Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

J’ai réappris à vivre en devenant maman


Publié le 9 mai 2014 par Madame Douceur

J’ai réappris à vivre le jour où je suis devenue mère. Jusque là, ma vie avait été compliquée, faite de souffrances et de désillusions.

Et c’est alors qu’il est arrivé, et qu’il m’a donné une raison de me lever le matin. Lui, mon fils, ce petit être innocent qui avait vécu en moi pendant neuf longs mois, se faisant désirer et refusant de quitter le cocon douillet que je lui avais créé.

Mais il n’aurait pas pu voir le jour sans l’amour et la bienveillance que son papa m’a donné, et me donne encore… Et pourtant, rien ne me destinait à la maternité à un si jeune âge. Rien, sinon tout…

maman et son fils

Crédits photo (creative commons) : Emery & Co Photo

J’ai eu une vie avant d’être mère. Une vie totalement différente, éloignée du quotidien rempli de câlins, de rires, de cris et de couches à changer. J’étais pourtant déjà loin des clichés de la jeune étudiante.

Je faisais rarement la fête, je travaillais beaucoup, j’avais peu d’amis et quelques connaissances. Ma vie était morne et triste, ponctuée de cours, devoirs et insomnies. Je travaillais pour échapper à mon quotidien, me créer un avenir. Je ne voulais plus me soucier de l’argent comme je le faisais, je voulais repousser mes limites pour savoir de quoi j’étais capable. Je voulais ne rien devoir à personne.

Je suis passée par des phases très sombres, surtout quand j’étais adolescente. Avec peu d’amis et une réputation d’intello, difficile de voir les autres sortir et s’amuser. Je les regardais de loin, avec un regard envieux et perplexe. Dans un sens, je rêvais ma vie au lieu de la vivre. Je travaillais pour pouvoir la vivre. J’en ai oublié de vivre ma jeunesse.

Mais je dois reconnaître que je n’en ai pas eu trop l’occasion. J’ai vécu dans une famille assombrie par la maladie d’une mère déprimée et anorexique. J’ai souffert d’un complexe sur mon poids toute mon adolescence, ayant un regard faussé sur mon image, car conditionné par celui de ma mère. Je me suis longtemps scarifiée, loin du regard de mes parents. C’était pour moi une affirmation de mon être : j’étais vivante car je souffrais physiquement.

Heureusement, j’ai des amis extraordinaires qui ne m’ont pas laissée tomber. Qui m’ont poussée à prendre soin de moi, qui m’ont montré que j’avais de l’importance. Qui ont fait attention à moi et qui m’ont soutenue. Les connaissances que j’avais se sont peu à peu éloignées de moi, mais mes vrais amis sont restés.

Et puis il est arrivé. Mon mari. On ne peut pas dire que nous formons un couple « normal », puisque nous avons dix-sept ans d’écart. Il m’a sauvée de moi-même. Par son amour, sa joie de vivre et ses innombrables qualités, j’ai découvert la vraie vie. Les soirées entre amis, les virées à la mer sur un coup de tête, le plaisir de manger. J’ai grandi trop vite et il m’a redonné ma jeunesse. Alors que j’avais 19 ans et lui 36, contre toute attente, nous nous sommes trouvés. Il me sortait de ma dépression, et moi je lui apportais tout l’amour dont j’étais capable.

J’ai vite décidé d’emménager avec lui au bout de deux mois, contre l’avis de tous. Nous allions trop vite, nous étions trop différents, nous faisions une bêtise. Je ne lui ai pas vraiment laissé le choix. Je prenais le risque de souffrir à nouveau, après une relation qui s’était mal terminée et qui m’avait dévastée. Mais j’avais envie de prendre ce risque, je ne voulais plus être l’intello sage qui ne disait pas un mot plus haut que l’autre.

Mon mari a réussi à me sortir de ma dépression en acceptant de garder notre bébé, alors que nous étions ensemble depuis quatre mois. J’avais depuis longtemps un désir d’enfant. Certes, je ne savais pas à quoi je m’engageais, mais je ne me voyais pas avorter. Mon fils faisait déjà partie de moi. Il était un prolongement de notre amour. Alors, nous l’avons gardé.

Je n’avais pas de travail, je n’avais pas fini mes études, j’étais jeune, notre couple aussi. Je revoyais mes ambitions à la baisse avec plaisir, car j’avais décidé de m’investir dans le plus grand travail de ma vie : être mère.

Aujourd’hui, je n’ai toujours pas de travail, je n’ai pas encore fini mes études, je suis toujours jeune. Je me suis mariée avec l’amour de ma vie, notre couple s’est renforcé durant ces trois années faites de bonheur et de difficultés du quotidien.

Grâce à mon fils, je sais que je ne retomberai pas dans mes travers de jeunesse. Je ne me ferai plus de mal, car je sais que mon enfant a besoin de sa maman. Car je sais que je suis aimée, grâce à lui et à mon mari. Je n’ai jamais autant souri que depuis que je suis devenue mère, épouse et femme.

Je suis consciente que d’autres épreuves nous attendent, mais je suis persuadée que nous parviendrons à nous en sortir. Ce n’est pas utopiste, c’est juste une confiance en la vie et en l’amour. Une confiance en la vie que je dois à mon mari et à mon fils. Car grâce à eux, je vis.

Toi aussi, tu t’es permis de vivre enfin heureuse grâce à une rencontre ? L’arrivée de ton premier enfant a tout changé profondément en toi ? Raconte-moi tout ça…

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !


Guide accouchement


Pssst : porte le bracelet Ava chaque nuit et obtiens sans effort des informations sur ton cycle, ta fertilité, ta grossesse et ta santé. Alors, pour mettre toutes les chances de ton côté pour avoir un petit bébé, je te propose 10% de réduction sur le bracelet Ava avec le code : DansMaTribuXAva ! Commande-le dès maintenant par ici !

 

Commentaires

Smedj

Ici aussi nous formons un couple avec une grande diffèrence d’âge (25 ans) et nous venons d’accueillir notre petite fille il y a tout juste 8 jours. Ton article me redonne espoir, je sens que la maternité peut m’aider aussi. En tout cas grâce à mon compagnon, je me sens soutenue et comprise, du moins il essaie 🙂

le 25/09/2016 à 16h54 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?