Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Bébé, mon couple et moi


Publié le 24 novembre 2015 par Louna

Aujourd’hui, j’aborde un des aspects qui m’interrogeaient le plus avant d’avoir un enfant. Ou plutôt, un des aspects qui m’angoissaient le plus à l’idée de me lancer dans l’aventure bébé.

Mais tout d’abord, rendons à Die Franzoesin ce qui est à Die Franzoesin : c’est grâce à son très bel article Et mon couple, dans tout ça ? que j’ai pu commencer à mettre des mots sur ce sujet (je t’encourage à aller le lire : tu verras, il est libérateur !).

L’idée de cet article est de te préparer, toi, future maman, ou de te rassurer, toi, jeune maman : il est tout à fait normal d’avoir besoin d’un temps d’adaptation pour se retrouver en tant que couple.

Couple et bébé

Crédits photo (creative commons) : David Amsler

Se laisser du temps

Tout le monde passe par là, même si ça peut être plus ou moins facile, plus ou moins rapide selon les personnes.

Alors bien sûr, ce n’est pas la chose que tu vas crier sur tous les toits ou raconter à tous tes collègues. Quand on te demande comment ça se passe avec ton bébé, tu te concentres sur les choses positives ou tu partages les petites ou grosses galères… Mais tu t’étends rarement sur les ajustements, pourtant si naturels, que tu as dû faire au niveau de ton couple.

Et pourtant, quel bouleversement que cette première année avec bébé ! Entre le manque de sommeil, les angoisses du début, les remises en question, quoi de plus normal que de se sentir perdue et d’avoir des besoins qui évoluent ?

Ne pas culpabiliser

Ce n’est pas parce que tu as besoin de temps pour toi ou pour consolider ton couple que tu t’occupes moins bien de ton bébé et que tu es une mauvaise mère ! Je pense que si j’avais pris conscience de ça plus tôt, je me serais évité de longues heures de culpabilité. Oui, parfois, j’ai envie (ou plutôt besoin !) d’une pause : sans bébé, avec ou sans mari.

Alors, certes, ce sentiment n’est pas immédiat : dans les tout premiers mois, on est surtout concentrée sur le bien-être de son nourrisson. Mais il ne faut pas s’en vouloir quand il apparaît. C’est normal de vouloir retrouver une partie de sa vie d’avant, d’avoir envie de sortir boire un verre avec les collègues, de se faire un ciné ou un resto en amoureux. Ou même plus simplement de profiter d’un bain moussant avec une bonne BD.

C’est vrai que ces temps de repos ne sont pas forcément faciles à obtenir : en fonction de l’organisation familiale, c’est parfois difficile de faire garder bébé. Je pourrai revenir dans un autre article évoquer avec toi les différents moyens qu’on a mis en place pour cela (nous n’avons pas la chance d’avoir nos parents à proximité, par exemple !), mais mon but ici est surtout de te faire comprendre que pour retrouver son couple, on a aussi besoin de se retrouver soi, avant tout.

Cette étape est d’autant plus importante qu’une maman épanouie est une maman sereine et patiente à l’égard de son bébé. Bien sûr, ce discours est aussi valable pour les jeunes papas !

En ce qui nous concerne, nous éprouvons ce besoin de solitude régulièrement. Du coup, il n’est pas rare que l’on décide de se relayer auprès de notre fille. Si ma journée de boulot a été particulièrement dure, je sais que je peux compter sur mon mari pour prendre en charge notre fille une bonne partie de la soirée… Et rien que de le savoir, ça me fait un bien fou !

Aimer son bébé à la folie, ça ne veut pas dire moins aimer le papa

C’était un des points qui m’inquiétaient pendant ma grossesse, mais plutôt dans l’autre sens : « Est-ce que mon mari va continuer à m’aimer plus que tout lorsque ce petit être se sera incrusté entre nous ? » Eh oui, j’avais très peur de me sentir délaissée, abandonnée.

Et bien sûr, ça ne s’est absolument pas passé comme ça : je suis tombée folle amoureuse de ma fille, mais d’un amour tellement teinté de responsabilité que j’ai très bien réussi à faire la différence.

J’ai l’impression que j’aime ma fille plus que tout, et d’autant plus que je sens dans mes tripes qu’elle a vraiment besoin de moi, de nous, pour grandir et s’épanouir. Alors que j’aime mon mari parce qu’il me comprend, me connaît, m’aide et me soutient au quotidien, comme jamais personne n’a su le faire.

Je crois que j’ai affiné ma compréhension du lien qui existait dans notre couple. Ce n’est pas parce qu’on a moins de temps pour l’autre qu’on l’aime moins, ou moins bien.

De la théorie à la vraie vie

Bon, bien sûr, en pratique, soyons honnête, ça ne se passe pas tous les jours aussi bien. Entre le manque de sommeil, le stress du quotidien et les angoisses récurrentes de la vie de tous les jours avec un bébé, les incompréhensions et les disputes se sont faites plus fréquentes entre nous.

Non, non, nous ne sommes pas au bord du divorce, mais on peut dire que notre couple traverse une crise. Une crise au sens étymologique du terme, au sens de décider, faire un choix. Notre choix d’avoir un enfant, qui nous a menés à une période de changements rapides et de remises en question.

Voilà, faire un enfant, c’est bouleverser l’équilibre parfois installé depuis plusieurs années entre deux personnes. Chaque parent gère à sa manière, du mieux qu’il peut, l’arrivée de ce petit bout. Et parfois, ce n’est pas facile de concilier tout ça avec sa vie et ses habitudes d’avant.

Pour Mister F. et moi, ce n’est toujours pas gagné : après plus de treize mois de vie à trois, on a encore trop souvent des moments où on se met en mode survie : bébé, boulot, dodo + gestion du quotidien. Je pense aussi qu’on se met tous les deux beaucoup de pression pour assurer le bonheur et le bien-être de notre fille… Mais bon, on ne se refait pas. Du coup, les miettes de temps qu’il nous reste, on les consacre bien souvent à nous reposer et trop rarement à l’autre.

Peut-être nous manque-t-il aussi un grand projet à réaliser et à voir se concrétiser ensemble ? Ou une activité sportive ou culturelle à faire à deux ? Enfin, je ne sais pas trop.

Une chose est sûre : je sens bien que la présence de notre fille permet de renforcer tous les jours un peu plus le lien entre nous. Même si parfois, ce n’est pas évident de s’en rappeler au quotidien.

Alors, comment tu t’en sors, toi ? As-tu des astuces ou de bons conseils à me donner ? Des choses que je pourrais ajouter à ma liste pour retrouver une vie de couple épanouie avec bébé ? Est-ce encore un de ces fameux sujets tabous autour de la maternité ? J’ai l’impression que les couples avec enfant autour de moi ont parfois oublié cette étape d’ajustement, et je ne trouve pas beaucoup de soutien dans mon entourage. Du coup, je t’écoute !

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Commentaires

24   Commentaires Laisser un commentaire ?

audrey

je ne suis pas encore maman et n’envisage pas de le devenir pour le moment mais j’ai très peur de ne plus avoir de temps pour les choses indispensables à mon épanouissement. Et encore plus peur que mon mari n’est d’yeux que pour sa merveille et ne me voit plus, déjà que j’ai un enorme besoin de demonstration de tendresse et qu’il n’est pas très fortiche en la matière, ce qui créé des tensions entre nous…

le 24/11/2015 à 08h18 | Répondre

Louna

Je me retrouve parfaitement dans les angoisses que tu exprimes. Pour moi, c’est tout à fait sain et normal de se poser ce genre de questions.

Si ça peut te rassurer, je n’ai pas changé du jour au lendemain. En fait, j’ai continué à les éprouver jusqu’au moment où le désir d’enfant a été le plus fort, et ça ce moment-là, ces angoisses m’ont paru secondaires. Alors certes, en fin de grossesse, quand les choses ont commencé à bien se préciser dans ma tête, ces vilaines angoisses sont venues roder à nouveau. Mais mon mari a su être rassurant.

Et depuis que bébé est là, comme tu as pu le lire dans mon article, c’est plutôt du réajustement au fur et à mesure : pas facile tous les jours, mais les efforts en valent la peine, quand au sortir d’une nuit fatigante ChérieChou se blottit dans mes bras pour boire son biberon en me caressant doucement la joue….

Alors laisse-toi le temps, tranquillement, de te préparer doucement et sereinement à tous ces futurs réajustements. Et peut-être que c’est toi, qui n’auras plus d’yeux que pour ta merveille ?! 😉

le 25/11/2015 à 10h16 | Répondre

Madame M

Comme je te comprends, ce que tu décris, nous le vivons de la même façon. C’est étonnant comment un petit bout de chou peut prendre autant de place physiquement mais aussi dans notre coeur (surtout !!!).
Avec mon mari, les choses n’ont pas été simple non plus, lui comme moi avons eu du mal à trouver notre place. Puis nous nous sommes forcés à sortir pour nous retrouver, en laissant notre chouchou à des personnes digne de confiance 😉
Aujourd’hui nous nous cherchons encore, il n’y a malheureusement pas de mode d’emploi pour faire fonctionner une famille.
En tout cas je te souhaite bonne chance dans la poursuite de ta quête (oui parce que après c’est une quête 😉 )

le 24/11/2015 à 09h24 | Répondre

Louna

Oh ben oui, en effet, nos situations semblent bien similaires, Madame M.
Je vois qu’on teste aussi les mêmes solutions pour se retrouver à deux : certes, ça ne change pas la vie, mais ça fait du bien, ces petites bulles de bonheur à deux qu’on arrive à s’offrir de temps en temps.
Continuons la quête, alors !! 🙂

le 25/11/2015 à 10h22 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

J’avais lu l’article de Die Franzoesin et il m’avait déjà fait pas mal réfléchir.
Bien que n’ayant pas encore d’enfants, lorsque je vois certains couples d’amis, je m’interroge beaucoup.
Ma mère à l’habitude de dire qu’un enfant cela change la vie c’est sur mais que cela ne doit pas se faire au détriment du couple. Bien sur les tensions sont exacerbées par les nouveaux repaires mais je crois aussi que si le couple s’en sort grandi, cela le rendra plus fort.

le 24/11/2015 à 10h42 | Répondre

Louna

Oh que oui, ça change la vie, mais ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est que ça change aussi les envies, les besoins. Je découvre une nouvelle personne en moi en tant que maman, et évidemment mon mari en tant que papa : c’est passionnant, c’est sûr, mais c’est clair que ça demande un sacré travail de réajustement, tout ça !
Et comme toi, je suis persuadée que le couple s’en sort grandi, mais aussi chacun des parents en tant que personne.

le 25/11/2015 à 10h28 | Répondre

Doupiou

Mon mari et moi vivons très différemment l’arrivée de notre fille.
Il a un travail très prenant donc n’est jamais à la maison. Pour lui rien ne change, il n’a pas le temps de s’occuper de notre fille et donne un ou deux biberons par semaine.
De mon côté je m’en occupe seule et j’appréhende beaucoup la reprise du travail. J’ai dû faire une croix sur mes activités sportives et ça me manque. Je sais que c’est temporaire et je compte bien reprendre l’année prochaine quand ma fille sera plus grande et moi moins fatiguée.
Comme Louna je pense qu’il est primordial de se laisser du temps pour soi mais plus facile à dire qu’à faire!

le 24/11/2015 à 11h36 | Répondre

Louna

Oh oui, tu as bien raison : laisse-toi du temps ! Moi j’ai fait la bêtise de me mettre la pression pour tout reprendre dès la première année, et j’ai fini en dépression….
Prends soin de toi, surtout si tu dois assumer une grande part du travail quand ton mari est au boulot. Et quand il rentre à la maison, essaie de lâcher prise pour te dégager un peu de temps….plus facile à dire qu’à faire, je sais bien…. 🙁

Quant à la reprise du travail, certes c’est une organisation à gérer, c’est fatigant, mais ça peut aussi permettre de rééquilibrer les rôles dans le couple parental, et ça te permettra certainement de prendre un bon bol d’air frais qui, au moins au début, sera drôlement appréciable, après plusieurs mois à pouponner, tu ne penses pas ? Moi, je l’ai vécu comme ça, en tout cas !
Allez, courage !

le 25/11/2015 à 10h33 | Répondre

Mlle Moizelle

Nous sommes en « essai bébé », et nous avons tous les 2 très très hâte. Partout, je lis les craintes des mamans « vais-je être une bonne mère? » « comment gérer un tout petit si fragile au quotidien? »… Moi, ce n’est pas cela qui m’inquiète le plus, mais bien mon couple et les transformations qu’il va forcément subir. Et quand je cherche à me rassurer, je tombe sur des gens malveillants qui me disent qu’on ne peut pas tout avoir (!) ou des stats qui montrent qu’un divorce sur trois intervient dans la première année du premier enfant… Pas rassurant! je me suis donc plongée dans ton article en espérant, de nouveau, être rassurée… Mais en fait, tu cherches, tout comme nous! ^^ Alors bref, si je trouve je te dis, si tu trouves, tu nous dis ok? ^^ Mais je pense que tes pistes (projet, activités en couple) me semblent pas mal…
je m’en vais de ce pas lire l’article de Die Franzoesin… Et je te soutiens de tout coeur! bon courage!

le 24/11/2015 à 12h07 | Répondre

Louna

Hihi, désolée Mlle Moizelle, de n’avoir pas écrit l’article rassurant que tu cherches désespérément ! 😉
Tout comme toi, ce qui me stressait vraiment avant la naissance, c’était plutôt les conséquences sur notre couple que nos capacités à éduquer et faire grandir cet enfant dont nous rêvions.

Certes, j’aurais pu écrire un article rassurant expliquant que l’amour pour son enfant transcende tout et qu’il faut garder confiance. Mais alors, quand, au bout de 3 ou 4 mois au régime courtes nuits + fatigue physique + pleurs du soir + stress inhérent à tout jeune parent, tu serais retombée sur cet hypothétique article rassurant, tu aurais pensé que toutes ces difficultés, tous ces petits drames quotidiens, toutes ces galères n’arrivent qu’à toi, et ça ne t’aurait pas beaucoup aidé, non ?

Là au moins, tu garderas dans un coin de ta tête que oui, c’est compliqué, mais que c’est compliqué pour tout le monde, que vous n’êtes pas seuls à être embourbés dans ce marasme de fatigue mêlée de responsabilité propre aux jeunes parents (et aux moins jeunes, d’ailleurs). Et que moi, comme bien d’autres, et comme vous bientôt (je vous le souhaite !), on travaille jour après jour à retrouver l’équilibre de notre famille (en attendant de venir le bousculer à nouveau avec un petit 2ème, mais je m’égare, ceci est une autre histoire….! 😉 ).

Du coup, oui, je cherche, je cherche (ça tombe bien, chercheuse, c’est mon métier ! haha !), et je te tiens au courant ! 🙂
Merci pour ton soutien, et d’ici là, bonne continuation à vous sur cette jolie route !

le 25/11/2015 à 10h44 | Répondre

Mlle Moizelle

Merci! 🙂
Et c’est juste, c’est parfois bon de simplement voir que l’on est pas seule dans cette galère…
En tout cas, je vous souhaite de vite trouver des solutions et de vous retrouver entre amoureux. 🙂

le 25/11/2015 à 13h15 | Répondre

Mlle Mora

Effectivement l’arrivée de bébé n’est pas anodine dans un couple, il faut apprendre à fonctionner à 3, à 2, à 1… Je trouve que le fait que vous cherchiez des moments pour vous est une bonne chose et si vous parvenez à avoir des moments de couple + des moments solitaires, et bien je pense que l’équilibre s’établira. C’est important de ne pas laisser de côté ces 2 autres facettes de nos vies, même si comme tu le dis, les premiers mois, c’est sûr que c’est bébé en premier.
Je trouve qu’au bout de la 1ère année, on arrive à un équilibre, en tout cas cela s’est passé comme ça pour nous. Nous avions également le projet de changer de région, acheter une maison etc qui s’est déroulé sur la 2ème année de notre fille, du coup, ça nous a permis de ne pas trop tomber dans le « mode automatique » comme tu le dis. Ce n’est pas évident de se renouveler et de trouver l’énergie après le boulot… Bon courage et reviens nous parler des évolutions !

le 24/11/2015 à 12h31 | Répondre

Louna

Oui, c’est exactement ça, il faut trouver le fonctionnement à 3, mais aussi à 2 et à 1 !! Et j’avoue que pendant longtemps, l’aspect à 1, je n’y ai pas prêté suffisamment attention, je suis allée au bout de mes forces, et ça a fini par craquer….

Mais comme tu dis, l’équilibre est en train de s’établir tout doucement, depuis que j’ai pris conscience de ça (et que j’ai arrêté de culpabiliser). Et effectivement, les choses roulent beaucoup mieux depuis la fin de la première année.

Ça me rassure de savoir que d’autres mamans ont mis autant de temps : on a tellement toujours l’impression que pour les autres, tout marche beaucoup mieux et beaucoup plus vite !

Maintenant, il nous faudrait un beau projet !

le 25/11/2015 à 10h49 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Trois renvois vers mon blog en un article oh la la 🙂 ! C´est adorable, merci. Il faut dire que cet artcile avait semblé ouvrir une boite de Pandore, je n´ai jamais eu de commentaires si longs et fournis avant ni après ! Je trouve que c´est bien d´en parler en tout cas alors je te remercie de reprendre le flambeau aujourd´hui. Chaque couple le vit différemment sans doute mais il ne faut pas se lerrer : oui, ca peut etre difficile. Et c´est dommage que ce soit un tabou car on peut s´entraider. Mes lectrices à l´époque m´avaient vraiment permis d´avancer !

le 24/11/2015 à 13h10 | Répondre

Louna

Oh ben oui, Die Franzoesin, on est fan ou on ne l’est pas ! 😉
Et clairement, j’ai été fan de ton article, et de ta manière honnête de voir la situation et d’en parler. Comme tu dis, il a ouvert le boîte de Pandore, et j’ai beaucoup réfléchi suite à sa lecture.

En tout cas, je suis heureuse de savoir que les commentaires t’ont fait du bien à l’époque : c’est un juste retour des choses, car toi, tu m’as permis de me poser les bonnes questions ! 🙂

Et oui, j’ai eu envie d’aborder à nouveau le sujet : ça me fait tellement de bien d’aborder tous ces petits tracas du quotidien avec vous, que je me dis que ça servira aussi à d’autres.
Et ça, c’est bien l’essentiel !

le 25/11/2015 à 10h54 | Répondre

Madame Vélo

Merci pour cet article Louna, et le renvoie vers l’article de Die Franzoesin que je ne connaissais pas mais qui me parle aussi. Oui l’équilibre du couple est perturbé, et ça prend du temps pour chacun de (re)trouver sa place. Depuis la naissance de notre fils on s’est accordé un resto en tête à tête et une journée en amoureux, et ça fait un bien fou. Même si mon bébé me manquait j’avais l’impression d’être revenue 5 ans en arrière, quand on était encore étudiants, jeunes et insouciants et ça fait beaucoup de bien de se retrouver à deux. Mais à la maison c’est vrai que c’est difficile de consacrer du temps à son mari, quand on a déjà du mal à trouver du temps pour soi. Mais je garde confiance, je sais qu’on y arrivera avec le temps 😉 En attendant chez nous je pense que c’est plutôt mon mari qui en souffre le plus pour l’instant.

le 24/11/2015 à 17h13 | Répondre

Louna

Hihi ! Oui, cette impression de se retrouver jeunes et insouciants, comme par magie, libres, légers, sans poussette ou porte-bébé, sans pression sur l’horaire du prochain repas ou du coucher : quel bonheur !! (non, non, mais j’aime ma fille, ne te méprends pas….! 😉 ).
Comme tu dis, c’est plus difficile à la maison, avec le quotidien à gérer.

Et oui, garde confiance, et patience surtout, car ton petit chou est encore tout petit : ne fais pas l’erreur de vouloir aller trop vite, comme moi, quitte à te mettre la pression. Les choses finissent par s’arranger, et le nouvel équilibre sera installé avant que tu le réalises : le temps est notre meilleur allié ! 🙂
Pourquoi dis-tu que c’est ton mari qui souffre le plus de cette situation de transition ?

le 25/11/2015 à 10h58 | Répondre

Madame D

Ici pareil. Et c’est vrai que ce sont des choses que l’on parle peu finalement. Pas facile d’avouer que ce petit bébé que tu aimes à la folie à mis ton couple de travers !
La première année à ete dure aussi. Et la seconde pas parfaite non plus. Surtout que les préparatifs du mariage n’ont pas aidé. Et le pire, c’est qu’on a quand même envie d’un deuxième …. On est grave …

le 24/11/2015 à 19h18 | Répondre

Louna

C’est ça, c’est un discours difficile à entendre : bébé est là, on l’adore, mais il nous fout en l’air ! C’est pas le discours convenu des jeunes-mamans-heureuses-et-épanouies-tout-va-bien-pour-moi-merci (individus suspects aussi rares et célèbres que les bébés-qui-pleurent-jamais-et-qui-font-leur-nuit-dès-la-maternité….! 😉 ).

Et oui, ça n’empêche pas le désir de petit deuxième de se faire tranquillement son chemin au milieu de tout ça : on est pire que grave, on est irrattrapable !! 🙂

le 25/11/2015 à 11h02 | Répondre

Marie

Merci pour votre article…qui fait écho à mes sentiments.
Je suis maman d’un petit garçon de 5 mois 1/2, et je n’arrive pas à sortir de mon baby blues. J’ai l’impression que mon couple n’existe plus (ou peu) depuis que notre petit bout de chou est arrivé. C’est difficile à vivre, d’autant plus que nos emplois du temps professionnels ne nous permettent pas de passer tous nos WE ou soirées ensemble. Le peu de temps qu’on passe ensemble, on préfère profiter de notre vie à 3, et on met de côté notre couple.
J’essaie de garder le moral, de profiter de tous les beaux moments que m’offre notre fils, et j’espère que notre couple va « survivre », et se reconstruire avec le temps…

le 24/11/2015 à 21h28 | Répondre

Louna

Oh ben mince alors, Marie. 🙁

Oui, essaie de garder le moral, et de profiter des petits moments de grand bonheur à trois, à défaut de pouvoir vous permettre, à ton mari et toi, du bonheur à deux et du bonheur tranquillou rien que pour toi !
Encore une fois, je me répète, mais le temps est notre meilleur allié dans cette histoire. Ton petit chou est encore tout petit : c’est normal que ce soit encore difficile pour toi, pour vous.
Et si je me souviens bien, pour moi, entre 5 mois et 8 mois, ça a été la période la plus difficile : on a déjà la fatigue accumulée des premiers mois, on n’a plus autant de résistance, et on aimerait pouvoir reprendre une vie « normale », surtout avec la reprise du travail. Mais ça met encore un peu de temps, et puis un beau jour, on se rend compte qu’on n’est plus si fatigué, et que cette semaine a été plus facile.

Les choses vont se mettre en place doucement : garde patience ! Je t’envoie plein de courage et tout mon soutien !

le 25/11/2015 à 11h12 | Répondre

Marie

Merci Louna !
C’est vrai qu’avec la reprise du travail, notre petit équilibre s’est bien fissuré. Il est difficile d’en parler avec des copines qui ne sont pas encore mamans. Ça reste encore très tabou mine de rien !
Merci aussi pour le lien vers l’article de Die Franzoesin, plus je cherche sur Internet, et plus je trouve de commentaires. C’est rassurant de voir que ça ne m’arrive pas qu’à moi, et surtout ça m’aide à ne pas culpabiliser de vouloir être tranquille toute seule par moment pour souffler un peu 🙂

le 25/11/2015 à 12h52 | Répondre

Emilie

Ah mon Dieu quel tsunami pour le couple. Ensemble depuis 10 ans à la naissance du Lutin, JAMAIS je n’aurais pu imaginer combien notre couple serait à ce point mis à mal. Je nous croyais unis, j’ai découvert la haine, la rage, la colère envers lui alors qu’en parallèle je découvrais et vivais le plus grand des bonheur. Je lui en ai follement voulu de ne pas être sur la même longueur d’ondes.
6 ans plus tard notre couplé reste très abîmé, il y a beaucoup de ressentiment de ma part.

le 14/08/2017 à 21h31 | Répondre

Croco

Emilie,
je comprends bien ton sentiment face à père pas aussi heureux et impliqué qu’on l’aurait souhaité, je vis la même chose pendant mes grossesses (heureusement pour moi, mon mari s’est rattrapé après la naissance).
Je ense qu’il faut en arler avec lui pour évacuer une partie du ressentiment, même si ça ne change pas grand chose à son comportement vis à vis de l’enfant. Il changera eut-être de comportement vis à vis de toi au moins. Il n’a probablement pas complétement conscience de ce que tu ressens par rapport à çà…

le 19/08/2017 à 14h11 | Répondre

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