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L’inconfort du nourrisson


Publié le 21 juin 2019 par Clémence

Ça me fait encore très mal d’écrire ou de prononcer ces mots. Inconfort. Ou inconfortable. Pour avoir vécu avec un nourrisson qui a subi des « inconforts » pendant plusieurs mois, j’ai bien envie de dire que ce mot est terriblement mal choisi et que sorti de la bouche de pédiatres, il est particulièrement désagréable à entendre.

Comme je te l’ai dit dans mon article sur la mise en place de l’allaitement, nous sommes rentrés de la maternité avec un invité absolument indésirable : un reflux gastro-œsophagien ou RGO pour les intimes. Le Lutin avait des remontés acides qui lui brûlaient l’œsophage après ses boires.

En plus d’avoir mis à mal les débuts de l’allaitement, le RGO du Lutin a fait de ses premières semaines de vie un cauchemar pour nous, et très certainement pour lui aussi. Il nous était impossible de le poser à l’horizontal plus de quelques secondes car il se mettait directement à se cambrer de douleur et à hurler entre deux remontées bien audibles. Les changes et le bain étaient à chaque fois un supplice. Les rares moments où il se laissait aller au sommeil, c’était dans nos bras.

Crédits photo : StockSnap (Pixabay)

Mon pauvre Chouchou ! C’était très dur de voir mon bébé si petit et innocent être à ce point douloureux et en même temps tellement éreintant de l’entendre pleurer sans arrêt, sans pouvoir l’aider. Je pleurais beaucoup, moi aussi, maudissant le ciel de nous faire vivre des moments si sombres.

Je me suis mise en quête de moyens de le soulager et commença alors ce que j’appellerai « Le bal des pédiatres ». 

Le premier pédiatre que nous avons consulté -le Lutin avait même pas trois semaines- était une vaste blague. Un homme approchant la soixantaine, les cheveux blancs, grand, maigre, froid, une cellule dormante des Nazis selon Chéri. Il a mesuré et pesé le Lutin en quatre minutes et trente-deux secondes, et constatant qu’il grossissait normalement (voire plus), il a décrété que tout allait bien. « C’est l’inconfort du nourrisson Madame, c’est normal ». PARDON ? L’inconfort du nourrisson ? J’ai cru que j’allais tomber de ma chaise. Je n’en revenais pas, je voyais mon bébé souffrir et ce type me parle d’inconfort ? Pour moi l’inconfort c’est quand tu as un caillou dans la chaussure, où que l’étiquette de ton t-shirt te gratte, tu vois, quand tu commences à hurler de douleur c’est que le stade de l’inconfort est dépassé. Et en plus il paraîtrait que c’est normal et qu’il n’y a rien d’autre à faire que d’attendre. Combien de temps ? Mystère ! Donc mon fils passe ses heures d’éveil à pleurer et moi je dois attendre que ça passe ? En 2019 ? Ce jour-là j’ai pris une grosse douche froide.

Nous sommes donc sortis de ce cabinet avec une ordonnance pour des probiotiques (pour des coliques alors que nous consultions pour un RGO), la consigne réduire l’allaitement car avec douze à quatorze boires par jour le Lutin était « suralimenté » (ce monsieur avait-il seulement entendu parlé de l’allaitement à la demande ? je reviendrais tout de même sur le point de la suralimentation dans un prochain billet), une belle morale « vous savez, c’est normal d’être fatigués quand on a un nourrisson, à quoi vous attendiez-vous en devenant parents ? », et de bons conseils de maternage « A cet âge ils font déjà des caprices ces petits gredins, laissez donc votre bébé pleurer un peu, il finira par s’arrêter »

NEXT !

En sortant nous avons directement appelé une pédiatre qui m’avait été recommandée et par chance j’ai pu avoir un rendez-vous deux jours plus tard grâce à un désistement lors de l’appel qui précéda le nôtre. Merci à notre bonne étoile ! La pédiatre qui nous a reçus était bien plus empathique et elle est d’ailleurs aujourd’hui la pédiatre « officielle » du Lutin. Bien qu’elle parle également d’inconfort -il semblerait que ce soit bel et bien le terme utilisé dans le corps médical pour décrire ce que le Lutin a vécu- nous sommes sortis du cabinet avec un premier traitement pour le RGO.

Ne voyant aucune amélioration après une dizaine de jours (interminables) elle nous a prescrit un second traitement plus fort, malheureusement tout aussi inefficace que le premier. La pédiatre nous a alors envoyé vers l’une de ses consœurs, une gastro-entérologue pédiatrique.

A ce stade, après un mois de galères, je me sentais complètement démunie et j’étais prête à tout pour que le Lutin se sente mieux. Or, j’avais entendu dire que certains nourrissons pouvaient être allergiques aux protéines de lait de vache (PLV). L’un des symptômes est d’ailleurs le RGO. Ces protéines provenant des produits laitiers bruts ou transformés que je mangeais, lui étaient transmises via le lait maternel et peut-être qu’elles étaient responsable de ses reflux. Pour tester cette hypothèse, je n’avais qu’ « à » supprimer ces PLV de mon alimentation plusieurs jours durant et attendre de voir si le comportement du Lutin évoluait. La difficulté de l’affaire c’est que le lait et le beurre sont PARTOUT ! Mais cela n’était pas grave pour la maman désemparée que j’étais à ce moment-là, ça ne me coûtait vraiment pas grand-chose de tester l’éviction des PLV en attendant de rencontrer cette gastro-entérologue pédiatrique, la spécialiste.

 

Crédits photo : Berzin (Pixabay)

Le grand jour arrive et nous décrivons encore une fois les symptômes du Lutin face à cette troisième pédiatre, les bruits qu’il faisait, l’impossibilité de le poser sur le dos, les détails de l’allaitement, etc. Elle a tout noté très soigneusement pour, et une fois de plus le Lutin fut déshabillé, mesuré et pesé pour finalement entendre qu’il n’avait aucun problème puisqu’il grossissait bien.

Il semblerait donc que les compétences des pédiatres s’arrêtent à peser et mesurer les bébés. Et nous avons surtout encore une fois reçu une jolie leçon de morale. Quelques exemples au hasard :

« Les mamans européennes veulent des bébés pour les laisser toute la journée dans leur parc, vous savez, en Afrique les mamans portent leurs bébés tout le temps jusqu’à leurs deux ans et ils pleurent beaucoup moins ».

J’ai aussi eu droit à un magnifique : « Vous savez Madame, un bébé ça fait du bruit » lorsqu’on a mentionné les sons de renvois qui précédaient à chaque fois les hurlements du Lutin.

Et lorsque le lui ai dit que j’avais commencé une éviction des PLV elle m’a répondu « Si ça vous fait plaisir, c’est vrai que c’est à la mode maintenant, mais ne vous embêtez pas trop longtemps quand même ». Je vais finalement passer sous silence le prix indécent de cette consultation et la lettre qu’elle a écrite à notre pédiatre où Chéri et moi passons très clairement pour des parents débiles.

Nous n’avions donc, encore une fois, pas été pris au sérieux et regardés de haut par le corps médical. Et à force d’être pris pour des idiots je me suis mise à douter de tout. Est-ce que cela est réel ? A-t-il vraiment mal ? Est-ce que ce n’est pas plutôt nous qui ne savons pas nous en occuper ? Ou plus simplement, le Lutin ne serait pas tout simplement un bébé chiant extrêmement compliqué ?

Mais malgré le scepticisme de la spécialiste, j’ai persisté dans l’éviction des PLV et nous avons rapidement (au bout d’une semaine à dix jours) vu une amélioration de la condition du Lutin, du moins on n’entendait plus ces bruits de remonté et son RGO s’est très rapidement éteint. On a ensuite senti un réel apaisement de notre bébé, il a commencé à pouvoir dormir dans son lit la nuit (sur le ventre et par tranche de deux à trois heures), on pouvait même le laisser poser sur le dos quelques instants la journée, le temps d’aller aux toilettes, ou d’avaler un plat surgelé en quatrième vitesse. Notre Chouchou avait alors deux mois.

Malheureusement, nous avons à peine eu le temps de d’apprécier ces quelques jours de répit, que le Lutin a commencé à avoir des coliques. Et ce fut reparti pour deux mois de pleurs. Cependant, contrairement au RGO, j’avais beaucoup entendu parler des coliques et nous savions qu’il n’y avait pas grand-chose à faire d’autre que d’attendre que ça passe, en essayant de le soulager avec des massages des bouillottes ou des infusions au fenouil. Nous avons donc pris notre mal en patience, et tenté d’accompagner notre bébé du mieux que nous le pouvions, le plus dur étant de ne pas savoir quand nous sortirons de ce foutu tunnel. 

La bonne nouvelle c’est que nous avons fini par en sortir après quatre mois et demi (oui il est important le demi) et que depuis nous profitons à fond de chaque moment passé avec notre Chouchou.

Mea Culpa

Je ne voulais pas achever cet article sans mentionner que j’ai maintenu volontairement un ton un peu virulent envers les pédiatres, cohérent avec le sentiment qui m’habitait lors de ces moments difficiles, car leur incompréhension et absence d’empathie envers mon fils, mon mari et moi-même ont été extrêmement difficile à vivre. Aujourd’hui mon ressenti a bien évidemment évolué et je suis capable de relativiser (pas encore d’en rire mais ça viendra surement). Étant à présent la Maman comblée d’un bébé-sourires en parfaite santé, je comprends. Ces « petits inconforts » ne sont finalement que des inconforts lorsqu’on les compare à des maladies bien plus graves qui nécessitent hospitalisations et traitement lourds. Mais quand on a la tête dans le guidon, avec l’épuisement physique et l’épuisement moral il est impossible de relativiser, impossible de regarder autour de soi.  J’ai vraiment détesté être prise pour la mère qui veut juste poser son enfant dans son parc pour pouvoir faire sa vie ou qui pensait pouvoir dormir des nuit complètes aux trois semaines de son bébé alors que j’ai fait mon maximum pour soulager et accompagner le Lutin. Même si mon fils n’était pas mourant, un peu de compassion de la part du corps médical m’auraient peut-être évité de frôler la dépression post-partum, mais ça, c’est une toute autre  histoire.

Et toi ? As-tu aussi eu un bébé douloureux dans ses premiers mois de vie ? As-tu aussi eu à faire face à l’incompréhension des pédiatres ? Raconte-moi tout !

Commentaires

28   Commentaires Laisser un commentaire ?

Lumi (voir son site)

Je suis choquée de la manière dont vous avez été pris de haut et du manque de considération qu’on peut avoir pour la souffrance des nourrissons…
Bravo pour avoir persévéré dans ces conditions difficiles, pour avoir tenu le cap malgré tout !

le 21/06/2019 à 07h23 | Répondre

Nab

Bonjour,

Je me retrouve totalement dans votre article, de la non prise en charge par les pédiatres, qui donnaient des médicaments dont la posologie et le mode d’administration étaient a l’opposé de la notice, jusqu’à l’éviction des PLV par moi même ou je me suis entendue dire « vous n’allez quand même pas vois priver! », Alors que pendant 9 mois ça ne choque personne que l’on se prive d’un tas de chose ( charcuterie, alcool, fromage, etc.) . Ce discours viens en général des praticiens qui ont dépassé un certain âge. C’était sans compter le fait que c’était mon deuxième enfant, que le premier était un bébé très difficile pour le coup, et donc j’ai très bien su faire la différence avec les cris de douleur du deuxième…. J’ai eu la chance de tomber sur une jeune pédiatre effectuant un remplacement qui m’a soutenue dans l’éviction des PLV et pareil au bout de 7 jours du mieux, au bout de 15jours un bébé adorable. Et non très chers pédiatre qui ne lirons probablement pas l’avis de parents cela n’est pas vécu comme une privation, mais comme un soin apporté a son enfant. Tout comme vous ne parlez pas de privation de sommeil quand on a un enfant en bas âge, mais de joie de la maternité.

le 21/06/2019 à 08h06 | Répondre

Clémence (voir son site)

Bravo pour avoir persévéré dans l’éviction des PLV ! As-tu tenté leur réinsertion dans l’alimentation de ton bébé ?

le 21/06/2019 à 15h28 | Répondre

Nab

Ma pédiatre remplaçante l’avais adressée a une allergologue pédiatrique qui nous avait fait un bilan complet a 4 mois et 1 an. Dans le cas des PLV il peut y avoir des allergies croisées avec le lait de chèvre, le soja et d’autres . Nous avons eu de la chance de passer au travers. L’allergie dans la grande majorité des cas disparaît spontanément dans la première année. Ce qui explique que certains bébé RGO aillent spontanément mieux au cours de la première année si c’était la cause primaire. Elle avait donc prescrit un plan de réintroduction a partir de l’âge d’un an, et tout c’est bien passé.

le 22/06/2019 à 07h34 | Répondre

Maug

Pour avoir été du côté des mamans et du côté des médecins (mais je ne suis pas pédiatre !) , c est très difficile d être dans le juste milieu entre » ne pas banaliser » et  » ne pas dramatiser ». Effectivement, le bébé ne va pas mourir. Effectivement, il n y a pas grand chose à faire, en général, pour un rgo, sauf que le bebe soit à la verticale !!! Parfois les parents sont juste rassurés qu on leur dise que ça va passer, qu il n y a rien de grave. Parfois, ils reprochent qu on donne trop de médicaments, parfois pas assez.
De mon expérience de maman, je trouve que le mieux pour les petits rgo, c est les berceaux qu on peut incliner… Le transat soulage aussi… Et puis, si ça ne suffit pas, effectivement que la maman qui allaite essaie l éviction des protéines de lait de vache de manière transitoire. (bien faire attention à prendre du calcium ailleurs et de la vitamine D)
Bref, pas facile… Mais ouf, ils grandissent….

le 21/06/2019 à 09h26 | Répondre

Clémence (voir son site)

Je n’avais jamais réfléchi au fait que trop d’empathie pouvait être anxiogène pour les patients. C’est sur que ça ne doit pas être évident de trouver le juste milieu.
Pour les transats, nous en avons testé trois différents et il n’aimait pas du tout rester dedans, le maximum c’était 10 à 15 minutes dans le transat qui balançait. Les deux autres c’était même pas en rêve.
Eh oui, heureusement qu’ils grandissent !

le 21/06/2019 à 15h33 | Répondre

Madame Pinpon

Oh la la pauvre petit père… Ça doit être terrible de voir son fils se tordre comme ça et ne pas être pris au sérieux. Tu as bien fait d’insister pour les PLV !

le 21/06/2019 à 09h39 | Répondre

dubmel

oh comme cet article me rappelle des (mauvais) souvenirs. Pareil avec notre deuxieme, qui ne pouvait dormir que dans nos bras, et en plus ne grossissait pas assez… pas contre le régime d’élimination ne l’a pas aidé. La seule réponse que j’ai eu du corps médical a été de le passer au biberon (je suis en Irlande), puis de me faire passer des tests de dépression postnatale quand je disais que ca n’allait toujours pas (alors meme qu’ils me culpabilisaient parce qu’il ne grossissait pas assez!)… quand il a enfin été réferré à l’hopital, où ils nous ont ecoutés et lui ont donné un traitement contre le RGO, ca a été le jour et la nuit… mais il avait déja 6 mois!!

le 21/06/2019 à 10h44 | Répondre

Clémence (voir son site)

Oh la la 6 mois sans traitement ! Pauvre chouchou ! J’espère qu’il va mieux maintenant.

le 21/06/2019 à 15h35 | Répondre

Claire

Ton article raisonne bcp en moi, je suis à la fois maman et médecin généraliste (je fais bcp de pédiatrie). Il y a tant à dire sur ces sujets…
Les premiers mois de bébé sont ceux où il pleure le plus, le terme médical est « pleurs inexpliqués du nourrisson ». Comme le nom l’indique on ne sait pas trop d’où ça vient, seulement que c’est commun à toutes les cultures et à toutes les espèces de mammifères !
Selon les enfants c’est plus ou moins intense, et ça peut être extrêmement épuisant…

Les pédiatres disent « inconfort » pour tout ça. Les bébés de moins de 3 mois sont en perpétuelle adaptation, physiologiquement ils devraient encore être dans le ventre de maman. Ils ont besoin d’être rassurés, bercés, nourris (même si il faut s’adapter aussi à ce nouveau mode alimentation) et de pleurer pour s’exprimer.
Et les mamans devraient être choyées pour juste avoir à s’occuper de ce petit bout, mais c’est une autre histoire…

À côté de ça il y a les régurgitations et reflux. Ma fille (allaitée) régurgite énormément. Je change les draps tous les jours, dès qu’elle change de position je dois esquiver le jeyser ^^ Mais ça ne lui fait pas mal, elle s’en fout royalement (sauf quand ça la fait tousser) et elle prends bien du poids, je prends donc mon mal en patience et enchaîne les lessives !
Le problème du reflux c’est quand l’œsophage s’abîme et donne une oesophagite, et ça c’est extrêmement douloureux. C’est rare avec les bébés allaités et souvent associé à un problème de poids. Le traitement c’est l’inexium, la mise en route sert d’ailleurs de diagnostic.
Reste les allergies (souvent gluten et/ou PLV). Tu as bien fait d’essayer le régime d’éviction !

Pas simple ces problématiques, quand on est dedans on a l’impression que ça ne va jamais s’arrêter.

Tout ça pour dire qu’il y a ce que l’on sait en médecine et la réalité. Les médecins que tu as vu ont clairement manqué d’empathie, un comble pour des pédiatres qui voient de jeunes parents tous les jours ! Tu as bien fait de t’écouter et d’écouter ton bébé.

le 21/06/2019 à 11h06 | Répondre

Clémence (voir son site)

J’espère que ta fille se sentira bientôt mieux. Tu as raison, quand on est dedans ces semaines/mois semblent une éternité. Pourtant, une fois sorti du tunnel, le temps prend une toute autre dimension et se met à filer.
En tout cas il est certain que nous n’avons pas eu de chance avec les médecins que nous avons consultés. J’espère qu’ils se font de plus en plus rares.

le 21/06/2019 à 15h25 | Répondre

Claire

Merci ! Mais comme je le disais ma fille se fiche complètement de ses régurgitations, c’est juste qu’elle est tout le temps trempée, c’est physiologique ça va passer. Ça ne l’empêche pas de bien dormir, on a de la chance ! Elle pleure le soir mais c’est l’âge, son grand frère pleurait bcp plus.

le 21/06/2019 à 15h51 | Répondre

Capela16

Oh cet article me renvoit directement aux 1ers mois de mon PtitLoup… Il ne supportait pas d’être ailleurs que nos bras… en fait il ne supportait pas d’être autrement que à la verticale ou à minima incliné.
J’ai mis (trop) longtemps avant d’identifier son RGO et pour en avoir parler au pédiatre, j’ai bien senti le « ça va passer c’est normal ». Sauf que oui, ça finit en général par passer (vers 4 mois, maturité du tube digestif + bébé moins allongé) mais en attendant nos coeurs de parents saignent de les entendre souffrir et nos nuits pourries n’aident pas à supporter tout ça.
Pour aider les parents dans le même cas, voici ce qui a aidé pour nous (sachant que l’allaitement n’a pas bien fonctionné, PtitLoup était en allaitement mixte)
– bien choisir son lait infantile, quitte à en tester plusieurs. Pour nous, mais c’est notre expérience – ne pas hésiter à valider avec le médecin – lait infantile au lait de chèvre (au lieu de vache) et à un moment on mettait une partie de lait épaissi (mais pas 100% épaissi car cela lui donnait trop de coliques)
– éviction des produits laitiers et des « irritants » (piment, épices fortes, jus d’orange…) dans l’alimentation maternelle
– lit cododo avec un côté qui se surélève (pour que bébé ne soit pas à plat mais un peu incliné), ça nous a sauvé les nuits (Next to me de Chicco)
– matelas à langer incliné (Lilikim sofalange) idem cela nous a évité les hurlements lors du change)
– des coussins et encore des coussins pour se caler dans le canapé, le lit… et être bien installée quand on garde Baby des heuuuuures dans les bras
– une écharpe de portage pour sortir (il n’aimait pas être trop longtemps dans la poussette à plat) et pour porter aussi à la maison
J’espère que ces petites choses aideront un peu les parents qui vivent le RGO de bébé…

le 21/06/2019 à 11h42 | Répondre

Clémence (voir son site)

Merci beaucoup pour tout tes conseils !
Je ne sais pas si ce conseil s’applique à tous les bébés, mais le Lutin s’apaisait très souvent quand nous lui faisions écouter de la musique.

le 21/06/2019 à 15h20 | Répondre

Mère Renarde

Mais c’est quoi ces pédiatres? Franchement je reste abasourdie, surtout par le premier, quelle dureté dans ses propos.
On a eu un RGO interne et externe ici, avec une belle oesophagite, et heureusement que notre pédiatre ne nous a pas sorti les meme bétise qu’à toi. D’ailleurs ça me fait doucement marrer la réflexion a l’effet de mode pour les PLV. Quand on est arrivé au combo gaviscon + inexium + lait AR, la pédiatre nous a dit « si ça marche pas, y aura rien d’autre a faire que supprimer tout les produits laitier parce que ça sera vraiment une preuve qu’elle est IPLV au moins ». Et pourtant mini prenait 1kg par mois…

En tout cas heureuse de lire que maintenant tout va bien. 4 mosie t demi ce n’est pas long sur l’échelle d’une vie (et meme d’une année) mais quand on est dedans, c’est interminable!

le 21/06/2019 à 12h16 | Répondre

Clémence (voir son site)

Le Lutin prenait aussi 1kg par mois malgré tout ça. Un grand glouton ! Eh oui je suis bien contente que tout ça soit maintenant derrière nous.

le 21/06/2019 à 15h18 | Répondre

Elodie

J’hallucine en lisant vos mésaventures et le manque d’empathie des pédiatres…Là où je vis les sages femmes sont tous habilitées à suivre les enfants de la naissance à 2 ans (suivi staturo pondéral) donc je vois des bébés et des parents toute la journée. Les RGO et coliques sont courants mais ce n’est pas pour autant qu’il faut les banaliser…Quand on le vit c’est juste horrible et j’ai remarqué que parfois juste un peu d écoute et d’empathie améliorent les symptômes. L’écharpe de portage et les plans inclinés fonctionnent bien. Un bébé qui pleure à longueur de journée ce n’est pas normal et il faut insister et frapper à toutes les portes jusqu’à ce qu’on soit écouté. Nous devons écouter les parents.
Après recemment une étude a mis un évidence un lien entre le stress parental et le RGO donc maintenant on la sort à toutes les sauces. ..

le 21/06/2019 à 13h26 | Répondre

Clémence (voir son site)

C’est vrai que je n’en parle pas dans cet article, mais ma sage femme m’a beaucoup aidé. C’est une véritable perle, d’une grande gentillesse et très empathique.
Et la fameuse réflexion du « tu ne devrais pas stresser parce que les bébés ressentent tout » je l’ai bouffée à toutes les sauces !

le 22/06/2019 à 18h28 | Répondre

Virg

J’ai eu la même expérience (Rgo fini on ne sait pas pourquoi d’un coup à 7 mois et demi) et j’ai fini par demander à un pédiatre ce que ça lui ferait s’il vomissait ou avait des remontées de chacun de ses repas. Inconfortable ? Non, on est bien d’accord qu’on a passé ce stade.
J’ai également tout essayé, l’ostéo l’a bien aidé. Avec du recul, je pense que, ne pouvant rien y faire, les ped se retranchent derrière une certaine fatalité. Je pense qu’ils devraient expliquer aux parents que ça ne se soigne pas, que ça passera et les manières de soulager les bébés. J’avais fini par tout surélevé pour lui éviter d’être à plat, je suis devenue une pro du changement de couche avec bébé presque assis. Elle n’a apprécié le bain qu’à partir du moment où c’était terminé.
Ce qui m’a fait le plus mal au coeur, c’est de me dire que ravaler sa bile aura été un des premiers trucs que ma fille aura appris toute seule dans sa vie. C’est pourri comme premier enseignement.

le 21/06/2019 à 13h34 | Répondre

Clémence (voir son site)

Nous avions aussi essayé l’ostéopathie, mais malheureusement cette technique n’a pas fonctionné pour le Lutin (j’en parlerai dans mon prochain billet, oui, je sais le teasing c’est mal). Nous avions aussi tout sur-élevé mais ça ne semblait pas beaucoup l’aider. Il aimait vraiment être à la verticale ou alors sur le ventre.

le 21/06/2019 à 15h15 | Répondre

Soazig

Ma fille avait un RGO interne. Une horreur, des hurlements de douleur avec la voix rauque pendant des heures le soir et évidemment impossible à poser. J’ai capté les « bruits de tuyauterie » le 2° jour à la mater (berceau incliné pourtant). 10h de sommeil cumulé par 24h (parfois moins) le 2° mois. Effondrement de la courbe de poids le 2° mois (le premier mois c’était pas folichon mais pas encore inquietant). J’ai fait l’erreur de ne pas oser aller plus souvent chez le pédiatre que les rdv mensuels (je gérais avec la puéricultrice de la pmi). Il a fallu le rdv du 2° mois pour avoir de l’inexium : aucun effet (j’ai débuté l’éviction des plv en même temps : le poids n’a plus stagné sans être magnifique), rdv du 3° mois : mopral, rdv en urgence 4 jours après, ma fille ne supporte pas le mopral, elle se vidait. On l’amene en pleine crise de RGO chez le pédiatre (je vous passe les réflexions des autres mères dans la salle d’attente sur le fait qu’elle a faim, elle refusait de téter dès que le lait arrivait) qui prend conscience du fait que non, on déconne pas quand on dit qu’elle pleure de douleur. Il prescrit Azantac (infect, c’est injectable à la base). En 15 jours, le temps que l’oesophagite guerisse, ça devient vivable. On vient tout juste de réussir à arrêter l’azantac et réintroduire les plv à 2 ans. Ma fille née à 3,8kg et 52 cm (donc en haut des courbes), suit enfin une courbe mais c’est celle du 15° percentil inférieur… S’il avait fallu se cogner des remarques sur l’inconfort, j’aurais mordu.
J’accouche ce mois-ci du 2°, je suis terrifiée d’avoir à revivre ça (l’avantage c’est que notre pédiatre nous connaît, et je me ferai pas avoir à traîner 2 fois).
Mais ça permet des moments d’une ironie folle, on m’a demandé ce que je faisais pendant mon congé parental (genre lecture, couture ou autre) « bah, je porte mon bébé de 6 mois en permanence, y compris pendant ses siestes » j’étais heureuse quand j’ai commencé à maîtriser d’aller aux toilettes avec bébé sur l’épaule 😅

le 21/06/2019 à 14h45 | Répondre

Clémence (voir son site)

Quel enfer ! Je me rends compte que nous avons beaucoup de chance d’avoir pu régler le problème du reflux en quelques mois.
J’espère que bébé n°2 n’aura pas à souffrir des mêmes inconforts que sa grande sœur !

le 21/06/2019 à 15h12 | Répondre

Clémence (voir son site)

Ton histoire de toilette me fait pensé à une fois où nous étions dans la famille de Chéri et que j’avais eu besoin d’aller aux toilette urgemment mais que le Lutin dormait dans mes bras. N’ayant pas eu le coeur à le réveillé je l’avais pris avec moi, sauf que j’ai réalisé ensuite que je n’arriverai pas à m’essuyer correctement. J’ai du appeler Chéri à la rescousse, et forcément toute sa famille a ri. Moment glamour, bonjour.

le 21/06/2019 à 15h17 | Répondre

Soazig

Merci, j’ai besoin en ri en imaginant la scène ! Peu importe la durée nécessaire pour trouver comment soulager le RGO c’est toujours trop long quand on voit son bébé souffrir. C’est dommage d’avoir à convaincre les pédiatres. Une fois le bon traitement trouvé ça a été (bon c’est resté un bébé bras quand même mais rien de comparable).

le 22/06/2019 à 06h18 | Répondre

Soazig

Beaucoup ri * (mon auto correcteur est taquin en ce moment)

le 22/06/2019 à 06h20 | Répondre

Raphaelle

Quelle horreur ces pédiatres!
Nous sommes en plein dans ce fameux «inconfort» avec notre bébé de 2mois et demi. Il s’agirait plus de PLV que de RGO. Mais dites les mamans de bébés allergiques aux PLV comment avez vous géré le sevrage? Le lait spécial qu’on me propose est vraiment degeu elle n’en veut pas..

le 21/06/2019 à 14h50 | Répondre

Clémence (voir son site)

Nous avons commencé par des préparations pour bébé (lait en poudre) à base de protéines de riz et nous sommes passés ensuite aux préparations à base de lait de chèvre.

le 21/06/2019 à 15h10 | Répondre

Nab

Nous avions essayé le lait de riz, mais il refusait le biberon, puis une première marque de l’air de chèvre qu’il regurgitait , physiologique cette fois, et enfin une autre marque qui le rendait constipé mais qu’il prenait bien. Du coup il a appris a aimé la compte de pruneau XD, c’est encore sa compote préférée aujourd’hui !
Mais le lait de chèvre il faut faire attention aux allergies croisées, notre petit bout n’en avait pas. Le lait ‘HA’ doit être proscrit en cas de PLV car les PLV sont juste cassées en plus petit morceaux pour aider la digestion des bébé qui ont un simple ‘inconfort’….

le 22/06/2019 à 07h41 | Répondre

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