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Quand ma grossesse fut écourtée…


Publié le 23 mai 2018 par Madame Vanille

Après un samedi très agréable à l’hôpital en compagnie d’amis, je découvre une nouvelle douleur, la barre épigastrique.

Une fois tous mes visiteurs rentrés chez eux, je me repose avec mon mari dans ma chambre, mais vers 19h la douleur devient presque insupportable.
Nous appelons les infirmières, mais c’est l’heure de la rotation du personnel alors elles mettent un peu de temps à venir. La douleur s’intensifie encore, la sage femme arrive et décide de me descendre aux urgences, je suis placée en salle de naissance. Je pleure de douleur et de peur. Mon mari me tient la main et me rassure mais je suis paniquée. L’anesthésiste me dit qu’elle va tout faire pour ne pas que j’accouche. Ils me perfusent et s’activent autour de moi. J’ai tellement mal que je ne suis plus rien de ce qu’il se passe.
La gynécologue de garde arrive, c’est elle qui m’avait accueillie lorsque j’ai été transférée. Je l’aime bien, ça me rassure. Quelques minutes plus tard, on m’annonce qu’ils vont faire sortir le bébé. Je vais avoir une césarienne sous anesthésie générale. J’acquiesce. De toute façon, je n’ai pas le choix.

Tout va très très vite et je me laisse totalement porter. L’anesthésiste me pose la sonde urinaire, elle fait vite et me fait extrêmement mal (j’aurais mal plus de 3 mois après mon accouchement…). Cette douleur a l’avantage de me distraire de ma douleur au ventre. En 2 minutes, je suis sur un brancard, je vais en salle d’opération après un dernier bisou à mon mari.
En sortant, je croise le regard de l’interne qui venait me poser le monitoring tous les matins. Son regard est un mélange de compassion et de panique. Je me souviendrai toujours de ce regard. Je me suis alors demandée si j’allais mourir…
Une fois en salle d’opération, plusieurs personnes s’activent encore autour de moi, tout va si vite que j’ai l’impression de regarder un film en accéléré. La gynécologue me dessine sur le ventre et quelques minutes plus tard, on m’endort. Trou noir.

Je me réveille 2/3 heurs plus tard, il fait nuit, je ne distingue pas grand chose autour de moi. Je suis sous morphine. Quand l’infirmière me voit réveillé, elle vient me faire un prise de sang et m’explique le fonctionnement de la pompe à morphine.

Crédit photo : creative commons

Je ne peux pas te raconter en détails ce qu’il s’est passé ce soir là parce que tout est extrêmement flou dans ma tête, j’étais complètement shootée. Je sais que mon mari est passée me voir une ou deux fois. Mais il était surtout avec la Petite. Il me raconte comment elle va et me montre des photos mais j’ai du mal à rester concentrée pour l’écouter et je ne ressens rien envoyant les photos. Je suis juste extrêmement fatiguée. La nuit ne se passe pas très bien, je n’arrive pas à dormir, je suis tellement droguée que je suis nauséeuse. Il y a énormément d’allées et venues dans la pièce, ma voisine ronfle, et je ne sais pas dormir sur le dos.

Le lendemain matin, mon mari vient me voir en arrivant à l’hôpital. Nous choisissons les prénoms de notre fille. Au final, le choix s’est fait très vite alors que nous n’étions pas tombés d’accord avant l’accouchement. Il va pouvoir la déclarer.
Il me parle de notre fille et  m’explique pleins choses sur le service de réanimation néonatale où elle se trouve mais je ne retiens rien. Mon cerveau est déconnecté.

La journée passe… Puis encore une nuit. Les malades vont et viennent mais moi je suis toujours là.
On ne parle pas, je ne vois pas de médecins, je comate dans mon lit et c’est tout. Je demande à l’infirmière de me nettoyer un peu. J’imagine que je perds du sang, puisque j’ai accouchée et que j’ai une énorme protection dans la culotte. L’infirmière n’en a pas du tout envie, elle soupire mais me met une nouvelle protection quand même. A nouveau, elle me charcute les pieds et les chevilles pour me faire encore des prises de sang.

Le lendemain matin, j’ai retrouvé mes esprits. Je me sens très très faible, mais mon cerveau fonctionne à nouveau. Je suis extrêmement fatiguée. Cette pièce où je suis depuis 36h est très bruyante et même si je somnole, je ne dors pas vraiment. Je sens aussi que je suis en hypoglycémie, je n’ai plus de perfusion à part la morphine et je n’ai évidement pas mangé depuis un bout de temps. Un nouvel infirmier est là, je lui demande à manger et je lui dis que je veux remonter en chambre. Je lui explique que j’ai besoin de calme et de dormir. Il me dit qu’il va essayer de trouver quelque chose mais que dans cette salle il n’y a pas à manger et pour sortir il faut voir le médecin. Sauf que je n’en ai pas vu depuis que je suis ici, c’était le week-end mais quand même…
Je me sens mal, j’essaie d’appeler mon mari mais évidemment à 6h du matin, il dort. Les heures passent… C’est uniquement après avoir fait un malaise que l’infirmier me trouve un morceau de pain, du beurre et un yaourt. Ce n’est pas suffisant mais je retrouve un peu de force. J’arrive à y voir clair, je vois enfin chaque détail de cette pièce où je suis depuis mon accouchement. Il y a énormément de monde, des chirurgiens , des infirmiers, des anesthésistes, etc…
Je t’épargne les détails mais je suis en train de devenir complètement folle, le manque de sommeil et le bruit peuvent vraiment rendre fou, je l’ai compris ce jour là.

J’appelle sans cesse l’infirmier qui commence à me trouver chiante. Il m’isole avec des rideaux et fait venir une infirmière de neonat avec un tire lait pour « m’occuper », c’est la dernière chose que j’ai envie de faire mais elle me tient un peu compagnie. Elle me parle de ma fille, cette petite personne que je ne connais pas. C’est horrible mais je m’en fiche, je veux juste sortir d’ici à tout prix et dormir. L’infirmière repart et me laisse avec le tire lait. Je suis à nouveau seule, dans ce bruit infernal et cachée derrière mes rideaux. J’harcèle mon mari au téléphone pour qu’il vienne au plus vite.
L’infirmier arrive avec un médecin. Ce dernier m’explique qu’il me garde ici à cause d’une anomalie dans mes prises de sang… Laquelle ? Je ne le saurais jamais… Je lui demande pourquoi ils ne peuvent pas me surveiller en chambre alors qu’ici tout le monde m’ignore ? Pas de réponses non plus.
Il repart et on me laisse encore poireauter là. Je somnole donc encore jusqu’à l’arrivée de mon mari. Je cogite, j’ai des pensées horribles, ça va vraiment mal mais je n’ai pas d’autres choix que d’attendre.

Quand enfin, mon mari arrive à coté de moi. Je lui explique la situation. Il demande des explications à l’infirmier, étonnamment celui ci n’a pas du tout la même attitude, ni le même discours. 30 minutes plus tard, on me remontera dans ma chambre. Je suis sidérée mais trop épuisée pour faire un scandale.

Une fois dans ma chambre, je mange un peu puis je mets des boules quies pour enfin dormir dans le calme. Je dors toute l’après midi pendant que mon mari est avec la Petite.

J’irais rencontrer ma fille en fin de journée, quand je me sentirai suffisamment en forme.


Guide accouchement

Commentaires

20   Commentaires Laisser un commentaire ?

Banane

Hé bien… Tu n’as pas été gâtée !!
Lorsque j’ai eu ma césarienne d’urgence à 29sa, la sage-femme du suivi des grossesses à risques a été super avec nous mais ensuite on m’a oubliée 5h en salle de réveil, parce qu’une maman de jumeaux « monopolisait » l’équipe. Déjà 5h je trouvais ça long (et mon mari aussi, sans nouvelle) parce que j´étais parfaitement réveillée très vite (césarienne sous rachi)
J’espère que la rencontre s’est bien passée ensuite.

le 23/05/2018 à 07h59 | Répondre

Soazig

Une maman de mon groupe de préparation à l’accouchement avait eu la barre épigastrique pour son premier et nous avait décrit un peu la panique de la naissance. Ça m’avait marquée.
Je suis horrifiée par la façon dont on t’a traitée en suite de couche ! Et encore le mot est faible… on ne garde pas quelqu’un en salle de réveil pendant des jours sans nourriture et soins élémentaires. Le service soins intensifs aurait sûrement pu t’accueillir pour la surveillance après réveil, j’imagine.
J’espère qu’une fois en chambre le personnel soignant a été correct et que tu as enfin pu faire connaissance avec ta fille.
Je t’envoie toute ma compassion même si j’ai conscience que c’est bien peu de chose.

le 23/05/2018 à 08h13 | Répondre

Madame Vélo

Oh la la, j’en reviens pas ! C’est hallucinant de te laisser comme ça, sans explication, sans soins, sans nourriture. Juste après un accouchement en plus. As-tu finalement eu des explications plus tard ? Je n’imagine même pas comme cela a dû être dur à vivre…

le 23/05/2018 à 09h22 | Répondre

Virg

Mais heu… c’est normal de rester en salle de réveil aussi longtemps sans voir un médecin et sans explication ? Je suis carrément sidérée et choquée. Une de mes connaissances a été jusqu’à convulser mais elle est retournée dans sa chambre assez vite. Je ne comprends pas du tout.
Je ne commente pas l’attitude de la nana qui rechigne à te laver un peu, je sens que je vais devenir vulgaire…

le 23/05/2018 à 09h51 | Répondre

Virg

En lisant les commentaires au fil de la journée, je m’aperçois d’un grand oublié : comment ton mari l’a-t-il vécu ? Bonjour le traumatisme pour lui aussi, il t’a vue partir en urgence, après il lui a fallu assurer pour bébé en néonat et sa femme en salle de réveil …. il ne s’est pas écroulé ? Il n’a pas craqué ? Il a dû avoir super peur

le 23/05/2018 à 19h48 | Répondre

Madame Yoga

Hé bien tu n’as pas été gâtée… Dans le genre j’ai eu l’interne qui a mis 1/2h à arriver pour valider ma remontée en chambre car l’aide soignant l’avait réveillé (ben oui il était 4h30 du matin! je n’ai pas vraiment choisi la césarienne en urgence à minuit…) et qui ne m’a même pas jeté un seul regard… Je sais que cela ne fait sûrement pas partie de tes priorités mais je pense qu’une association pourrait t’aider à signaler ces dysfonctionnements car c’est assez conséquents pour être signalé.
Sinon j’ai les larmes aux yeux car cela me rappelle tellement la SF qui a dû « insister » pour que j’aille voir mon fils en néonat car je m’en « fichais » un peu aussi, tellement contente d’être encore en vie. On ne parle d’ailleurs pas assez à mon sens des difficultés d’attachement qui peuvent survenir lors des césariennes en urgence (ou même avec un accouchement par voie basse d’ailleurs)…

le 23/05/2018 à 10h07 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Je suis assez stupéfaite de la manière dont tu as été prise en charge en post-césarienne… Je ne suis pas soignante mais ça me parait quand même étrange qu’on te laisse là autant de temps… Tu as pu avoir des explications par la suite? Même si je pense que c’était finalement le cadet de tes soucis par la suite!
J’espère que tu as quand même réussi à te remettre rapidement de ces événements!

le 23/05/2018 à 11h09 | Répondre

Bibou15

Sidérée comme les autres de lire ton témoignage…

le 23/05/2018 à 11h13 | Répondre

Nala

Mais qu’est-ce donc que cette « maternité » (j’utilise les guillemets exprès) qui laisse une patiente après un accouchement en urgence, plusieurs jours sans la moindre explication et surtout sans soins et sans nourriture ??? C’est inhumain je trouve, je suis très choquée par ton récit Madame Vanille 🙁

J’espère que la suite de ton séjour dans cet établissement s’est mieux déroulée et que la rencontre avec ta fille a pu te redonner suffisamment de baume au cœur… 🙂

le 23/05/2018 à 11h17 | Répondre

Louna (voir son site)

Je suis vraiment choquée de lire ça : je ne savais pas du tout que tu avais vécu des heures aussi horribles après un accouchement déjà réalisé en urgences.
Je compatis de tout mon coeur

le 23/05/2018 à 11h50 | Répondre

Lili (voir son site)

Qu’est ce que ça a dû être dur pour toi, séparée de ton mari et de ta fille! et qu’on te laisse sans vraiment t’informer de ce qui se passait. Cela me choque qu’on n’ait pas pris soin de toi! J’imagine que ça a dû te laisser un goût amer…En espérant que le bonheur de pouvoir rencontrer ta fille ait pu atténuer cette douleur!

le 23/05/2018 à 11h57 | Répondre

Caro - WonderMumBreizh (voir son site)

Oualala, qu’est ce que ce doit être horrible d’être « oublié dans un coin comme ça après son accouchement, sans réponse en restant avec ces doutes et ces appréhensions … J’espère que ca se finit bien pour toi et ta fille

le 23/05/2018 à 12h05 | Répondre

Madame D

Mais non …
je ne me doutais pas que ça avait si horrible… je suis tellement triste pour toi …

le 23/05/2018 à 14h34 | Répondre

Aline

L hôpital au 21siecle ….scandaleux

le 23/05/2018 à 15h07 | Répondre

Mademoiselle Black

Coucou Madame Vanille!

Je suis désolée de lire ton récit d’accouchement. Cela a dû être extrêmement difficile à vivre (et peut-être encore maintenant!).

J’ai été plusieurs années anesthésiste dans un hôpital où des femmes vivaient la même expérience que toi. J’ai toujours trouvé cela scandaleux. Il y a des informations qui peuvent permettre de comprendre pourquoi on arrive à de telles situations (attention, ce ne sont en aucun cas des justifications!!!) et si tu veux bien je vais en donner quelques unes, je pense que ça peut permettre à d’autres femmes de mieux comprendre ce qu’il s’est passé après leur accouchement.

Dans l’hôpital où je travaillais à l’époque, il y avait 1 seul service de soins intensifs: la réanimation, où étaient accueillis les patients en danger de mort immédiate. Et puis il y avait la « salle de réveil », un endroit un peu fourre-tout où se trouvaient: les patients venant d’être opérés (la définition classique de la salle de réveil), les patients ayant une maladie grave mais pas suffisamment grave pour aller dans la réanimation en permanence surbookée (comme par exemple les femmes ayant eu des complications graves de la grossesse ou de l’accouchement), et les accidentés de la route qui arrivaient directement du camion du Samu pour être évalués avant d’aller au bloc opératoire. Les infirmiers et aide-soignants avaient donc à gérer en permanence ces trois types de patients. Alors qu’il aurait évidemment fallu des lieux et des personnels différents pour les trois.

Et la nuit et le week-end, pour la réanimation et la salle de réveil, il y avait en tout et pour tout 1 seul médecin. Qui devait accueillir les nouveaux patients de réa (4 ou 5 par 24h), parler aux familles, annoncer les décès, essayer de voir tous les résultats des prises de sang, accompagner les patients les plus graves au scanner etc… J’ai été à cette place, et je sais qu’il y a de jeunes accouchées qui ont passé 2 jours dans la salle de réveil sans que j’aie le temps d’aller les voir. C’est, comme tu l’imagines, extrêmement difficile et déprimant de devoir travailler dans ces conditions, j’ai tenu 2 ans. Et je connais un certain nombre de collègues que ce type de situations répétées a conduit au suicide.

D’autre part les services de suites de couche ne veulent souvent pas « récupérer » le week-end les patientes dont la tension n’est pas tout à fait équilibrée, ou dont les prises de sang ne sont pas encore parfaites, parce qu’ils manquent de personnel pour les surveiller. Et en salle de réveil, au moins, si quelqu’un convulse ou se vide de son sang, on le remarquera forcément.

Evidemment, je ne cherche pas du tout à justifier ce que tu as vécu, au contraire, sache que la plupart des personnes qui t’avaient en charge sont tout aussi scandalisées! Et je t’encourage, si tu en as la force, à écrire à la direction de l’hôpital en question pour relater ton expérience. Si les lettres s’accumulent sur leur bureau, ils finiront peut-être par changer l’organisation de leur service, pour le bien de tout le monde.

Dernière chose, je n’ai par contre jamais vu quelqu’un ne pas être lavé ni nourri pendant 3 jours!!! Là où je travaillais, les infirmiers mettaient un point d’honneur à faire la toilette de tout le monde chaque jour, et il y avait de la nourriture prévue pour les patients qui restaient plus de quelques heures…

Voilà j’ai écris un roman… J’espère que le lien a pu se faire par la suite avec ton bébé, et que tu n’en gardes pas trop de séquelles. Bonne chance pour la suite!

le 23/05/2018 à 21h41 | Répondre

Viviane

Médecin moi aussi, je ne suis pas certaine que que tout se soit passé comme ça mais il est évident que c’est le ressenti de la patiente qui prime et qui est désastreux. La prise en charge n’a à l’évidence pas été optimale. Patients, il faut savoir vous appuyer sur vos familles pour s’informer voire râler ! Surtout si vous êtes comme madame Vanille dans une situation de vulnérabilité extrême.

le 24/05/2018 à 09h48 | Répondre

Lumi (voir son site)

Comme les autres commentaires, je suis vraiment choquée de la façon dont tu as été traitée et vraiment triste pour toi. Cela n’a pas dû être facile de te sentir devenir maman dans ces conditions.

le 23/05/2018 à 22h16 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Mais quelle horreur, je n’avais pas du tout imaginé à quel point tu avais été mal traitée.
Et ton mari, je n’ose imaginait l’angoisse entre votre petite en néonat et toi en salle de réveil pendant x temps !

le 24/05/2018 à 08h57 | Répondre

bérénice

OMG !
on ressent tellement, à travers ton récit, tes sentiments mélangés….
Et comme ça a dû être dur pour ton mari cette période… ça remet tout en perspective…

Et non, ce n’est pas « horrible » que ce défaut d’intérêt que tu décris pour ta fille…
Tes instincts primaires (sans doute aidés par tout le dérèglement hormonal post-accouchement + médicaments) ont pris le dessus : instinct de survie de la mère qui surpasse momentanément l’instinct maternel. J’ai connu ça aussi, alors je peux le comprendre.

le 24/05/2018 à 09h16 | Répondre

Mme Espoir

J’ai eu mal pour toi en lisant ce récit. Ça a vraiment dû être une épreuve traumatisante. Je remarque surtout que vu ton état de faiblesse on ne t’a pas écouté alors que tes demandes semblaient légitimes. Heureusement que ton mari était là pour votre fille. Je suis curieuse comme d’autres de savoir comment il a surmonté tout ça.

le 24/05/2018 à 10h14 | Répondre

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