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Quand une grossesse miracle ne se poursuit pas…


Publié le 18 septembre 2014 par Laura

C’était un matin très tôt, le lendemain de la fête des mères. Chéri venait de partir travailler et moi, pour la première fois depuis deux ans et demi, j’hésitais.

J’hésitais, parce que des tests de grossesse, en deux ans et demi, j’en avais tellement fait que j’avais dû enrichir les pharmacies de la région de façon fulgurante. Sauf que ce jour-là, c’était différent.

Je n’avais aucun signe de débarquement des ragnagnas, et j’avais un retard, ce qui était vraiment très rare chez moi. Et quelque part, je le sentais. J’ai donc fait le test. Et quelques secondes plus tard, le résultat s’est affiché : enceinte 1-2. J’ai pleuré, évidemment.

Moi qui m’étais toujours imaginée faire une surprise au futur papa, lui emballer des petits chaussons, lui écrire une lettre, ou que sais-je encore… Je lui ai téléphoné en pleurant si fort que plus tard, il m’a avoué qu’il a de suite pensé que notre chat était mort.

Lui aussi a pleuré.

C’était tellement improbable, tellement irréel. En deux années, nous étions passés du « Il sera difficile que vous ayez un enfant biologique », à « la FIV ICSI »( une fécondation in vitro encore plus spécifique), au « On va tenter une première insémination d’abord », pour finir par une grossesse surprise et naturelle.

Chéri lui, s’est vite fait à l’idée. Pour lui, si cela avait fonctionné, ça ne pouvait qu’aller jusqu’au bout. Car il avait déjà fallu beaucoup de ténacité à son spermatozoïde et à mon ovule pour arriver à entrer en communion selon lui, donc ils ne pouvaient qu’être des gagnants. Pour ma part, j’étais plus septique.

Le jour même où j’ai appris que j’étais enceinte, je me souviens avoir écrit ces mots dans un document sur mon ordinateur : S’il te plait, tiens le coup, nous t’attendons depuis si longtemps…

Nous en avons parlé aux plus proches : nos meilleurs amis et nos parents, pour ma part tout en restant très prudente. J’avais toujours dit que j’attendrais trois mois. Mais c’était si déroutant, si inattendu, et en même temps si désiré, que nous ne pouvions garder le secret. Comme si, enfin, nous aussi, nous étions « normaux ».

Il parait que cela porte malheur, mais encore aujourd’hui, je ne suis pas superstitieuse. Pour moi, si les choses arrivent, c’est qu’elles le doivent, et non parce que je suis passée sous une échelle ou que j’ai brisé un miroir.

Ce furent quelques jours de bonheur. Cette semaine où je me suis sentie complètement enceinte et sans problème apparent fut merveilleuse. Fatigante, car emplie de symptômes, mais merveilleuse tout de même. J’avais enfin une raison d’arrêter complètement de fumer (finie la cigarette quotidienne, vestige de mon addiction !), je devais faire attention à la nourriture, ne plus nettoyer la litière du chat. Je me lavais les mains toutes les cinq minutes, ai jeté toutes les huiles essentielles qui n’étaient pas adéquates.

Il était si important pour moi de ne rien faire qui puisse nuire au petit être qui grandissait en moi . Cela peut paraître bête, légèrement exagéré, mais j’y avais tellement pensé durant ces dernières années que j’étais ravie d’y être enfin, et que je voulais être exemplaire.

Peu après, les choses se sont gâtées.

ventre de femme enceinte vu par la porte

Crédits photo (creative commons) : Aurimas

Le weekend suivant, j’ai commencé à avoir de petites pertes brunes. Au départ, je ne me suis pas trop inquiétée, en ayant souvent. Et puis finalement, le dimanche, nous nous sommes tout de même rendus aux urgences. Il était hors de question de faire courir un risque à notre futur enfant tant attendu, et mieux valait passer pour des imbéciles plutôt que de s’en vouloir ensuite.

Après quelques heures d’attente, des prises de sang et une échographie (le début d’une série…), nous sommes sortis rassurés. Le petit œuf était bien là, le col bien fermé, les dosages HCG évoluaient toujours aussi bien. Il n’y avait aucune raison de s’inquiéter pour le moment, la grossesse était trop jeune de toute façon pour pouvoir donner une réponse probante.

Une échographie est programmée pour la semaine suivante. En attendant, il me faut du repos, rapport à ces pertes de sang inexpliquées.

Chéri continuait d’être heureux. Mais moi, malgré la présence des symptômes de grossesse (seins gonflés, grosses nausées, vomissements même – cette grossesse m’aura fait perdre trois kilos !), je ne pouvais me détendre.

J’essayais malgré tout de me projeter dans un avenir de maman, en discutant avec lui du futur prénom du bébé (bébé qui, comme par un merveilleux hasard, naîtrait aux alentours du 14 février, nous qui adorons le prénom Valentin…), de comment nous allions aménager l’appartement, du changement de voiture… Mais quelque part en moi, je savais que ce ne serait pas pour cette fois-ci.

Il est vrai que je suis de nature pessimiste, mais je dois dire que le fait de ne pas trop vouloir m’imaginer le futur m’a permis d’avaler plus facilement la pilule lorsque la semaine suivante, lors de l’échographie, le médecin s’est montré beaucoup plus pessimiste. L’enveloppe grandissait, mais toujours aucun embryon. Rien ne pouvait encore en être déduit, mais cela s’annonçait moyennement bien.

Il s’est avéré aussi qu’un hématome avait fait son apparition. Donc repos complet, pas d’effort, pas de voiture, et une échographie dans mon centre AMP la semaine suivante. Autant dire que nos vacances en Corse dans la famille de mon chéri furent annulées pour moi.

C’est peut-être ce moment-là le plus difficile à vivre, ce moment d’attente où tu n’as que ton espoir pour que la semaine se déroule plus vite, cette semaine si longue que tu passes dans ton lit ou sur ton canapé, en essayant de préserver l’éventuel petit être que tu as en toi. Tout en te disant parfois que garder cet espoir est tellement ridicule que tu ferais mieux de ne pas te priver de te lever. Ce fut certainement le moment où je me suis sentie la plus seule.

Finalement, le vendredi suivant, j’étais heureuse. J’allais enfin savoir si notre bonheur allait réapparaître, ou s’il allait falloir passer à autre chose… du moins, c’est ce que je croyais.

Je dois dire que sur tous les médecins que nous avons vu durant cette période, je pensais que ce serait dans mon centre AMP qu’ils seraient le plus humains. Ce ne fut pourtant pas le cas. Je pense que dans un certain sens, c’est normal : leurs habitudes, ce n’est pas le suivi de grossesse, mais plutôt l’avant. Pour autant, j’aurais pensé recevoir un peu plus de chaleur lors de l’échographie. Eh bien non. Il s’est avéré qu’après m’avoir fait venir jusqu’à l’hôpital, on m’a bien fait comprendre qu’il fallait que je prenne rendez-vous plutôt avec mon gynécologue (alors qu’on m’avait demandé de venir, vois-tu l’erreur ?) pour… une autre échographie, car il était encore trop tôt pour poser un diagnostic.

Le sac gestationnel grandissait toujours, mais toujours aucune autre activité. Ils ont enfin ajouté que de toute façon, ma grossesse était à risque. (Je n’entrerai pas plus dans les détails, mais il s’est avéré pourtant qu’après visite chez mon cardiologue et chez un spécialiste pour mon conjoint, les deux nous ont rassurés. Mon cardiologue n’a même pas compris pourquoi je venais… Mais ceci est une autre sujet.) Du repos m’a encore été prescrit.

Nous sommes ressortis de là encore plus déboussolés… mais néanmoins sans plus aucun optimisme. J’ai pris rendez-vous avec la gynécologue ayant remplacé le mien, parti en retraite.

Après un weekend prostrés, à discuter, s’énerver, pleurer… Nous avons décidé que si quelque chose devait arriver, cela arriverait. Alors, il ne fallait pas gâcher le peu de jour de vacances qu’il nous restait. Un restaurant par ci, une courte balade par là… C’était peut-être proscrit, mais qu’est-ce que ça faisait du bien au moral !

La semaine est ainsi passée beaucoup plus rapidement, et nous sommes arrivés sereins chez la gynécologue. Nous espérions juste savoir enfin, que ce soit positif ou négatif. Cela peut paraître assez étrange peut-être, mais cette attente pour nous (et je le confirme encore aujourd’hui !) était pire qu’un résultat négatif.

Nouvelle échographie donc, et là le verdict est tombé : œuf clair, qui avait encore continué à se développer, mais sans que l’embryon n’apparaisse. En regardant ensuite les barèmes, la gynécologue nous a dit qu’il se pourrait aussi que la grossesse soit plus jeune, et donc qu’il y avait encore un espoir. Elle préférait donc attendre encore une dizaine de jours pour confirmer le résultat.

Entre-temps, je pourrais faire une fausse couche naturelle, ce qu’elle préconisait (et je la remercie encore maintenant de ne pas m’avoir prescrit de cachets accélérant le processus), ou alors l’embryon pourrait apparaître, et ce ne serait que du bonheur.

Nous savions que la grossesse ne pouvait pas être plus jeune, car avec toutes ses péripéties, le sexe n’avait pas été notre priorité. Mais étant donné que nous attendions depuis longtemps cette grossesse, la gynécologue nous a expliqué ne vouloir prendre aucun risque. Nous sommes repartis soulagés. Soulagés d’avoir enfin rencontré une personne qui a pris le temps de tout nous expliquer, de nous rassurer, et de relativiser les choses.

Le soir même, nous avions un repas de famille, et même si je n’étais pas de la meilleure compagnie, ce fut bénéfique de pouvoir aérer mon esprit, d’être entourée d’enfants en bas âge, de vrais enfants, prouvant ainsi que la vie était belle malgré tout.

Deux jours après, les contractions ont commencé, les pertes de sang se sont fait plus abondantes. Tu vas certainement trouver ça étrange, mais malgré la très forte douleur physique, j’ai ressenti un fort soulagement. Soulagement de savoir que mon corps fonctionnait bien, qu’il évacuait naturellement ce qui n’aurait jamais pu être un enfant.

J’ai eu des contractions durant quelques heures, tous les matins, durant trois jours. Le troisième jour, ma fausse couche fut complète. Je ne peux te dire comment je le sais, mais je le sais, c’est tout. Les pertes de sang et les douleurs (moins importantes aussi) ont continué, mais je me sentais bien. Je me sentais bien parce que soulagée, parce que vide mais confiante, beaucoup plus confiante que durant ces deux années et demi de galère.

Car enfin, même si aucun petit enfant ne s’était développé, cela avait fonctionné.Nous nous sommes rendus à l’échographie de contrôle rassurés, et encore plus lorsque j’ai su que tout était bien parti naturellement,ne restant qu’un petit épanchement de sang qui allait disparaître d’ici quelques jours.

Psychologiquement, le plus dur pour moi aujourd’hui n’est pas la fausse couche en elle-même : je suis quelqu’un de très rationnel, et je sais très bien qu’il ne s’agissait pas d’un enfant. Ce qui est le plus difficile reste de me dire que je n’ai pu faire de l’amour de ma vie un père. Que j’ai beaucoup d’amour à donner, et qu’il se perd au fil du temps.

Mais malgré tout, aujourd’hui, je ne sais pourquoi, j’ai le sentiment que je serai mère très bientôt.

Nous avons décidé de ne reprendre le parcours AMP qu’après notre mariage, nous laissant un peu de temps pour que mon corps se remette, et qui sait, pour qu’une autre grossesse, plus heureuse cette fois, se produise. Nous avons aussi adopté un nouveau chaton pour tenir compagnie à notre gros matou, mais aussi certainement aussi (ça peut paraître ridicule mais ça fonctionne) pour nous donner un peu de bonheur. Je ne sors pas beaucoup, je crois que j’ai besoin de mon cocon familiale pour le moment, mais je ne me sens pas mal pour autant.

Tu remarqueras que j’ai beaucoup employé le nous dans ce témoignage. Pour moi, même si tout ceci s’est passé dans mon être, ce fut aussi difficile, si ce n’est plus, pour mon amoureux. En effet, le fait d’avoir pu vivre cette fausse couche (naturellement qui plus est) m’a permis d’appréhender ceci au mieux, de m’y habituer, de faire quelque part le deuil de cette grossesse. Alors que mon compagnon, lui n’a pu que voir ma douleur physique, et son impuissance à la soulager.

J’ai parfois honte lorsque je lis des récits de grossesses arrêtées, honte d’avoir vécu ceci si bien alors que tant d’autres souffrent psychologiquement. Je ne veux en aucun cas dédramatiser ce qu’est une fausse couche ou paraître trop frivole sur le sujet. C’est difficile, j’en ai pleuré bien évidemment, mais j’aimerais insister sur le fait d’en parler. C’est important.

Parler de sa souffrance, ou du moins mettre des mots sur ce qui nous arrive, que ce soit à un proche, à plusieurs personnes ou à un professionnel, permet de dépasser cet événement et le relativiser, voire même en tirer une certaine force.

Personnellement, moi qui ne suis pas bavarde sur ma vie, je dois dire que tout comme le fait de parler de notre infertilité librement, sans complexe, et même avec humour, parler de cette fausse-couche, me fait vraiment du bien… Après évidemment, tout le monde n’est pas capable d’écouter, mais ça, c’est une autre histoire…

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Commentaires

17   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame fuschia

Merci pour ce récit, il a du être tellement difficile à écrire. Je suis en essai dépuis + d’un an et je me dit au fond de moi que le jour on ça marchera il ne pourras pas avoir de soucis….
Mais je reste consciente et je sais que tout peut arriver. Je te souhaite beaucoup de courage pour la suite de votre parcours.

le 18/09/2014 à 09h12 | Répondre

Laura

Merci beaucoup :). Disons que c’était un besoin de le partager, le relire a été plus dur que de l’écrire au final . Je te souhaite une future grossesse sans encombre ( et d’ici peu bien évidemment), ça peut arriver à tout le monde mais la plupart du temps un bout de chou point le bout de son nez alors, à bats les angoisses :).

le 18/09/2014 à 19h52 | Répondre

Allychachoo (voir son site)

Ton billet est extrêmement touchant… Je vous souhaite du courage et surtout du bonheur pour la suite.

le 18/09/2014 à 11h23 | Répondre

Laura

Merci, ça me touche bcp :).

le 18/09/2014 à 19h52 | Répondre

PinkPeonia

je t’admire d’avoir vécu ça « si bien » ! Courage pour la suite et de tout cœur vraiment !

le 18/09/2014 à 14h53 | Répondre

Laura

Disons que je me suis bcp morfondue au départ lorsque nous avons appris notre infertilité et au final c’était encore pire, alors à présent j’essaie plutôt de ressortir le positif de chaque situation ( même si chaque mois, à la date du 25 je pense au fait que j’aurais pu être à tant de mois de grossesse, connaître le sexe de notre futur enfant,etc… et en ai un pincement au coeur.)

le 18/09/2014 à 19h56 | Répondre

nana

très emouvant… peut etre une part d’espoir?

le 18/09/2014 à 15h57 | Répondre

Laura

Oui, l’espoir est toujours là! Nous serons un jour parents, quoi qu’il advienne, j’en reste persuadée :).

le 18/09/2014 à 19h57 | Répondre

Madame Trilingue

Laura quel récit sensible et plein d espoir
Je comprends ta référence aux dates, on approche du 1er novembre qui est la date a laquelle nous avons décidé d arrêter la pluie …il y a 3 ans!
On continue le parcours AMP mais j avoue qu en ce moment je suis ds une phase descendante 🙁

le 19/09/2014 à 14h57 | Répondre

Laura

Je te souhaite beaucoup de courage, et espère que tu vas remonter la pente. C’est vrai qu’on peut être fortes mais parfois, la douleur reprend le dessus et c’est d’autant moins évident que même si les proches essaient d’être présents, on se sent parfois seuls au monde vis à vis de la situation. Le parcours est long, épuisant, mais si le bonheur est au bout, ça vaut la peine, parce que ce pourquoi on se bat est ce besoin de transmettre de l’amour, et c’est l’essentiel :). Je t’envoie toutes les pensées positives que je peux!

le 19/09/2014 à 19h08 | Répondre

stephany

Votre histoire me parle tellement.

Une grossesse après 4 ans d essais et a la deuxième div icsi.
Des saignement s a 6sa et une première écho… Un bibou un peu petit mais un petit coeur qui bat déjà… Simplement un décollement placentaire
Une semaine plus tard écho de contrôle et là catastrophe bibou n a pas grossi et plus de battement
On nous fait attendre plus d une semaine supplémentaire « au cas où »
Bref c était en2009 depuis je m en suis remise mais j ai toujours un pincement en pensant a tout ça et a l injustice qui fait que j ai perdu mon petit miracle

le 20/09/2014 à 11h52 | Répondre

Laura

C’est tellement vrai, le plus difficile reste cette idée que ce petit miracle, celui qui se produit si facilement pour certains parents, et même trop facilement dans des situations dramatiques parfois et qui pour nous est tellement attendu nous soit enlevé presque aussi brutalement que le parcours que l’on fait pour l’obtenir. Le sentiment d’injustice est déjà notre quotidien, on s’y habitue mais j’avoue qu’il s’est ravivé à cet instant là … J’espère que la suite de votre parcours est plus heureuse en tout cas :), merci d’avoir partagé ceci.

le 21/09/2014 à 06h20 | Répondre

stephany

L injustice j ai l impression qu elle a fait partie de ma vie très longtemps….
Je fais partie des femmes pour qui la pma a été un échec…
Aujourd’hui ma vie a radicalement changé, j ai divorcé, me suis remariée 🙂 et si la vie ( encore une injustice) m a enlevé tout espoir de porter un enfant à la suite d une maladie, nous avons décidé de prendre un autre chemin pour être parents et je prends aujourd’hui la vie comme elle vient le plus positivement possible

le 23/09/2014 à 16h48 | Répondre

Laura

Quelle preuve de courage et quelle force surtout. Peu importe la manière de devenir parents, l’important est l’amour que l’on transmet à son enfant de toute façon, et puis quand deux personnes s’aiment elles sont plus tellement plus fortes. Je vous souhaite tout le bonheur dans cette nouvelle aventure :);

le 23/09/2014 à 21h12 | Répondre

stephany

Merci 🙂

le 25/09/2014 à 14h56 |

Elo Chow

En effet, le conjoint n’est surtout pas à isoler dans toutes ces épreuves. Merci de partager ton vécu. Je trouve aussi que mettre des mots sur la souffrance peut aider. Pour moi c’est devenu une thérapie, une manière de me battre 🙂

le 22/09/2014 à 20h07 | Répondre

Laura

Oui parfois lorsqu’on lit des articles sur toutes ces difficultés, j’ai l’impression qu’on oublie souvent le futur papa. Je viens de parcourir ton site mais prendrai le temps de lire le contenu plus longuement, tellement de choses me parlent… Merci :).

le 22/09/2014 à 22h20 | Répondre

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