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Quand on fatigue


Publié le 7 mai 2018 par Madame Fleur

Alors que Petit Bourgeon vient de dépasser ses neufs mois, il est temps pour moi aussi de revenir m’épancher ici.

Vraiment la maternité représente d’immenses bonheurs, mais il y a aussi une face cachée. Petit bourgeon a déjà passé autant de temps au sein du cocon douillet de mon ventre qu’au sein de notre petit cocon familial. Et on peut dire que depuis plusieurs mois, j’ai l’impression que nous creusons inexorablement un trou d’où il devient compliqué de s’extirper.

Crédit photos (Creative commons) : dagon_

Le sommeil, le nerf de la guerre

Tout avait pourtant bien commencé à ce niveau. Nous n’avons jamais eu à nous lever ou vraiment rarement pour nourrir notre fille. Sauf que cela n’a malheureusement pas duré. Depuis cinq mois, nous alternons les phases de bien et de moins bien. Et pour tout dire, le moins bien est plutôt prédominant ces derniers temps.

Il y a d’abord eu mon retour au travail et donc le début de la crèche pour notre fille. Et puis sont apparues les premières maladies et les premières perturbations. Une toux persistante qui réveillait notre bébé et l’empêchait de se rendormir sereinement, une fièvre annonciatrice d’un petit virus, les petites maladies de l’hiver qui s’installent plus ou moins durablement. Et cela n’a cessé de se dégrader depuis.

Si on ajoute à cela le début de la phase d’angoisse de la séparation, on obtient un cocktail détonnant, où une nuit reposante est une nuit, où il n’y a pas eu de grands cris pour s’endormir ou se rendormir, mais pas vraiment une nuit où on a pu dormir sans interruption.

Papa et maman dans tout ça ?

On commence à fatiguer tous les deux. Malheureusement, notre deux pièces ne nous permet pas de s’isoler à tour de rôle pour prendre un peu de repos.

La routine hebdomadaire se fait de plus en plus pesante et les tensions apparaissent entre nous et notre famille.

J’en suis arrivée à me poser énormément de question sur ma manière de faire, sur ma capacité à être maman. Je me sens démunie quand mon bébé pleure et que je n’arrive pas à savoir ce qui cloche, ni comment la soulager. Je me sens complètement dépassée et inutile  car j’en deviens incapable de me lever la nuit. Je n’arrive plus à prendre des moments pour moi, où je ne pense pas à ces nuits sans sommeil qui nous détruisent petit à petit.

Je n’arrive plus à être là pour ma famille et mes amis. Je ne pense qu’à ces soirées de l’horreur où la moindre minute passée à ne pas m’occuper de ma fille me permet tout juste de survivre. J’en viens à craindre le moment du coucher, synonyme de pleurs que je ne comprends pas et qui me font perdre pied. Je crains de m’endormir ou de me rendormir, car je sais que je serais bientôt interrompue et que ce sera pire après.

Je suis fatiguée, j’en pleure presque chaque jour et je me reconnais difficilement dans le miroir. Je n’arrive pas à faire mon régime parce que je trop fatiguée pour penser aux menus diététiques de la semaine. Je peine à faire mon travail de manière rigoureuse et consciencieuse. Je n’ai aucune motivation quand il s’agit de faire quelque chose chez nous et je cherche par tous les moyens à ne pas être dans notre appartement où j’étouffe.

L’avenir m’angoisse et j’ai peur de ne jamais voir le bout de ce tunnel dans lequel nous vivons depuis plusieurs mois.

J’ai envie d’une semaine sans ma fille, où je pourrais faire ce que bon me semble et avoir des nuits réparatrices. Et en même temps, je culpabilise d’avance de devoir la laisser. J’ai l’impression de m’éloigner d’elle, de la rejeter alors qu’elle n’y est pour rien.

Je me demande chaque nuit ce que l’on a fait de travers, à quel moment on a failli dans notre mission de parents pour que notre fille n’arrive plus à dormir.

On écoute et teste toutes les solutions que chacun veut bien nous donner et on prie vraiment pour que cela finisse par passer et que l’on retrouve enfin une petite fille sereine et reposée.

J’ai l’impression de vivre ce que l’on appelle l’épuisement maternel. Et pourtant, je ne peux m’empêcher de penser que j’essaye seulement de me trouver des excuses et que je suis simplement une mauvaise maman.

Pour toi aussi les premiers mois sont difficiles ? Comment tu t’en sors ? Quels sont tes conseils ?


Tu en as marre de courir les magasins pour les fringues des enfants ? Et ce tous les mois, vu à la vitesse à laquelle ils grandissent ? Et je ne parle pas du petit qui hurle (que ce soit le tien ou celui d’une autre, grrr) parce qu’il ne veut pas essayer ce pull-là… Et si tu recevais directement chez toi de jolis looks (du 1 mois au 14 ans !) à essayer TRAN-QUILLE-MENT. Ça va ? Tu gardes et tu payes. Ça ne va pas ? Tu renvoies gratuitement. Bref, viens vite tester Little Cigogne !

Commentaires

53   Commentaires Laisser un commentaire ?

Jubijoba

Ton histoire me touche car j’ai ressenti exactement la même chose ! Et cette impression d’être juste une mauvaise mère qui se cherche des excuses ! J’avais peur de me séparer de mon fils une semaine car ça signifiait l’échec pour moi, puis j’y ai été obligée par les vacances de la crèche. Ça a été une révélation ! J’ai enfin pris du temps pour moi, et il m’a manqué, j’étais donc beaucoup plus heureuse de le retrouver lui et nos petites habitudes. Et de son côté ce séjour chez ses grands-parents l’avait beaucoup enrichi ! Au final je pense que l’enfant aussi à besoin d’un break dans ce genre de situation, il le ressent comme nous et ça lui fait du bien de sortir du cercle vicieux ! Maintenant il a deux ans, et quand on craque on l’envoie quelques jours dans la famille, lui et la famille sont heureux de passer du temps ensemble, et nous on recharge les batteries ! On culpabilise de ne pas tout gérer de front, mais le rôle de mère, le travail et tout le quotidien sont très lourds à porter, il vaut mieux faire de petites pauses régulièrement qu’un vrai burn out !!

le 07/05/2018 à 07h44 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je suis en plein dans cette semaine que je me suis accordée pour avoir du temps pour moi et me reposer !
Et ma fille me manque c’est sûr, mais j’ai hâte de la retrouver car je suis enfin reposée et je me sens beaucoup plus d’attaque en cas de nouvelles nuits difficiles.

le 07/05/2018 à 17h20 | Répondre

Amy

Je n’ai malheureusement pas de bons conseils à donner, je peux juste te confirmer que tu n’es pas seule dans cette galère…
Mon fils a 7 mois.
On a eu des bronchiolites tout l’hiver, du reflux a n’en plus finir et alors qur ça commençait tout juste à se calmer les dents arrivent..
7 mois où je peux compter mes nuits sans me lever sur les doigts d’une main de django…
Hier mon mari l’a laissé seul 2h avec moi. Deux heures de hurlements ou rien ne l’apaisait et où je me suis sentie la plus incompétente des mères.
Où j’ai du le poser dans son lit et le laisser pleurer un peu le temps de me calmer pour éviter de m’énerver contre lui alors qu’il n’a rien fait.
La fatigue est une torture. Je pense que ça rendrait dingue n’importe qui.
On fait notre max et c’est ça être une bonne mère.
Personne n’est superman.
Personne ne peut aller au delà de ses limites.
Alors moi je te la recommande cette semaine de vacances donc tu parles. Explique à ta fille que tu l’aime mais que maman est très fatiguée et qu’il faut bien s’occuper de bébé elle a besoin de s’occuper d’elle-même un petit peu.
À ton retour il te sentira plus sereine et sera sûrement beaucoup mieux pour vous deux.
Courage il paraît que ça passe…je n’en doute pas mais c’est vrai que c’est difficile de voir la fin du tunnel dans l’état dans lequel on est

le 07/05/2018 à 08h14 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Ce premier hiver a été très difficile et même si je nous pensais bien préparé, une fois dans le tunnel c’est vraiment dur. Mais voilà deux bons mois se sont écoulés depuis l’ecriture de l’article et je peux te dire que les choses s’arrange. On a encore des périodes difficiles mais cela va beaucoup mieux. Et le moral s’ameliore instantanément 🙂

le 07/05/2018 à 17h22 | Répondre

Amy

Merci. C’est bon à savoir même si pour ma part je suis loin de voir la lumière…

le 07/05/2018 à 19h40 | Répondre

Charlotte (voir son site)

Ton billet m’a beaucoup émue. On sent à quel point tu te sens en détresse… ou à tout le moins perdue.
C’est un bête conseil mais as-tu déjà pensé à consulter pour toi? Prendre un temps d’arrêt, en discuter avec un professionnel et prendre le temps de décrire tous ces symptômes?
Je pense que les mauvaises nuits ne seront sans doute bientôt qu’un mauvais souvenir pour ta fille, mais il faut que ces quelques mois restent vivables pour toi et ton mari.
Je pense que ce dont tu souffres est justement la preuve (s’il en faut une) que tu es une maman pleine d’attentions et d’empathie pour son bébé, mais à force de chercher à faire le mieux possible, tu t’épuises.
Tu es une super Maman, n’en doutes jamais. Mais autorise toi à demander de l’aide à un professionnel, ou à d’autres.
En Afrique, ils disent qu’il faut tout un village pour élever un enfant. C’est la maman d’une amie congolaise qui m’avait dit cette expression un jour où je l’avais croisée au bord des larmes quand ma petite E souffrait de son reflux et pleurait tout le temps. Elle m’avait dit que le vrai sens de cette expression est que la maternité et la parentalité ne se vivent pas seul(s) mais ensemble, avec ceux qui nous entourent et qui peuvent nous aider. Et les professionnels en font partie, de même que nos proches, une babysit qui viendrait un soir ou une journée garder votre puce, …
Je pense bien à toi, mais surtout dis-toi que tu es non seulement une maman incroyable mais aussi et tout simplement une femme incroyable.

le 07/05/2018 à 08h18 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

J’ai en effet pensé à consulter pour moi. Mais je manquais un peu de temps et puis financièrement c’était compliqué. Du coup, j’en ai parlé avec mon médecin traitant qui m’a énormément rassuré et puis on a discuté avec la psychologue de la crèche qui nous a donné des pistes que l’on n’avait pas essayé. Comme je le dis plus haut, on va tous beaucoup mieux et cela fait beaucoup de bien à tous le monde.

le 07/05/2018 à 17h25 | Répondre

Charlotte aux petits pois (voir son site)

Je suis heureuse de te lire… 💛 profite de cette quiétude retrouvée. Gros bisous

le 07/05/2018 à 20h30 | Répondre

Madame Choux

Oulalalala comme ça me parle tout ça!!! #teambébéquidortpas

On était dans le même état, les mêmes culpabilités. Notre seule solution pour prendre l’air à ce moment là était de la laisser quelques heures aux grands parents dans le meilleur des cas ou 2-3h à mon mari et moi je sortais faire ce que je voulais et vice versa. Ces petits moments juste pour nous/moi me permettaient de souffler entre deux crises de pleurs ou d’incompréhension.
On a vu la fin du tunnel a partir du moment où elle a fait plus de 3 nuits biens à la suite. Et depuis on a vu un gros gros changement sur notre moral et notre relation avec elle. Courage, ça va arriver, c’est long, mais ça va le faire.

On est pas des mauvaises meres/pères/parents pour autant, on est juste fatigués. Ma psy m’avait dit « la privation de sommeil est utilisée comme outil de torture depuis des millénaires » donc oui c’est très éprouvant. Bébé ne nous torture pas évidemment, il est juste mal pour des raisons multiples et que des fois on ignore.

Bon courage!

le 07/05/2018 à 08h49 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Merci Madame Choux, je sais combien ça été difficile pour vous aussi.
Il faut dire que c’était tellement dur à un moment, qu’aucun de nous n’osait s’absenter pour ne pas laisser l’autre seul.
Mais oui, ces moments de liberté font du bien à tout le monde !

le 07/05/2018 à 17h27 | Répondre

Pounette (voir son site)

La mère parfaite n’existe pas, et il faut garder ça en tête!
J’ai remarqué que dans mon entourage, les enfants qui ont (ou ont eu) du mal à faire leurs nuits sont ceux dont les parents étaient très fusionnels avec eux, souhaitaient tout faire par eux même sans aide extérieure, jusqu’à ce qu’ils craquent. On ne peux pas tout gérer tout seuls, surtout quand on est à bout, l’enfant le ressent, et c’est souvent ça qui le stress aussi.
De mon côté, Chaton a 9 mois aussi, j’ai eu ça pendant 1 mois, puis j’ai décidé de me reposer et de prendre du recul. Ca a été dur, mais je n’ai plus de problèmes la nuit depuis.
Il est important que de chaque côté (parents et enfant), vous puissiez vous reposer pour partir sur de bonnes bases. Quelques nuits chez papi et mami sont souvent réparatrices, et comme le dis Jubijoba, cela va aussi « enrichir » ton enfant, et elle sera plus sereine et heureuse aussi en te retrouvant après ce séjour!
N’oublies pas que tu es la meilleure mère que ton enfant puisse avoir, car il s’agit de TON enfant, celui que tu as créé, attendu, voulu, chéri avant de le rencontrer.
Bon courage pour ce passage.

le 07/05/2018 à 08h52 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Merci pour ton message.
Je ne pense pas être vraiment fusionnelle avec ma fille, mais c’est vrai qu’on ne la fait pas garder souvent. Mais bon nos familles sont loins donc c’est compliqué et puis le soir et les we j’apprecie d’avoir du temps de qualité avec elle, donc j’ai du mal à la laisser à qui que ce soit qu’à son père.

le 07/05/2018 à 17h30 | Répondre

Marie

Oh, je suis triste que la raison de ton absence est due à ces épuisantes raisons. La seule chose que je puisse te dire c’est que vous n’êtes absolument pas de mauvais parents et que vous n’êtes pas seul à vivre cela. Avec mon mari, on est en plein dans l’enfer nocturne également. Je me reconnais tout à fait dans la crainte de s’endormir de peur d’être réveillée dans 1 ou 2h (si j’ai un cycle de 4h je trouve que ce sont des nuits où je m’en sors pas trop mal)… Nous, on ne peut pas se relayer non plus, pas faute d’espace dans l’appartement mais parce que mon mari ne sait absolument pas gérer ces moments-là tout seul…
Moi ce qui m’agace c’est aussi de répondre à la question: « ah bon? Il ne fait pas encore ses nuits à son âge? ». Si, il fait ses nuits sauf quand il est malade. Et il est souvent malade…Pour la semaine de vacances, si tu en ressens le besoin, fais le. Il n’y a que toi qui sait ce qui pourrait t’aider à survivre. En espérant que l’arrivée des beaux jours soit de notre côté!

le 07/05/2018 à 09h48 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Oui j’ai choisi d’en profiter de cette semaine sans enfant et sans mari du coup. Ce qui pour notre poupette est quand même plus confortable en pleine crise de la séparation. J’avoue que mon mari a été vraiment d’une grande aide même si du coup lui aussi fatigue au bout d’un moment.
Et oui, les questions des autres sont incessantes. Comme toi je dis souvent que ça va même si avec les maladies des fois c’est encore compliqué !

le 07/05/2018 à 17h34 | Répondre

MamBat

Je suis désolée de te lire… La privation de sommeil, c’est ce qu’on fait de pire, c’est une technique de torture connue, c’est normal d’être épuisée.

As-tu moyen d’avoir de l’aide autour de toi ? Quand ‘étais vraiment au fond du tour, on a des amis (je ne les remercierai jamais assez) qui sont venus nous faire des repas, et gérer notre appartement pour qu’on puisse juste dormir. Et mon mari avait pris le relai pour les nuits, mais sinon, tu n’as pas de la famille à proximité chez qui tu pourrais soit aller dormir une nuit ou deux sans ta puce pour te reposer, soit partir quelques jours en famille en leur laissant Petit Bourgeon à gérer la nuit ?

Dans tous les cas, vous êtes les meilleurs parents pour votre fille, parce que vous êtes ses parents, que vous l’aimez, et que vous faites tout ce que vous pouvez pour elle.

Courage !

le 07/05/2018 à 10h19 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

J’avoue c’était la dernière limite, j’ai dis à mon mari que si on ne trouvait pas une solution, j’irais dormir quelques nuits chez ma sœur.
Et puis on a mis en place plusieurs choses après discussion avec des professionnels et on a retrouvé un peu de sérénité.
Je me rappelle de ton article, je l’avais même relu pour me rappeler qu’un peu d’aide est bénéfique et que cela finit par s’arranger.

le 07/05/2018 à 17h37 | Répondre

Camille

Je suis désolée de lire ça, et te souhaite beaucoup de patience !

Ma fille a bientôt 4 mois et je peux compter sur les doigts d’une main le nombre de plages de sommeil de plus de 5h d’affilée. La journée elle ne dort qu’au sein.
Je redoute ma reprise du travail à la fin du mois.
J’espérais que la situation s’améliore mais ton témoignage montre bien que des bébés ne font pas leurs nuits passé 3 mois et 5 kilos…
Je lis les commentaires et les conseils. Je suis très fusionnelle avec mon bébé et je n’ai personne à qui la confier… Autant dire que je suis foutue d’avance ?

Je me dis que ça finit forcément par passer et que ces nuits difficiles seront un jour un mauvais souvenir et que ce n’est qu’une courte période à l’échelle d’une vie… Mais en attendant je culpabilise énormément et me demande pourquoi je n’y arrive pas et ne suis pas à la hauteur.
Et mon couple passe complètement au second plan,ce qui m’inquiète aussi énormément !

le 07/05/2018 à 10h21 | Répondre

Anne

Mon fils a 17 mois nous sommes très fusionnels on fait tour avec lui et il n a jamais passe une nuit sans aussi car nos familles sont à plus de 5h de route et pas de problèmes de sommeil de son côté sauf quand il a mal aux dents (et Là il prend très très cher on ne peut pas tout avoir) ou qu il est malade…
Ce n est pas une généralité rassure toi!

le 07/05/2018 à 17h00 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Comme dis dans le commentaire précédent, je ne pense pas que la fusion ou non avec son enfant soit responsable de quoi que ce soit, ni l’allaitement long, ni le biberon, ni quoique ce soit.
Avec le sommeil rien n’est jamais acquis c’est à peut près la seule chose dont je suis certaine.
J’espere que la reprise du travail se passera bien et que tu pourras trouver avec le papa de ton bébé toute l’aide dont tu auras besoin.

le 07/05/2018 à 17h42 | Répondre

Lucie

Bonjour Camille,

Je suis maman d’une petite fille de 6 mois qui ne fait pas ses nuits et s’endort essentiellement contre moi en journée (en écharpe ou dans notre lit, et elle n’est pas allaitée).

Je voulais déjà te dire que je compatis, c’est dur dur ces mois à enchaîner des nuits interrompues. Je voulais aussi te dire qu’il y a une très très grosse pression sur le sommeil des bébés, notamment en France, et que ça n’arrange vraiment rien! Je ne sais pas d’où vient le mythe qu’un bébé fait normalement ses nuits à 3 mois, sans doute de la pression de a reprise du travail, mais c’est totalement faux. Oui il y a des bébés qui dorment très bien très tôt et c’est tant mieux pour leurs parents mais non la majorité des bébés ne font pas leurs nuits ni à 3 mois ni à 6. Et oui c’est épuisant mais savoir que c’est  » normal » ça fait déjà du bien.

Je vis dans un pays où le sommeil des bébés n’est pas un sujet aussi crucial qu’en France, sûrement car les mères ont des congés maternité bien plus longs, et autour de moi la plupart des bébés de 6 mois ne font pas leurs nuits. Je suis toujours étonnée que nos familles/ amis français soient si « choqués » d’apprendre que notre bébé ne fait pas ses nuits. Et même si je suis crevée (en ce moment on est en pleine régression alors que c’était déjà pas fantastique!), ça va déjà beaucoup mieux depuis que j’ai compris que c’était normal et arrêté de me dire dès qu’elle faisait une nuit un peu meilleure que les autres qu’elle allait bientôt « faire ses nuits ». Comme cela a été dit plus bas, le sommeil n’est pas linéaire, loin de là.

Après chacun fait comme il peut/ veut, personnellement il est inenvisageable de laisser ma fille une semaine ou même un week-end, ou même une nuit sans nous. Et il est inenvisageable de la laisser pleurer. Donc voilà, on bricole, on fait comme on peut, on a commencé à faire de temps en temps des nuits où l’un d’entre nous dort dans le salon pour récupérer (elle est tjs dans son lit cododo) et on se dit que ça va aller mieux avec le temps et qu’on sera là pour elle en attendant. Est ce qu’on est fusionnels? Peut être, mais je ne crois pas une seule seconde que ça soit pour ça qu’elle ne dort pas 12 heures d’affilée (ni même 4 en ce moment), et je trouve ça très culpabilisant de remettre encore une fois ce « problème » sur le dos des parents.

Bref je te souhaite beaucoup de courage, essayez ce que vous vous sentez prêts à essayer parmi les conseils divers (certains bébés dorment mieux dans leur propre chambre par ex, d’autres en cododo.. ) mais ne te remets pas en question et surtout, surtout fais comme tu le sens toi avec ton bébé. Et si tu penses que ça te ferait du bien de la laisser pour une ou plusieurs nuits alors fais le mais si tu ne le sens pas ne le fais pas au prétexte que tu serais « trop fusionnelle ».

le 07/05/2018 à 18h32 | Répondre

La grogniasse

Exactement !
Mon deuxième qui a huit ne dort pas la nuit d’une seule traite, il se réveille au moins deux fois toutes les nuits, mais contrairement à ce que j’éprouvais dans le cas de son frère, je m’en fiche éperdument.. Ça ne me fait ni chaud ni froid, je sais chaque nuit que je vais me réveiller, qu’il va se rendormir… Et qu’un jour ça va s’améliorer tout seul sans que toute mon énergie physique et psychique soit absorbée par toutes les stratégies de sommeil conseillées par-ci par-là.
Et bien rien que ce changement d’attitude de ma part suffit largement à me détendre et à me reposer : bébé dort toujours aussi mal (non, le fait d’être moins stressée ne règle pas tous les problèmes de mon bébé miraculeusement) mais moi je le vis bien mieux (et c’est déjà pas mal)

le 08/05/2018 à 07h50 | Répondre

Marine Rocton

Je suis tout à fait d’accord. Mon deuxième ne dort pas très bien, que dans notre lit, tete plusieurs fois par nuit… il a 6 mois. Sa soeur de 3 ans 1/2 dort mal depuis ses 12 mois (ça commence à aller mieux). Et bien je suis hyper déculpabilisée et détendue face à tout ça. Je le vis plutôt bien, je sais que ça passera un jour, je me repose quand je peux et tant pis pour le reste ! Bon courage à toutes !

le 08/05/2018 à 15h59 | Répondre

Alia

Toutes les mamans te comprennent, et non, tu n’es pas une mauvaise mère, juste une mère épuisée. La privation de sommeil peut rendre fou…
et la meilleure chose à faire, pour ton bébé et pour toi, est de te reposer…
plusieurs idées ( expérimentées) :
– bien sûr la meilleure idée est la semaine de vacances où le bébé va chez ses grands-parents ( ou oncles et tantes, ou chez des amis proches) et on peut déjà commencer par une nuit…puis 2… mais si tu ne l’as pas fait, c’est peut-être parce que tu n’as personne à qui le confier… ( c’était mon cas…)
– prendre une babysitter pour quelques heures qui ira le promener en poussette pendant que tu feras une sieste ( le bébé dormira très bien dans la poussette et tu te reposeras) ou qui viendra à la maison pendant que tu iras prendre l’air avec ton mari …
– changer le mode de garde. chez une nourrice le bébé sera beaucoup moins malade et dormira donc mieux… c’est dommage, mais si ça permet de dormir…
– ne pas se lever systématiquement tout de suite la nuit… c’est dur à mettre en place, ça fend le cœur, mais ça marche ! Quand le bébé n’est pas malade, on décide de le laisser pleurer un peu avant de se lever ( 3 minutes, puis 5 minutes même si ça parait très long)… et quelquefois il se rendort tout seul, car c’est quelque chose qu’il doit apprendre aussi, de se rendormir seul entre 2 phases de sommeil… ( conseil donné par un vieux pédiatre et qui m’a sauvée !)

le 07/05/2018 à 10h37 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

A part le changement de garde qui serait vraiment financièrement compliqué, je dirais qu’on a essayé beaucoup des solutions que tu cites.
On a surtout compris avec le temps que le rythme est vraiment important et que des fois ben il n’y a aucune raison mais on a une nuit pourrie.
Je crois qu’on a pas mal expérimenté le lâcher prise et que surtout, on fait ce qui nous permet d’avoir un peu de répit pour l’un ou l’autre voir les deux.
Du coup c’est vrai que je suis moins tolérante des fois et que quand une situation me paraît anxiogène avec le manque de sommeil, je ne dis pas oui ! P s toujours facile à expliquer mais nécessaire pour mon bien être.

le 07/05/2018 à 17h46 | Répondre

Pauline

Bonjour, je ne laisse jamais de commentaire mais nous avons vécu la même situation et avons trouvé la solution.
La cure au dodo les petits par Anna whalgren, un livre que l on trouve sur internet facilement.
Comme toi notre fille a fait ses nuits à 1 mois et demi puis a l age de 4/5 mois elle ne faisait plus aucune nuit complète nous avons attendu jusqu a 9 mois et puis nous n en pouvions plus et avons entendu parlé du livre. On a décidé de la faire puisque nous avions déjà tout essayé et rien ne fonctionnais. Ma fille a aujourd’hui 1 an et depuis 3 mois dort toutes les nuits de 19h30 a 8h, le vrai bonheur. Bien-sûr il existe des petits loupés quand elle fait ses dents ou quelle est malade mais ça ne dure jamais plus d une nuit ou deux.
Bon courage, tout finiras par rentrer dans l ordre

le 07/05/2018 à 10h59 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je vais regarder ça alors. Je ne connais pas du tout mais cela ne peut pas faire de mal. Merci pour cette lecture.

le 07/05/2018 à 17h47 | Répondre

Mathou

Je suis désolée de lire cela et que tu ailles si mal…
Je compatis tellement à cette fatigue qui est la mienne depuis 1 an… Ma seconde petite fille « ne fait pas ces nuits » non plus. Je me lève parfois épuisée et à la fois je crois que ce qui m’aide, par rapport mon aînée, c’est ne pas porter cette culpabilité.
Pour mon aînée, comme toi je me disais que j’étais une mauvaise mère car mon bébé à 6 mois ne faisait pas ses nuits.
Si sa première nuit complète est arrivée à 6 mois, on a eu des hauts et des bas sur le sommeil jusqu’à ses trois ans! Elle dormait toute la nuit je te rassure mais il fallait se relever pour la sucette, elle venait parfois dans notre lit ou certains soirs elle mettait trois heures à s’endormir… J’ai alors compris que dans le sommeil rien n’est jamais acquis!
Néanmoins aujourd’hui, bien que fatiguée, je suis beaucoup plus sereine et j’aimerai te partager cela car je crois que nous sommes mal informées au sujet du sommeil.
J’ai appris depuis qu’un bébé qui ne dort pas toute la nuit est un bébé NORMAL même à 6 mois, même à un an. Le sommeil est une acquisition qui se fait entre 0 et 3-4 ans (le bol pour ceux qui l’ont des la naissance hein?) et que avant un an 80% des bébés se réveillent encore la nuit, 50% après un an. C’est un fait biologique, les bébés sont constitués pour se réveiller , les adultes aussi – question de survie. Nous avons juste appris à nous rendormir facilement puisque apparemment il n’y pas de danger imminent qui nous oblige à nous lever. Dans certains cultures néanmoins, les gens continuent à se lever la nuit pour diverses activités.
Alors vraiment c’est dur mais essaie de lâcher cette culpabilité, tu n’y es pour rien si ton bébé se réveille la nuit! Je trouve cela triste de lire certains commentaires disant que c’est parce qu’on est trop fusionnelles avec nos enfants qu’ils se réveillent… Euh je connais des mamans pas du tout fusionnelles qui ont des enfants qui se réveillent encore à 15 mois donc je doute que ce soit vraiment cela le problème.
Pour ma part, si on m’avait dit avant cela pour mon aînée, j’aurai beaucoup moins culpabilisé, et ma fatigue morale en aurait été bien moindre.
Après reste à gérer la fatigue physique et là côté solution je dirai qu’il y a tout à tester…
-le cododo m’a sauvé même si j’ai envie aujourd’hui de passer à autre chose.
– le relais quand c’est possible (grands parents – babysitter…)
– chercher du côté ostéo, pour ma fille elle était en réalité bourrée de tensions
– médecines naturelles? ici on teste les fleurs de bach
– dans les livres j’aime beaucoup « un sommeil paisible et sans pleurs » de Pantley car il permet de faire le tour de ce qui potentiellement cloche dans notre manière de faire les choses et de redonner de bonnes bases au sommeil.
– le lâcher prise… ce dire que tout est normal et que comme la marche et la parole cela viendra quand elle sera prête.
– Quand à laisser pleurer, personnellement je ne suis pas pour mais quand on est au bord de l’épuisement, il vaut mieux peut-être mieux ça que de craquer? Le revers est que cette solution délétère pour l’enfant est parfois aussi inefficace ( vue dans mon entourage).

Bon ok mes solutions ne donnent pas de sommeil en plus mais crois moi pour moi le fait de me dire que mon bébé est normal et que nous ne sommes pas de mauvais parents m’a beaucoup aidé.
Je t’envoie tout mon soutien, j’espère vraiment que cela va aller mieux. Courage tu es loin d’être seule dans la #teamhibou

le 07/05/2018 à 11h57 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Merci pour ton soutien. Comme je le disais plus haut depuis, on a expérimenté pas mal des solutions que tu cites et on va quand même beaucoup mieux. Bien sûr toutes les nuits ne sont pas parfaites mais je suis beaucoup moins à cran et déprimée qu’il y a quelques mois. J’ai l’impression que le bout du tunnel n’est plus si loin et qu’on s’en rapproche chaque jour.
Bon courage à toi aussi 😊

le 07/05/2018 à 17h57 | Répondre

Ariel

Comme Mathou, #teamhibou ici aussi! Un petit garçon de 20 mois et peu de nuits complètes au compteur… Et nous aussi ce qui nous a aidé à surmonter la fatigue c’est d’arrêter de culpabiliser. D’autant plus que nous sommes seuls pour gérer. Alors on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a et on écoute plus les rabats joie 😉.
Sinon pour les causes du non-dodo de notre fils, on s’est rendu compte très très tardivement (15 mois) qu’il souffre de reflux gastro-oesophagien interne. C’est très douloureux et très difficile à diagnostiquer et ça empêche de bien dormir puisque en position allongée les remontées sont plus fréquentes . Depuis qu’il a un traitement et un régime alimentaire adapté, le sommeil s’améliore doucement… Peut être une piste à creuser pour ta fille?
Quoi qu’il en soit, je vous souhaite beaucoup de courage!

le 07/05/2018 à 14h00 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

J’y avais également pensé d’autant plus qu’elle avait une petite toux persistante qui a commencé au moment où nos nuits se sont dégradées. Mais en fait c’est juste de l’hypersalivation qui rend notre bébé très sensible lors des poussées dentaires. J’en ai parlé au pédiatre, ainsi que du reflux mais vraiment pour nous il n’y a aucun symptômes.
J’espere que vous soulagerez votre petit, ce n’est vraiment pas cool le reflux ni pour le bébé ni pour les parents.

le 07/05/2018 à 22h39 | Répondre

Camille

Bonjour Mme Fleur,

Beaucoup d’emotion en lisant votre article
Ma fille va avoir 3 ans et demi et j’ai encore souvent ce sentiment de fatigue et cette impression de ne pas être une bonne maman.
Ce sont des sentiments pas faciles à vivre.
Je n’ai pas lu ce que vous ont écrit les autres maman.
Cela peut paraitre indigne mais parfois j’attendais avec impatience les qq jours où ma fille serait garder par la maman de son papa (ce qui n’arrive pas souvent) et je redoutais son retour car elle me faisait payer notre separation par des colères monstres.
Mais je l’aime de tout mon coeur, surtout qd elle met ses bras autour de mon cou car elle a un gros chagrin (ce qu’elle fait rarement)
A force de travail avec ma psy, je gère mieux tout ça et la personnalité de ma fille qui est trés differente de moi.
J’espère que vous arrivez à rester solidaire avec le papa.
Nous nous n’etions pas sur la meme longueur d’ondes.:(
Surtout n’hesitez pas à vous faire aider et surtout à laisser votre enfant avec qq’un d’autre et sans cupabilité, il faut se preserver meme si ce n’est pas facile.
Nous avons changé de nounou et je me suis retrouvée avec mon mercredi matin pour moi et cela m’a fait beaucoup de bien.
Mais je comprends ce sentiment d’impuissance, de cupabilité;
Surtout continuez à en parler et ne perdez pas courage. Vous etes une bonne maman.
Meme si ce n’est pas toujours facile de le croire ou de le penser.
PS: je pleure encore beaucoup surtout quand je m’enerve après ma fille..

le 07/05/2018 à 14h39 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

J’ai la chance d’avoir un mari somme toute très impliqué et très compréhensif.
Et on est souvent sur l’an meme longueur d’onde quand il s’agit de notre fille.
Et si je suis tout à fait honnête, nous avons passé des vacances detestables au mois de février, mais cela a vraiment représenté un électrochoc pour moi ! Depuis on s’est Repris, perso je lâché plus facilement prise sur les choses sans importance et je me remets moins en questions. Je doute toujours je pleure parfois mais je sens que j’en vais beaucoup mieux !

le 07/05/2018 à 22h43 | Répondre

Lily

9 mois, c’est un des âges les plus difficiles… Et la fin de l’hiver est une période très dure aussi… Pas surprenant que tu sois épuisée 🙁

Si tu peux laisser ton bébé ne serait-ce qu’un weekend, ce serait déjà top pour se ressourcer et prendre un peu de recul 🙂
Tu dis que tu n’arrives plus à être là pour ta famille et tes amis, mais c’est aussi un peu à eux d’être là pour toi. Demande de l’aide : les gens adorent ça, on a tous besoin de rendre service !

Pour le sommeil, je ne sais pas ce que tu as déjà essayé mais voici la technique qui a marché chez nous à cet âge-là, pour l’endormissement du soir :
– L’idée, c’est de laisser bébé s’endormir seul dans son lit, tout en restant à ses côtés.
– Tu couches bébé, tu t’assoies à côté du lit, tu chantes une chanson et/ou tu la rassures avec un flot continu de paroles. Elle va pleurer, et se relever.
– Quand elle se relève, tu la rallonges sans la prendre dans tes bras.
– le premier soir, tu vas la rallonger 50 fois. Le deuxième soir un peu moins, et ainsi de suite.
– Quand elle est calme et/ou qu’elle dort, tu sors de la chambre.

Chez nous ça a fonctionné en une petite semaine, et pas de réveil nocturne. Donc n’hésite pas à tenter…
J’avais lu quelque-part qu’il n’y a rien de mieux à faire, le soir, que de s’occuper de son bébé : tout le reste est accessoire (lessive, ménage, télé, boulot…). Même si c’est un peu culpabilisant, et plus facile à dire qu’à faire… ben ce conseil m’a drôlement aidé, donc je partage 🙂

Bon courage, tu es une super maman !!!

le 07/05/2018 à 15h03 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

On a effectivement expérimenté ce que tu dis et cela va beaucoup mieux. Bien sûr il y a des rechutes mais globalement on va beaucoup mieux !
J’ai en effet beaucoup culpabilisé car une de mes amies vivait quelque chose d’extrêmement difficile et je n’etais pas là car trop absorbé par mes problèmes. Depuis, je fais aussi attention à prendre soin de mon entourage car cela me fait du bien et en effet les gens sont compressif derrière.

le 07/05/2018 à 22h46 | Répondre

prettymaryk

Chère Madame Fleur, en lisant tes lignes, je ne peux que compatir et me reconnaître dans ce que tu traverses. Lorsque tu dis que tu as l’impression d’être dans l’épuisement maternel, je pense que tu peux te fier à ton instinct et que oui, tu es en train de vivre un burn out. Or, dans ces moments, c’est comme dans l’avion quand on te conseilles de mettre le masque à oxygène sur ton nez avant de le mettre sur celui de ton enfant : il faut d’abord prendre soin de soi et chercher de l’aide pour soi, avant de pouvoir venir en aide à son enfant. Bien évidemment, cela va à l’encontre de notre instinct de mère qui nous dit que notre enfant doit toujours passer en premier. Mais en allant jusqu’au bout, en tirant sur la corde, on l’aide aussi peu qu’on s’aide soi-même car il pâtit lui aussi de la tension qu’il sent chez nous. Et s’il n’en pâtit pas directement, c’est notre image de maman qui en prend un très gros coup, voire éventuellement, dans les cas les plus problématiques, la qualité du lien entre la mère et l’enfant. Personnellement, je n’ai pas entendu les 9 mois de ma fille pour passer « du côté obscur de la force ». Ça a commencé dès le retour de la maternité et ça a empiré jusqu’à ses trois mois, au moment où j’ai enfin mis un nom dessus : dépression post partum. C’est aussi là que j’ai enfin cherché de l’aide. Ma fille ne dormait pas spécifiquement mal mais comme tous les nourrissons, elle se réveillait plusieurs fois par nuit. Et une fois qu’elle m’avait réveillée, je n’arrivais pas à me rendormir. Et quand ce n’était pas elle qui me tenait éveillée, c’était l’angoisse du moment où elle allait le faire et la peur de ne pas arriver à me rendormir après (ô paradoxe, quand tu nous tiens !). Jusqu’au jour où alors que j’avais réussi à passer l’après-midi dehors, sans ma fille, j’ai eu peur de rentrer chez moi. Peur d’affronter une nouvelle nuit les yeux ouverts dans l’attente de ses pleurs. Alors j’ai pris une décision qui m’a parue radicale et qui me faisait beaucoup culpabiliser (et qui était pourtant bien simple et sans conséquences pour ma fille). Je suis allée dormir ailleurs. Tout simplement. J’ai confié ma fille à son papa et j’ai dormi chez une amie. Et ça a été un délice. Et c’est à partir de ce moment-là et avec l’aide d’une psychologue et de mon médecin que j’ai remonté la pente. Doucement mais sûrement. Donc oui, offre toi une semaine de vacances ou même seulement un week-end. Fais-toi ce cadeau et fais le aussi à ta fille. Va voir ton médecin et demande à être arrêtée pour quelques jours. Et même si tu restes chez toi, mets quand même ta fille à la crèche et dors ! Fais la sieste, prends du temps pour toi. Et n’hésite pas à demander de l’aide à ton médecin, à un psychologue, à des amis, à de la famille ou à une baby sitter. Tu n’es pas une mauvaise maman. Tu es une maman épuisée ! Et c’est en prenant soin de toi, que tu pourras pleinement redevenir la maman que tu veux être.

le 07/05/2018 à 16h53 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Merci pour tes mots !
Oui il a fallu un gros travail sur moi pour accepter de demander de l’aide et surtout de reconnaître que j’en avais besoin. Mon médecin m’a beaucoup aidé juste en m’en parlant et m’a vraiment rassuré ! Depuis il y’a des moments compliqués mais quand même beaucoup plus de moments où on se dit qu’on est sur une bonne voie !

le 07/05/2018 à 22h49 | Répondre

Anne

Courage Madame Fleur
Ton témoignage me touche beaucoup.
On te sent vraiment désemparée.
D abord tu n es pas une mauvaise mère ! La privation de sommeil est une vraie torture et nous avons tous un seuil de tolérance different.
As tu la possibilite de faire garder petite bourgeon un peu pour te reposer ou prendre soin de toi ?
Apres ces conseils t ont certainement déjà été donné mais le rituel du soir (chez nous c est repas /bain / biberon /histoire /biberon) permet de rythmer le coucher et t aidera peut être à ne plus angoisser ?
As tu vu l ostéopathe peut être que petit bourgeon a des tensions qui gênent son endormissement ?
As tu essaye le cododo ? Peut être que ta fille a besoin de ta présence à ses côtés pour la rassurer et quand elle se réveille la nuit et qu elle ne te trouve pas ça l inquiète ?
Et dernière petite chose qui marchait pour nous quand il était plus petit le biberon (il n avait ni doudou ni sucette il compensait son besoin de teter et son mal de dents par un biberon … même le médecin approuvait tant que cela ne durait pas et ça marchait…
bon courage à toi ça va passer et n hésite pas te faire aider pour prendre du temps pour toi ça ne fera pas de toi une mauvaise mère !

le 07/05/2018 à 17h13 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

On a vu mon osteo qui n’a rien déceler si ce n’est qu’on a une petite fille qui a besoin de contact avec ses parents et qui nous a rassuré sur l’an maniere dont on s’occupe de notre fille. Piur le codifie c’était un peu compliqué car avec notre deux pièces c’est impossible de dormir tous ensembles dans le salon sans l’avoir entre nous deux. Du coup c’était des nuits où elle dormait bien mais nous’pas terrible car avec un gros manque de place. Mais on a fini par trouver une astuce et du coup quand on est très fatigue et qu’elle tousse beaucoup, on l’a prend avec nous piur qu’on puisse tous se reposer. C’est de plus en plus rare globalement elle dort mieux dans sa chambre mais cela nous permet d’avoir une nuit correcte. Et on a été amené parfois à bercer ou à donner un biberon quand rien ne fonctionne.

le 07/05/2018 à 22h54 | Répondre

Madame Yoga

Comme les autres commentaires, cela me rend triste de lire ton témoignage. Je te confirme que non tu n’es pas une mauvaise mère, tu es juste épuisée.

Je suis passée par là car notre fils de 9 mois ne fait toujours pas ses nuits et que la pression extérieure ( « il fait ses nuits maintenant nan? ») était trop forte.

Je n’ai pas de recette miracle malheureusement mais une consultation sommeil + 1 ou 2 nuits à l’extérieur nous ont permis de sortir du gouffre (bon ça fait une semaine mais on croise les doigts pour que ça dure!).

Je te souhaite beaucoup de courage en tout cas mais ne perd pas confiance dans tes capacités de maman.

le 07/05/2018 à 19h42 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je vous le souhaite également et j’espere que cela durera 😊

le 07/05/2018 à 22h55 | Répondre

Sophia

Je crois que tu as eu tous les bons conseils possibles, et je lis que ça va mieux, alors ouf ! Je laisse juste un petit commentaire pour te dire à quel point je me souviens de la détresse des mois après la reprise du travail, des matins où je partais au boulot en pleurant de fatigue en me demandant comment « on » peut faire subir ça aux jeunes parents, de la perte de confiance en soi au boulot … C’est tellement dur, il faut tellement s’accrocher, trouver à tout prix des bouffées d’air.
Ma fille a 18 mois, et j’ai retrouvé un certain repos, pas le même qu’avant, mais un repos tout de même, avec l’envie et la motivation pour des projets persos. Et quand on me parle du deuxième, je ricane !

le 07/05/2018 à 22h34 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je ricane aussi je ne m’en vois pas du tout recommencer ça dans les prochains mois 😊
Merci pour ton gentil commentaire.
On va mieux tous les trois et en attendant je profite d’une semaine sans enfant pour me reposer au maximum !

le 07/05/2018 à 22h57 | Répondre

Elo (voir son site)

Oh mais non tu n’es pas une mauvaise maman ! Le manque de sommeil est quelque chose de terrible. Tu as bien fait de prendre une semaine pour te reposer. S’il y a bien une chose que j’ai comprise en devenant maman c’est que le sommeil est quelque chose de très aléatoire chez les enfants. L’endormissement a été très difficile chez ma fille jusqu’à ses un an et demi. J’en ai passé des siestes et des soirées à aller et venir dans sa chambre pour essayer de la faire dormir! Puis ça s’est calmé d’un seul coup. Je ne sais pas pourquoi. Pendant quelques nuits pendant les vacances d’avril elle s’est mise à hurler car elle ne trouvait plus sa sucette ou son doudou (chose qu’elle n’avait jamais fait avant). Ça va mieux maintenant mais ça nous a rappelé les nuits hachées du début… Bref, le manque de sommeil est vraiment la chose que j’appréhende le plus avec bébé 2. J’espère que ça se passera bien mais je sais que même si nous faisons tout pour, finalement c’est une chose qu’on ne contrôle pas vraiment. Il y a des phases, qu’il faut affronter. Et puis un jour ça passe. Tout cela pour te dire que tu n’es pas du tout une mauvaise maman. Il n’y a pas de technique miracle. Bon courage à toi!

le 08/05/2018 à 04h44 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

J’espere Que vous aurez un modèle qui dort dès la maternité alors.
Le premier trimestre de l’année à été vraiment compliqué mais heureusement tout va beaucoup mieux.
Il y a quelques rechutes mais dans l’ensemble je crois qu’on a réussi à trouver un équilibre.

le 09/05/2018 à 16h33 | Répondre

Flora

Ça me rassure de lire dans les commentaires que ça va mieux et que tu as pris ta semaine pour te ressourcer.
Ma grenouille ne fait pas encore ses nuits mais ça va encore, elle mange une à 2 fois par nuit mais ça va vite au sein. Du coup je ne connais pas l’épuisement (je touche du bois) mais la fatigue assez pour compatir. Bon courage, ça finira par rentrer dans l’ordre !

le 08/05/2018 à 09h24 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Notre fille n’a jamais vraiment réclamé la nuit sauf lors du voyages qui a abouti à ma prise de conscience. Sauf que du coup, on a pas compris tout de suite que c’était de la faim et qu’en plus ce n’etait pas systématique !
Attention tout de même, je n’ai pas vu l’epuisement s’installer ! Il était trop tard quand je m’en suis rendue compte !

le 09/05/2018 à 16h36 | Répondre

Lumi (voir son site)

J’ai eu le cœur serré en te lisant et je suis rassurée de lire dans les commentaires que vous allez mieux.
C’est fou comme on va vite culpabiliser et se remettre en question dès que quelque chose « ne va pas » chez notre enfant…
Ici bébé a quatre mois et n’a jamais dormi plus de quatre heures d’affilée (et encore, ça fait longtemps qu’il ne l’a pas fait…). Il m’arrive aussi de me poser beaucoup de questions, notamment sur les habitudes que je lui donne… Mais je me dis aussi qu’il finira bien par apprendre à s’endormir seul, quand il sera prêt.
Courage à toi, tu es une super maman !

le 08/05/2018 à 14h41 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

J’ai lu ton article sur les habitudes et honnêtement je commence à croire que c’est ses cracks pour nous faire encore plus culpabiliser. Alors je vais te donner le meme conseils que mon médecin. C’est votre enfant, vous seule savez ce qui est bon pour elle donc faite comme vous le sentez.
Voilà n’angoisse pas trop pour la reprise tout ira pour le mieux après un petit temps d’adaptation.

le 09/05/2018 à 16h38 | Répondre

Virg

Que la maman à qui ce n’est jamais arrivé lève la main ! Je crois que la privation de sommeil est la pire de toute les tortures. Notre bébé fait ses nuits MAIS poussées dentaires, terreurs nocturnes, virus, bronchiolittes…. quand tout le monde s’invite à la fête au 9ème mois, c’est l’enfer.
Ce qui nous a sauvés, c’est qu’au fond notre fille a un rythme quand tout va bien. On s’y est donc accroché comme une moule à son rocher. Du coup, dès que bébé allait mieux, le coucher était à retravailler (habitude vite prise par bébé je pleure = maman et papa viennent) mais le reste de la nuit se passait à peu près bien. Après il nous a fallu apprendre à différencer les pleurs et à la laisser pleurer parfois (on s’est donné une limite à 10min, je te laisse imaginer la scène : bébé hurle/pleurs, ses parents comment 2 co… qui comptent les minutes en regardant le réveil … 😉 ).
Il n’y a pas vraiment de solution, surtout quand les dents ou la maladie sont en cause. Il faut juste prendre sur soi. De mon côté, c’est mon travail qui en a pâti, je vivais donc avec le retard qui s’accumule et les relances clients comme une épée de damoclès au dessus de ma tête en permanence … ambiance …
En tout cas, je suis soulagée de lire en comm que vous avez trouvé vos solutions et que vous allez mieux.
Du coup, j’ai juste envie de te dire : c’est nooooormaaaaaal. Petit conseil si tu le permets : la prochaine fois, ne laisse pas s’envenimer la situation, réagi avant d’en arriver là 😉

le 08/05/2018 à 21h23 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Pour tout dire, je n’ai pas senti la situation s’envenimer. Il était déjà trop tard quand ça s’est aggravé on avait déjà dépassé le point de non retour.

le 09/05/2018 à 16h46 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Oh je suis tellement triste de lire autant de désespoir dans ton billet! Ne culpabilise pas, vous n’avez rien fait de mal et laisser ta puce chez ses grands parents ou autre ne peut que vous faire du bien à vous comme à elle! Tess y va régulièrement et revient grandie chaque fois alors que nous sommes plus patients à son retour!
Bon courage, j’espère que tu verras bientôt le bout du tunnel!

le 09/05/2018 à 10h35 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

C’est surtout moi qui n’était pas prête. Parce qu’en fait si ça n’avait tenu qu’a moi j’aurais préféré avoir une semaine de vacances en famille à conjurer la cata des dernières vacances.
Mais bon on va dire que c’est pour le mieux et que je me repose plus 😛

le 09/05/2018 à 16h43 | Répondre

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