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Ma grossesse par don d’ovocyte : et si on essayait ailleurs ?


Publié le 28 novembre 2015 par Madame Arwen

En août 2014, nous sommes mariés, avons fait un superbe voyage de noces, Monsieur Aragorn a créé son entreprise et la maison est construite. Il reste encore beaucoup de choses à y faire, mais l’essentiel est là : nous pouvons emménager. En somme, tous nos projets se sont concrétisés.

Tous, sauf un.

Regarder par la fenêtre

Crédits photo (creative commons) : Marina del Castell

Ça ne fait qu’un an que nous sommes inscrits sur les listes d’attente pour recevoir le précieux don. Il nous reste donc au minimum trois ans d’attente. Pourtant, dans une des chambres de la maison, un superbe parquet pour enfant nous nargue tous les jours (bon, on aurait pu ne pas mettre un parquet clairement enfantin dans une chambre, mais j’ai eu un tel coup de cœur qu’on a été obligés de l’acheter !).

Sur les forums que je fréquente, beaucoup de femmes parlent d’une solution alternative aux CECOS : l’étranger. J’avais éliminé cette option, car j’avais l’impression que ça rendrait notre démarche beaucoup plus commerciale, et ça me gênait. Mais je l’envisage à présent.

Pourquoi l’étranger ?

Les cliniques étrangères ont beaucoup de succès auprès des patientes françaises pour plusieurs raisons :

La législation :

Les pays européens respectent les mêmes règles que la France (don anonyme et non rémunéré). Ainsi, le don pratiqué dans ces pays est reconnu légalement en France.

Le temps d’attente :

Les pays étrangers ont bien plus de donneuses, et un temps d’attente réduit. Ça s’explique ainsi :

  • Si les donneuses ne sont pas rémunérées, elles reçoivent néanmoins un dédommagement financier pour leur temps et les désagréments des traitements.
  • De plus, à la différence des françaises, les donneuses étrangères n’ont pas l’obligation d’avoir déjà eu un enfant pour pouvoir donner.
  • Enfin, les cliniques communiquent plus sur les besoins, contrairement à ce qu’il se passe en France, où le don d’ovocytes n’est pas très médiatisé.

Les taux de réussite :

Ils sont bien meilleurs dans certains pays. En effet :

  • Les donneuses sont plus jeunes, car ils communiquent beaucoup dans les universités. Cette grande « réserve » d’étudiantes permet d’avoir des ovocytes de très bonne qualité. En France, étant donné que les donneuses sont obligées d’avoir eu un enfant au préalable, elles sont souvent un peu plus âgées.
  • Les méthodes utilisées sont différentes. Ça ne concerne pas tous les pays, mais certains ne transfèrent les embryons qu’au bout de cinq jours de culture. En France, ils sont transférés à J3. À ce stade, il y a plus d’embryons encore en développement, mais ceux-ci ont moins de chances de poursuivre leur évolution. Lorsque le transfert a lieu à J5, il y a moins d’embryons encore en développement, mais ce sont normalement les meilleurs.

Après avoir lu autant de témoignages, je craque et j’envoie une demande de devis à une clinique espagnole. On est alors fin août.

Pourquoi l’Espagne ?

Ce sont les cliniques dont on entend le plus parler sur internet. Elles ont pignon sur rue et affichent de beaux résultats.

Par contre, je lis d’autres commentaires plus nuancés : leur succès les transformerait peu à peu en usines à bébés, où les patientes ne sont que des chéquiers. Ce côté-là me gêne, même si je ne suis pas naïve et que je comprends bien que s’il y a de la demande, il est logique que l’offre y réponde.

Je reçois leur devis, qui avoisine les 8000€. C’est bien trop cher pour nous.

Je me dis que de toute manière, nous n’aurions pas sauté le pas, car je n’en avais pas du tout parlé à Monsieur Aragorn. Je faisais ces recherches dans mon coin, peut-être juste pour m’occuper l’esprit.

Et les autres pays ?

Il y a d’autres pays où l’on peut bénéficier d’un don d’ovocytes et qui sont moins chers que l’Espagne : la Crète, la République Tchèque, la Belgique, la Grèce…

Il me reste donc à me renseigner… et peut-être aussi à en parler à Monsieur Aragorn, non ?

Et toi, as-tu déjà songé à aller dans un autre pays pour avoir ton bébé ? Quels pays envisageais-tu ? Pourquoi ? Viens raconter ton expérience…

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Commentaires

11   Commentaires Laisser un commentaire ?

Virginie

En fait, la question c’est plutôt : comment ne pas y penser H24 ? Je pense beaucoup à la parentalité alors que nous n’en sommes qu’à décider que je vais arrêter la pilule. Du coup, je n’imagine même pas comment tu fais pour ne pas trépigner, taper des pieds, etc. d’impatience. Je comprends donc tout à fait ta démarche, après tout, c’est une solution satisfaisante. Quel problème éthique cela peut-il bien poser ?

le 28/11/2015 à 10h04 | Répondre

Virginie

Pour l’aspect commercial et usine à bébés, je comprends mais nos hôpitaux ne sont pas super glorieux non plus. La plupart des femmes dans ton cas côtoient dans les mêmes salles d’attente que les femmes enceintes, je trouve ça super mal venu.
Après, cet aspect n’empêche pas l’efficacité, depuis quelques temps, de véritables tours opérators de voyages médicaux existent, pour les dentistes par exemple. Cela n’empêche pas l’efficacité du procédé.

le 28/11/2015 à 10h07 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Comment ne pas envisager cette solution quand tu sais qu’il te reste a minima 2 ans d’attente ! Je te trouve vraiment courageuse. Pour bien des choses je trouve que la France présente de nombreuses opportunités par rapport à d’autres pays mais je ne comprends pas ce culte du tabou en ce qui concerne les dons d’ovocytes ou de spermatozoïdes. Et si je ne suis pas particulièrement favorables à la rémunérations, je trouve quand même que un dédommagement aiderait sans doute de même que l’information dans les universités. Je me rappelle que mon premier don du sang l’a été à la fac et je n’ai pas cessé depuis. J’espère qu’avec le nouveau décret, plus de personnes se sentiront concernées.

le 28/11/2015 à 13h06 | Répondre

Démétra

J’ai des amies lesbiennes qui sont allées à Barcelone, pour 2 IAC… Elles envisageaient une FIV ensuite mais bien trop cher (d’autant que nous sommes en outre-mer, donc le voyage en plus est à prévoir). Elles pensaient aussi à la Belgique…
Cependant, j’envisage de donner mes ovocytes début 2016, et je voulais « parrainer » un couple.
On peut en parler en privé si tu veux 🙂

le 28/11/2015 à 14h08 | Répondre

Madame Arwen

c’est une très belle offre, cependant nous n’envisageons pas de deuxième enfant aussi rapidement (ils prennent en charge dans l’année qui suit le don de la « marraine »). Par contre si tu souhaites des adresses de forums où tu pourras trouver des couples à parrainer, ou si tu as envie de refaire un don d’ici un, deux ou trois ans, n’hésite pas 😉

le 28/11/2015 à 16h56 | Répondre

Weena (voir son site)

L’autre question en comparatif France/Étranger serait les lieux pour les dons …
Personnellement, je pensais faire un don d’ovocyte, mais outre un problème de phobie des aiguilles à dépasser (il y a beaucoup de prise de sang de contrôle sur le cycle de don …), il y a la distance, j’habite dans le département de l’autre coté de la région par rapport à l’hôpital qui gère les dons … je ne sais pas comment ça se passe dans ce cas? Je ne me vois pas faire 3 à 4h de route tous les 3 à 5 jours pendant 15 jours/3 semaines … :-s

le 28/11/2015 à 15h31 | Répondre

Madame Arwen

Alors pour les donneuses, il est possible de faire tous les examens et le traitement là où vous habitez. Il faudrait se renseigner mais si je ne dis pas de bêtise il n’y a besoin de se rendre dans le centre que deux fois: une fois pour rencontrer les médecins et la psychologue, et une seconde fois pour la ponction

le 28/11/2015 à 16h54 | Répondre

Céline

Oui, tout à fait. C’est possible de faire les examens près de chez soi et le don ailleurs. J’habite une grande ville mais le don d’ovocytes ne se pratique pas. J’ai donc été 2 fois dans la clinique à 100 km de chez moi (une fois pour le psy, l’anesthésiste, …) et une fois pour la ponction. Tous les autres examens ont été faits à côté de chez moi. Tous mes frais de déplacements ont été remboursés.

le 28/11/2015 à 21h18 | Répondre

pitch

Pour info un décret est paru récemment (13 octobre 2015) autorisant les femmes sans enfants a donner leurs ovocytes en France! Dommage qu’il soit passé un peu inaperçu 🙁

le 29/11/2015 à 07h57 | Répondre

Isabelle

Nous avons fait le choix du don d’ovocyte en Espagne, à Barcelone en 2008 . Après plus de 4 ans de parcours infructueux en France .
Étant donné mon âge j’avais déjà 38 ans , et au vue des listes d’attente en France nous n’avions pas d’autre choix que l’étranger . Nous avons choisi une « petite » clinique: cirh avec un accueil vraiment personnalisé et humain . Le transfert de 2 embryons de Top catégorie le 14 juillet 2008 … Mes princesses sont nées le 17 mars 2009 et nous apporte chaque jour une montagne de bonheur ?. Depuis cette date nous sommes devenus la famille bonheur !

le 29/11/2015 à 10h50 | Répondre

Madame D

J’ai aussi du mal à imaginer comment vous avez tenu tant de temps …
Je vous trouve très très courageux. Et déterminé !!!

le 06/12/2015 à 23h32 | Répondre

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