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Ton corps t’appartiens sauf…


Publié le 14 novembre 2017 par Melimelanie

… quand on parle de contraception définitive.

Holala le sujet polémique que j’aborde là. C’est vrai quoi, si on y réfléchi sur la toile on voit plus souvent des articles sur toutes celles qui n’arrivent pas à avoir des enfants, alors bon mes réflexions sur pourquoi je n’en veux plus n’ont pas lieu d’être!

Non?

Je vais peut être choquer mais pour moi ce sujet à tout autant le droit d’être qu’un autre.

Mon choix, ma famille

Alors déjà, au cas ou tu n’aurais pas suivi, je vais récapituler ce qui m’amène à vouloir une contraception définitive a 28 ans (bientôt 29 mais donc moins de 30 ans).

J’ai à mon compteur trois grossesses et deux bébés.

Déjà au niveau du compte il y a un raté. Cette troisième grossesse c’est ma GEU.

Ma grossesse extra utérine c’est une grande histoire.

Déjà parce que globalement je l’ai quand même fait à un moment qui aurai difficilement pu être pire (à trois jours de mon mariage quoi) et qui du coup s’entrelace avec l’un des plus beaux jours de ma vie.

Je sais que je suis la seule, mais, quand je regarde mes photos de mariage, beaucoup de détails me ramène à elle. Ce bleu sur mon bras à l’endroit ou j’avais la perfusion. Ce visage de douleur que le photographe a capté, pile au moment ou Monsieur Génial me serre dans ses bras dans l’émotion du moment, en oubliant les pansements sur mon ventre. Ces robes que j’alterne toute la soirée parce que je ne supportais pas de porter ma robe de mariée plus de deux heures.

Mais aussi parce qu’elle m’a appris que les pourcentages et moi on était définitivement pas copains. La probabilité de faire une GEU évolutive qui me déclenche une hémorragie interne à trois jours de mon mariage est tellement faible que ça en est risible.

Les médecins ne se l’expliquent pas. Je n’ai rien qui m’y prédestinait. Et puis une GEU qui déclenche une hémorragie interne à un mois de grossesse ils n’avaient jamais vu ça (toujours un plaisir de vous apprendre des nouveautés les mecs).

Du coup merci bien mais j’ai pas envie de vérifier si c’était un coup de pas de chance ou si ça va se reproduire. Les deux débuts de grossesses qui ont suivi ont été assez stressant.

Et puis ces deux grossesses. Elles m’ont donné deux magnifiques bébés, mes deux fils que j’aime à la folie. Il me comble et je sens ma famille complète.

On a, avec Monsieur Génial, construit la famille que nous voulions. Nous en sommes très heureux et nous souhaitons nous arrêter là!

Source : John Rocha (Creative Commons)

Oui mais…

Clairement ce que je veux, les décisions que j’ai prise pour ma vie, pour notre famille (en accord avec mon mari), cette décision de ne plus vouloir d’enfant: le milieu médical à apparemment un droit de regard la dessus.

Tu ne peux pas vouloir te faire ligaturer les trompes (enfin la trompe pour moi, je compte négocier un rabais d’ailleurs il y a deux fois moins de boulot) à moins de 30 ans. Voir même avant tes 40 ans.

Et le plus drôle c’est quand le même milieu médical reconnait qu’avec tes antécédents sur tes grossesses il est tout a fait légitime que tu t’arrêtes là! (J’attends le moment ou on me déconseille de tenter une nouvelle grossesse pour bien rigoler…)

Alors on te propose des solutions alternatives : et si vous vous bourriez d’hormones encore 10 ou 15 ans et on en reparlera à ce moment là.

Oui parce que GEU oblige je ne peux pas porter de stérilet (ou alors je veux vraiment tenter le destin…).

Donc il me reste… euh la pilule ou la pilule? Non j’exagère il y a aussi l’implant.

C’est donc mon choix, enfin pour le moment.Parce qu’après en avoir parlé avec pas mal d’amies autour de moi au bout d’un an d’implant: catastrophe. Confirmé par ma gynécologue. L’implant c’est top mais de ce qu’elle a constaté il n’est supporté que par 20% des femmes environ.

Alors pour le moment tant que j’allaite tout ira bien apparemment. Et une fois l’allaitement fini on verra enfin ce que ça donne. Et si ça ne marche pas et que je ne le supporte pas je n’aurai pas d’autre choix que de repasser à la pilule.

Alors qu’on soit clair je n’ai rien contre la pilule. Je la supporte et je devrais être contente.

Mais c’est plus une question de fiabilité. Alors pas par rapport à la pilule elle même  mais par rapport à moi.

Je l’ai prise des années sans aucun soucis. Mais à cet époque j’étais jeune et avec une mémoire au top. Je ne l’oubliais pas. Ou alors il fallait vraiment que la situation soit exceptionnel.

Mais voilà depuis que je suis maman j’ai eu l’occasion de la reprendre et là… la catastrophe… Je passe mon temps à l’oublier. Je suis tellement fatiguée que j’y pense et puis je suis distraite par un des enfants et je l’oublie et m’en souviens le lendemain…

Sauf que :

JE NE VEUX PLUS D’ENFANT!

Ni maintenant, ni dans cinq ans ni jamais.

Même avec un autre homme (c’est quand même la raison qui me fait le plus rire. « Non on ne peut pas vous ligaturer les trompes imaginez vous divorcez et refaite votre vie »), même si un de mes enfant meurt (alors là j’ai même trouvé ça dégueulasse de sous entendre que je pourrais avoir envie de faire un enfant pour « remplacer » celui que j’aurai perdu…), même pour « tenter la fille »…

Je veux profiter de mes deux enfants. Leur offrir le niveau de vie qui me plait. Pouvoir me consacrer à ma carrière tout en réussissant à avoir du temps pour eux (et plus tu as d’enfants moins tu as de temps dans ma vision ou je ne veux pas réduire mon temps de travail).

Je suis complète, et heureuse!

Et ce qui me rendrait malheureuse serait de tomber à nouveau enceinte.

Mais ça le monde médical ne veut pas l’entendre… en tout cas pas pour le moment…

 

Et toi tu comprends mon choix? Tu me trouves extrême? Tu es horrifiée que je puisse vouloir me « mutiler »? Ou tu comprends ma souffrance et ma peur et mon envie de m’arrêter là?

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Commentaires

47   Commentaires Laisser un commentaire ?

mariekiki

34 ans 3 enfants en parcours de stérilisation définitive. Vasectomie pour mon mari et novasure pour moi. Quit à ne plus pouvoir faire de bébé autant ne plus avoir de règles.
Je serai opérée en décembre et mon mari en mars.
Il y a un groupe fb qui recense les gyneco qui pratique l’opération sans restrictions.
Le mien le fait sur des nullipares (que je déteste ce mot).
Courage je t’encourage à persévérer.

le 14/11/2017 à 07h25 | Répondre

Melimelanie

La je test l’implant pour le moment. Si ça me convient j’ai prévu de le garder jusqu’à 35 ans puis de revenir à la charge à ce moment là. Si ça ne fonctionne pas je vais devoir me préparer à de looooongues discussions pour réussir à me faire entendre… Merci pour ton retour en tout cas!

le 15/11/2017 à 09h12 | Répondre

Croco

Je trouve incroyable ta situation. Je comprends qu’un médecin essaie de te disuader s’il pense que ce n’est pas la meilleure solution (le conseil fait parti de son boulot, même s’il y a toujours une part de partialité, et que je trouve certains des arguments avancés grotesques). A la limite, je peux accépter qu’il refuse de pratiquer l’opération lui même (après tout, ils ont une clause de conscience pour l’IVG, pourquoi pas pour la stérilisation définitive), mais s’il n’y a pas de contre-indication médicale, il devrait au moins être obligé de t’orienter vers quelqu’un qui acceptera de pratiquer l’opération !

le 14/11/2017 à 08h38 | Répondre

Melimelanie

Ce qui est « drôle » c’est que tous mes médecins ont leur avis sur la question en plus. Même mon kiné m’a dit qu’il me déconseillait l’opération parce qu’il est dans une dynamique de « refuser toute opération non vitale parce qu’on ne sait quand même pas ce que ça peut déclencher derrière ». Je lui ai répondu qu’ayant déjà une trompe ne moins à part rendre plus symétrique mon bas ventre ça ne changerait pas grand chose. Ma réponse l’a effectivement un peu « sonné » parce qu’il ne l’avait pas vue comme ça. C’est bien qu’on a tous notre vision des choses!

le 15/11/2017 à 09h14 | Répondre

isabelled

Ca me fait enrager : nous sommes des femmes adultes, notre corps – comme tu le dis – nous appartient. Point. Que le médecin nous conseille, sur la base de savoirs médicaux et d’expériences, c’est très bien. Qu’il fasse pression, ou nous empêche : non.
J’aurais pu recourir à la stérilisation définitive avant 30 ans. Je ne voulais pas d’enfant, jamais. je n’en ai pas ressenti le besoin, la pilule me convenait. A 42 ans, j’ai eu un enfant. Aurais-je regretté mon choix si j’avais opté pour la stérilisation ? Peut-être. Mais ça aurait été MON choix et j’en aurai assumé les conséquences. Aurais-je assumé de me retrouver enceinte parce qu’on m’avait refusé la stérilisation et que ma contraception avait failli ? Ca aurait été un cauchemar, une grossesse que j’aurais vécue comme imposée, et peut-être une IVG. Nous sommes des femmes adultes, nos choix nous appartiennent.

le 14/11/2017 à 09h55 | Répondre

Melimelanie

C’est bien ça qui me gêne.. c’est que si je tombe enceinte je ferais une IVG la question ne se pose même pas pour moi. Je ne veux vraiment plus d’enfant! M’imposer une IVG estce mieux et moins risqué pour moi? Cela ne risque pas d’entrainer des regrets plus tard aussi? Bref…

le 15/11/2017 à 09h17 | Répondre

Muscadine

Est-ce que tu as insisté avec ton médecin? Je sais que c’est pénible de préparer ses arguments, mais si tu lui exprimes clairement ton avis – en insistant sur le fait que ça soit du paternalisme mal placé que de te refuser la stérilisation, que c’est une décision réfléchie,et que tu exiges qu’il / elle te réfères à un autre médecin qui ne te mette pas de bâtons dans les roues si il / elle est borné. Les femmes doivent encore et toujours se battre pour leurs droits, c’est ainsi. Il n’y a pas si longtemps que ça, on n’avait pas le droit de vote ni le droit d’avoir un compte en banque! Courage!

le 14/11/2017 à 10h38 | Répondre

Melimelanie

Pour le moment je n’ai pas trop insisté… En plus ce n’est pas forcément que le monde médical qui ne comprend pas ma décision. Ma famille aussi essaie de m’en dissuader… Bref c’est un travail a faire dans mon entourage complet et je ne me sentais pas de me lancer la dedans pour le moment. Je verrais si ça ne se passe pas bien avec l’implant!

le 15/11/2017 à 09h19 | Répondre

Virg

Je ne comprends pas, il me semblait qu’il y avait une solution qui était non pas la ligature mais un genre de pincement des trompes. Il semble qu’ils en sont venus là à cause des femmes qui changeaient d’avis après la ligature ?
En tout cas, je te suis à 100% et je ne comprends pas de quel droit un médecin devrait prendre cette décision ultra personnelle à ta place. GEU ou pas, c’est TON choix. J’ai même envie de dire que, à la limite, si tu regrettes plus tard, c’est ton problème aussi. Sérieusement, mon commentaire n’apporte pas grand chose mais qu’est-ce que ça m’énerve ce genre de situation culpabilisante au possible !

le 14/11/2017 à 11h15 | Répondre

Camomille (voir son site)

J’avais cru comprendre que ce « pincement » peut abîmer les trompes empêchant tout retour en arrière. Donc, même tableau !

le 14/11/2017 à 14h48 | Répondre

Virginie

M’étant renseignée sur le sujet et connaissant quelqu’un qui a longtemps travaillé en gygy obstétrique, je me permets d’insister : très peu de solutions sont absolument irréversibles. En revanche, il y a des risques que cela le devienne au fil du temps, donc faut signer plein de papiers « oui, je suis sûre » « oui, je ne t’attaquerai pas si tu poses ça n’importe comment » un peu comme toute les opérations de nos jours.

le 14/11/2017 à 15h26 | Répondre

Melimelanie

Comme tu le dis dans ton commentaire a Camomille effectivement rien n’est totalement irréversible et il peut y avoir des ratés. Du coup tant que ce n’est pas quelque chose de réversible a 100% les médecins sont frileux. Et puis en plus de la non reversibilité on a tendance à m’avancer l’anesthésie générale que je vais m’imposer pour du « confort ». (limite j’ai l’impression de parler de me refaire les seins quand on me mentionne ça..)

le 15/11/2017 à 09h22 | Répondre

Laura

Mouiiii… Mais bizarrement les médecins n’ont jamais essayé de me dissuader de me faire refaire les seins!! (Alors que c’est carrément moins important je suis d’accord). Alors la logique dans tout ça…..Ils sont bourrés de préjugés c’est tout.

le 18/11/2017 à 23h12 | Répondre

Melimelanie

Ma médecin tiens le même discours pour une opération mamaire ou une ligature des trompes. Au moins elle est constante dans son discours 😉

le 20/11/2017 à 09h35 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Je peux tout à fait te comprendre et je trouve vraiment horribles les raisons qu’on te donne pour te le refuser… Si tu aies sûre de ton choix, que je peux comprendre avec tes antécédents, je ne vois pas de souci…
Ma nounou y a eu recours vers 31 ans je crois… Donc c’est possible!! Il faut que tu persévère et que tu trouves le bon gynéco si tu es certaine que c’est ce que tu veux! Le corps médical ne devrait pas te le refuser… Qu’on t’oblige à passer devant un psy comme pour une IVG, pourquoi pas mais te le refuser, non!

le 14/11/2017 à 11h53 | Répondre

Melimelanie

Le passage devant un psy est de toute façon obligatoire. Tout comme le délai entre la demande et le moment de l’opération ne peut pas être réduit et est a 6 mois je crois. Donc tout est déjà prévu normalement pour éviter les décisions sur un « coup de tête ».

Et oui les raisons qu’on m’avance sont dégueulasse je suis d’accord avec toi. Elles visent soient la fin de mon couple soit la mort d’un de mes enfants ce qui est assez horrible je trouve.

le 15/11/2017 à 09h24 | Répondre

Melimelanie

Mon Dieu les fautes… j’ai honte…

le 15/11/2017 à 09h26 | Répondre

Mlle Mora

Je trouve ça tellement injuste que la médecine ne soit pas vraiment au rendez-vous pour les femmes… Si c’était le problème des hommes, je suis certaine qu’ils auraient déjà trouvé depuis longtemps comment faire pour empêcher d’avoir des enfants, ne plus avoir les règles si on ne veut pas les avoir et que rien ne soit définitif, et sans être obligé de prendre un cachet par jour…
Bref, je m’égare…
J’espère qu’au moins l’implant fonctionnera bien (personnellement, ça marchait du tonnerre, je n’avais même plus de règles !!)
Et bien sûr, que tu trouveras un autre gyneco plus à l’écoute et prêt à t’aider dans ta démarche. C’est vrai, tu es une adulte, mère de deux enfants, tu sais ce que tu veux pour toi, et même si tu changes d’avis plus tard, tu assumeras ton choix !

le 14/11/2017 à 13h34 | Répondre

Melimelanie

Oui c’est bien ça.. si ça touchait les hommes on aurait déjà pléthores de solutions… mais comme c’est uniquement féminin…

Bref.

Je croise les doigts pour l’implant! Pour le moment j’allaite encore donc pas de problème. On verra dans quelques temps!

le 15/11/2017 à 09h30 | Répondre

Madame Lavande (voir son site)

Je trouve anormal que ton médecin ne t’oriente pas vers quelqu’un qui pourrait répondre à ta demande, même si lui même ne souhaite pas pratiquer l’intervention. Surtout qu’avec tes antécédents ta demande est encore plus compréhensible !
J’espère qu’à défaut l’implant te conviendra sur le long terme.

le 14/11/2017 à 14h44 | Répondre

Melimelanie

Je pense que mes médecins ne savent même pas vers qui m’orienter en fait… ma médecin généraliste m’a orienté vers ma gynéco qui m’a proposé de tester l’implant avant d’envisager plus « lourd ». Après je sais que même si l’implant ne fonctionne pas elle préférerait me voir repasser à la pillule mais je pense qu’on en discutera à ce moment là. J’ai malheureusement bénéficié de l’effet « viens juste d’accoucher » quand j’ai fais ma demande et du coup on a tendance à mettre les réactions « excessives » sous le contre coup de l’accouchement et de la chute d’hormones…

le 15/11/2017 à 09h36 | Répondre

Doupiou

Je pense que c’est un vaste débat. Je ne peux pas m’empêcher de penser que le personnel médical qui refuse ce type d’intervention a certainement des raisons (expériences, risques…).
Néanmoins, compte-tenu de tes antécédents, je trouve regrettable que le gynéco n’accède pas à ta demande.
Et puis comme dis dans plusieurs commentaires, on a quand même le droit de disposer de notre corps. Donc pour répondre à tes questions : non je ne suis pas horrifiée que tu souhaite avoir une contraception définitive et non je ne te trouve pas extrême.
J’y réfléchis moi-même. Si l’envie d’une troisième grossesse ne vient pas avant mes 34 ans, je souhaite aussi avoir recours à cette opération

le 14/11/2017 à 14h49 | Répondre

Melimelanie

Bien sur qu’ils ont leur raison. Et je suis persuadée qu’effectivement ils ont du croiser des cas ou ça ne se passait pas bien. Ou une ligature des trompes était réalisée pour ensuite la regretter.
Mais là on parle de moi. La gamine qui a 6 ans répondait qu’elle voulait devenir ingénieur en informatique plus tard quand on lui demandait ce qu’elle voulait faire. Et qui l’est devenu 20 ans plus tard. Quand je sais quelque chose je le sais. Et la je sais que je ne veux plus d’enfants! Bref… on verra avec l’implant comment ça va se passer. Avec les derniers scandales sur la pillule je pense que le recours à la ligature des trompes va peut être devenir moins exceptionnel chez les femmes ne souhaitant plus d’enfants.

le 15/11/2017 à 09h47 | Répondre

Madeleine

Salut.
Et ton mari, il ne pourrait pas avoir la vasectomie ?
Perso, je trouve que nous les femmes, nous dégustons pas mal: les règles douloureuses, les grossesses galères, la contraception hormonale ou autres, les FIV, même qd le problème vient de monsieur… Tout est sur nos épaules…
MAIS pour la contraception définitive, on est à égalité ! Ils peuvent enfin être celui du couple qui subit l intervention sur le corps. BREF, si un jour on a besoin d une contraception définitive, je veux que ce soit mon mari qui le fasse. Moi, j ai déjà donné.
En plus, si finalement vous changez d avis,et qu’ après vasectomie, vous voulez finalement un autre enfant, c est des inséminations artificielles (les spermatozoïdes seront prélevés à la source chez monsieur, c est lui qui douillera) Alors que pour la ligature des trompes, c est forcément des FIV, beaucoup plus lourdes pour la femme: la ponction des ovocytes, c est pas top cool.

le 14/11/2017 à 14h59 | Répondre

Lutine Chlorophylle

C’est ce qu’on s’est dit qu’on ferait avec mon mari, lorsqu’on sera sûrs de ne plus vouloir d’autres enfants. Pour les raisons exposées : c’est moi qui ait eu à subir la contraception jusque-là, c’est mon corps qui a subi les transformations et complications éventuelles de la grossesse, etc. Là, on pourra enfin laisser mon corps tranquille, à lui de faire « jouer » un peu le sien. 🙂

Cependant cela n’en reste pas moins un problème de se voir refuser une ligature des trompes alors que c’est une décision mûrement réfléchie, qui plus est ici appuyée par le fait d’avoir déjà des enfants et des antécédents de santé.
Et justement, ici encore, on laissera bien plus facilement un homme choisir une contraception définitive, là où une femme se verra renvoyée à son devoir de procréer.

le 14/11/2017 à 18h17 | Répondre

Melimelanie

On en a parlé et je pense que ça le terrorise. Il ne souhaite pas passer le cap. Je pense que dans l’imaginaire ça touche aussi à l’image de l’homme et qu’il a l’impression de se faire emasculer. La ou moi je m’en bats les ovaires de l’imaginaire collectif.

le 15/11/2017 à 09h49 | Répondre

Viviane

La vasectomie est pourtant une opération très simple, qui se réalise sous anesthésie locale, et qui ne nécessite pas d’arrêt de travail. Avec un coût de 67 euros (!) c’est certainement la méthode la moins chère du monde. C’est une méthode employée par 21% des anglais, 13% des américains, 14% des chinois mais … pas de français. Sachant qu’elle est réversible dans la moitié des cas et que la cryoconservation de sperme permet de garantir ses arrières.
Donc finalement ton homme te laisse assumer seule la charge mentale de la contraception de votre couple, tout en conservant de son côté son potentiel procréatif… Personnellement ça m’interpelle un peu.
NB infos sur la contraception masculine sur http://www.contraceptionmasculine.fr/415430720

le 15/11/2017 à 17h58 | Répondre

Melimelanie

Merci pour tes informations très claires! Je t’avoue que nous n’en avons jamais vraiment parlé sérieusement non plus. Peut être que si la situation vient à ce que la question se pose vraiment (si je ne supporte pas l’implant) il sera toujours temps d’avoir cette discussion en se renseignant sur tous les avantages et inconvénients pour lui et moi.

le 17/11/2017 à 15h15 | Répondre

Claire (voir son site)

C’est pénible de ne pas pouvoir être écouté dans nos souhaits !
Voilà peut être des pistes:
https://gynandco.wordpress.com/category/contraception-ivg/sterilisation-volontaire/ligature-des-trompes/
Au passage, c’est un super site qui répertorie les soignants vraiment à l’écoute et tolérant 😉

le 14/11/2017 à 16h09 | Répondre

Melimelanie

Merci pour le lien 😉 Je le garde précieusement pour plus tard!

le 15/11/2017 à 09h50 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Le pire c’est que l’argument de « si vous changez d’avis et que vous voulez des enfants plus tard » n’est déjà pas une raison valable pour refuser une ligature des trompes à une nullipare. Prévenir de l’irréversibilité, bien expliquer, laisser un délai de X mois pour mûrir la réflexion, oui, ça me parait normal et nécessaire. Mais pour autant… Oui, peut-être qu’on le regrettera. ET ALORS ?! N’y a-t-il aucun autre grand choix qu’on puisse faire dans sa vie (sans que tout le monde ne s’en mêle !) et qu’on pourrait potentiellement regretter ???
Mais non, qu’une femme puisse vraiment ne pas vouloir d’enfants, ce n’est pas concevable.

Bref, dans ton cas en plus, tu as déjà deux enfants (donc « regretter de ne pas avoir eu d’enfants », ça ne marche plus), et une raison médicale pour appuyer ta décision.
Mais non, Femme, ta fonction procréatrice tu dois assumer et conserver !

RHAAAAAAA !!!!!!!!!!! Ça m’énerve tellement !!!!!!

le 14/11/2017 à 18h09 | Répondre

Melimelanie

Je vois que ça t’enerve oui 😀
Après comme pour le moment j’avais une solution de « contournement » j’avoue avoir vite laché l’affaire. Le reste de ma vie en plus ne me donnait pas envie de me lancer dans un « nouveau combat ». Mais clairement si dans quelques mois l’implant ne me convient pas les médecins vont devoir me trouver une solution et autre que « Ba prenez la pillule vous avez de la chance vous la supportez »

le 17/11/2017 à 15h18 | Répondre

Étoile (voir son site)

Je peux comprendre le corps médical à cause de ton âge. Après chacun fait ce qu’il veut. Et si tu tentais de les avoir à l’usure ? Bon, je sais, ça te saoule peut-être, mais peut-être testent-ils ta motiviation, car ils ne sont pas habituées d’avoir cette demande aussi jeune ? Ma mère a fait cette opération à 38 ans et on lui avait demandé si elle ne voulait pas de troisième à l’époque 🙂

le 15/11/2017 à 11h50 | Répondre

Melimelanie

Je pense que je les aurai effectivement à l’usure au bout d’un moment. Ou j’irai trouver un médecin qui accepte. Pour le moment avec l’implant tout va bien. Verdict à la fin de l’allaitement!

le 17/11/2017 à 15h20 | Répondre

Chaperon Rouge

Comme a chaque fois qu’on parle contraception, je suis teeeeellement contente que la mienne soit gérée par… L infertilité de mon mari!
Une de mes amies a 27 ans envisageait cette meme opération. 2 gamins, un gars une fille, et un couple pas apaisé. Finalement 3 mois après men avoir parlé, elle divorçait, puis retombait amoureuse dans la foulée du papa de 2 petites filles. C’était il y a 6 mois, elle est aujourd’hui enceinte de son 3eme enfant, qu elle a désiré autant que les 2 premiers! Mais peut on s appuyer la dessus pour généraliser sur l inconstance des femmes? Je ne pense pas.
Par ailleurs. La loi impose uniquement d être majeure, pour subir cette opération. Pas d autres requêtes de « minima », genre x grossesses ou enfants, x antécédents médicaux ou x cycles de règles. Sur 10lunes.com, le blog d’une sage femme, il y a une anecdote comme ça sur un couple pour lequel cela s était fait très »facilement » finalement, malgré tous els obstacles qu’ils s attendaient a rencontrer. Il faut trouver le bon professionnel quoi, comme toujours…
Comme quelques unes des filles plus haut, j aurai surement proposé aussi a ma moitié de gérer cette partie la du couple. Mais quitte a ne plus pouvoir avoir de bébés, autant ne plus être emmerdée avec les règles aussi, non? Est ce que la ligature interromp l intégralité du cycle?

le 16/11/2017 à 17h25 | Répondre

Viviane

Oula ! La ligature des trompes ne modifie en rien l’ovulation donc n’a aucun effet sur le cycle. Pour supprimer les règles, il faut une contraception hormonale : soit enchainer les plaquettes de pilule (ce qui n’a pas d’inconvénient), soit opter pour un stérilet à la progestérone (Mirena) soit avoir une ovariectomie chirurgicale. Pour le coup aucun gynécologue ne va retirer les ovaires d’une femme bien portante à visée contraceptive.

le 16/11/2017 à 17h47 | Répondre

Chaperon Rouge

Merci pour ces éclaircissements! Alors vu comme ça en effet… Messieurs, au boulot un peu!

le 16/11/2017 à 22h31 | Répondre

Flora (voir son site)

Pas besoin d’ovariectomie pour arrêter les règles ! Il y a aussi possibilité de faire une ablation de l’endomètre (novasure) pour éliminer, ou du moins réduire fortement, les règles.

le 17/11/2017 à 09h20 | Répondre

Melimelanie

Mes règles n’ayant jamais été « chiante » je n’ai effectivement pas cette envie de ne plus en avoir du tout. Déjà parce que de façon bête ça me rassure.. règles = pas de grossesse (oui on sent que le traumatisme GEU n’est finalement pas si loin…) et puis parce que c’est naturel et qu’avec la cup clairement elles ne m’embêtent plus du tout. Bref.

Et pour ce qui est de changer d’avis je le sens au plus profond de moi. J’y pensais avant mon accouchement et depuis l’accouchement ça ne fait que se confirmer depuis.

le 17/11/2017 à 15h33 | Répondre

Flora (voir son site)

Je ne sais pas quoi dire tellement je trouve ça aberrant et dingue… Je peux comprendre l’argument qu’on puisse changer d’avis mais pour moi le devoir d’un médecin est de t’en informer statistiques à l’appui et non de t’interdire quoi que ce soit…
Bref, du grand n’importe quoi !

le 17/11/2017 à 09h28 | Répondre

Melimelanie

Je pense que tu as raison. On devrait m’informer et m’accompagner dans mes démarches plutôt que de me mettre face à un mur. Pour la simple et bonne raison que si je suis déterminée je pourrais aller jusqu’à faire des choses incensées sans accompagnements. Bon ce n’est pas mon caractère mais que se passe t’il quand face a un mur on refuse la décision. Les histoires horribles d’infanticide ne seraient elles pas parfois résultantes de ce genre de situation? (les femmes ayant 3/4 enfants mais n’en voulant plus au point de faire des déni de grossesse et de tuer le bébé une fois là. etait-ce sérieux de ne pas les accompagner dans une démarche de ce type. Bref). Pour le moment la question ne se pose plus. On verra dans quelques mois (années?).

le 17/11/2017 à 15h37 | Répondre

elodie

Là par contre, je pense que ça va un peu loin….Je ne pense pas qu’on puisse attribuer les infanticides et les dénis de grossesse aux professionnels de santé bornés. C’est bien plus complexe que ça.
Le souci aussi c’est que nous sommes dans un pays où les gens sont très procéduriers (heureusement parfois) donc si le médecin refuse la LGT ou autres interventions ça ne va pas, si le médecin accepte et que finalement la femme change d’avis, ça ne va pas etc etc

le 20/11/2017 à 23h44 | Répondre

elodie

Je te comprends mais…je comprends aussi les gynécos qui s’opposent aux LDT trop tôt parce que même si on est sûre de son choix, qu’on sait ce qu’on veut etc il y’a quand même effectivement des femmes qui refont des enfants sur le tard alors qu’elles n’en voulaient plus du tout. Il parait que « souvent femme varie » 😀 Par contre, pourquoi tu ne pourrais pas mettre de DIU?? L’antécédent de GEU n’est plus une contre-indication au DIU depuis des années! Et contrairement à ce qui a pu être véhiculé il ne majore pas le risque de GEU

le 18/11/2017 à 01h04 | Répondre

Melimelanie

L’antécedent de GEU en « global » n’est plus une contre indication. Mon antécedent si parce que j’ai fait une GEU très particulières qui déja dans le pourcentage rare de grossesses finissant en GEU est un pourcentage rare. Bref… (je n’ai aussi, de plus, aucune confiance envers le DIU au cuivre depuis les 3 grossesses sous DIU que j’ai eu dans mon entourage en un an.)

« Souvent femme varie » est une expression qui me fait hurler.. je ne vois pas en quoi on n’est plus insconstante que les hommes et j’avoue me battre contre ces « croyances » liées au sexe et qu’on persiste à vouloir faire traverser les âges.

Après effectivement je ne suis jamais à l’abris de changer d’avis (même si globalement j’ai peu de doutes la dessus…) mais dans ces cas là je ne pourrais m’en vouloir qu’à moi même si je suis entourée et suivi comme il faut. Je comprends les réticences moins le refus non négociable qu’il déclenche chez le corps médical façe à une demande réfléchie.

le 20/11/2017 à 09h34 | Répondre

Amandine

Bonjour,
effectivement je suis d’accord avec le fait que les femmes devraient pouvoir être libres de choisir leur contraception quelles qu’elles soient.
Pour autant je comprends aussi la frilosité du corps médical, dans la mesure où aujourd’hui une vie ne se résume pas à se marier à 20 ans et passer le reste de ses jours avec la même personne. Quant à enlever des ovaires en préventif n’en parlons pas, la ménopause et l’absence d’hormones ont des conséquences loin d’être anodines sur le corps! Qu’on le veuille ou non, les chiffres sont là, même si l’on n’en fait pas partie, et que l’on est sûre de soi. Je me vois aussi difficilement leur reprocher une demande à courte distance d’un accouchement, même si tu es sûre de toi, ce que je ne remettrai jamais en question, eux ne peuvent pas prendre « le risque d’un effet hormonal », et en reparler à froid dans quelques mois me semble être une bonne idée.
La seule chose qui me titille à la lecture de ton article, c’est que dans mon couple, la contraception est quelque chose qui se vit à deux, se décide à deux et mon conjoint prend part à celle-ci. Je suis étonnée que ton conjoint soit prêt à une anesthésie générale pour toi avec les risques objectifs que cela comporte alors qu’une vasectomie est beaucoup moins invasive pour lui, pour un effet final identique. La liberté des femmes oui, mais pourquoi ce serait toujours à la femme de « payer le prix » de sa liberté? L’égalité authentique ne serait-elle pas de partager la charge de la contraception dans le couple?

le 20/11/2017 à 11h45 | Répondre

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