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Le jour où j’ai cru faire une fausse-couche…


Publié le 29 octobre 2016 par Madame Vélo

C’est un samedi frais mais ensoleillé du mois de juin. Pour une fois, nous n’avons pas prévu grand-chose ce weekend, et nous le passons tranquillement à la maison. En milieu de matinée, nous nous rendons au marché pour faire nos courses. Après toutes ces semaines de pluie et de froid, je suis contente de pouvoir enfin porter un pantalon plus léger – mon pantalon en lin, blanc – et mes sandalettes.

Je suis enceinte depuis deux mois déjà. Le premier mois n’a pas vraiment existé : entre l’imprévu de cette grossesse, un premier test positif mais auquel je ne croyais pas, une semaine de vacances avec cette joyeuse incertitude et un deuxième test positif qui nous a confirmé la présence d’un futur deuxième enfant, je n’ai pas eu le loisir de sentir d’éventuels changements dans mon corps, ni même de subir de désagréments bien connus comme des nausées ou des vomissements.

Après mon retour de couches, je n’ai eu l’occasion de revoir mes règles que deux fois. Et comme mes cycles n’avaient pas retrouvé leur régularité d’antan et qu’on était infoutus de se souvenir de nos moments de câlins, ma sage-femme m’a envoyée faire une échographie de datation pour pouvoir déterminer le début de la grossesse.

Début juin, je retourne donc dans les couloirs des consultations externes de mon petit hôpital de campagne, et j’y recroise avec plaisir la sage-femme qui m’avait tant aidée, il y a à peine un an, à accepter et à envisager mon accouchement en siège. Le sage-femme échographiste se souvient bien de moi et est lui aussi étonné de me revoir si vite. Je lui raconte mon accouchement, comme s’il avait eu lieu la semaine passée.

Bref, nous passons à l’étape suivante, et quand il pose sa sonde sur mon ventre, je découvre un tout petit haricot à quatre membres niché dans mon ventre. C’est donc bien vrai, il y a quelqu’un là-dedans, nous allons avoir un deuxième enfant. Mince alors ! C’est arrivé si vite !

Croire faire une fausse-couche

Crédits photo (creative commons) : A.

Je commence à me sentir quelque peu nauséeuse et fatiguée. Mais cette fois, pas de vomissements. Quelques dégoûts alimentaires, mais rien de bien méchant, comparé à ma première grossesse. De toute façon, avec Crapouillou à gérer, je n’ai pas le temps de penser à tout ça ! D’ailleurs, il est adorable avec moi : quand je suis trop fatiguée et que je m’allonge sur le canapé, au lieu de me grimper dessus et de grogner pour que je m’occupe de lui, il va chercher ses doudous pour me les donner et me fait de gros câlins. C’est trop mignon !

Bref, tout va bien, hormis un blocage total de mon mari et de moi-même pour se projeter dans cette grossesse et des moments de panique avec des réflexions du type : « Mais qu’est-ce qu’on a fait ? Un deuxième enfant ? Si tôt ? Mais on va être trop crevés, on va mourir ! Et s’il est aussi agité et fatigant que son frère, je ne vais jamais réussir à m’occuper des deux en même temps, je ferai une dépression, c’est sûr ! »

Donc en ce samedi de juin, après avoir rempli notre panier de bonnes victuailles fraîches et locales tout en gérant un Crapouillou quelque peu agité, nous retournons à la voiture. Alors que je m’apprête à m’asseoir sur le siège passager, je sens du liquide s’échapper de mon intimité. Comme une jeune fille surprise par ses premières règles. Je lance un regard paniqué à mon mari, répond à son regard interrogateur par un « Ça coule ! » et ose glisser ma main discrètement dans ma culotte pour vérifier. C’est bien du sang. Merde, pour une fois que je mettais ce pantalon blanc ! (Oui, j’ai une tendance matérialiste !)

Sur le trajet du retour, on en parle avec Monsieur Solex. Pour moi, aucun doute, c’est une fausse-couche. Qu’est-ce qu’il faut faire dans ces cas-là ? Aller aux urgences ? Mais elles sont à 50km de chez nous ! Faire autant de bornes pour entendre que j’ai perdu mon bébé, ça me déprime.

Et puis, qu’est-ce qu’il va se passer ? Comment il va sortir de mon ventre, ce bébé tout juste formé ? Je suis angoissée, et triste. On ne pourra donc pas annoncer une bonne nouvelle à nos familles pour le 14 juillet. Je ne serai donc pas enceinte jusqu’au cou à Noël. Nos enfants n’auront donc pas « moins de deux ans d’écart » comme nous le souhaitions. Je m’y étais attachée, finalement, à ce bébé.

Et je me sens coupable : je n’ai pas assez investi cette grossesse, il a dû se sentir de trop, c’est pour ça qu’il est parti. C’est de ma faute, je ne lui ai pas donné assez d’attention.

Arrivés à la maison, mon mari gère l’intendance : rangement des courses, occupation de Crapouillou, préparation du repas, etc. pendant que je file aux toilettes pour me changer. Le sang est clair, exactement comme des règles. Je m’assois sur le canapé : j’ai mal au ventre et des larmes s’échappent de mes yeux.

Je décide d’envoyer un SMS à ma sage-femme pour savoir ce qu’il faut faire. Elle me rappelle cinq minutes plus tard. Elle ne peut faire aucun diagnostic au téléphone, il faut nous rendre aux urgences de la maternité le plus vite possible. Sans examen, on ne peut pas savoir. Ce n’est pas nécessairement une fausse-couche, mais il est aussi possible que ça en soit une.

Elle me dit ce que je sais déjà : si c’est une fausse-couche, c’est dur, certes, mais c’est un mal pour un bien. C’est que l’embryon n’était pas viable : 20% des embryons ont une malformation génétique qui les empêche de donner des bébés viables et en bonne santé. Ce sont les lois naturelles de la génétique. Je le sais, tout ça, et je sais que s’il est parti, il ne faudra pas regretter. D’ailleurs, vu le pourcentage de fausses-couches au premier trimestre de grossesse, je me suis toujours attendue à en vivre au moins une dans ma vie de « femme en âge de faire des enfants ».

Mais bon, ça n’empêche pas d’être triste et de devoir faire le deuil de cet enfant qu’on avait déjà intégré dans nos plannings de fin 2016-début 2017 !

On décide de prendre quand même le temps de déjeuner tous ensemble. S’il est vraiment mort, il n’y a rien d’urgent à faire. Et puis, c’est l’heure de manger, Crapouillou a faim. En plus, il sent bien que quelque chose ne va pas, mais ça lui échappe complètement. Il ne comprend rien, il est grognon, fatigué, il s’est réveillé ce matin avec une légère fièvre : il a besoin de nous.

On appelle des amis pour savoir si on peut leur déposer Crapouillou en début d’après-midi pour qu’il fasse la sieste chez eux. On prévoit aussi le goûter, et de quoi le coucher le soir, si jamais… On n’a absolument aucune idée de l’heure à laquelle on sera de retour. Pauvre Crapouillou, il ne comprend rien à ce qui se passe.

Une heure de trajet pour se rendre aux urgences. On a le temps de discuter, de passer des larmes au rire et du rire aux larmes. Arrivés à la maternité, je redécouvre les urgences. La dernière fois que je suis passée par là, j’étais sur le point d’accoucher et je devais m’arrêter tous les 10m pour laisser passer une contraction. Et tiens, c’est là qu’on a cassé le pot de confiture à la fraise quand on est sortis de la maternité avec notre nouveau-né dans les bras !

Après un aller-retour administratif, on est pris en charge par un sage-femme. Questions, examen du col et des pertes, pas de douleurs particulières. Au vu de ce que je lui dis et de ce qu’il voit, il n’a pas l’air alarmé. Mais la seule façon de savoir, c’est de passer une échographie.

L’appareil ambulant étant utilisé pour l’instant, il m’emmène faire un examen d’urine. Tout est ok. L’appareil est enfin disponible, on retourne dans la salle d’examen. Une crevette, un cœur qui bat, taille et évolution normales. Soulagement, une petite larme de joie s’échappe de mon œil droit. Il est là, et bien là, il n’est pas parti.

Petit bébé, je te promets de penser à toi tous les jours, de te bichonner un peu plus. Je suis ravie que tu sois là, ne t’inquiète pas, ton arrivée nous fait un peu peur, mais on t’accueillera avec tout le bonheur et toute la joie que tu mérites. Je ne serai sans doute pas autant « nombrilo-centrée » que pour Crapouillou, mais on aura nos moments rien qu’à nous deux, le soir, quand je me coucherai. Promis. Accroche-toi, tu as encore un long chemin à parcourir. Mais tu es là, alors reste bien au chaud avant d’être prêt à sortir.

Le sage-femme ne trouve pas d’explication à ces saignements. Peut-être un léger décollement du placenta, et encore. L’appareil est trop approximatif pour en être certain. Je dois passer l’échographie du premier trimestre dans une semaine, on verra bien ce qu’il s’y dira. Mais rien de grave. Il paraît que ça arrive, des saignements inexpliqués pendant le premier trimestre de grossesse. Et bien plus souvent qu’on ne le croit. Rien que depuis ce matin, je suis sa sixième patiente dans ce cas-là !

Ok, ça rassure, il se passe parfois des choses sans explications possibles. Je le prends vraiment comme une alerte, un « appel à la reconnaissance » de notre bébé, une aide à la prise de conscience que oui, nous le voulons, nous l’acceptons, et nous sommes heureux qu’il soit là.

Le soir, Crapouillou a beaucoup de mal à s’endormir. Couché à 20h30 comme d’habitude, à 22h il ne dort toujours pas et pleure encore. Je le prends dans mes bras, lui fais un gros câlin, et lui explique ce qu’il s’est passé aujourd’hui. Je lui dis que Maman a un bébé dans le ventre, que Maman a eu un problème et qu’on a dû aller vérifier que le bébé allait bien. Que maintenant tout va bien. Puis son papa le prend sur ses genoux pour le bercer et il s’endort, paisiblement.

Et toi, tu savais que c’était possible, des saignements inexpliqués mais anodins pendant le premier trimestre de grossesse ? Comment aurais-tu réagi ? Viens nous dire !

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Commentaires

26   Commentaires Laisser un commentaire ?

Weena (voir son site)

Je sais que c’est possible, mais je n’en ai jamais eu donc je ne sais pas comment je réagirais …
Probablement un peu comme toi, j’aurais tendance à attendre de voir comment ça évolue et faire une prise de sang qui confirme ou infirme la fausse couche … 😉

le 29/10/2016 à 07h35 | Répondre

Madame Vélo

C’est pas évident de savoir comment réagir, et encore moins d’anticiper ce genre de réaction !

le 04/11/2016 à 14h16 | Répondre

Hibiscus

J’ai vécu la même chose au début du 3eme mois de ma 1ere grossesse. Je n’avais pas mis de pantalon blanc mais j’étais à un déjeuner de mariage où j’étais témoin à Abidjan, avec une amie arrivée la veille et qui ne savait pas que j’étais enceinte…. Je me suis retrouvée tout d’un coup complètement inondée. J’ai fini par trouver un calçon d’homme dans une boutique à côté pour me mettre un peu au sec puis j’ai fait découvrir la ville en taxi à mon amie, après avoir expliqué la situation aux mariés et mon stress… ma gynéco était très inquiète et ne pouvait pas faire d’écho. Finalement c’est dans une clinique en chantier, entre les bâches et les marteaux piqueurs que j’ai pu avoir l’écho. Un petit décollement placentaire. Ouf! J’ai continuer à saigner quelques jours.

le 29/10/2016 à 08h52 | Répondre

Madame Vélo

Oh la la, la situation totalement inimaginable et pourtant ! Tu as dû passer des heures difficiles. Heureusement que ce n’était rien de grave !

le 04/11/2016 à 14h17 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Lorsque j’ai passé ma visite pré conception il y a plus d’un an, ma gynéco m’avait prévenu que comme j’avais un rhésus négatif, il était tout à fait possible que dans les 3 premiers mois, j’ai des petits saignements. Peut être est-ce ça ? L’important c’est que le bébé aille bien.

le 29/10/2016 à 09h22 | Répondre

Étoile (voir son site)

Copine de rhésus négatif 🙂 J’en ai eu aussi pour Petit Prince. Pendant trois jours à un mois et demi de grossesse. Le gynéco n’était pas très stressé en disant que c’était du « vieux sang » ou le col qui est sensible. Par précaution, j’avais été arrêtée une semaine.

le 29/10/2016 à 10h55 | Répondre

Miss Chat

Tiens, je suis aussi rhésus négatif et c’est la première fois que j’entends ça ! Vous m’apprenez quelque chose. Ma gynéco ne l’a même jamais mentionné. Mais du coup, Madame Fleur, j’espère que ça pourra te rassurer : je n’ai jamais eu de perte de sang pour aucune de mes grossesses 😉

le 01/11/2016 à 21h09 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Que de rhésus négatif par ici !
Tu me rassurés Miss Chat, mais ma soeur rhésus négatif n’en a pas eu également, donc je me doute que ce n’est pas la norme. Mais cest sans doute bon à savoir au cas où pour flipper peut être un peu moins.

le 02/11/2016 à 16h02 | Répondre

Madame Vélo

Ah je ne savais pas ça ! Mais de toute façon ça ne pouvais pas être cette cause-là pour moi puisque je suis de rhésus positif.

le 04/11/2016 à 14h19 | Répondre

virginie

Ouch ! Bonjour la flippe totale ! Pour la seconde grossesse, j’ai eu des saignements mais, ayant vécu peu de temps avant la fausse couche provoquée, je n’ai pas paniqué du tout, j’ai tout de suite vu que ce n’était pas ça. En revanche, sans cette première expérience… bonjour l’angoisse.

le 29/10/2016 à 10h31 | Répondre

virginie

C’est vrai qu’on s’y attache plus vite qu’on ne le pense sur le coup 😉

le 29/10/2016 à 10h32 | Répondre

Madame Vélo

Eh oui, on se projette vachement malgré tout !
Le sage-femme avait l’air d’être rassuré quand il a vu la couleur de mon sang, donc en effet ça doit être différent quand c’est réellement une fausse-couche.

le 04/11/2016 à 14h21 | Répondre

Madame D

J’imagine même pas le stress … comme toi j’aurais cru faire une fausse couche …
ici ça m’arrive d’avoir des saignements quand je force trop dans la journée. C’est un signal d’alarme imparable.

le 29/10/2016 à 14h06 | Répondre

Madame Vélo

Au moins tu sais ce que ça veut dire et c’est vrai que le signal d’alarme ne peut pas être plus clair ! Chez moi c’est plutôt les contractions trop fortes qui me donnent le holà !

le 04/11/2016 à 14h23 | Répondre

Hilde

Bonjour,
Je souhaite réagir au « S’il est mort il n’y a rien à faire » de Mme Vélo et au « J’aurais tendance à attendre de voir comment ça évolue » de Weena : j’ai réagi pareil lorsque ça m’est arrivé il y a 5 ans, je ne suis allée à la maternité que le lendemain de saignements à 7 SA. Résultat, c’était une grossesse extra-utérine, j’y ai laissé une trompe, un ovaire et je n’ai pas été loin d’y laisser ma vie, l’hémorragie interne était bien avancée même si extérieurement j’avais peu de saignements et de douleurs.
Donc, sans vouloir être alarmiste, pour moi c’est clair : saignements en début de grossesse = urgences direct ! Mieux vaut y aller pour rien que passer à côté de quelque chose de grave…

En tout cas je suis contente de l’heureuse issue pour toi Mme Vélo, ton petit bout doit être né maintenant ?

le 29/10/2016 à 14h43 | Répondre

Madame Vélo

Merci pour ton témoignage Hilde. C’est vrai qu’on y pense peu à la GEU mais ça peut être très grave. Et ton expérience n’a pas dû être facile à vivre. Dans mon cas je savais que ce n’était pas ça puisque j’avais déjà passé une écho de datation et l’embryon était bien accroché au bon endroit.
Eh non, pas encore né, c’est pour janvier 🙂 ça me laisse le temps de vous raconter la suite de la grossesse 😉

le 04/11/2016 à 14h25 | Répondre

Madame Nounours

Je suis aussi de rhésus négatif et mon gynécologue ainsi que l’obstétricien qui m’ont suivi pendant ma grossesse m’ont dit que pour une seconde grossesse il y avait plus de risques au premier trimestre que pour une première grossesse avec une plus de surveillance mais je pense que tu dois le savoir. Bref, tant mieux que ça été plus de peurs qu’autre chose et que ton petit bébé ailles bien ^^

le 29/10/2016 à 14h49 | Répondre

Madame Vélo

Merci 🙂 Et comme je l’ai dit plus haut, je suis de rhésus positif donc pas de soucis pour moi de ce côté là !

le 04/11/2016 à 14h27 | Répondre

Claire (voir son site)

Merci pour ton témoignage Mme Vélo car il n’y en a pas beaucoup sur le sujet.
Je ne pensait pas que cela pouvais être si fréquent Mais il est vrai que j’avais déjà entendu dire que lors de certains déni de grossesse, certaines femme disait avoir eu leurs règles. Donc était très surprises. Voilà donc l’explication.
Comme quoi on peut avoir des saignement même en étant enceinte !

le 30/10/2016 à 10h49 | Répondre

Madame Vélo

Oui je le savais pour les dénis de grossesse ! C’est fou quand même ! C’est vrai que j’ai été vachement impressionnée quand il m’a dit que ça faisait déjà 6 fois dans la journée qu’il recevait une femme avec des saignements inexpliqués. C’est que ça doit arriver bien plus souvent qu’on ne le croit ! Et il peut y avoir des « explications » banales comme un long trajet en voiture, un rapport sexuel, etc (au vu des questions qu’il m’a posées !).

le 04/11/2016 à 14h29 | Répondre

Miss Chat

Ton témoignage m’a beaucoup émue, surtout quand tu dis avoir éprouvé de la culpabilité à ne pas avoir investi plus tôt cette grossesse… D’un côté, je me dis aussi qu’il est souvent difficile d’investir pleinement une grossesse dès le premier jour : il faut toujours un peu de temps pour intégrer le fait que, voilà, d’ici max 9 mois, on devra assurer pour gérer un petit être humain 🙂

le 01/11/2016 à 21h13 | Répondre

Madame Vélo

Oui tu as raison, l’investissement est forcément difficile au tout début. Mais c’est surtout que quand je compare avec ma 1ère grossesse j’avais l’impression d’avoir « délaissé » ce petit embryon qui était en moi. Il m’a fallu du temps pour accepter que pour le 2eme ça serait forcément différent que pour le 1er, et que ce n’était pas grave si je ne vivais pas les choses de la même façon. Je crois que je suis rentrée très tôt dans le monde merveilleusement angoissant et frustrant des parents de fratries 😉

le 04/11/2016 à 14h33 | Répondre

Melimelanie

Holala heureusement que je savais que tout allait bien au final parce que j’en ai pleuré et j’ai eu mal au cœur pour toi en lisant l’article.
La dernière fois que j’ai eu des saignements pendant un début de grossesse c’était pour ma GEU donc je dois dire que j’aurai paniqué à fond et que j’espère ne pas revivre ça car je ne suis pas sur que je serais capable de le gérer…

En tout cas merci pour ton témoignage si vrai ou tu ne nous caches rien!

le 02/11/2016 à 10h56 | Répondre

Madame Vélo

Merci Melimelanie 🙂
C’est sûr que vu ton vécu tu aurais forcément réagit différemment. D’ailleurs pendant les quelques heures d’incertitudes j’ai pas mal pensé à toi et aux autres chroniqueuses qui avaient vécu une fausse couche ou autre difficulté de ce genre pendant leur grossesse.

le 04/11/2016 à 14h36 | Répondre

Louna

Oh ma pauvre Mme Vélo ! Quel stress ! Et quel soulagement de savoir que Petit Bébé était en fait bien accroché !
Je comprends que Crapouillou ait été un peu perturbé, mais j’ai l’impression que vous avez hyper bien géré, et je pense que le fait de lui expliquer le soir-même a dû lui faire du bien.
Bonne continuation !

le 03/11/2016 à 15h41 | Répondre

Madame Vélo

Merci Louna !
Oui sur le coup ça lui a sans doute fait du bien. Mais du coup ça doit être hyper long pour lui car ça fait vraiment longtemps qu’on lui parle du bébé dans le ventre de maman. D’ailleurs après un phase d’intérêt prononcé, ça fait maintenant 1 mois qu’il ne s’y intéresse plus du tout et qu’il snobe mon ventre complètement !

le 04/11/2016 à 14h38 | Répondre

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