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Mon maman blues


Publié le 25 septembre 2015 par MLisette

Écrire, un leitmotiv pour moi. Ou plutôt une ébauche de thérapie pour dépasser l’épreuve, prendre du recul. J’ai déjà autopublié deux livres aux sujets totalement opposés, et en même temps si proches.

Le premier concerne ma propre difficulté maternelle. Et c’est le sujet que je souhaiterais aborder dans ce billet. Billet que je veux à la fois personnel, mais aussi associatif, puisque j’y ferai une large place à une association qui me tient extrêmement à cœur.

Allez, on revient en arrière.

Je suis dans l’année de mes 30 ans, en couple depuis dix ans (avec presque autant d’années de mariage derrière moi), j’ai un travail stable, aucun problème d’ordre financier à l’horizon. Je plante le décor, je t’expliquerai pourquoi par la suite.

En 2009, j’apprends enfin ma grossesse après deux ans d’essais. Je suis heureuse et à la fois un peu chamboulée…

Maman dépressive

Crédits photo (creative commons) : Lawrence Murray

Durant le deuxième mois, surviennent des saignements importants qui ressemblent à une fausse-couche. Il s’agit en fait d’un décollement placentaire, qui menace ma grossesse. Arrêt de travail préconisé !

Je pense que ce n’est l’affaire que de quelques semaines. Mais ce ne sera pas le cas. Je ne reprendrai jamais le travail durant cette longue descente aux enfers. C’est le début des angoisses, du mal-être et de l’hypocondrie.

Chaque jour, je m’enfonce un peu plus, ne parvenant pas à lier le moindre contact avec cette petite fille qui grandit en moi. Je tiens à préciser que je n’ai alors aucun antécédent de dépression, ou d’une quelconque pathologie psychiatrique.

Mon mal-être me semble perceptible aux yeux de tous, et pourtant personne ne me vient en aide. Moi-même, je ne parviens pas à en demander, puisque je mets ces émotions sur le compte de la grossesse, des hormones. Je me retrouverai à la naissance de ma fille, c’est sûr.

J’entame le troisième trimestre dans un état d’esprit plus que limite. Le gynécologue me prévient que j’ai un col très court. Hospitalisation de cinq semaines. Piqûres pour la maturation des poumons du bébé. Ne manquerait plus que la prématurité pour que je me retrouve à l’asile… Je ne crois pas si bien dire !

Je finis par accoucher à trois semaines du terme, dans une certaine sérénité, au vu des mois qui viennent de s’écouler.

Ombeline pointe le bout de son nez le 4 novembre à 13h10. Pas de larmes, pas d’euphorie lors de cette première rencontre. Le soulagement, surtout. Je pense être enfin débarrassée des idées noires. Mais le séjour à la maternité (de cinq jours) me laisse entrevoir une suite encore moins favorable.

L’allaitement est loin d’être une sinécure. Il s’avère même être une vraie torture, et la peur de ce petit être tout juste sorti de mes entrailles me taraude. La nuit qui précède ma sortie présage d’un retour très compliqué dans mes pénates.

Le lendemain, 11h, nous voilà dehors, prêts à en découdre avec les nuits sans sommeil, les « tétées du bonheur » et tout le toutim.

Mais je n’aurai pas plus l’occasion de profiter de cet appartement dans lequel nous venons tout juste d’emménager (en même temps que l’annonce de la grossesse). Je perds pied. L’anxiété devient exponentielle. Je ne contrôle plus rien. Direction les urgences psychiatriques.

Une découverte pour ma fille, mon mari et moi. Le couperet tombe après plus de huit heures d’attente. Je fais une dépression du post-partum, avec des troubles névrotiques. Ça signifie que l’on va enfin entendre ma détresse ?! Pour sûr !

Malheureusement, les places en unité mère-enfant sont chères. Je finis donc en clinique psychiatrique. J’y reste deux mois. C’est le début de ma reconstruction. Il me faudra attendre la demi-année de vie de ma pépette pour respirer un peu, et ses 1 an pour me sentir pleinement mère.

J’ai fait court, mais tu peux retrouver mon récit chez Lulu.com, sous le titre Ombeline entre ombre et lumière.

J’ai aussi fait court parce que je voulais, comme je te l’annonçais au départ, te parler de Maman Blues, association d’usagers à but non thérapeutique de soutien et d’échange autour de la difficulté maternelle. Elle existe depuis bientôt dix ans. Elle se situe en France, mais rayonne sur les pays francophones limitrophes, et à l’international pour les mères francophones expatriées.

Un an et demi après la naissance d’Ombeline, je cherchais des informations sur l’unité de psychopathologie périnatale où ma fille avait été prise en charge, et je suis tombée sur Maman Blues ! Ce que j’avais vécu arrivait à d’autres femmes. Mon investissement dans la cause a débuté là. Je ne pouvais pas croire, et ne peux pas croire encore aujourd’hui, que l’on puisse taire un tel sujet.

La dépression post-partum touche 10 à 15% des jeunes accouchées, soit annuellement cent mille françaises. Je te laisse imaginer dans le monde…

Chez Maman Blues, nous utilisons l’expression « difficulté maternelle », parce les remaniements psychiques chez la mère sont divers d’une femme à une autre. Chacune vit sa maternité en fonction de qui elle est, de son histoire familiale, de sa relation à ses parents, de sa place dans la fratrie (si frères et/ou sœurs il y a), de la place qu’occupe l’enfant qui vient de naître et de qui il est à son tour. Devenir mère est loin d’être instinctif.

Passé le cap de la chute des hormones, au-delà des quinze premiers jours après la naissance de l’enfant, nous ne sommes plus dans la fameuse période du baby-blues. À partir de là, il est essentiel de se faire aider, autant pour soi que pour l’enfant, qui peut lui aussi montrer des signes de souffrance.

Rompre le silence, dépasser la culpabilité, tendre la main… autant de choses difficiles à faire. Pourquoi ? Parce qu’on nous vend du rêve à travers les médias : « La maternité, ce n’est que du bonheur ! » Et finalement, quand tout n’est que tristesse, angoisse, que faire ? On évite le sujet, parce que la maternité est encore idéalisée et ne peut être qu’une période extraordinaire.

Chez Maman Blues, nous levons le tabou. Osons en parler !

Je reviens sur le plantage de décor du début de mon billet. Ne réduisons pas les mères touchées par la difficulté maternelle à des cas sociaux, des femmes avec des pathologies psychiatriques. À travers le forum, nous voyons des femmes travaillant, mariées ou en couple, sans problème matériel ou financier particulier, et pour un certain nombre sans antécédent psychiatrique.

N’hésite pas à réagir à mon billet, à évoquer ton propre tremblement de mère, et si tu souhaites plus d’explications sur cette période de ma vie, je me ferai un plaisir de t’écrire d’autres billets !

Et toi ? Tu as ressenti des choses similaires pendant ta grossesse ou après la naissance de ton enfant ? Tu t’es aussi heurtée à un grand tabou ? Comment t’en es-tu sortie ? Viens en parler !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

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Commentaires

25   Commentaires Laisser un commentaire ?

chouchoute

Bonjour

Merci pour ton témoignage! J’ai vécu la même chose avec mon fils il y a 3 ans une vraie descente aux enfers! Maintenant je suis une maman épanouie folle de mon bébé

le 25/09/2015 à 08h52 | Répondre

Marcende

Oui témoigner pour prévenir et pour permettre aux autres femmes de ne pas culpabiliser de ne pas ressentir le « grand bonheur » de la maternité!

le 25/09/2015 à 10h46 | Répondre

Hellodie

Mercie MLisette pour cet article! J’avais eu connaissance de mamanblues, mais je ne savais pas qu’il existait un forum, c’est une très bonne chose pour pouvoir faire un premier pas vers le « aller mieux ». J’ai eu à peu de choses près la même grossesse que toi, menace de fausse couche, puis MAP, puis accouchement 9 semaines avant terme. S’en est suivi un très gros blues pendant les longues semaines de neonat et le retour à la maison avec de tous (trop) petits bébés. J’ai essayé de trouver un praticien mais dans une petite ville pas facile… Pour résumer, j’ai trouvé un psychiatre qui m’a reçu deux mois après mon appel (alors que j’estime qu’il y a urgence quand le lien mère enfant est en danger, voir inexistant) pour finalement l’entendre me dire qu’il ne traitait pas le post partum! Mais que si je voulais des antidépresseur il me faisait une ordonnance. Je suis partie de chez ce monsieur en pensant que personne ne pourrais m’aider, puis j’ai pu rencontrer une psychologue super, spécialiste du lien mère enfant. A toutes les mamans, ne restez pas seules! Et mon seul regret et de n’avoir pas consulté, par exemple la psychologue de la maternité, pendant la grossesse pathologique. En effet, le gyneco ne pense pas a orienter, on s’imagine que « c’est les hormones », ou « ça passera », et bien non, il faut de l’aide. Merci à toi de faire connaître cette association.
De mon côté, et bien avec de l’aide, aux 6 mois des bébés le lien est créé avec chacun et le moral va beaucoup mieux, et ce malgré une grosse épreuve que nous traversons.

le 25/09/2015 à 09h48 | Répondre

Marcende

Et oui un forum et un site qui ont bien quatorze ans!
Merci pour ce partage d’expériences. Si toutes les femmes partageaient leurs témoignages…
Ouvrons cette voix encore et toujours! Ne croyons pas à tort être seule à vivre un tel ressenti!

le 25/09/2015 à 16h59 | Répondre

Étoile (voir son site)

Merci pour ton témoignage ! C’est très courageux d’en parler. J’ai eu l’occasion de côtoyer quelqu’un dans ce cas, et on a du mal à poser des mots dessus (comme si c’était tabou). L’aide est fondamentale que ce soit par les médecins ou la famille.

le 25/09/2015 à 10h14 | Répondre

Marcende

Et c’est tabou! 100000 femmes par ans touchées par la difficulté maternelle et tout autant de bébés! Comment peut on minimiser cela?!
Après, même sans le vivre, on peut être sensibilisé et aidé cette maman que l’on connaît et qui va mal.
MLisette

le 25/09/2015 à 15h46 | Répondre

Madame Vélo

Merci beaucoup pour ton témoignage… qui tombe à pic ! Cela fait deux jours que je me demande justement si ce que je ressens est normal, si je n’aurais pas besoin de parler…parler oui, mais à qui ? et est-ce vraiment nécessaire ? je ne voudrais déranger personne avec mes questions « stupides » et mes émotions. Je ne sais pas si je rentre dans le « champs d’action » de maman blues : grossesse normale, accouchement quasi parfait, retour à la maison sans soucis particulier… c’est maintenant, au bout de 4 mois, que je commence à flancher. Disons que je m’inquiète car je ne voudrais pas sombrer. Mais comment savoir comment cela va évoluer et si c’est nécessaire d’agir ou non ? Bref, merci pour ton article ! Heureuse de voir que ça va mieux pour toi 🙂

le 25/09/2015 à 10h43 | Répondre

Marcende

Bonjour Madame Vélo,
Il n’y a pas à être « gênée » et croire que l’on va déranger. Mieux vaut déranger pour rien plutôt que de s’enfoncer. Le mieux serait de venir faire un petit tour du côté du forum de l’association pour nous expliquer le pourquoi du comment. La difficulté maternelle est unique à chacune. Elle peut se révéler durant la grossesse, à l’accouchement, à la maternité ou bien des semaines plus tard. L’essentiel est vraiment de mettre des mots sur ses émotions. La prise en charge auprès d’un professionnel compétent et sensibilisé peut être de courte durée et parfois elle peut aussi prendre plusieurs mois, plusieurs années.
Ne culpabilisez surtout pas ressentir quelque chose d’ambivalent!

le 25/09/2015 à 11h29 | Répondre

Louna

Coucou Mme Vélo,

Je me permets de rebondir à ton commentaire parce que je me reconnais tout à fait dans ce que tu décris : bébé arrivé vite, grossesse sans soucis, accouchement idéal, nourrisson super coopératif (super tétées et nuits sans problèmes), bref tout pour être heureuse, non ?! 😉

Et comme toi, pas juste après la naissance, mais vers 4-5 mois, j’ai eu un gros coup de mou, de fatigue, de déprime. A tel point que physiquement j’étais épuisée et je ne me reconnaissais plus. Comme toi, je n’osais pas déranger, je ne savais pas bien comment me sortir de cette impasse qui me rongeait mais tout doucement, pas assez fort pour avoir à sonner l’alarme. J’étais morose, pas efficace au travail, toujours fatiguée, d’humeur sombre. Rien de grave, rien qui n’affecte mon comportement avec ma fille ou avec mon entourage. Seul mon mari et une amie très proche étaient conscients que je n’étais pas dans mon état normal. Mais ça tenait….

Jusqu’au jour où mon mari m’a dit qu’il ne pouvait plus continuer comme ça, qu’il fallait que je me ressaisisse, que je fasse quelque chose pour aller mieux. Tout comme toi, je ne savais pas vers qui me tourner, je n’osais pas déranger parce que mon cas n’était pas si grave ! Alors j’ai contacté par SMS (trop dur d’appeler directement et je ne voulais pas déranger !) la sage-femme qui m’avait suivie à ma sortie de la maternité. Et je crois que c’est elle qui a vraiment eu la réaction salvatrice dans mon cas : elle m’a prise au sérieux. Elle m’a appelée, on a discuté, elle m’a rassurée en me disant que c’est normal, que c’est courant, elle m’a conseillé de prendre du temps pour moi, pour moi toute seule, sans bébé, sans mari ! Ça m’a fait du bien, certes, mais ça n’a pas suffit. Alors, toujours sur les conseils de ma sage-femme, je suis allée voir une psychologue spécialisée dans les problématiques autour de la maternité. Malheureusement, le contact n’est vraiment pas passé : je ne suis donc pas retournée la voir, mais malgré tout, en une petite séance, elle m’a déjà fait réfléchir sur beaucoup de choses qui me pesaient. J’ai continué à analyser tout ça dans mon coin, j’en ai énormément parlé à mon amie qui, sans même avoir d’enfant, a été parfaitement à l’écoute et m’a aidée à m’en sortir.
Maintenant, les choses vont beaucoup mieux !

Bref, je me rends compte que je suis en train de te pondre un roman. Je pense avoir fait passé l’essentiel de mon message, mais si tu veux plus de détails, nous pouvons échanger directement : n’hésite pas à me le faire savoir.

Bon courage à toi, et surtout, n’hésite pas, parles-en autour de toi, à ton médecin traitant, à tes amies, parents et famille, à ton mari, à ta sœur ou ta belle-sœur, à nous, etc…. Parles, c’est l’essentiel ! 🙂

le 25/09/2015 à 13h59 | Répondre

Marcende

Merci pour ton roman 😉
Parler, mettre en mots, exprimer ses ressentis, tout ce que l’on ne se laisse pas le droit de faire.
La difficulté maternelle n’est pas une pathologie mais bien un passage transitoire pour certaines femmes. Cela peut être plus ou moins fort. Mais surtout cela doit être entendu. La naissance d’un enfant doit être accompagnée physiquement ET psychiquement. Les professionnels non formés ou peu doivent être avertis de ce qu’une naissance peut réveiller.
Bravo à toi d’avoir fait le premier pas.
Belle continuation.
MLisette

le 25/09/2015 à 15h43 | Répondre

Madame Vélo

Merci pour vos réactions, et encouragements…
Vous avez raison, il faut que je trouve le moyen de parler. Pour le coup cet article arrive vraiment au bon moment !
Louna, je veux bien échanger directement avec toi…

le 25/09/2015 à 16h36 | Répondre

Marcende

Et si besoin de coordonnées Madame Vélo, aucun problème 😉

le 25/09/2015 à 16h55 | Répondre

Madame Vélo

Merci Marcende pour tes réactions. J’irais faire un tour sur le forum de maman blues (quand mon bébé m’en laissera le temps !). J’en ai parlé ce week-end avec mon mari, il était loin d’imaginer l’état d’angoisse permanente dans lequel je suis.

le 28/09/2015 à 10h04 |

Louna

Oh Mme Vélo, je suis contente de savoir que la lecture de cet article t’a donné un petit coup de pouce pour en discuter avec ton mari : c’est déjà un premier pas essentiel, bien joué !
Je crois que Camille t’a fait passé mon adresse mail perso, alors sans vouloir me faire insistante, je réitère ma proposition : surtout n’hésite pas à m’écrire ! 😉

le 28/09/2015 à 10h13 | Répondre

Madame D

J’ai eu la chance de ne vivre que le bay-blues.
Merci pour l’association !

le 25/09/2015 à 11h46 | Répondre

Marcende

Avec plaisir Madame D. Toujours important de connaître l’existence d’associations comme Maman Blues!

le 25/09/2015 à 15h55 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Merci pour ton témoignage et bravo pour ton engagement !

le 25/09/2015 à 13h08 | Répondre

Marcende

Merci Die Franzoesin! <3
J'irais faire un petit tour sur ton site 😉

le 25/09/2015 à 15h54 | Répondre

Mlle Mora

Bien longtemps avant d’avoir un bébé, j’avais lu le bouquin de Douglas Kennedy qui raconte l’histoire d’une femme qui vit une depression post-partum (et qui a un mari cinglé…) c’était devenu ma hantise, et quand j’ai vécu le baby blues j’avais peur que ça dur. j’ai eu de la chance ce ne fut que le baby blues passager, mais cela peut arriver à toutes les femmes, et il est vrai qu’on n’en parle pas assez. Cela permettrait aux femmes de mieux comprendre ce qui leur arrive, et surtout de ne pas culpabiliser. Devenir mère n’est pas la chose la plus facile du monde, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire…
Est-ce que tu sais s’il existe quelque chose de similaire chez les hommes ?

le 25/09/2015 à 13h09 | Répondre

Marcende

Devenir mère est un long processus qui s’inscrit dans notre histoire.
Les pères aussi peuvent être touchés par la difficulté paternelle. La question des hormones et de l’instinct maternel est alors obsolète. Devenir parent n’est pas une simple question d’hormones. Devenir parent réveille l’être que nous sommes, l’enfant devenu adulte, les relations aux autres et plus particulièrement à nos parents…

le 25/09/2015 à 15h52 | Répondre

Louna

Merci MLisette pour cet article.

Moi aussi, je suis passée par la case dépression post-partum, même si j’aime la qualifier de mini puisque je m’en suis sortie relativement rapidement. Mais arrêtons de se voiler la face, moi aussi j’ai connu des difficultés dans la première année de vie de ma fille.

Et sans la réaction géniale de ma sage-femme, je ne suis pas sûre que je m’en serais sortie si vite et si bien. J’ai eu du mal à trouver des contacts, des lieux (réels ou virtuels d’ailleurs) d’échange et de soutien pour ce genre de situation (et pourtant, j’habite à Paris !). Donc merci pour le lien vers cette association.

le 25/09/2015 à 14h03 | Répondre

Marcende

De rien Louna!
J’ai rejoint Maman Blues il y a maintenant 4 ans et je regrette rien!
Soutenir, accompagner, informer! La notion d’usager prend toute sa dimension.
N’hésite pas à venir visiter la page facebook de l’association ainsi que notre site et son forum.
À bientôt peut-être
MLisette

le 25/09/2015 à 15h48 | Répondre

Louna

C’est fait, pour le site et le forum ! ?
Très intéressant !

le 25/09/2015 à 18h13 | Répondre

Marcende

Oui tu as vu et au plus proche des femmes qui viennent chez Maman Blues pour trouver écoute et bienveillance dans ce moment douloureux de maternité!

le 25/09/2015 à 18h27 | Répondre

Miss Chat

Merci pour cet article 🙂 c’est une adresse à retenir, qui m’a l’air de valoir de l’or pour une maman en détresse !
Je n’oserais pas mettre les mots de dépression post-partum sur ce que j’ai vécu le mois qui a suivi la naissance car ça m’a l’air « moins grave » que ce que vous décrivez ici… Pendant un mois, l’allaitement m’a fait tellement mal que je finissais par en vouloir à ma fille, avec qui je n’arrivais donc pas à connecter. Quand elle ne tétait pas, elle refusait d’être déposée : on a passé un mois à la tenir dans nos bras ou à la faire dormir sur le torse de mon mari car rien d’autre ne la calmait. Je ne savais rien faire de mes journées, j’avais mal à cause de l’allaitement, j’étais à bout … et mon mari aussi. Il a fini par en vouloir à notre fille aussi parce qu’elle me mettait dans cet état. Elle a fini par accepter de dormir entre nous deux et l’allaitement a commencé à se faire normalement après 6 semaines… Et là, on a pu commencer à l’aimer pleinement 🙂
Parler m’aurait probablement fait du bien mais je n’y arrivais pas, à part avec mon mari (et encore, avec difficultés) alors je n’aurais pas pu échanger même sur un forum. Par contre, je l’aurais lu avec plaisir : c’est aussi en lisant des témoignages sur le net à l’époque que j’ai pu peu à peu dédramatiser, prendre chaque jour comme il venait et au final, enfin connecter avec ma petite puce.

le 27/09/2015 à 09h14 | Répondre

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