec un « bonne fête », ou une pâquerette (même s’il faut attendre quelques années), plutôt que d’avoir l’impression d’entendre un « robot » réciter un poème imposé…
Mais bon, peut-être que je verserai quand même des larmes si ce jour arrive !

Et dernier parallèle : la fête des grand-mère existe sans que l’école en prenne part; et juste une petite carte ou un coup de téléphone ce jour-là, je sais que ça leur fait plaisir 🙂

le 11/05/2015 à 15h24 | Répondre

Béré

Je suis d’accord avec toi.

Ma vision de la fête des mères vient de mon vécu. Sans doute idyllique
Mais il s’est construit depuis mes premières années d’école pour devenir un moment de témoignage personnalisé d’amour à ma maman.

Si le papa ne prend pas le relais,
Mes enfants ne prendront pas conscience de ça.

Et je suis certaine que la réussite de la fête des grands mères est dues aux mamans bienveillantes toujours prêtes à perpétrer le petit clin d’oeil de leur enfance à leur maman via leur rejeton.

le 11/05/2015 à 15h39 | Répondre

Maelisa

Effectivement, cette envie de faire perdurer la fête des mères/pères aujourd’hui n’aurait sans doute pas été la même sans les préparatifs en classe lorsque nous étions plus jeunes 🙂

le 11/05/2015 à 18h55 | Répondre

Mlle Mora

Je suis un peu comme Chat-mille, le commentaire d’Urbanie m’a fait réfléchir.
Pour une fois en fait une décision est prise pour « soulager » les enfants qui vivent des situations difficiles ou peu communes.
Alors la fête des mères n’est pas supprimée, c’est juste la confection d’un cadeau… Un bisou et un petit mot doux des enfants ça devrait le faire aussi pour ceux qui veulent !

le 11/05/2015 à 15h40 | Répondre

Béré

merci les filles pour vos commentaires !
Ce que je voulais en écrivant cet article (c’était vers la toussaint je crois), c’était justement des avis diversifiés venant d’horizons différents que ceux de ma petite campagne.
Depuis, j’ai eu le temps de me faire a l’idée.
Je suis consciente que ça soulage pas mal d’enfants, et les instits.
Je n’arrive cependant pas à perdre ce petit pincement au cœur.(ma raison a compris mais mon cœur ne s’en satisfait pas!)
Je vais envoyer des messages subliminaux a mon mari, sans trop d’espoir car il y a tellement peu de moments où il se retrouve seul avec la petite, je ne vois pas comment….

le 11/05/2015 à 16h19 | Répondre

Urbanie

Ne t’inquiète pas, en dehors du débat je crois qu’on peut toutes comprendre ton point de vue de maman qui est un peu triste (je serai aussi sans doute contente de recevoir mon collier de nouilles en bonne et due forme ^^).
Sur les messages subliminaux, j’ai tendance à penser qu’il vaut mieux y aller franco avec certains hommes: une page de magazine sur « pourquoi vous devez fêter la fête des mères avec votre femme » punaisée et agrandie sur le frigo, une discussion franche (« chéri, je VEUX un collier de nouilles »)… tous les moyens sont bons parfois pour avoir ce qu’on veut! (ça marche aussi pour les anniversaires 😉 )

le 11/05/2015 à 18h40 | Répondre

AurelE

Si ca peut te rassurer je ne voyais mon pere que le week-end il était pas manuel pour 2 sous mais on arrivait tjrs à faire un truc meme si c’est aller chercher des fleurs dans les champs et faire un beau dessin pour l’offrir. JE pense qu’il faut pas que tu hésites (je me permet de te tutoyer soyons fou ^^) à le dire clairement à ton mari !!! Puis au pire google est son ami, internet regorge d’idées à faire en 3min50

le 12/05/2015 à 11h49 | Répondre

MaîkresseMilie

Comme mon pseudo l’indique je suis maîkresse (oui oui pas maîtresse…). Dans notre école, nous avons opté pour le compromis en faisant un cadeau dit « de la fête des parents » rien de sexué (pas de bouquets de fleurs, pas de costume-cravate assorti de son poème, ou encore de dessous de verres ou de colliers). Ce cadeau représente un investissement pour l’école pas loin de 2€ par enfant, pour des retours parfois surprenants des familles. Exemples pour rire un peu :
– La maman : « Euh, j’ai pas eu le cadeau ?!? »
– Moi : « quel cadeau ??? »
– La maman : « Bah, pour la fête des mères et des pères. »
– Moi : « Si, si je vous assure, votre fille l’a rapporté à la maison vendredi comme les autres, c’étaient des biscuits dans une petite boîte… »
– La maman : « Ah, mais elle les a tous mangés dans la voiture !!! »
Autre année (ma collègue avait fabriqué des savons).
– La maman : « Mais au fait, c’est quoi le truc pour la fête des parents ?!? »
– Ma collègue naïve : « ce sont des savons parfumés à la lavande et à la rose… Vous les avez utilisés ? »
– La maman : « Non, ils sont à la poubelle, il puait trop !!!! »
Cette année, nous chantons en choeur Love me do, des beatles et enregistrons un clip pour les parents. Affaire à suivre !!!

le 11/05/2015 à 19h20 | Répondre

Mathou

Je travaille en crèche. Et nous avons les mêmes problèmes que cités ci-dessus, sauf que l’âge des enfants complique encore la chose. Chaque année, selon les structures, nous prenons la décision de fêter ou non la fête des mères/des pères. J’ai travaillé dans divers endroits et j’ai un peu tout vu : des cadeaux pour les deux, un commun pour « la fête des parents », pas de cadeau du tout, un cadeau que dans le groupe des grands, parfois aussi dans celui des bébés… (là ça devient surréaliste pour moi de tremper le pied dans la peinture d’un bébé de 6 mois qui n’a rien demandé, et ce à la chaîne si’l vous plaît… j’exagère mais dans certaines crèches c’est presque ça..)
Bon vous l’aurez compris moi je suis contre ses cadeaux à la crèche, et à l’école . Et avec mon équipe on est d’accord, on ne fait rien et ce pour plein de raisons :
-tout d’abord on pense aux « situations compliquées » (je n’aime pas bien ce terme) comme on l’a vu ci dessus : familles recomposées, homoparentales, décès ou parent absent. J’ai un jour dans mon ancien travail vu repartir une maman en larmes quand elle a vu que les autres enfants repartaient avec un cadeau pour le papa et que elle était seule (donc ça touche aussi les parents).
– parce qu’on estime que ce n’est pas notre travail : nous sommes payé(e)s pour veiller au bien être des enfants accueillis, les journées sont bien remplies et rapidement le cadeau devient une pression : « zut on est mardi, il y a encore Enzo, Diego et Lilou qui n’on pas peint leur pot de fleur!!! vite.
– D’où le point n°3 : Nous n’avons pas le temps de faire cela comme il faut, e, impliquant vraiment les enfants. Quand on est 2 pour 12 enfants de 3 mois à 3 ans, c’est une pression qu’ils nous semble pas nécessaire. Nous préférons être disponibles pour accompagner chacun dans son rythme, prendre son temps pour donner les repas, rester aux endormissements si nécessaire..
– ces cadeaux ont-ils vraiment un sens pour les jeunes enfants ? Et là cas particulier de la crèche, l’enfant de deux ans et demi qui fait un dessin le lundi ne se rappelle plus le vendredi que c’était un cadeau pour maman.
Pour terminer je voudrais dire que pour la 1ère fois l’an passé nous avons eu des parents qui « sont montés au créneau ». Nous avons entendu : « Comment ça pas de cadeau de fête des mères/ pères, et bien vivement l’école, au moins j’en aurai un!  » « Ma fille/mon fil était déçu(e), il n’avait rien à m’offrir et son frère qui était à l’école oui, il s’est senti bête »
Vraiment ces réflexions m’ont un peu déçue, car quand on travaille auprès d’enfant on y met beaucoup de cœur et on donne beaucoup d’investissement, nous faisons pleins de petites choses, infimes et imperceptible au quotidien, mais qui permettent aux enfants de passer une bonne journée et de s’épanouir : retrouver un doudou perdu, faire un atelier cuisine, endormir un bébé dans les bras, consoler, lire une histoire, rassurer… et tant d’autres. (et c’est pareil pour les prof des écoles, avec d’autres exemple) Et bien toutes ces « petites choses » c’est pour moi bien plus important qu’un cadeau parfois réalisé à la va vite, en pressant l’enfant ou faisant à sa place.
Pas d’offense à Béré, je comprends ton point de vue, je suis maman aussi mais comme je suis aussi une professionnelle de l’enfance, je ne serai jamais déçue de ne pas avoir de cadeau de la fête des mères (par contre mon mari sait que j’en attends un de sa part et il en aura un pour célébrer quel merveilleux père il est à mes yeux).

le 11/05/2015 à 20h23 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Je rejoins ta position sur les cadeaux à la crèche. Pas à cause des situations familiales compliquées, mais parce qu’un bébé ne peut pas comprendre pourquoi il fait ça (à moins d’être vraiment en fin de crèche) et que la majeure partie du cadeau sera réalisée par l’équipe, et non par lui. Du coup, quel intérêt, affectif et pédagogique ? Si la nounou de ma fille ne fait rien avec elle, très honnêtement, je trouverai ça normal. D’ailleurs, je n’attends rien.

A l’école, c’est différent, l’enfant comprend qu’il fait un cadeau pour remercier ses parents d’être de chouettes parents, et c’est plutôt positif comme enseignement. Et la confection du cadeau peut être intégrée aux heures d’arts plastiques, avoir un réel intérêt pédagogique pour peu que l’enseignant s’implique et donc n’empiéter sur rien de plus essentiel…

La réelle question c’est : peut-on encore moralement faire des cadeaux de fêtes des mères et des pères ?

Je ne pense pas que la famille soit devenue plus douloureuse à vivre pour les enfants aujourd’hui. Ça contrarierait ma foi en l’humanité 🙂 Au contraire, il doit y avoir moins de décès, moins de violence familiale et des parents plus amoureux puisqu’ils peuvent divorcer si ce n’est plus le cas. La famille change, oui, mais pas en mal et il y a toujours des pères et des mères à fêter.

On ne parle donc pas de généralisation des situations douloureuses mais de prise en compte des quelques situations douloureuses qu’il y a et a toujours eues au sein des classes. Faire preuve de compassion pour les individus minoritaires au sein du groupe, ça me semble une réelle avancée sur le plan moral. Mais, une fois encore, je trouve que l’équipe de l’école mentionnée, si c’est ce qu’elle voulait dire, s’est très mal exprimée.

(pardon Mathou, j’ai complètement dévié de ce que tu disais, mais j’en ai profité pour faire part de l’avancée de mes réflexions sur le sujet ;))

le 12/05/2015 à 00h52 | Répondre

Béré

parfaitement d’accord pour les tout-petits !
Je ne vois pas l’intérêt.
Après je pense comme toi, que des situations très difficiles, il n’y en a pas tant que ça, et que du coup, la gestion particulière de ces cas restait de l’ordre du faisable.
Mais c’est plus simple ainsi pour les enseignants et je ne vais pas les blâmer, car avec 30 élèves par classe cette année en moyenne, ils galerent sérieusement.

J’aime bien ta phrase « je ne pense pas que la famille soit devenue la chose la plus douloureuse pour les enfants ». C’est un peu cette perte, ce manque qui me peine….

le 12/05/2015 à 02h31 | Répondre

Madame Suisse

La fête des mères na jamais été importante chez nous et à vrai dire, si la nourrice de ma fille n’avait rien fait, ca ne m’aurait pas génée.
Comme il a été dit plus haut, c’est une fête privée et je comprend tout à fait qu’à ce titre, l’école ne veuille rien organiser.
En plus, je trouve la signification un peu moyenne. Il s’agissait à la base de fêter les mères de famille nombreuses, pour ce qu’elles apportaient à la patrie. Et en sachant cela, je trouve que cette fête relègue un peu les femmes à leur rôle « primaire », faire des enfants.
Bon, ca devient idéologique mais j’avoue que je suis donc assez « contre » que quelque chose soit fait à l’école à cette occasion.
Et puis la société à changer et cette fête n’y a, à mon avis, plus vraiment sa place.

le 11/05/2015 à 22h08 | Répondre

Béré

Depuis des siècles, cette fête a célébré bien des mères, Et particulièrement les meres de familles nombreuses ou celles qui avaient perdu un fils lors de la grande guerre.
Depuis 1929, elle célèbre ,en France, toutes les mères. C’est effectivement dans le cadre d’une politique nataliste que cela a été mis en place (merci Wikipedia !)

Bah même en sachant cela, je trouve ça bien, de fêter les mamans et les papas et je ne trouve pas que ça me rabaisse dans mon rôle de maman.

Tout dépend je pense du vécu que chacun a avec les fetes et les traditions. Moi par exemple, je ne fêtais pas particulièrement Pâques, ni avec le lapin de Pâques, ou les cloches ou la chasse aux œufs. Et pourtant, les grosses travaillent dessus à l’école.
Et ça ne me dérangerait pas qu’il n’y ait plus de cadeau à noël et qu’il n’y ait plus de gueuleton ni rien.
Mais ça, c’est une tradition très ancrée et noël est célébré à l’école et les gosses reçoivent des cadeaux.

Du coup, j’ai un peu de peine que les fetes des pères et des meres ne se fassent plus à l’école, car ça procédait d’un certain rituel pour moi.
A moi, donc de trouver le rituel qui sera celui de ma famille pour ces occasions.

le 12/05/2015 à 02h59 | Répondre

Mathou

Sur la position morale, je continue de penser qu’on peut venir heurter des situations très douloureuses pour une minorité certes d’enfants et de familles, mais qui existe quand même. Donc je préfère « priver » 24 familles d’un cadeau et laisser 1 enfant en paix que l’inverse. D’ailleurs j’ai une question : les enfants (plus grands) sont-ils déçus de ne pas faire de cadeau à leur parent? Dans le cadre d’une éducation basée sur la communication ,l’enfant pourrait-il le parler de sa déception à l’enseignant et décider s’il le souhaite de fabriquer quelque chose lors d’un atelier d’art plastique, en effet? (alors que d’autres feront peut-être plus un projet pour eux?)

le 12/05/2015 à 08h49 | Répondre

Béré

Il est évident que la présenced’une seule situation complexe ou dramatique dans la classe remet en question cette fête des mères à l’école.
Cela ne me vient même pas à l’esprit de remettre cela en cause.
peut être que ça pourrait être une activité intégrée sous forme de volontariat dans un tap éventuellement.

le 12/05/2015 à 21h02 | Répondre

Weirdbreizh

Ma mère est instit en CP et cette année dans sa classe deux petits garçons n’ont pas de maman (dont l’un à cause d’un décès récent). Le petit gars qui a perdu sa maman a souvent des moments de tristesse où il exprime que sa maman lui manque. Ma mère essaye d’être la plus présente possible dans ces moments et de le consoler comme elle peut (quitte à lui dire que sa maman veille sur lui même si elle même n’est pas croyante, pour le rassurer et lui redonner le sourire et parce que savoir quoi dire est si difficile car il n’y a aucune solution) Ma mère s’est posé la question de la fête des mères dès le début de l’année parce que faire un cadeau pour qqn d’autre ne résoudra en rien le fait de voir ses copains faire le leur pour leur mère pendant plusieurs heures (la réalisation est même étalée sur plusieurs jours en général).

le 12/05/2015 à 10h25 | Répondre

Béré

Typiquement le genre de cas où la question ne devrait pas de poser.
L’ambiance dans la classe doit parfois être bien maussade. ..

le 12/05/2015 à 21h04 | Répondre

AurelE

Assmat et sœur de directrice d’école maternelle et primaire j’avoue être plutôt contre la fête des mères !
Apres je comprend tout a fait le fait qu’on soit déçu de rien n’avoir (je pense entre autre à ma sœur pour qui recevoir son collier de pâtes est comme avoir le st Graal).
Je connais aussi des écoles qui font uniquement pour les mamans et ça je ne comprend pas.

Ma mère gardait toutes nos petites horreurs dans une boite, j’avoue que je ne vois pas l’utilité. Oui c’était une activité à l’école mais elle prenait le temps sur autre chose et puis comment fait l’enseignant quand il y a la maman et la belle-maman en cas de remariage ? Comment il/elle gère le fait qu’un enfant doit faire 2 cadeaux ? Et qu’au contraire l’autre n’a pas de maman ? etc etc

JE considere (et ce n’est que mon avis propre) qu’il y a bcp trop de situations différentes aujourd’hui pour faire ce genre de chose. Et j’avoue que je trouve que c’est plus à faire dans le cercle familiale. Bcp de papa arrivent aujourd’hui à se liberer du temps sans pour autant vous acheter un grille-pain ou un aspirateur.

Apres j’avoue aussi que je vois pas l’utilité de recevoir 4 collier de pâtes, 10 empreintes de mains, 60 coloriage de bouquets de fleurs …. meme si c’est fait à 40% par son enfant.

Je pense que ça dépend énormément de son éducation et de la reconnaissance qu’on reçoit. Pour certaines mères (par rapport à mon experience) recevoir ce cadeau, c’est comme avoir la reconnaissance qu’on est bien maman.

le 12/05/2015 à 11h37 | Répondre

Béré

merci pour ton commentaire.
Je dois donc faire partie de la dernière catégorie dont tu parles !
Je me rends compte que ma conception de cette fête n’est plus d’actualité, je suppose que ma scolarité en primaire avec une école comptant seulement deux classes pour 40 élèves et zéro enfants de divorcés de l’époque m’a confortée dans cette conception puisque rien ni personne ne l’a jamais remis en question à l’époque.
Mais c’était au siècle dernier dans la campagne profonde ! LOL

le 12/05/2015 à 21h13 | Répondre

AurelE

J’ai un peu l’impression que tu as prit mon commentaire comme négatif ce qui n’est pas du tout le cas !!!!

Quand je parle de reconnaissance et d’éducation ce n’est pas du tout péjoratif !!!
Pour toi comme pour ta maman ca à l’air d’être un moment important, et ce moment devait être si important surtout parce qu’elle ne devait pas avoir la reconnaissance suffisante au quotidien de son gros (très gros) boulot de maman.

Je me souviens avoir été contente de faire ses cadeaux parce que ça m’évitais les maths et non parce que j’allais l’offrir à ma mère. Par contre je prenais un très très grand plaisirs à lui faire le petit dej avec mon père.

Ta conception est donc d’actualité pour les familles qui ressemble à la tienne ^^ Et puis c’est assez nouveau cette discussion sur la fête des parents, la non-fête, …. Entre professionnel de la petite enfance on en parle beaucoup !!

Les mœurs ont beaucoup changés mais en très peu de temps, c’est pas pour autant que tu es arriéré/ pas d’actualité, ou que tu as pas le droit d’être triste et déçue de pas avoir ta petite horreur ^^

le 12/05/2015 à 21h57 | Répondre

Béré

Non non ! Je trouvais justement que ton commentaire était juste et que je me reconnaissais bien dans la catégorie des mamans pour lesquelles cela concrétise le fait d’être mère, enfin en partie hein. Parce que je me sens mère tout le temps à chaque seconde de leurs jours et de leurs nuits, mais j’avoue que ce jour là, spécialement, me montrer que mon travail de maman au sein de mon foyer est apprécié, je ne suis pas contre !

le 13/05/2015 à 13h53 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

C’est drôle de voir qu’à partir d’un commentaire charnière, le sens des commentaires a complètement changé de côté 🙂

Perso, je ne suis pas encore concernée par cette histoire de cadeau à l’école, ma fille ayant seulement 1 an, alors je ne parle pas d’expérience. Mais je vois bien que, quand la fête des mères arrive, les photos des cadeaux réalisés par les enfants affluent sur tous les réseaux sociaux. Je ne crois pas du tout que les mères soient stupides ou égoïstes de s’extasier sur leur collier de pâtes. Je pense que mère est un métier qui n’a que très peu de reconnaissance et que ce cadeau a effectivement une importance pour beaucoup de mamans. Pas parce qu’elles trouvent ça beau, pas parce qu’elles veulent absolument un cadeau matériel, mais parce que c’est une façon d’être remerciée pour tout ce qu’elles font.

Je ne crois pas au papa concevant un cadeau avec son enfant. Je connais tellement de conjoints qui ne se rendent absolument pas compte de tout ce que fait leur femme et considèrent que leur rôle avec les enfants doit être réduit au minimum… je ne vois pas tous ces pères qui ne font pas le ménage, qui ne donnent jamais le bain, se lancer dans une activité pâte à sel pour la fête des mères (et puis le mien, il fait le ménage et donne le bain, mais il a jamais fait de pâte à sel de sa vie !). Et évidemment ça marche aussi dans l’autre sens pour la fête des pères, il y a des mères débordées et/ou démissionnaires aussi.

Bref, je ne dis pas qu’il faille le faire, pour toutes les raisons évoquées plus haut qui sont d’excellentes raisons, je dis qu’on n’est ni un monstre ni une bécasse de souhaiter avoir sa boîte à bijoux en rouleau de PQ.

le 12/05/2015 à 17h57 | Répondre

Camomille (voir son site)

Je suis atterrée par tous les commentaires que peut générer cet article… et même par l’article en lui même. Comment peut on mettre sur la même balance un cadeau de pacotille avec la perte d’un parent ?! J’adhère complètement à la décision du corps enseignant. L’enfant souffre déjà suffisamment. Pas besoin de lui rappeler (comme s’il pouvait l’oublier…) la perte qu’il subit chaque jour.

le 12/05/2015 à 18h02 | Répondre

AurelE

Le sujet n’est pas la perte d’un parent mais faut-il encore aujourd’hui faire des créations à l’école pour les différentes fêtes qui rythme notre année (mère, père, grand-mère, noël ….)

D’ailleurs elle est ou la fête pour papy ???

C’est un sujet suffisamment délicat et important pour qu’il est ca place ici. On en parle pas assez aujourd’hui parce que cela revient à parler des différentes manières de vivre la famille.

le 12/05/2015 à 18h16 | Répondre

isavoyage

Contrairement à Camomille, je trouve ce sujet passionnant parce qu’il montre à quel point nous projetons des choses différentes sur des « fêtes », et donc combien il est compliqué de prendre des décisions qui puissent convenir à tous.

le 13/05/2015 à 11h27 | Répondre

Démétra

J’ai lu quelques commentaires et je vois que l’article fait débat 😉
J’ai perdu mon père à 2 ans et demi, donc autant dire que je ne le connais pas.
Une année (CE2), ma mère était hospitalisée, et on préparait un spectacle avec des chansons insupportables sur « papa, maman, je vous aime fort ! »
Je suis partie en pleurs et la prof de chant m’a engueulée… Mon instit lui a dit de me lâcher la grappe, vu le contexte compliqué. J’ai été excusée et je n’ai pas participé au spectacle.
Cependant, tous les ans on me faisait préparer un cadeau pour mon beau-père, qui n’en avait pas grand chose à cirer…
J’ai toujours beaucoup aimé les activités manuelles mais si j’avais pu choisir de participer ou non, ça aurait été bien.
Je ne dis pas qu’il faille supprimer les cadeaux à l’école, mais peut-être de laisser les choix aux familles.
Et à côté de ça, tous les ans avec les pubs et les catalogues, pas besoin d’école pour se souvenir qu’on a perdu quelqu’un…

le 18/05/2015 à 15h15 | Répondre

Flora

J’ai perdu ma maman un 29 mai et en règle général la fête des mères tombe pas très loin. Autant dire que ce n’est vraiment pas ma fête favorite, mais bon ça va un peu mieux depuis que je vis en Belgique car la date est un peu décalée.
Tout cela pour dire que je suis très contente que l’école ne soit pas venu enfoncé le couteau dans la plaie en me demandant de confectionner un cadeau. Je suis aussi d’avis que fêter ses parents est une question de famille et non d’éducation générale. Si les enfants ne sont pas assez grand pour offrir quelque chose de leur propre initiative, j’en vois en effet pas l’intérêt… Et si les maris ne sont pas manuels, il y a toujours la possibilité d’apprendre à l’enfant à bricoler pour la fête des pères, des grand-mères… et si l’enfant aime bien, la maman en recevra pour sa fête aussi ;-).

le 20/05/2015 à 09h22 | Répondre

Houbart

Pour moi, c’est une très bonne chose, qui ne concerne pas que la société d’aujourd’hui…
Le problème n’est pas récent. Il faudrait ne pas prendre en compte que les familles recomposées. Des enfants ont de tout temps été en souffrance par rapport à ça… Combien d’enfants dont la maman (ou le papa)
était décédé(e) ont dû – avec une infinie tristesse – apprendre des poèmes et réaliser des cadeaux de fête des mères (des pères) ? Et puis est arrivée la fête des grands-parents… et ça recommence !…
Une fois le cadeau réalisé, ces enfants rentrent à la maison, le cadeau caché au fond du cartable, pour ne pas faire de peine au parent toujours en vie.

le 12/05/2017 à 11h09 | Répondre

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