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Le suivi de grossesse en Allemagne


Publié le 24 novembre 2014 par Die Franzoesin

Avant de te raconter la suite de mes aventures, je souhaiterais te faire partager les particularités du suivi de grossesse en Allemagne. Il y a peut-être quelques expatriées qui traînent ici. Et puis, je trouve intéressant de noter les différences avec la France. Souvent, elles révèlent beaucoup de choses sur nos cultures, notre façon de voir la vie même à son tout début. J’avais ainsi été stupéfaite de lire sur ce blog qu’en Irlande, l’alcool restait exceptionnellement autorisé !

Généralités

Est-ce parce que le taux de natalité est si faible ici que les pouvoirs publics investissent à fond sur la grossesse ? Le suivi allemand m’a en tout cas semblé particulièrement intense et pointilleux.

Pour rappel, l’Allemagne a l’une des démographies les plus faibles d’Europe, avec un indice de fécondité de seulement 1,4 enfant par femme. C’est vécu par les habitants et la classe politique comme un drame national : sans grand changement ou vague migratoire, la population allemande ne pourra vraisemblablement que vieillir et décroître dans les années à venir. A l’inverse la France caracole en la matière en tête des classements européens, avec un indice de fécondité de 2 enfants par femme (et donc un renouvellement presque assuré de sa population).

Le suivi est notamment très médicalisé, jalonné de nombreux examens poussés et systématiques : échographies endo-vaginales, monitoring etc. L’accouchement s’effectue toujours en présence d’un gynécologue obstétricien.

Dans ce domaine, la différence de formation des sages-femmes doit être notée. En France, les sages-femmes sont des professionnels de santé durement sélectionnés qui doivent effectuer cinq années d’étude après le bac. En Allemagne en revanche, elles s’apparentent plutôt à des auxiliaires. Elles n’ont pas systématiquement le bac, et sont formées en trois ans. Elles ne peuvent par exemple pas prescrire de médicaments, ni prendre en charge un accouchement dans sa totalité.

carte d'Europe Allemagne

Crédits photo (creative commons) : Mark

Mon expérience

Dès mon test de grossesse positif réalisé, je me suis rendue chez ma gynécologue. A la suite d’un entretien détaillé et de plusieurs examens, celle-ci m’a remis mon carnet de grossesse. Il porte un nom mignon je trouve : « Mutterpass » ce qui signifie littéralement « passeport de maman ». C’est un super document, très pratique, qui va me suivre tout au long des neuf mois et même un peu après. Tous les résultats de tous mes examens y seront consignés : tension, poids, compte-rendu d’échographie, plus tard compte-rendu d’accouchement, tout y est. Il ne faudra bien sûr jamais l’oublier pour les rendez-vous de suivi, il est même recommandé ici de l’avoir toujours sur soi pendant la grossesse.

J’ai ensuite été conviée tous les mois à un rendez-vous de suivi avec ma gynécologue. Lors de ce rendez-vous se succèdent toujours une analyse d’urine, une pesée, une prise de tension et une échographie détaillée (avant trois mois endo-vaginale, après normale). Je suis ravie pour ma part de voir mon bébé si souvent ! Ça m’aide beaucoup à me rassurer. En fonction des mois viennent s’ajouter une prise de sang, un contrôle du col ou un monitoring.

En plus, il est possible de bénéficier du suivi d’une sage-femme. La mienne m’a toujours rendu visite à domicile, environ toutes les six semaines pendant la grossesse. Elle reviendra après l’accouchement vérifier l’évolution du poids du bébé et de notre relation. Elle ne procède à aucun acte médical, mais répond à toutes mes questions (même les plus saugrenues, et dans le cas d’une première grossesse, on en a forcément). Elle complète en quelque sorte la consultation médicale, souvent très rapide, par un accompagnement plus centré sur la prise en charge psychologique de la maman.

A partir du dernier trimestre, il est recommandé de s’informer sur les maternités environnantes et d’en choisir une. Les maternités de ma ville se font beaucoup de concurrence et organisent chacune des visites détaillées (et presque alléchantes) pour les parents. Si on le souhaite, on peut y bénéficier d’une petite consultation avant l’accouchement. Cela dit, aucune inscription n’est demandée : jusqu’au jour J, on peut encore changer d’avis !

Au cours du dernier trimestre également, sept cours de préparation à la naissance sont proposés. Ce sont généralement des cours en petits groupes très sympathiques, animés par une sage femme. Ils sont en revanche assez standardisés, et à vrai dire je n’y ai pas appris grand-chose. Je n’ai jamais entendu parler ici de sophrologie ou d’haptonomie et je l’ai un peu regretté. Peut-être que ça existe dans de grandes villes comme Berlin, mais pas dans notre petite bourgade.

L’ensemble des prestations que je viens de citer sont prises en charge à 100% par la sécurité sociale lorsqu’on est salariée. Inutile d’avancer les frais : en Allemagne, les professionnels de santé sont rémunérés directement par l’assurance maladie. En gros donc, quand on est salariée, c’est vraiment gratuit, et ça fait tout drôle.

Les différences avec la France

Au niveau des grandes différences avec la France j’ai donc noté :

  • L’absence d’échographie charnière du troisième mois, la fameuse échographie des 12 SA bien connue des françaises.
  • Ici, elle est intégrée au suivi normal classique. La clarté nucale et le test sanguin pour la trisomie n’est pas pratiquée systématiquement, mais uniquement lorsqu’on présente un risque particulier. Les allemands considèrent que le risque de faux positifs (qui génèrent une inquiétude injustifiée) est trop élevé. Je crois que c’est un sujet de débat entre médecins…
  • L’absence de dépistage systématique de la toxoplasmose. J’ai du demander à le faire, et payer pour ! Je ne sais pas ce qui explique cela, en France toutes mes amies enceintes en faisaient presque une obsession… J’ai juste ma petite idée : traditionnellement, on mange nettement moins de crudités, de viande saignante et de fromage à base de lait cru en Allemagne. Cela suffit peut-être à faire chuter le risque ?
    • Le dépistage systématique du diabète et des infections vaginales. Dans ce cas, c’est l’Allemagne qui fait preuve de plus de prudence que la France. Mais bien sûr, ça a un coût et on en revient sans doute au thème de l’investissement de départ.

Les différences entre les deux pays s’accroissent davantage (et même résolument) en matière d’accouchement, de congé maternité, de congé parental et de modes de garde. Le moment venu, ce sera peut-être l’occasion d’écrire d’autres articles !

Et toi ? Tu as vécu ta grossesse à l’étranger ? Tu as été surprise des différences par rapport à ce que tu connaissais en France ? Raconte !

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Commentaires

33   Commentaires Laisser un commentaire ?

Aurore

J’adore ce genre d’article, ça fait beaucoup relativiser sur ce qui est vraiment important ou pas, se serait bien si tu faisais une suite pour l’accouchement, tu m’as laissé sur la fin du coup !

le 24/11/2014 à 10h45 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Merci, ton commentaire me motive à écrire la suite ! Pour cela il fallait avant tout que j’accouche et c’est fait depuis la semaine dernière ;).

le 25/11/2014 à 03h20 | Répondre

madame Brotchen

Bonjour Die Franzoesin,
Merci pour ton article.Je te lis régulièrement, ainsi que tous les articles du blog….Je suis trentenaire et expatriée aussi en Allemagne.Je n’ai pas encore d’enfant, mais j’ai effectivement remarqué pas mal de différences concernant la grossesse, le suivi médical, la mentalité autour de la grossesse.Mon mari et moi ésperons un bébé en 2015, alors tes conseils seront précieux!

le 24/11/2014 à 11h24 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Oh un autre bébé franco-allemand ? J’espère t’ouvrir la voie !

le 25/11/2014 à 03h21 | Répondre

Floconnette

Je trouve intéressant de comparer!
Finalement c’est assez suivi alors outre-Rhin également. Je pense que c’est plus vers le Nord de l’Europe qu’on « médicalise » moins, non?

le 24/11/2014 à 11h38 | Répondre

Claire Gezillig

Il est certain qu’on médicalise beaucoup moins par chez moi. Par exemple, aux Pays-Bas, il n’y a pas – je cite – de « péridurale de confort », c’était dire que c’est seulement si y a une raison médicale… Mais on attendra de mettre en route le petit Gezellig pour venir vous en parler 😉

le 24/11/2014 à 14h39 | Répondre

Floconnette

haha! Ayant vécu un accouchement très très très douloureux et très très très long (sur mon échelle à moi bien sûr) j’ai été contente d’avoir une péridurale après plus de 20h de souffrance. J’étais à la limite de ce que mon corps pouvait endurer. Par contre je comprends les mentalités qui la donnent moins « facilement » qu’en France, même si ave cmon vécu, je suis contente d’être en France…

le 24/11/2014 à 14h45 | Répondre

Nilith lutine

On considère aussi l’accouchement différemment, dans sa globalité : en France, avec l’accouchement en position gynécologique qui est la norme, c’est effectivement quasiment impossible de tenir le coup sans péridurale. C’est différent lorsqu’on est parfaitement libre de ses mouvements. 😉

le 24/11/2014 à 17h00 | Répondre

Floconnette

Pour ma part c’est le travail qui m’a achevée, et j’avais si mal que je ne pouvais qu’être assise ou couchée. L’accouchement lui-même n’a pas été le pire, c’était les heures précédentes. Je crois que j’aurais eu une césarienne sans la péridurale qui m’a permis de reprendre un peu de forces avant la poussée (22h de contractions fortes douloureuses rapprochées, pose de péridurale pour les 4 dernières heures et après mon fils était là). J’ai essayé le ballon, la salle nature (avec baignoire), tout. Mais mon enfant était placé directement sur l’os du bassin sur la gauche et ça m’a vraiment fait mal. Après je suis peut être moins endurante que d’autres 😉 mais pour moi la péridurale a été salvatrice, j’étais vraiment à bout j’avais l’impression que j’allais mourir!

le 24/11/2014 à 17h13 |

Die Franzoesin (voir son site)

La péridurale j’en reparlerai aussi mais je devais accoucher d’abord :). Cela dit tu as raison Claire, le suivi est moins médicalisé dans ton pays je crois.

le 25/11/2014 à 03h22 | Répondre

Mam' Agrume

Moi j’ai une autre idée sur la toxo :
Les aliments à risque de listéria recouvrent pas mal ceux à risque de toxo. La toxo exige juste quelques précautions supplémentaires : lavage soigneux des mains après jardinage, pas de changement des litières des chats…
Par conséquent de toute façon fromage au lait cru et charcuterie seront déconseillés !
Et si une toxo est découverte en cours de grossesse, on ne peut pas trop pronostiquer ce que ça va donner, ni avoir d’action véritable sur le risque.
Donc : dépense de santé inutile. Et anxiogène pour les femmes.
J’ai demandé le test en début de grossesse avec le reste de la prise de sang parce que j’étais négative pour ma première grossesse (et le suis restée) pour la simple raison que j’ai des chats (et encore, ils ne sortent pas ! Quasi aucun risque). Sinon pas de dépistage aux Pays-Bas non plus !

Je ferai un article sur le suivi aux Pays-Bas 😉

le 24/11/2014 à 11h59 | Répondre

Claire Gezillig

ah ben, ça va m’intéresser ça ! J’avais pas vu ton commentaire, on va voir si tout ce qui se dit dans le milieu expat est vrai 🙂

le 24/11/2014 à 14h41 | Répondre

two love

Pas de dépistage à Dublin non plus. Ils estiment que le risque est quasiment nul et que les irlandais ne mangent que très peu des crudités. Par contre, ils font effectivement attention à la listeria.

le 24/11/2014 à 18h10 | Répondre

sapparot

En Haiti, on m’a fait le depistage de la toxo qui s’est avere negatif. Mon medecin haitien (eduque en France), ne s’en est pas vraiment inquiete. En fait, j’ai l’impression qu’il ne s’inquiete de rien.
Il est hyper cool sur tout et ca m’angoisse presque 🙂

le 26/11/2014 à 17h42 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Tu as raison c’est aussi une bonne interprétation !

le 25/11/2014 à 03h26 | Répondre

FrauBibou

merci ! en essai ET en Allemagne ton article me sera précieux! C8 en cours…

le 24/11/2014 à 19h12 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Ich drücke dir die Daumen ;).

le 25/11/2014 à 03h33 | Répondre

Cha

Super intéressant ces différences !
J’avais entendu dire par ailleurs qu’en Allemagne on comptait les semaines de grossesse différemment, ce qui fait que le terme n’était pas fixé le même jour qu’en France (à quelques jours près bien sûr !). Vrai ou faux ?
Moi je suis en Turquie et suivi très régulier aussi : rendez-vous et échos tous les mois, suivi extrêmement rigoureux de la prise de poids, bcp de conseils sur le sport, la nutrition … mais rien non plus sur la toxo, la listériose et autres risques. D’un certain côté ça me rassure. En revanche, quand je regarde le taux de césariennes … ouch … 70% des naissances !!! ça m’inquiète fortement, d’autant que le gynéco m’a dit dès le premier rendez-vous que j’avais le bassin étroit … (pour 110 cm de tour de hanches, je ne comprends pas trop …)

le 24/11/2014 à 21h25 | Répondre

Victoria

C’est effectivement le cas pour le calcul du terme, il est donné une semaine plus tôt en Allemagne qu’en France. Par contre, ils attendent plus longtemps pour déclencher l’accouchement en Allemagne (plus ou moins 15 jours), alors que c’est environ une semaine en France. Ce qui revient au final au même 🙂

le 03/12/2014 à 15h10 | Répondre

HéHü

Bon alors là, désolée, je ne suis pas genre à faire des commentaires mais là je dois dire qu’il faut être prudent sur les comparaisons avec l’étranger et ne pas faire de généralités par rapport à ce que l’on connait. Je vis depuis 14 ans à Francfort, j’ai 3 enfants de 13, 9 et 1 an, 3 grossesses et 3 accouchements donc en Allemagne. Alors dans notre Land, la Hesse, les sages-femmes ont tout à fait le droit de te faire accoucher, même chez toi dans ton lit (ou dans ta baignoire!). En général tu vas plutôt dans une maison de naissance tenue par des sages-femmes si tu peux vivre un accouchement 100% naturel. Sinon tu peux effectivement aller tous les mois chez le gynéco mais ce n’est pas obligé. Comme en France, il existe 3 échographies complètes prises en charge par ta caisse- regardes dans ton Mutterpass, la 1ère écho se situe 9-12 semaines. Cependant la plupart des gynécos ont le matos dans leur cabinet et se servent de l’échographie à chaque fois pour mesurer et peser ton bébé donc effectivement la possibilité de voir son bébé très souvent ce qui est trop top. Sinon je trouve qu’il règne une ambiance très bio/nature/écolo autour de la future maman avec les différentes tisanes de grossesse, le yoga, la danse et le chant prénatal, le pilates, la natation, l’acupuncture etc… Sinon paradoxalement, à l’hôpital, ils n’hésitent pas longtemps à faire des césariennes dès que l’accouchement s’avère difficile. Voilà voilà, je ne souhaite froisser personne mais bon, je n’aime pas les généralités/banalités que j’entends à longueur de temps sur les français alors svp, n’en faisons pas sur les allemands et soyons sûre que notre expérience ne reste que la nôtre, et heureusement!!!

le 24/11/2014 à 21h51 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Je suis tout à fait d’accord avec toi, les généralités sont toujours agaçantes ! C’est pour ça que j’ai tenu à intituler la deuxième partie de l’article « mon expérience » et que j’ai fait attention à évoquer « ma » gynécologue ou « ma » ville. Je sais qu’il existe plein d’autres modalités, aussi des différences entre les différents Länder etc. Il s’agit donc juste de mon témoignage, à mon échelle :).

le 25/11/2014 à 03h32 | Répondre

FrauBibou

merci pour ces précisions!

le 25/11/2014 à 08h49 | Répondre

Mlle Mora

Super article Die Franzoesin, j’aime beaucoup savoir ce qui se fait ailleurs. C’est intéressant ! Le taux de natalité est « tombé » à 1.99 en France, nous aussi, on va commencer à « juste vieillir »…

le 25/11/2014 à 11h27 | Répondre

Miss Chat

Ah tiens, voilà des procédures qui me sont déjà beaucoup plus familières (je suis belge) !
Au vu de ce qui s’est dit ici et de ce que j’ai pu voir ailleurs sur Internet, je constate que la Belgique a des façons de faire assez semblables à la France : dépistage régulier de la toxo, 3 rdv gynécologiques prévus et 3 échos, dépistage de la T21, etc. Par contre, ma gynéco trouve ça trop peu donc je « dois » la voir tous les mois, ce qui permet de faire une écho à chaque fois grâce à quelques trucages vis-à-vis de la sécu (ouh c’est mal ! mais qu’est-ce que ça fait plaisir de voir bébé grandir tous les mois ! 😉 ), avec prise de tension, de poids, vérification du col à chaque fois, etc. On demande aussi aux mamans de faire une écho morphologique vers le 5e mois pour s’assurer que tout est bien en place. Nous avons aussi le « Mutterpass » (appelé « Carnet de la mère »), qui a exactement les mêmes fonctions que sa consoeur allemande, et la sécu rembourse 12 séances de kiné pré- et post-natale qui se fait en séance individuelle (oui oui c’est top). Pour la maternité, la nôtre faisait aussi des visites organisées mais je ne crois pas que ça soit si répandu que ça.
Il existe aussi le système des sage-femmes à domicile après l’accouchement mais ce n’est pas généralisé et ceux qui y ont fait appel pendant la grossesse sont ceux qui s’orientent vers les accouchements naturels/non-médicalisés principalement.
Personnellement j’aime bien le fait que malgré les visites médicales fréquentes, la façon d’envisager les choses avec ma gynéco et la kiné ne donnent pas du tout une impression de médicaliser la maternité et au moins je suis bien suivie et encadrée. Ca rassure 🙂

le 25/11/2014 à 22h51 | Répondre

issabill (voir son site)

C’est toujours intéressant de savoir ce qui se passe chez les voisins!
Pour la toxo, je te rapporte les propos de ma gynéco : celle-ci trouve que 1 prise de sang/mois, c’est beaucoup trop, avec les mêmes arguments que Mam’Agrume… mais qu’en revanche il y a un fort lobbying des labos pour imposer et maintenir cette prise de sang mensuelle! Donc ce serait essentiellement une histoire de sousous, et qui en fait perdre à notre sécu.

le 26/11/2014 à 11h04 | Répondre

Victoria

Coucou!
Je suis aussi expatriée en Allemagne, avec un enfant né en France à l’hôpital et le 2e né en Allemagne à la maison, avec une sage-femme. Si quelqu’un a des questions, je suis là 🙂
J’avais aussi remarqué la différence concernant la toxo entre la France et l’Allemagne. Sinon, le suivi en fin de grossesse est plus rapproché en Allemagne, j’avais rdv toutes les semaines le dernier mois chez la gynéco, en plus du suivi par ma sage-femme à la maison.
Un point que j’ai beaucoup apprécié, c’est la visite quotidienne puis plusieurs fois par semaine de la sage-femme à la maison, pendant un mois après la naissance, pour moi ainsi que pour le bébé (poids etc..). C’est rassurant et agréable!

le 03/12/2014 à 15h16 | Répondre

Gwendo

Victoria,
puis-je te demander si tu avais une assurance privée? Je suis fonctionnaire en NRW et compte rentrer accoucher en France. Cela dit, ça paraît d’être assez compliqué au niveau administratif. Apparemment, il faudra que j’avance tous les frais ;( et malgré de nombreux coups de fil, ne sait toujours pas sur quelle base je vais être remboursée.
Je suis preneuse de tout retour d’expériences.
Merci!

le 10/11/2016 à 11h22 | Répondre

Victoria

Bonjour Gwendo,
Non, j’avais une assurance normale ( gesetzlich). Cela dit, je pense que je me suis mal exprimée, mon premier enfant est né en France parce que nous n’étions pas encore expatriés, nous avons déménagé entre les deux. Concernant ton assurance, le mieux est que tu leur demande un devis complet je pense.
Bon courage pour les démarches et bonne fin de grossesse 🙂

le 13/11/2016 à 11h32 | Répondre

Mlle Moizelle

Je trouve ça vraiment pas mal la sage-femme qui vient à domicile après l’accouchement. Je pense qu’elle doit parfois voir des choses pas « très nettes » et qu’il est bon qu’elle conseille au mieux ceux qui sont un peu perdus… De manière générale, ne pas laisser des parents « tout neufs » seuls avec leurs interrogations, c’est vraiment un aspect positif.

le 01/04/2015 à 13h37 | Répondre

Pegoraro

Bonjour à toutes.
Tout d’abord un grand merci pour ce blog et les commentaires fort utiles et intéressants.
Je vous écris, car mon mon mari va s’installer en septembre à Francfort et je devrais le rejoindre dans les prochains mois, car je suis enceinte de deux mois. Nous vivons actuellement à Paris. Le problème est que ni lui ni moi nous ne maîtrisons l’allemand. Ainsi auriez-vous quelques conseils/coordonnés de médecin/gynécologue/sage femme francophones ou anglophones?
En vous remerciant par avance

le 18/07/2017 à 08h08 | Répondre

Francaise

Bonjour,
J’ai une question.. Je suis en allemagne aussi depuis 1 an et je crois que je suis enceinte j’ai fais un test acheté en pharmacie qui est négatif mais j’ai tous les symptômes (nausées, absence de règles depuis 1 semaine, fatigue…)
Ou faire une prise de sang? En france il suffit de se rendre dans un centre d analyse comment ca se passe en Allemagne ? Ma gyneco peut elle faire un test ?
Merci par avance …

le 15/10/2017 à 18h41 | Répondre

Victoria

Bonjour,
Je ne sais pas exactement où faire une prise de sang, mais souvent les cabinets sont équipés pour, chez la gynéco peut-être.. En cas de doute je téléphone simplement à ma gynéco 🙂

le 16/10/2017 à 16h22 | Répondre

Mahdi Aridj (voir son site)

Bonjour, merci pour votre article.

Mais je tiens à signaler que pour être sage-femme en Allemagne la sélection est aussi dure qu’en France.

Elles ne sont pas apparentées à des auxiliaires. La législation sur l’accouchement en Allemagne est très dure et claire. L’accouchement ne peut se faire sans la présence d’une sage-femme, le gynécologue n’a pas le droit de faire accoucher seule. D’où la présence de maisons de naissance qui offrent une alternative à l’accouchement en hôpital et qui peut être traumatisant pour certaines mères.

Je me permets d’écrire cela car j’ai fais un reportage photo sur les sages-femmes en Allemagne en 2016. Sinon ravit de lire votre retour expérience.

Merci

Mahdi

le 18/04/2018 à 12h25 | Répondre

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