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Que se passe-t-il lorsqu’une grossesse s’interrompt ?


Publié le 9 octobre 2014 par Madame Lucette

Ce que tu vas lire ici va sérieusement manquer de glamour, et ne va pas t’aider à passer un bon weekend. Je te conseille même, vois-tu, si tu n’es pas concernée, de ne pas forcément me lire. En revanche, si un jour tu as le malheur d’être dans mon cas, ça pourrait te servir de revenir lire ces lignes…

Voici l’histoire de ma fausse couche et de tout ce que j’aurais bien aimé savoir avant que ça m’arrive.

Je suis tombée enceinte totalement miraculeusement, après 4 ans d’essais et une FIV. Je dis miraculeusement, car cette grossesse est arrivée de façon spontanée, entre deux tentatives médicales. Tu imagines aisément à quel point nous avons été fous de joie : non seulement ça avait marché, mais en plus de façon naturelle ! Et cerise sur le gâteau, nous allions pouvoir dire au revoir aux traitements, aux rendez-vous à 7h du mat, aux anesthésies et autres réjouissances !

Bien sûr, juste après avoir été fous de joie, nous avons stressé. Étais-je bien enceinte ? L’embryon allait-il bien ? Mais en même temps, un tel miracle ne pouvait pas conduire à une catastrophe, ce serait quand même un coup vraiment moche du destin…

Tu te doutes de la suite, à la première échographie, problème : l’embryon est trop petit. « Ovulation tardive, ça arrive tout le temps ! », me dit-on. En gros, tu crois avoir conçu tel jour, et en fait non, tu as conçu 12 jours plus tard. Euh… 12 jours ? Ça me semble énorme.

Nous nous inquiétons énormément pendant les 8 jours qui nous séparent de la seconde échographie. Je garde un tout petit espoir (je me trompe + l’échographiste se trompe + la machine a mal mesuré… Tu vois à quel point l’espoir est ridiculement petit). Mais la deuxième échographie ne nous laisse aucune chance d’espérer : le rythme cardiaque n’est plus perceptible.

questionnement

Crédits photo (creative commons) : David Goehring

C’est à partir de là que commence le chemin très solitaire d’une « patate chaude »…

Le médecin échographiste qui m’a reçu et annoncé ce résultat n’est là que pour échographier : il me renvoie donc vers le service PMA (procréation médicale assistée) du grand hôpital qui me suit.

Aucune réaction de leur part à la réception de mes résultats. J’envoie un mail pour demander ce que je suis sensée faire ensuite. Je reçois assez rapidement un appel d’une infirmière, qui me répète ce qu’a dit le médecin : soit j’attends que « ça » parte tout seul, soit je vais aux urgences gynécologiques pour me faire prescrire le médicament qui provoquera l’expulsion de l’embryon. J’aurais pensé qu’ils me feraient venir dans le service pour me prescrire ce qu’il faut, mais non.

Je n’ai pas envie d’attendre trois heures aux urgences gynécologiques, comme je l’ai déjà fait, je réponds donc à l’infirmière que je vais plutôt aller voir ma gynécologue de ville. Je demande donc un rendez-vous rapide à la secrétaire de ma gynéco, en expliquant mon cas : « j’ai fait une fausse couche et je voudrais que le Dr M. me prescrive le médicament qu’il me faut ».

Deux jours plus tard, me voilà dans le bureau de ma gynéco, à qui j’explique les choses plus précisément. Mais petit souci : elle ne prescrit pas ce médicament…. Je ne demande pas vraiment pourquoi (j’imagine que, comme elle n’a pas de machine pour faire des échographies, avec laquelle elle pourrait vérifier elle-même, elle ne souhaite pas prescrire ce médicament qui permet, disons les choses crûment, d’avorter). Elle m’oriente donc à son tour vers les urgences…

Leçon n°1 : avant de prendre rendez-vous demande à parler directement à ton gynécologue, histoire de voir avec lui ce que tu dois faire. Ça t’évitera d’y aller pour rien.

J’enchaîne donc avec les urgences, et leur attente de non pas trois, mais quatre heures, cette fois. Lorsque je suis enfin reçue, l’interne m’explique qu’il est trop tôt et qu’on doit obligatoirement attendre 8 jours entre deux échographies qui indiquent un arrêt du rythme cardiaque de l’embryon avant de prescrire ce médicament…

Je résume : échographiste -> service PMA -> gynéco de ville -> urgences gynéco -> « revenez dans 8 jours ». Tu visualises mieux la partie « patate chaude » de mon histoire ?

Leçon n°2 : sache qu’il doit s’écouler du temps entre le moment où tu apprends ta « grossesse arrêtée » et le moment où tu auras le droit de provoquer ta fausse couche. Certains comptent 7 jours, d’autres 10, semble-t-il. C’est sans doute une sage précaution (arrive-t-il que l’embryon ressuscite ???). J’espère juste pour toi qu’avoir un embryon mort dans ton ventre ne te pose pas trop de problèmes psychologiques. Encore une fois, appelle avant de te déplacer.

Le bon jour enfin arrivé, je retourne aux urgences (cette fois, je sais à quelle heure arriver pour ne pas attendre) et j’obtiens enfin ma prescription. Deux jours de prise, trois fois par jour. On me prévient que je pourrais saigner pas mal et que ça peut faire mal, et on me prescrit un arrêt de travail. Je dois revenir 8 jours après, pour vérifier que tout a été expulsé.

Je me rends à la pharmacie, achète le médicament et rentre chez moi. J’ouvre la notice et là, franchement, j’hallucine : ce qu’on prescrit pour provoquer la fausse couche n’est pas du tout un médicament pour provoquer les fausses couches. C’est un médicament contre les ulcères, dont la notice ne parle que d’ulcère. La liste des effets secondaires est longue comme le bras, et classée par ordre de fréquence. Les contractions n’arrivent qu’en catégorie quatre des effets secondaires ! Il y a donc beaucoup plus de chance d’avoir des nausées, des éruptions, des migraines, la diarrhée, de la fièvre que des contractions !

Je suis totalement abasourdie. Aucun laboratoire n’a jugé bon de fabriquer un médicament particulier à ce cas ? Prendre des doses de cheval d’un médicament fabriqué pour tout autre chose donne un effet « apprenti sorcier » totalement angoissant dans une situation qui l’est déjà passablement. Ça donne l’impression que ma situation n’existe pas, puisqu’il n’existe aucun médicament officiel. C’est une sensation très étrange.

Autre conséquence de la non spécialisation de ce médicament : dans la boîte qu’on me donne, j’ai de quoi provoquer trois fausses couches… Pratique si j’ai des amies qui veulent avorter sans passer par l’hôpital, hum.

Leçon n°3 : ne t’attend pas à ce qu’on te prescrive un médicament adapté à ton cas, dont la notice t’expliquera ce qui va se passer.

Je commence donc à prendre le médicament, prescrit pour deux jours. Premier jour, j’ai mal au ventre et je perds quelques caillots. Deuxième jour : je n’ai quasiment pas mal au ventre et je continue à perdre un tout petit peu de sang. Mais bien moins que quand j’ai mes règles. Un voyage en train un peu flippant (et si « ça » arrivait là maintenant au milieu du wagon ??) et un mariage plus tard, me voici le jour de l’écho de contrôle. Je sais que tout le monde ne saigne pas pareil, et j’ai quand même perdu quelques « morceaux », j’ai donc un doute mais un espoir quand même que ça ait fonctionné.

Leçon n°4 : le médicament peut donc ne pas fonctionner… Tu peux par conséquent te retrouver 15 jours après l’annonce de l’arrêt de ta grossesse avec un embryon totalement encore en place…

Represcription pour trois jours cette fois, nouvelle écho dans 8 jours. Re-prise du médicament….

Leçon n°5 : si tu as un doute sur le fait que le médicament fonctionne, crois-moi, c’est qu’il ne fonctionne pas. Parce que, bon sang, quand il fait vraiment effet tu ne peux pas ne pas le savoir. Je te passe les détails biologiques (crois mois, c’est mieux) mais sois en sûre : si ça fonctionne tu le sauras.

J’attends la nouvelle échographie dans quelques jours (à l’heure où j’écris je suis encore en plein dedans) mais je ne m’inquiète pas sur le fait que l’embryon sera parti (ou alors c’est que vraiment je suis maudite). Pour quand j’irais faire mon échographie de contrôle, on m’a demandé de venir à jeun, afin de pouvoir pratiquer une aspiration s’il n’était pas parti. C’est sans doute directement ce qu’on m’aurait fait si je n’avais pas supporté le médicament la première fois (car au final, malgré les effets secondaires apocalyptiques possibles, je n’ai pas eu grand-chose).

Pour l’instant, c’est un peu tôt pour avoir du recul et savoir comment surmonter ce genre d’épreuves au niveau psycologique. Mais je voulais témoigner de mon expérience, afin de peut-être t’aider si, comme moi, tu te retrouve dans cette situation pour la première fois, et que tu cherche des informations sur internet. J’espère que tu seras alors moins surprise de comment les choses se passent, et que tu réussiras ainsi à les affronter plus facilement.

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Commentaires

26   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame B.

Je voudrais partager mon expérience de grossesse arrêtée qui semble avoir été bien différente. C’était une grossesse désirée mais inattendue aussi rapidement… A J1, je découvre ma grossesse et je suis très perplexe : j’ai mes règles depuis plus de 10 jours. Super heureuse mais super sceptique, je suis reçue le jour même par ma gynéco. Grossesse confirmée : les mesures indiquent que je suis enceinte depuis 5 semaines. Je suis perplexe : c’est 2 semaines plus tard que mon ovulation supposée et j’ai eu 2 fois mes règles depuis… Bizarre bizarre mais ma gynéco m’assure que ça arrive et qu’il ne faut pas s’inquiéter. J6, je suis en we à 600km de chez moi, les saignements s’intensifient. Direction les urgences gynéco : l’embryon est toujours là mais le cœur ne bat plus 🙁 J7 retour chez moi, rdv en urgence chez ma gynéco qui confirme que l’embryon est mort. Elle ne comprend pas comment, avec tout ce que j’ai déjà saigné, l’embryon peut encore être là. J8 j’appelle l’hôpital pour les cas de mon genre : je dois passer aux urgences gynéco prendre un comprimé qui aidera à le col à s’assouplir avant d’être hospitalisée 2 jours plus tard pour l’expulsion. J10 je me rends de bon matin à l’hôpital avec mon mari. Écho de contrôle, l’embryon est toujours là. Et c’est parti pour une loooooongue journée : prise régulière de médicaments, déambulation dans les couloirs (il faut marcher pour accélérer les choses), nausées, vertiges, malaise, douleurs dans le ventre… Pas vraiment une partie de plaisir. Mais tout est fait pour améliorer les choses : séance d’acupuncture et aide psychologique sont proposées pour m’aider. Et effectivement, ça aide beaucoup. Finalement, à l’écho de contrôle de l’aprem, c’est bon, l’embryon est parti, nous pouvons rentrer à la maison. Tout au long de ces quelques jours, la prise en charge a été très très humaine, qu’il s’agisse des internes de l’hôpital, de ma gynéco ou des infirmières qui m’ont prise en charge pour cette longue journée. Quant aux conséquences psychologiques, c’est assez compliqué pour ma part et je culpabilise beaucoup… Mais je ne doute pas que le temps finira par faire son travail (aujourd’hui est J17 et c’est encore tout récent…)

le 09/10/2014 à 09h41 | Répondre

Madame L

Je suis ravie de lire ton témoignage et de voir que la prise en charge peut être toute autre ailleurs !
Bon courage à toi et franchement, je ne vois pas du tout en quoi tu serais coupable : ce genre de choses arrive malheureusement tous les jours à plein de femmes qui n’ont rien à se reprocher !

le 09/10/2014 à 11h27 | Répondre

Madame B.

Merci pour ton soutien. Je te souhaite une future belle grossesse et de beaux enfants en bonne santé.

le 09/10/2014 à 19h01 | Répondre

Floconnette

Je sui sun peu triste et choquée de lire un tel manque de prise en charge. Surtout psychologique. J’ai déjà entendu des femmes avoir des fausses couches ou des grossesses interrompues placées en hôpital avec des femmes venant avorter… Je ne suis pas anti avortement bien au contraire mais un peu de compassion pour la future maman qui elle désirait son enfant?
J’espère que tout est rentré dans l’ordre depuis l’écriture de cet article.
Je te souhaite, ainsi qu’à mme B., une grossesse future et sans complications.
Vous êtes courageuses les filles.

le 09/10/2014 à 10h28 | Répondre

Madame L

Merci Floconette !
Depuis l’écriture de cet article (qui remonte à quelques temps maintenant) les choses sont effectivement rentrées dans l’ordre, l’embryon était bien parti.
Reste à se remettre de tout ça… je vais bien, vraiment, je suis juste triste de me dire qu’il n’y aura plus jamais de joie complète si jamais je retombe à nouveau enceinte. Que cette euphorie que nous avons ressentie mon mari et moi en apprenant la nouvelle n’existera plus jamais puisqu’elle sera entachée par la conscience aiguë que cette nouvelle est peut être une fausse joie…

le 09/10/2014 à 11h32 | Répondre

Mme Lili

Suite à la lecture de ton post, je me suis retrouvée il y a 7 mois…
C’est mon mari qui voulait un enfant, je n’en ai jamais voulu…Petit à petit, j’ai essayé de me faire à l’idée, mais il est vrai que j’appréhende grandement tout ca (grossesse, accouchement, et la suite même…).
Je suis tombée enceinte en début d’année…
En mars, enceinte de 2 mois et demi, j’attendais ma première échographie pour enfin faire part de ma grossesse à mes proches quand tout à coup, j’ai eu quelques saignements…Pas grand chose, quelques gouttes par jours… J’ai essayé de ne pas trop m’inquieter, puis, au bout de quelques jours, les saignements ce sont un peu intensifiés. J’ai donc pris rdv chez mon médecin qui a tenté de me rassurer, et m’a dit de revenir sous huitaine si cela continuait…Le lendemain de ces rendez-vous, les saignements se sont encore intensifiés, et j’ai commencé à avoir mal au ventre. Je suis donc parti pour les urgences gynécologiques. Une interne m’a reçu, m’a fait des examens et m’a annoncé que l’embryon était trop petit par rapport à ce qu’il aurait dû être, et qu’il risquait fort de ne pas être viable. Elle m’a tout expliqué cela ave beaucoup de gentillesse et je la remercie. La 1ere échographie étant prévu la semaine suivante, elle a préféré attendre celle-ci pour confirmer son diagnostic. N’ayant plus de douleurs, elle m’a dit de rentrer chez moi, et que je ne devais pas hésiter à revenir si les douleurs revenaient ou les saignements s’intensifiaient encore. Je venais à peine de rentrer chez moi quand j’ai commencé a avoir très mal au ventre, comme des contractions. Nous voilà repartis sur la route pour l’hopital, mon mari et moi. De retour aux urgences, j’ai été prise en charge pour la nuit, et l’interne m’a dit que si je n’avais pas encore fait ma fausse couche le lendemain, on me prescrirait un médicament pour accélérer le processus. Le lendemain, je perdais de plus en plus de sang, mais je n’avais plus de douleurs. On m’a apporté à manger, je n’ai pratiquement rien touché, puis, un peu après midi, on m’a donné la fameuse pilule à avaler. On m’a dit que j’aurais surement des douleurs au moment des contractions. Moi qui suis tellement angoissée, j’ai peiné à prendre ce médicament par peur des douleurs. 1h après, les premières douleurs sont arrivées, des contractions espacées…Cela faisait mal mais c’était supportable… Puis, tout à coup, les douleurs se sont intensifiées, et je n’étais plus q’une immense contraction, sans arrêt…Je saignais énormément, de gros caillots (désolé, ce n’est pas un article glamour, ca c’est sur) et au moment ou je ne supportais plus la douleur, on m’a enmené faire une autre échographie pour voir si l’embryon était parti…
Et bien non. J’avais souffert pendant des heures pour rien. Là s’en était trop, on m’avait prévenu que si ca ne partait pas tout seul il faudrait procéder à une aspiration, et cette idée était inconcevable pour moi qui panique à l’idée de la moindre opération…J’étais de plus si fatiguée avec ces douleurs et tout ce sang perdu. J’ai été reçu par une autre interne, et celle-ci a été tout sauf délicate, en me signifiant que je n’aurais jamais du manger avant de faire une telle intervention (je précise que je n’ai jamais demander à déjeuner, on m’a apporté le repas, ce n’était donc pas de ma faute). On m’a donc parlé de risques, on m’a fait très peur, j’étais dans un état épouvantable. Heureusement, une infirmière est restée avec moi tout le long et m’a réconforté en me disant de ne pas m’inquiéter, que je n’avais presque rien mangé et qu’il n’y avait pas de raison qu’il y ai des complications… J’ai laissé mon mari en pleurs et on m’a enmené en salle d’opération. Cela n’a pas duré très longtemps, et je suis revenue dans ma chambre pour y passer une nuit, avant de rentrer chez moi en début d’après-midi…
Je savais que les fausses couches arrivaient, mais je pensais que cela se faisait tout seul, jamais je n’aurai imaginé la douleur suite à la prise du médicament sensé aider l’embryon à partir…On peut dire que j’ai testé les contractions, je sais donc à quoi m’en tenir…Jamais non plus je n’ai pensé qu’après toute cette douleur je devrais encore me faire opérer…Je pense que c’est surtout ca qui m’a choqué…
Depuis nous essayons de nouveau d’avoir un enfant, mais j’ai toujours cette peur en moi que tout recommence…Et ce matin, j’ai fait un test de grossesse, et celui-ci c’est avéré positif…J’attends donc ce soir mon rdv au médecin pour avoir l’ordonnance me permettant de confirmer ou non cette nouvelle grossesse.
Demain je saurai…A partir de là, je sais que tous les jours malheureusement la peur sera là, jamais je ne serai sereine, et mon mari non plus…Difficile de penser comme cela alors que d’autres femmes vivent leur grossesse dans la joie…
En tout cas il est vrai qu’il est bien dommage qu’en tout début de grossesse on explique pas plus en détails ce qui peut se passer en cas de fausse couche…Je sais bien que c’est un moment qui est normalement joyeux, mais tout de même, une personne avertie en vaut deux, et le choc serait tout de même moins rude si on y était préparé correctement…
Mon expérience ressemble à la tienne et pourtant il y a aussi de nombreuses différences…On ne m’a pas fait attendre comme toi, jamais on ne m’a dit qu’il fallait attendre 8 jours obligatoirement avant d’obtenir le fameux médicament (et d’ailleurs on me l’a donné le lendemain). Je n’avais qu’un seul médicament à prendre, et cela devait faire effet dans la journée, ce qui a été le cas…Je n’aurais jamais pu rester chez moi aux vues des douleurs et des saignements qui ont suivi…Je me demande donc si c’était le même…
Bref, comme souvent, nous n’avons jamais lemême son de cloche d’un endroit à un autre…
Après ces quelques mois, j’ai un peu de recul par rapport à toi, et même si c’est difficile, en parler me fait du bien, je pense q’uil en sera de même pour toi…Je n’y pense plus tout le temps non plus, on dit toujours qu’on oublie vite, et c’est vrai…
Il est vraique depuis ce matin tout a changé, j’y pense beaucoup, mais bon, déjà j’attends la confirmation…
Je te souhaite beaucoup de courage pour la suite, et j’espère que tu va connaitre le bonheur d’être maman le plus vite possible.

le 09/10/2014 à 12h53 | Répondre

Madame L

Sans doute les prises en charge diffèrent selon les hopitaux mais aussi selon les cas : je n’ai absolument pas saigné avant de prendre le médicament (Cytotec en l’occurrence) du coup peut être que cela voulait dire que je ne risquait rien (type hémorragie) en le prenant seule chez moi ?
Bon courage à toi et je croise évidemment les doigts pour cette grossesse qui s’annonce !

le 09/10/2014 à 16h40 | Répondre

Nefret

Madame L., je suis désolée de lire ce qui t’est arrivé. Je te souhaite plein de courage et j’espère que tu auras bientôt la joie d’accueillir un beau bébé.
Je voudrais aussi te remercier pour cet article. Comme tu le dis, ce n’est pas le top du glamour, mais personnellement, j’aime mieux savoir comment se passent les choses, ca m’aide à mieux les gérer. Je n’ai encore jamais eu à gérer cette situation (et je croise les doigts pour que ca n’arrive pas), mais au moins, si un jour j’y suis confrontée, j’aurai déjà les réponses à une partie de mes questions. Merci!

le 09/10/2014 à 14h41 | Répondre

Madame L

Merci Nerfret pour ton soutien. je te souhaite évidemment de ne jamais vivre ça !

le 09/10/2014 à 16h37 | Répondre

adel

« manque de prise en charge » comme cela m’a choquée dans ma situation
pour ma part ca commence par un retard de régles, moi qui suit comme une horloge je savais donc que enfin ca y est. je prend rendez-vous chez le docteu : une prise de sang qui confirme… je l’annonce a mon homme. Ravi il voulait tellement un bébé depuis le temps.
1 mois, 2 mois avec les prises de sang qui s’accompagnent; bien oui je ne suis immunisée ni contre la toxo ni listeria. et enfin le 3eme mois et le jour de l’écho
nous partons éxités et la le choc : l’echographe ne nous regarde même pas, il parle a son écran « non bein non y a rien pas de thme cardiaque, aller en salle d’attente et faudra aller aux urgence pour une aspiration; bonne journée »

nous nous retrouvons seuls dans cette situation desemparés.
nous n’avions pas informer nos familles de la grossesse afin d’éviter la tristesse de chacun si il arrivait quelque chose et nous avons bien fait puis nous attendions les 3mois pour être sur et le dire d evive voix (nous habitons pas a proximité de nos familles et attendions de nosu retrouver face a eux c’est meiux.
donc dans ce néan jenvoie un mail a ma gynéco pour lui dire le resultat de l’écho. elle me repond oui effectivement ca arrive, aller aux urgences pour expulser ce quil y a. mon homme me convainc comme il peut et m emmene aux urgence moi qui est peur des hospitaux finalement nous avons etes bien reçus, echo de controle, explications, et surtout on nous a regarder en nous parlant, des eplications et un traitement pour evacué afin d’éviter l’aspiration ( rien que le terme me fait peur). rendez-vous dans une semaine pour un controle. le traitement a fait effet mais autant de perte je ne savait pas que mon corps pouvais a ce point perdre.
tant de douleurs physique et phychologique que je suis retourner chez la gynco pour en parler et lui demander de nouveau ma pilule. Mon homme etant tres positif dans la vie ( il en faut bien un sur les deux) ne souhaite pas de nouveau la contraception, on va recommencer la prochaine fois ca sera la bonne; puis on s’est que c’est possbile tu es féconde c’est déjà ca, puis vaut meiux que ca se soit interrompu plutot qu’il y ai une malformation ou je ne sait quoi; la nature fait bien les choses.
etant un peu perdue dans mes ressentis j’hesite a reprendre ma contraception ou non.
« Quand on tombe de cheval, faut il vraiment remonter en selle de suite???? »

le 09/10/2014 à 14h43 | Répondre

Madame L

Merci pour ton témoignage, Adel.
Peut être pourriez vous utiliser un autre mode de contraception (type préservatifs) pendant un mois ou deux le temps que tu te sente prête ? cela évitera que tu reprennes la pilule, l’arrête de nouveau.

le 09/10/2014 à 17h04 | Répondre

Madame L

Merci pour ton témoignage, Adel.
Peut être pourriez vous utiliser un autre mode de contraception (type préservatifs) pendant un mois ou deux le temps que tu te sente prête ? cela évitera que tu reprennes la pilule, l’arrête de nouveau.

le 09/10/2014 à 16h42 | Répondre

La Journaliste IT Pink & Green

Purée c’est honteux et incroyable une telle « non » prise en charge 🙁 j’ai fait de nombreuses FC malheureusement mais j’ai toujours été prise en charge 1/ rapidement 2/ humainement 3/ efficacement. Bon courage pour la suite en tout cas, je te souhaite de vivre une autre grossesse très vite, sans problèmes.

le 09/10/2014 à 17h46 | Répondre

Madame L

Merci !
Sur le coup j’ai pensé que mon expérience n’était pas originale, que ça se passait toujours comme ça… mais quand je vous lis toute je suis assez surprise de voir que ça peut se passer autrement !!

le 09/10/2014 à 18h47 | Répondre

kisbuel (voir son site)

Je suis aussi passée par là, la prise en charge est souvent pourrie. Pas forcément de a à z, mais avec tous les interlocuteurs que tu croises t’en a forcément qui font mal.

Je me permets de rebondir sur le cytotec puisque tu as eu la bonne idée de lire la notice ;). Certaines maternités n’hésitent pas à s’en servir pour déclencher un accouchement, ce qui engendre parfois des catastrophes. Garde bien cet oeil ouvert pour une nouvelle grossesse qui, je l’espère, se soldera par un beau bébé joufflu dans tes bras 😉

le 09/10/2014 à 19h17 | Répondre

Madame L

Tout le monde a été très gentil avec moi, c’est le système qui me semble vraiment mal fait (en tous cas là où moi j’étais car je découvre que ce que je pensais être des règles ne sont qu’une façon de faire parmi d’autres – meilleures).

Merci pour cette mise en garde contre ce médicament lors des accouchements, je garderai l’oeil ouvert le cas échéant !!

le 10/10/2014 à 08h17 | Répondre

Soltia

Moi aussi en 2007 j’ai eu le droit au cytotec… Pour ma 1ère fausse-couche on m’a laissé rentrer chez moi avec ça, plus du doliprane et du spasfon, autant dire rien!!! Quand douleur physique et psychologique s’entremêlent… A l’écho chez mon gyneco, mon petit squatteur est toujours là… Le doc me repropose le cytotec avant l’aspiration. Je lui dit ok mais lui explique que les anti-douleurs donnés ne font aucun effet!!!! Il semble désolé qu’on ne m’ai prescrit que ça et me propose de la Lamaline… Et là miracle!!!! Absolument aucune douleur!!! A la nouvelle écho la place est enfin libre… J’ai demandé au gyneco de remonter a l’hôpital que la Lamaline serait a ajouté au protocole pour éviter que la douleur physique s’ajoute au traumatisme qu’est une fausse-couche… Apparemment , ce n’est toujours pas le cas car une connaissance ayant fait une fausse-couche il y a un an et demi n’a pas eu de prise en charge pour la douleur liée aux médicament… En 2010, nouvelle fausse-couche… J’ai demandé qu’on me prescrive de la Lamaline et ça a été fait. A nouveau aucune douleur.
Infirmière de métier, je trouve ça scandaleux qu’on nous laisse souffrir alors qu’il existe de quoi ne pas avoir mal!!!! J’espère que mon témoignage permettra a celles qui auront besoin de cytotec en cas de fausse-couche de ne pas souffrir physiquement …
Bon courage a toutes et belles grossesses a venir ou en court!!!

le 09/10/2014 à 21h25 | Répondre

Madame L

Alors là je suis sans voix. Aucune des personnes avec qui j’en ai discuté, que la grossesse ait été interrompu involontairement ou volontairement n’ont eu de prescription d’autre chose que de doliprane. je suis révoltée d’apprendre qu’il y a moyen de faire autrement. Merci pour ton témoignage !!

le 11/10/2014 à 08h26 | Répondre

La vie en Tisanie (voir son site)

je te souhaite beaucoup, de courage pour affronter cette épreuve, qui m’est arrivée à 2 reprises. Pour ma part, les médicaments ont fait effet….mais comme toi, j’ai été très surprise quand j’ai lu la notice….l’impression de faire subir à mon corps quelque chose qui ne le concernait pas. Quant au soutien psy…. inexistant. Des professionnels, mais aussi pas mal des proches. La deuxième fois, j’ai fait le choix de me faire suivre par un psy, pour m’aider à faire le deuil et à vivre la prochaine grossesse sereinement. Je ne vais pas te dire que ça a été le cas…effectivement, à nouveau enceinte je l’ai très mal vécu, ai paniqué à de nombreuses reprises…pour rien. Tout cela date d’il y a 3 ans…j’ai aujourd’hui une fille de 2 ans, pleine de vie. Je me dis que si c’est elle qui est là, et pas les 2 bébés que j’ai perdus, c’est que c’est elle qui avait sa place dans notre famille. Je te souhaite également un bébé en pleine forme très rapidement!

le 09/10/2014 à 21h55 | Répondre

Madame L

Merci beaucoup. Ca me rend triste de savoir que je ne vivrai jamais une grossesse sereine. je me dis que peut être quand trois mois seront passés ça ira mieux. Enfin, le premier pas ce sera de retomber enceinte à nouveau déjà 😉

le 11/10/2014 à 08h31 | Répondre

sophie

J’ai egalement vecu deux grossesses arrêtées et le gyneco qui m’a suivi a ete tres inhumain, apres trois prises de sang pour surveiller l’évolution des hormones, m’a dit froidement  » la grossesse est arrêtée il fallait s’y attendre  » heureusement mon mari m’a beaucoup soutenu car c’est vrai que le medicament pris seul a la maison s’est tres dur. La troisieme grossesse a ete beaucoup de stress et quelle bonheur de voir le petit coeur battre. Je te souhaite de vivre le bonheur de la grossesse

le 10/10/2014 à 15h23 | Répondre

Madame L

Merci Sophie ! Je suis heureuse pour toi de savoir que la troisième fois était la bonne !

le 11/10/2014 à 08h29 | Répondre

Aurelie

Je suis très touchée par ton témoignage. J’ai vécu une expérience similaire sans passer par la pma.
Ce que j’ai mal vécu dans cette fausse couche c’est la prise en charge et ce yoyo entre les différents intervenants. Certes c’est banal et cela arrive à de nombreuses femmes mais cela n’excuse pas qu’il faut être humain.

le 10/10/2014 à 20h14 | Répondre

Madame L

Merci pour ton petit mot Aurélie.

le 11/10/2014 à 08h27 | Répondre

Mme LTLP (voir son site)

J’ai malheureusement 2 fausses couches à mon actif et la prise en charge a clairement été différentes dans les 2 cas (2 hôpitaux différents). La première fois, dans un hôpital pourtant intitulé « mère enfant », une catastrophe. L’interne des urgences ne voyait pas l’embryon, elle doutait donc « qu’il y ait eu grossesse » (alors que je me savais enceinte depuis 5 semaines, confirmée par un test…) et que s’il n’était pas dans l’utérus, c’est que c’était une GEU !  » Ca en plus des réflexions charmantes : « mais pourquoi vous pleurez Madame? c’est la nature…. » Je suis repartie sans rien des urgences… mais heureusement, mon gynéco de ville a été bien plus efficace. 2 amies ont vécues des expériences hallucinantes dans cet hôpital (dont une à qui on avait annoncé la fin de sa grossesse et à qui on avait donné immédiatement le cytotec… alors que l’embryon était encore là, et viable! heureusement qu’elle ne les a pas pris… son fils a 6 ans aujourd’hui….). Bref, il est à tout à jamais rayé de la liste pour moi… La seconde fois, j’étais en vacances. Direction les urgences, accueil impeccable, interne très humaine. L’hôpital a continué à m’appeler une fois par semaine tout le mois qui a suivi pour savoir où j’en étais… Bref, une expérience totalement différente qui démontre qu’une autre prise en charge est possible!
Par contre, l’insouciance de la première grossesse est à jamais partie, ça c’est sûr… je te souhaite une belle future grossesse.

le 13/10/2014 à 12h22 | Répondre

Madame L

en effet, une autre prise en charge est possible, je m’en rends compte en vous lisant toutes… mais c’est vraiment pour le pire et le meilleur !
merci pour ton témoignage et tes encouragements en tous cas !

le 13/10/2014 à 15h54 | Répondre

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