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Surmonter les difficultés de l’allaitement


Publié le 17 novembre 2014 par Mrs Tabitha Twitchit

Ça me fait toujours un peu tiquer lorsque j’entends qu’allaiter est compliqué.

Attention : je comprends tout à fait qu’on ne veuille pas allaiter pour des raisons personnelles. J’admets qu’on ne puisse pas allaiter, ou avec de grandes difficultés (je ne suis pas de celles qui prétendent qu’on peut toujours allaiter avec un peu de volonté). Je conçois qu’on souffre véritablement des désagréments des premières semaines, et qu’on préfère abandonner plutôt que se faire du mal.

Mais je ne crois pas que l’allaitement soit toujours une grosse prise de tête. En fait, je suis même sûre que ça peut bien se passer, et que ça vaut le coup d’essayer si ça nous fait envie.

Laisse-moi te brosser mon portrait

Je suis une femme catégorie souricette (à peine au-dessus de la catégorie crevette). Je fais 1m63 pour 49 kg, je ne suis pas très grande et pas très grasse à la base. Toute ma grossesse m’a fait penser que la maternité, ce n’était pas mon truc : j’ai vomi du début à la fin, je n’ai pris que six kilos (55 kg en fin de grossesse, qui dit mieux ?) et je me traînais chez moi dans un état de fatigue constant.

Au concours de la meilleure laitière, reconnais-le : tu n’aurais pas parié un kopeck sur mon numéro. Moi non plus, d’ailleurs : je voulais tenter, mais j’étais persuadée que j’allais laisser tomber au bout de deux jours. Et pourtant, ça fait cinq mois et demi que j’allaite ma fille.

Tu penses que c’est grâce à ma volonté de fer ? Laisse-moi rire. Je ne suis pas exactement adepte de la maxime « quand on veut on peut », je trouve que la vie est bien assez compliquée pour la compliquer d’avantage, et je ne suis portée par aucune idéologie. Oui, l’allaitement, j’aime bien dans le principe. Dans le principe, j’aimais aussi l’accouchement physiologique, et pourtant j’ai demandé la péridurale quand la douleur n’a plus été – à mon sens – supportable. Je ne me serais jamais sacrifiée sur l’autel de l’allaitement, et pourtant je l’ai continué. Si je l’ai continué, c’est que pour moi c’était simple, c’est simple, ça a toujours été simple. CQFD.

Attends attends, c’est là que mon cher époux intervient. Apparemment, j’aurais oublié deux-trois trucs. Ce qu’il faut que tu saches, future maman, ce que tu sais déjà, maman en fonction, c’est que quand tu gagnes un bébé, tu perds des neurones. Que ça endommage ton cerveau, en particulier le siège de la mémoire. Oui, devenir mère, ça rend amnésique. C’est comme ça que tu oublies à quel point les nausées et/ou la fatigue de la grossesse sont désagréables. Comme ça que tu oublies à quel point tu douilles en accouchant. Et je ne te parle pas des suites de couches sanglantes et des nuits sans sommeil. Si on n’oubliait pas, tous les bébés seraient enfants uniques.

Et l’allaitement dans tout ça ? L’allaitement, c’est pareil. Je ne sais pas si toutes les allaitantes ont été dans mon cas, mais moi, j’ai eu du mal. Et puis j’ai purement et simplement oublié que j’avais eu du mal. C’est mon mari qui me l’a rappelé. Car ton conjoint, lui, il n’est pas shooté par les hormones, lui, il n’oublie pas. Quand, toute à ton délire de madone, tu as l’impression d’avoir toujours eu un bébé greffé à la poitrine, lui te rappelle que ça n’a pas toujours été à ce point idyllique.

allaiter son bébé

Crédits photo (creative commons) : dailycloudt

L’allaitement n’est pas un long fleuve lacté tranquille

Oui, moi aussi, j’en ai (un peu) bavé au début.

Car quand ton bébé vient de naître, il sait téter. C’est instinctif : posé sur ta poitrine, il trouve le mamelon et se met à téter. Puis la première tétée est terminée, ton bébé s’endort tranquillement contre toi, on te le prend et on te le met dans un berceau. Et là, ton bébé oublie ce qu’il savait d’instinct. Il lui faut par la suite de longues minutes pour s’accrocher au mamelon et téter. Il s’énerve, il pleure.

Toi, tu es à côté, c’est la première fois que tu allaites, tu as du mal à l’aider. Tu te sens impuissante. Tu appelles l’auxiliaire une fois, deux fois, puis tu as honte de rappeler, alors tu restes seule face à ton bébé qui cherche sans trouver et qui pleure. Tant bien que mal, tu le repositionnes. Ça y est, il a chopé le truc. Mais voilà qu’il s’endort. Tu fais comme on t’a dit, tu lui frictionnes le corps, voire tu le mets en body, pour le stimuler. Ça marche, il tète quelques minutes de plus, avant de piquer du nez à nouveau. A la fin de la tétée, tu es épuisée.

C’est à ce moment-là qu’on t’annonce que ton bébé n’a pas assez grossi, malgré tous tes efforts. C’est normal, tu n’as pas encore eu ta montée de lait. Mais le personnel hospitalier est vite alarmé par une courbe de poids en chute libre. On te donne un tire-lait et des biberons. Que tu auras à peine l’occasion d’utiliser, car ta montée de lait arrive soudainement.

Bébé a repris du poids, on te laisse rentrer à la maison. Mais tu n’es pas sauvée pour autant, car tu continueras à subir chez toi la tyrannie des poussées de croissance, qui affameront ton bébé quelques jours, le feront hurler de plus belle après chaque tétée et te feront, toi, te sentir absolument misérable.

Comme si cela ne suffisait pas, il y a des chances pour que tu aies mal. Je te le dis, parce qu’entre nous, on se dit tout. Tu as beau te tartiner les seins de lanoline, tu n’es pas à l’abri des crevasses, ces plaies sanguinolentes qui te feront regretter ta poitrine d’adolescente, en dépit du fait que tu aies gagné trois tailles de soutien-gorge depuis. Pourtant, ta sage-femme t’avait assuré qu’un bébé bien positionné ne faisait pas mal en tétant !

Alors oui, tu songes à arrêter. Parce que tu en as marre et que tu es crevée. Toute la journée, tu te coltines ton bébé qui pleure, parce qu’il n’arrive pas à prendre le mamelon, qu’il s’endort au lieu de boire, qu’il prend des grammes au compte-goutte. Toute la journée, tu supportes la douleur aux seins en plus de celle, légitime, à ton entrejambe (ou à ta cicatrice de césarienne). Et la nuit, le manège recommence. Tu demandes grâce.

A ce stade, tu as le droit de dire stop. Même dans le cas où, objectivement, ton allaitement se passe bien, puisque ton bébé prend du poids et que tu n’es pas (encore) en dépression. Ça ne fait pas de toi une mauvaise mère. Et tu as le droit de continuer. Parce que tu n’as pas envie de dépenser tes sous dans le lait en poudre, ton énergie à trouver la marque la mieux tolérée, ton temps à préparer, chauffer et laver les biberons (parce que tu es une grosse feignasse radine, parfaitement). Tant que ton bébé grossit et que votre relation ne souffre pas des difficultés, ça ne fait pas de toi une mauvaise mère non plus.

Si tu choisis de continuer, sache que normalement, bientôt, ça ira mieux. Dans quelques semaines, bébé trouvera le sein tout seul, tétera jusqu’au bout comme un grand, te réveillera moins la nuit. Tu auras moins mal, et tu seras moins fatiguée. Alors l’allaitement te paraîtra soudainement plus simple, plus naturel, et peut-être que tu diras finalement comme moi : « L’allaitement, compliqué ? N’importe quoi ! »

Bien sûr, il m’arrive encore d’avoir des coups de mou, d’en avoir ma claque d’être un self-service sur pattes… Mais à chaque fois que je suis tentée d’arrêter, ce sont les biberons, les dosettes et les bouteilles d’eau minérale qui me semblent teeeeellement compliqués. Alors je continue. Et tout le monde s’en porte très bien.

De toute façon, quoi que tu fasses, on te critiquera

Si aujourd’hui l’allaitement est bien accepté (puisqu’on fait même pression sur les femmes pour qu’elles allaitent, qu’elles le désirent ou non), attends-toi tout de même à recevoir des critiques.

Avant trois mois, on ne va pas se mentir, les gens applaudiront majoritairement des deux mains. Si tu « tiens » au-delà d’un mois, on voudra même te refiler une médaille, comme si tu avais réalisé un exploit sportif.

Mais bon, tu trouveras toujours sur ton chemin des anti-allaitements farouches. Des personnes que « ça ne dérange pas », mais qui pensent que tu devrais te cacher pour allaiter, parce que quand même, c’est un peu dégoûtant. Des personnes qui pensent que tu fais exprès d’allaiter ton bébé pour les faire culpabiliser de ne pas avoir allaité le leur (mais bien sûr). Des personnes qui pensent que l’allaitement est une méthode d’asservissement de la femme par les hommes, et qui associent le biberon à la pilule, l’avortement et le droit de vote, en vrac.

Après trois mois, ça risque de se gâter sévère pour ton matricule. Car la société ne veut pas que tu allaites tant que ton bébé a besoin de lait maternel. Non, la société veut que tu allaites entre 0 et 3 mois.

Si passé cette limite, tu as repris le travail et que tu tires ton lait, on te dira que le tire-lait, franchement, c’est beurk, que ça fait vache laitière, et que tu te compliques bien la vie pour pas grand-chose.

Si tu n’as pas repris le travail et que bébé est toujours au sein, on te dira qu’il est temps de couper le cordon, que ta décision est égoïste pour ton entourage, et notamment le papa, privé de relation avec sa progéniture (non, le bain, les couches, les câlins, ça ne compte pas : aimer, c’est engraisser !), que tu fais du mal à la cause des femmes qui se sont battues pour leur indépendance. Oui, tu te mangeras alors tous les arguments des anti-allaitements sus-cités, mais de la part de tout le monde. Et si tu allaites plus de six mois… n’en parlons pas.

Alors évidemment, entendre ces critiques, ça ne fait pas plaisir. Surtout si tu es une toute jeune mère vulnérable et en manque de sommeil. Mais tu vas voir : ça aussi, ça s’arrangera. Je ne sais pas si devenir maman rend belle (est-on plus belle avec des cernes, des kilos de grossesse persistants et une vieille trace de lait caillé sur l’épaule ? c’est discutable), mais il est certain que devenir maman rend forte. Et bientôt, tu sentiras les mots blessants de ton entourage glisser sur ta peau parce qu’en face, tu auras le sourire ravi de ton enfant quand tu le serres contre toi pour lui donner à manger. Au sein, comme au biberon.

Et toi, tu as souhaité allaiter ton enfant ? Tu as rencontré des difficultés, essuyé des critiques ? Tu as arrêté, continué malgré tout ? Ou au contraire, l’allaitement a toujours coulé de source pour toi ? Raconte !

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Commentaires

29   Commentaires Laisser un commentaire ?

Floconnette

je suis d’accord que, quoi qu’on fasse, on sera jugée. Mais étant de l’autre côté, du côté biberons, j’ai beaucoup été jugée par les mamans allaitantes. Florilège de « ah! moi je ne donne QUE MON LAIT » ave cun air écoeuré, ou « jamais je donnerai cette merde chimique à ma fille », etc etc….
Par contre mon bébé n’a jamais su téter, j’ai essayé pourtant…. Même à sa naissance, pas moyen de le faire prendre le sein. Et pourtant j’ai une très forte poitrine pour ma part… Mais ça ne veut rien dire. Il ne prenait pas, il refusait carrément. Même encore maintenant, le petit glouton n’accepte que les tétines de biberon en caoutchouc, plus faciles que les silicones.
Je n’ai jamais eu de montée de lait malgré mes essais…. Et je vois quand même beaucoup d’allaitements compliqués autour de moi où la maman se force, je ne pense pas que ça soit si simple mais peut être que oui, on oublie! Comme on oublie la fatigue du début…. Mais la douleur de l’accouchement je m’en souviens encore hihi !
En tout cas tu fais bien de continuer si ça se passe bien et je suis d’accord, passés 3 à 6 mois les gens essaient de te faire arrêter l’allaitement… Ne les écoute pas! Fais au mieux pour ton bébé et toi 🙂

le 17/11/2014 à 09h54 | Répondre

Madame Violine

Je suis d’accord avec toi : c’est plutôt quand on n’allaite pas, que l’on se sent jugée. En effet, d’abord, c’est LA question que l’on te pose dès qu’on te croise (qu’on nous connaisse bien ou non…) et lorsque tu réponds que « non tu n’allaites pas », le regard reste très culpabilisant…Maintenant, d’ailleurs, je dis « oui, j’allaite…au biberon » 😉
Mais c’est bien connu, une mère quoiqu’elle fasse, concernant l’allaitement ou autre, sera forcément jugée…hélas…

le 17/11/2014 à 10h24 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

Je suis tout à fait d’accord, toutes les femmes ne parviennent pas à allaiter (j’en ai des tas d’exemples et il ne me viendrait pas à l’idée de leur dire qu’elles s’y sont mal prises ! quand ça veut pas, ça veut pas !) et l’allaitement est super-valorisé les premiers mois…ce qui n’empêche pas certaines personnes de te considérer comme une danseuse nue sans pudeur qui fait manger des sécrétions corporelles un peu dégueu à son bébé. Le premier exemple que j’en ai : mon mari ! Il s’y est fait aujourd’hui et trouve ça normal mais c’était trèèèès loin d’être gagné au début. Et maintenant que ma fille a 7 mois, il n’y a guère plus que lui qui trouve ça normal 😉 Mais je comprends que les « mauvaise mère » soient plus durs à encaisser que quelques regards torves de personnes dégoûtées… et personnellement, ça ne me viendrait pas à l’esprit de dire ça !

le 17/11/2014 à 10h49 | Répondre

Miss Pop

Je n’avais pas non plus de grande préférence pendant la grossesse de mon fils. Mais une fois qu’il est né, c’était sûr, je voulais le meilleur pour lui donc j’ai allaité: 3 semaines de galère.

Il pouvait passer une heure au sein sans être rassasié, et pleurait après pendant encore 1h avant de s’endormir. J’avais mal, mais je m’étais mis en tête que c’était pour son bien. J’avais mis des bouts de sein en silicone qu’on m’avait donnés à la maternité; je ne les ai jamais enlevés. J’appréhendais chaque tétée, j’appréhendais les nuits et ses 3 tétées d’une heure…A la mater, très peu de puéricultrices se sont montrées compréhensives. Au bout de 2 jours, on m’a même dit que l’allaitement était mon « premier échec en tant que mère »!!!! et moi je ne m’étais pas préparée à ce que ce soit aussi dur.
Au bout de 2 semaines, je me suis mise à tirer mon lait et à lui donner au bib mais je n’en avais pas assez. Bref, il a fallu une infection avec prise de médoc incompatibles avec l’allaitement pour me faire arrêter: un soulagement!! Un mal pour un bien. Je ne prenais aucun plaisir à l’allaiter, bien au contraire mais je me mettais une pression de dingue pour continuer. Dès que mon bébé a commencé les bib, il s’endormait très facilement, faisait presque ses nuits. Je revivais!! Donc l’allaitement oui, mais pas à tous prix!!!

le 17/11/2014 à 16h43 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

Allaiter oui mais pas à tout prix, c’est exactement mon propos 🙂 Et j’espère qu’on n’a pas l’impression que je dis le contraire. Je pensais moi-même que j’aurai beaucoup de problèmes à allaiter et je ne me mettais absolument pas la pression pour le faire. Ce que je voulais surtout dire, c’est que parfois (souvent ?), ça se passe bien, et que même si c’est généralement un peu dur au début (dans le cas où les difficultés sont soft, comme celles que j’ai rencontrées, j’exclus évidemment les cas où la mère et/ou le bébé souffrent réellement de la situation, comme dans ton cas ou celui de Floconnette), ça va mieux très vite. Si la situation avait empiré ou s’était éternisée, je serais sans doute passée au biberon sans remords ! Je n’en reviens pas qu’on t’ait parlé d’un « premier échec de mère », c’est vraiment une grosse stupidité ! Ce que veut bien faire ton corps ou pas ne dépend absolument pas de toi (dans l’histoire, moi j’ai conscience d’être une chanceuse, pas une superwoman !). C’est comme si on parlait d’échec personnel à chaque fois qu’on va chez le médecin…

le 17/11/2014 à 17h26 | Répondre

Miss Pop

Oui oui tu as bien développé cette idée! C’est seulement ta 1ère phrase de l’article qui m’a interloquée car pour moi l’allaitement a été + que compliqué!! Après je suis d’accord avec toi. Si ça a avait été + simple, j’aurais continué et je compte bien malgré tout re essayer pour mon 2° bébé! (et oui, on oublie vite la douleur 😉 )

le 17/11/2014 à 22h42 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

En fait, pour être exacte, ce que je voulais c’est « toujours compliqué », comme si c’était une fatalité… ce qui n’est pas le cas. Je croise les doigts pour que ton prochain se passe mieux ! Moi c’est ma grossesse qui a été pourrie et je n’ai pas perdu espoir que la deuxième soit idyllique 😉

le 18/11/2014 à 00h18 | Répondre

Caroline

Comme Floconnette, mon fils n’a jamais su téter. J’ai essayer pendant une semaine. Une semaine où il a perdu 400 kg et n’a quasi pas mangé… Quelques mois après, ma gynéco m’a dit qu’un bib pouvait sauver l’allaitement : quand l’enfant est trop affamé, il pleure, plus il pleure moins il a de force pour téter : c’est un cercle vicieux. Un bib de 20 ou 30 ml lui permets de se rassasier, de reprendre des forces et éventuellement de réussir à prendre le sein ensuite. Si j’avais su…

le 17/11/2014 à 19h13 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Il est toujours très compliqué de savoir ce qui est bien ou pas bien de faire pour l’allaitement. Certaines personnes te diront « Surtout pas de biberon, il n’arriverait plus à prendre le sein !! », d’autres « Un biberon de temps en temps, ça ne peut que lui faire du bien ». Je crois que le plus important, c’est de s’écouter : notre bébé vit avec nous et c’est nous qui devons supporter les pleurs et les moments difficiles. Ma fille a eu deux biberons dans sa vie, à la maternité où on m’avait fait tirer mon lait, et une tétine pendant deux/trois mois (ensuite elle n’en a plus voulu) : ça n’a pas eu de conséquence négative sur mon allaitement. Tant mieux mais si ça en avait eu une, tant pis… de nombreux bébés boivent au biberon et ne s’en portent pas plus mal. On nous met et on se met énormément de pression avec l’allaitement ! Des fois, la clé, c’est de la relâcher…

le 17/11/2014 à 22h40 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

Cafouillage : autre compte, même personne 😉

le 17/11/2014 à 22h42 | Répondre

Miss Chat

Oh bah une copine de gabarit, dis donc, je me sens moins seule ! 😀 Je compatis à la non prise de poids, je me fais mensuellement sermonner par mon médecin depuis le début de ma grossesse perso… J’ai pris 1,5 kg le mois passé : une (grosse) petite victoire ! Et comme tu dis si bien : je ne parierais pas du tout sur mes capacités à allaiter non plus, avec ma poitrine de souricette, ça n’a pas l’air gagné au premier abord haha ! Mais bon, j’essaierai parce que je crois que c’est ce qu’on peut offrir de mieux si on en a l’envie et la possibilité 😉 (par contre je suis aussi de ceux qui pensent que la nature a bien fait les choses et que lorsque le lait maternel n’est physiologiquement plus nécessaire, il n’y a pas de raison physiologique de continuer. Mais c’est juste mon avis et chacun fait ce qu’il veut.)
Je suis donc à 100% pro-allaitement si c’est possible mais aussi à 100% pro-biberon pour celles qui le souhaitent. Je ne me permettrais pas de juger les choix de certaines parce que je suppose (j’espère !) qu’elles l’ont fait en toute connaissance de cause : personne n’a le droit de les juger pour ça.
Par contre, et là je m’excuse d’avance si j’en choque certaines mais j’ai une ‘bonne’ raison pour ça, je n’aime pas du tout qu’on allaite en public. Comme tu le disais dans l’article, « ça ne dérange pas » : non, ça ne me dérange pas sur le principe parce que je considère l’allaitement comme un acte naturel (faut bien nourrir bébé quand il a faim et pas quand ça convient au public environnant !). Mais je déteste voir des gens nus, même partiellement (oui j’ai déjà pensé à consulter, non je ne le ferai pas) et pour moi, un sein sorti, même pour allaiter, ça reste un sein NU. Donc ça me met mal à l’aise et je n’aime pas ça et je préférerais vraiment que la maman aille faire ça ailleurs. J’ai remarqué que ça me dérange moins dans un grand espace public ouvert (un parc par exemple) que dans un transport en commun, question d’espace disponible peut-être… Donc voilà, pour une question de « phobie », je n’aime pas ça mais il ne me viendrait jamais à l’idée de le critiquer ou l’empêcher (j’aurais le pouvoir de l’interdire que je ne le ferais quand même pas !)

le 17/11/2014 à 20h33 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

J’ai aussi commencé à prendre du poids sur le tard de ma grossesse… heureusement j’avais une sage-femme pas trop culpabilisante qui disait « Super ! » quand je prenais 500 g 😉 (en règle générale, j’ai vraiment eu la chance de rencontrer des professionnels pas trop stressants, que ce soit pour mon poids ou celui de mon bébé, et je crois que ça m’a beaucoup aidée pour mieux vivre et ma grossesse et mon allaitement)

Pour moi, la question de l’allaitement jusqu’à nécessité physiologique s’est posée… et je n’ai pas vraiment réussi à y apporter une réponse satisfaisante. D’un côté certains disent que le lait maternel ne sert plus à rien après 6 mois (ma sœur, qui est sage-femme, en fait partie) et qu’il pourrait même être néfaste car trop sucré (??), d’un autre côté, un bébé a besoin de lait « spécial » bien après 6 mois… donc on arrête d’allaiter après 6 mois ou on continue jusqu’à son entrée à l’école ? Vraie question pour moi. Je me suis dit que je continuerai tant que ça marche et tant que je peux (si je reprends le travail, ce ne sera sans doute plus aussi simple !), et que s’il faut fixer une limite, ce sera 1 an. Aujourd’hui elle a 7 mois et je ne me vois pas arrêter.

Ça ne me choque pas que la nudité te choque 😉 Pour ma part, toutes les fois où j’ai dû allaiter dans un lieu public, je suis allée dans ma voiture pour ne pas gêner les passants. Peut-être que des gens m’ont vue à travers la vitre mais enfin, dans ce cas, ce sont leurs yeux qui sont baladeurs, pas mes seins 🙂 C’est surtout psychologique, la gêne qu’on peut ressentir, parce qu’à moins d’être très j’m’enfoutiste, généralement la mère qui allaite en public montre vraiment très peu de peau, souvent moins qu’un décolleté. L’idéal, en fait, ce seraient des espaces publics dédiés, un espace calme et confortable où allaiter sans déranger les autres (et sans être dérangée non plus, parce que c’est important d’allaiter sereinement)… Mais je reconnais que c’est un poil utopique.

le 17/11/2014 à 23h18 | Répondre

Mathou

Bravo pour cet article! Non l’allaitement n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Avant d’accoucher, je voulais allaiter « au moins 6 mois » et j’étais persuadée que c’était « naturel et facile ». Et grosse déception à la maternité, mon bébé ne tète pas, ne sait pas faire, s’endort au sein malgré les stimulations des soignants, perd beaucoup de poids. On a beau avoir une équipe qui nous soutient, mon bébé n’a pas « le déclic ». Et la pour moi qui voulais allaiter à tout prix, c’est la grosse déprime… Je tire mon lait mais je sors de la maternité avec un bébé qui ne sait pas prendre le sein. C’est seulement au bout de deux semaines, avec insistance et gros soutien de mon médecin et de ma sage femme que mon bébé à commencé à téter. Mais pas sans mal, et seulement avec des bouts de seins (bouh c’est pas bien diront les pros…), il faut le réveiller à chaque tétée, le peser… A un mois passé aujourd’hui on commence à prendre nos marques et je suis très heureuse d’avoir réussi un mois d’allaitement alors que tout paraissait compromis au départ. Ce démarrage difficile m’a permis de voir les choses bien différemment : non l’allaitement n’est pas si simple et les biberons peuvent s’avérer beaucoup plus faciles et « naturels ». Je ne sais pas combien de temps j’allaiterai, je ne me fixe plus d’objectif. Vouloir allaiter peut être un combat quand c’est compliqué au départ et franchement je comprends celles qui laissent tomber. Je sais aujourd’hui que je ne supporterai pas un autre événement qui vienne gâcher mon allaitement. Je n’aurai pas le courage de m’accrocher comme je l’ai fait ce premier mois une deuxième fois. Je n’ai jamais jugé celles qui choisissent le biberon et le lait artificiel comme mode d’allaitement, mais moi je voulais vraiment allaiter et j’ai très mal vécu l’échec du début. Après coup je me dit que les discours pro allaitement sont faussés, ils nous font croire que tout est toujours possible, que c’est plus simple, plus facile, plus naturel d’allaiter, mais ça dépend des femmes, des bébés et chaque histoire est différente.

le 17/11/2014 à 21h44 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

Les pros de l’allaitement disent beaucoup de choses mais au final, ce ne sont pas eux qui élèvent nos enfants. Faire ce qui nous semble bien et utile, c’est déjà pas mal. Si avec les bouts de sein ça marche mieux que sans, autant les utiliser ! Je te trouve courageuse, en tout cas, d’avoir continué ! Moi, à côté, je n’ai pas eu de grosses galères. Elle était pas douée pour téter les premières semaines et il fallait tout le temps la stimuler pour qu’elle continue une fois branchée, mais enfin, elle tétait quand même, et suffisamment pour avoir de bonnes notes aux examens hebdomadaires.

Le premier mois, on est peut-être un peu en mode pilote automatique, tu vas avoir plus de temps pour réfléchir à la poursuite ou non de l’allaitement les prochains mois 😉 Mais si ça va mieux à présent, il y a quand même beaucoup de chances pour que ça aille de mieux en mieux ! Ton bébé est de plus en plus fort, de plus en plus déterminé et il y a de moins en moins de probabilités qu’il s’assoie sur son goûter 😉 Et au pire, les biberons, c’est chouette aussi, y’a plein de modèles vachement jolis (la vérité sur pourquoi j’ai quatre biberons différents à la maison alors que ma fille n’en boit jamais).

Enfin, tu fais bien de dire qu’avoir à ses côtés des professionnels compréhensifs est aussi important… quand je lis d’autres récits plein d’intolérance et d’incompétence des soignants, je mesure ma chance !

le 18/11/2014 à 00h11 | Répondre

Maëlis (voir son site)

Je n’ai pas allaité, par choix (pas envie-pas mon truc-pas du tout de feeling lors de la tétée d’accueil) et j’ai bien sûr eu droit aux questions « innocentes » du style « et vous le nourrissez ? » (ben non c… je le laisse crever de faim !)…. Mais a contrario, j’étais choquée de voir mes amies qui allaitaient recevoir autant de remarques et de critiques: « euh, il serait temps d’arrêter là ? », « s’il pleure, il doit avoir faim, donne lui un biberon ! », « tu crées une dépendance, c’est pour ça qu’il ne fait pas ses nuits ! ». J’ai donc envie de dire: NANMEHO foutez nous la paix !!!

le 18/11/2014 à 09h17 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

Non mais même moi elle me gêne, cette question « tu la nourris ? »… euh, oui, je la nourris, comme la plupart des mamans. Comment, c’est notre choix, qu’est-ce que ça peut faire aux autres ?

le 18/11/2014 à 11h55 | Répondre

Mathou

C’est drôle mais je viens de voir une pub qui confirme ce que tu dis sur la durée d’allaitement et la vision qu’en a la société : 3 mois c’est bien , après 6 mois pas bien! On voit un couple (parfait bien sûr, beaux, souriants et bien habillés…) évoluer: on les voit quand elle est enceinte, puis une fois que le bébé né et ça dit  » sein ou biberon? »: on la voit qui nourrit son bébé au sein, le papa penché sur son épaule.Puis à 4 mois ils se posent la question  » crèche ou nounou », puis à 6 mois je crois on les voit ne pas hésiter entre « marque de lait bip ou marque de lait bip » et le papa donne le biberon. Donc même les pub pour les boites de lait plébiscitent l’allaitement jusqu’à une certaine durée, puis après il est normal que le bib et le lait artificiel prennent le relais. Je en comprend pas pourquoi on dit que le lait maternel n’est plus bon à partir d’un certain âge? En complément de la diversification alimentaire, il est forcément au moins aussi bon que le lait artificiel pour l’enfant puisqu’il est fabriqué pour lui…

le 18/11/2014 à 12h34 | Répondre

Philyra

Mathou, la publicité pour les LA 1er âge est strictement interdite. Les marques de LA sont obligées de mettre en avant l’allaitement pour cette tranche d’âge. Donc pour eux, jusqu’à 4 mois (environ), c’est LM (ils n’ont pas le droit de dire, ni de suggérer autre chose), et après ouf… la pub pour le LA 2ème âge est toléré, on peut ENFIN placer notre produit !!
Sinon, le LM est forcément adapté à l’enfant, oui

le 18/11/2014 à 14h12 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

C’est ce que j’allais dire, les industriels n’ayant pas le droit de faire de la pub pour le lait 1er âge (dans le but de promouvoir l’allaitement), ça les arrange de faire croire qu’à 6 mois pétants, hop, biberon ! Mais moi aussi j’ai bondi en voyant cette pub : « Bien sûr, le môme, il a 7 mois, alors il est au biberon, normal… »

Ma sœur qui est sage-femme dit que la lait maternel n’est plus utile après 6 mois et qu’il y a des risques de caries. Personnellement, je pense que c’est faux (rebelle !) 😉 Quand bien même il y aurait moins d’avantages qu’au début, ça ne veut pas dire qu’il faut arrêter l’allaitement. Et les caries, apparemment ce serait une histoire de liquide stagnant dans la bouche pendant la nuit en cas d’endormissement au sein, et le risque serait finalement plus important avec un bib donné le soir (puisque le lait coule sans être aspiré immédiatement). Le lait 2ème âge est aussi enrichi en plein de trucs qui ne sont pas forcément présents en masse dans le lait maternel… mais une alimentation équilibrée de la maman et une diversification intelligente à côté apportent normalement tout ce dont un bébé a besoin… Pour ma part, je pense que tant que le bébé a besoin de lait infantile, le tien fait largement l’affaire !

le 18/11/2014 à 18h49 | Répondre

M* (voir son site)

Ah là là, l’allaitement et la maternité en général sont toujours sources de bien des débats (et de réflexions provenant de gens plus ou moins bien intentionnés)! Je trouve que tu as bien résumé la situation.
J’ai allaité ma fille 4 mois et demi et même si ça se passait bien (elle tétait bien et grossissait bien), je l’ai plutôt mal vécu : j’ai mis un gros mois avant de ne plus avoir mal, je n’arrivais pas à trouver la bonne position allongée donc la nuit je me levais systématiquement, j’étais mal à l’aise en public donc j’allais m’enfermer à l’écart pour allaiter (et je me sentais seule), et j’ai fait l’erreur de ne pas tenter le tire-lait et tout ça, ce qui fait que je ne pouvais jamais passer la main à quelqu’un d’autre. Au bout d’un moment, je n’en pouvais plus de ne vivre qu’au rythme des tétées et d’être la seule à pouvoir subvenir à ses besoins.
Bref, pour mon petit garçon, je n’ai pas eu d’hésitation, ça a été le biberon. J’ai aussi eu la chance d’être soutenue par mon compagnon et de ne pas subir de pression à la maternité.
En tout cas, ça ne me viendrait pas à l’idée de faire des réflexions à celles qui allaitent, de même que ça ne me serait pas venu à l’idée de critiquer celles qui donnaient le bib quand j’allaitais. C’est vraiment gonflant que les gens s’immiscent dans la vie privée des jeunes parents comme ça, au risque d’ailleurs de les angoisser encore plus.
Je n’ai pas eu de réflexion quand j’allaitais ma fille parce que je n’ai allaité que le temps plus ou moins préconisé par la vox populi, mais certaines amies qui ont allaité longtemps (j’entends plus de 2 ans) en ont entendu des vertes et des pas mûres. Mais qu’est-ce que ça peut leur faire, aux gens? Ce ne sont pas eux qui doivent donner leur sein, qui se lèvent la nuit et qui élèvent ces enfants-là!
J’ai eu quelques réflexions pour cette deuxième grossesse (« Ah bon, tu l’allaites pas, pourtant c’est mieux pour lui »), mais je pense qu’avec l’expérience d’un premier enfant, et en ayant pu constater que je ne devais pas être pas si pourrie que ça comme maman puisque ma fille de 3 ans et demi semblait bien dans sa tête et dans son corps, j’étais mieux armée pour assumer pleinement mon choix et ne pas me laisser culpabiliser.

le 18/11/2014 à 13h22 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

C’est drôle, moi ça a été l’inverse : c’est quand j’ai appris à allaiter assise (et pas couchée comme on m’avait appris à la maternité) que je me suis sentie d’un coup plus à l’aise. Couchée, j’avais l’impression d’être une sorte d’animal, d’avoir l’air stupide et vulnérable dans un sens. Même la nuit, je suis mieux en allaitant assise. Pour le reste, un peu pareil, j’allaite dans mon coin en public (principalement pour ne pas déranger les gens autour) et je n’utilise pas le tire-lait, ce qui est évidemment contraignant. Et je ressens très fort sa dépendance vis à vis de moi et la nécessité d’être (pratiquement) tout le temps disponible. Je crois que je le vis pas trop mal mais je me rends compte que ce n’est pas la vie dont tout le monde rêverait 😉 Avec la diversification, ça se calme quand même un peu : si je ne suis pas là et qu’elle a faim, son papa peut lui donner un yaourt ou une compote… ouf !

C’est super qu’on ne t’ait pas mis la pression pour ton deuxième et que tu aies pu mieux vivre ces premiers mois avec ton petit garçon ! C’est le principal : maman contente = bébé content 🙂

le 18/11/2014 à 19h19 | Répondre

Philyra

Je n’ai qu’un seul allaitement à mon actif (puisque je n’ai qu’un seul enfant…) et, pour ma part, j’ai trouvé la mise en route de l’allaitement assez galère.
Mais, une fois que tout est mis en route, alors là oui, c’est simple et tellement agréable/pratique.
Pour les remarques, oui, clairement, il y en a. Surtout entre vers la période de la diversification. Mais, je t’assure qu’une fois que tu as dépassé 1 an d’allaitement, les gens lâchent l’affaire et comprennent que tu n’es pas récupérable lol.
Une des seule remarque qui m’énerve réellement sur l’allaitement, c’est « tu devrais arrêter, tu fais culpabiliser les femmes qui n’ont pas voulu/réussi à allaiter ». Ça m’énerve !!

le 18/11/2014 à 14h09 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

Voilà, c’est ça, au début, il faut quand même souvent s’accrocher et après, souvent, ça va mieux. Et je pense que c’est dur de savoir où est la limite entre « débuts d’allaitement normalement galères » et « débuts d’allaitement anormalement galères ». J’ai essayé de me fier à mon ressenti : « Est-ce que je suis un peu saoulée temporairement ou est-ce que je souffre réellement ? » Moi je n’ai jamais vraiment souffert, les avantages de l’allaitement m’ont toujours paru surpasser ceux du biberon. Par contre quand l’allaitement devient souffrance, à mon avis il vaut mieux arrêter.

Je vais attendre 6 mois de plus alors pour qu’on arrête de me parler du biberon sans cesse 😉 On allaite pour soi et son bébé, pas contre les autres et leurs bébés, ils n’ont pas à juger notre expérience à partir de la leur.

le 18/11/2014 à 19h34 | Répondre

Philyra

J’ai allaité jusqu’au sevrage naturel qui est arrivé quand ma fille avait un peu plus de 3 ans. Bah, à la fin, il y avait même des gens étonnés, voire tristes, que ce soit fini.
Les gens s’habituent mais, comme c’est rare de voir un allaitement de plus de quelques semaines/mois, il faut leur laisser le temps de s’habituer 🙂

le 18/11/2014 à 19h51 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

C’est comme tout, souvent les critiques sont dues à des a priori, qui s’estompent au contact de quelqu’un de normal et sympathique qui pratique 🙂

le 18/11/2014 à 23h04 | Répondre

Petite tortue

Mrs Tabitha, faisant le même métier que ta soeur, je serais curieuse d’apprendre d’ou elle tient l’info comme quoi l’allaitement au delàs de 6 mois serait néfaste ? Cela me parait absurde, mais il ya peut-être une source serieuse ?

le 03/01/2015 à 00h59 | Répondre

Céline

Bah moi j’allaite mon fils depuis 4 mois et demi et j’ai toujours entendu dire que les mamans qui donnaient le biberon avait subi une pression à la mternité. Moi ça a été le contraire!
Quand j’ai accouché, on m’a dit: ah vous voulez allaiter, bon bah ça c’est votre sein, ça c’est votre bébé et vous mettez bébé au sein » ; tous les jours on me disais alors qu’il etait au sein quelquefois : « vous voulez un biberon? Non vous êtes sure? pas de complément? » ; et quand il a perdu du poids de manière tout à fait normale après la naissance on m’a presque forcé de lui donner un biberon. Mais heureusement je ne me suis pas laissée faire. Pareil pour ma pédiatre, une catastrophe et dire que je ne peux même pas en changer!
L’allaitement j’ai essayé pour voir. Ça m’a plut même s’il y a eu des moments très très difficiles au début. Mais j’ai trouvé maintenant des côtés si faciles en même temps. Pas de biberon à réchauffer, pas de materiel a acheter ou à se trimballer, des tétées reconfort qui écourte les gros chagrins…
Allaiter ne veut pas dire être une meilleure maman, c’est juste un choix, à réfléchir en couple. Les autres auront toujours quelque chose à dire sur votre éducation, la façon d’habiller vos enfants, sur ce que vous leur donner à manger…
Par contre si votre choix se porte sur l’allaitement, informez vous auprès d’associations ou d’une conseillère en lactation car en France les professionnels de santé sont souvent à côté de la plaque sur ce sujet et puis faites vous confiance (non vous ne manquez pas de lait, c’est seulement un pic de croissance à passer).

le 15/03/2015 à 22h40 | Répondre

piktik

Je suis aussi maman allaitante d’un petiot de 5 mois et demi, et j’avoue que moi aussi je dois aller chercher loin dans ma mémoire défaillante de jeune maman pour me souvenir des douleurs de l’allaitement des 2 premières semaines! Le papa m’a beaucoup aidé, je lui broyais parfois la main au moment de la mise au sein :p Au début j’ai fait l’erreur de regarder l’heure quand il tétait la nuit et ça me fatiguait de savoir que je m’étais réveillée à 1h27 puis 3h02 puis 4h15 puis… Bizarrement quand j’ai arrêté de regarder l’heure mon bébé ne tétait pas moins mais j’étais sérieusement mieux reposée! Passé ces 2 premières semaines tout est devenu plus simple et je suis heureuse d’avoir tenu le coup! J’en ai parfois marre que mon petiot me prenne pour une tétine sur patte pour s’endormir mais quand le papa suggère ne fut-ce que je puisse tirer mon lait pour qu’il puisse le nourrir, prendre le relais ma seule réponse est un regard assassin. La maman que je suis a besoin de ce contact même quand c’est difficile. Et quand c’est difficile, j’ai besoin de le dire mais pas de trouver une alternative finalement.
Evidemment cela reste un choix personnel et une décision à prendre en fonction de facteurs différents pour chaque trio maman/papa/bébé.
Et je suis tout à fait d’accord sur le dernier commentaire de Céline, si le choix est l’allaitement il est bien de trouver une personne-ressource pour le conseil et/ou l’encouragement dans les périodes difficiles.

le 17/03/2015 à 10h10 | Répondre

Hautot

L’allaitement quel sujet, pour moi et mn fils cela dure depuis bientot deux ans je precise que je l’eleve seule et suis au chomage depuis la grossesse, je compte aller jusqu’au sevrage naturel c’est a dire je sais pas du tout!! 😉
Accouchement par voie basse sans peridurale, bebe tonique éveillé et teteur de compétition! Les premieres semaines au secours! il passait tout son temps au sein j’etais esclave jour et nuit c’etait tres dur et en meme temps tres facile fallait tenir bon… le cododo etcle portage m’ont faciliter les choses et petit a petit les tetes s’espacent les nuits se rallongent…
Meme aujourd’hui il se reveil encore parfois la nuit pour teter car pas de tetines ou de pouce c’est son seul moyen de satisfaction, tété dodo, tété calin, tété chagrin, tété plaisir…
C’est vrai qu’on oublie apres c’est comme pour l’accouchement, c’est une aventure dont on apprend tout les jours… incompréhension générale dans mon entourage, certains s’y font et vivent un allaitement par procuration! J’apprend et les autres apprenent de moi c fou!
Un papa m’aurait soutenu ca aurait ete top! J’ai comme hate que ca s’arrete car j’aimerai bien qu’on passe a autre chose et retrouver plus d’independance mais j’attend, sans regrets faut le vivre pour comprendre, en travaillant a temps plein deux mois apres l’accouchement je n’aurait jamais pu serieux c’est deja assez dur comme ca…
Bon courage a toutes! Patience et tolerance.

le 06/07/2017 à 00h07 | Répondre

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