Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Le troisième enfant et le désaccord dans le couple


Publié le 2 novembre 2018 par Doupiou

Après mon second accouchement, le corps meurtri par l’opération, le moral dans les chaussettes à cause de l’anesthésie générale qu’on m’a imposée sans m’expliquer, je me suis retrouvée à pleurer dans ma chambre d’hôpital. On pourra dire que c’est la faute à la descente d’hormones, à l’accouchement compliqué qui venait de se dérouler mais dans ma tête, je pensais à autre chose.

Mari Barbu est entré à ce moment-là et il a immédiatement compris. Je l’ai regardé droit dans les yeux en lui disant « plus jamais ça ».

C’est rude de dire balancer cette phrase après la naissance d’un bébé en excellente santé. J’avais juste l’impression d’être allée au front, un sentiment d’injustice, moi qui pensais avoir enfin un bel accouchement comme pour conjurer le précédent.

Le mois ont passé mais je suis toujours décidée : je ne veux plus d’autre enfant. Seulement Mari Barbu est bien moins catégorique que moi… On entend beaucoup de témoignages de la maman qui souhaite un troisième ou quatrième enfant alors que le papa y est radicalement opposé. Chez moi, c’est tout le contraire.

Ma décision est prise

Maintenant que tu lis mes articles, tu sais que je dis souvent qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Moi la première : j’avais des idées arrêtées sur tout et maintenant j’ouvre un peu plus mon esprit !

Mais force est de constater que cette décision de ne plus avoir d’enfants est claire pour moi.

Je déteste la grossesse. Ce n’est pas une partie de plaisir pour moi. Pour mes deux grossesses j’ai vomis, plusieurs fois par jour, constamment. J’étais épuisée. Pourquoi en serait-il différemment pour une troisième grossesse ? Je ne me vois pas être à nouveau enceinte, avec les maux que cela engendre.

Mes deux accouchements ont été compliqués. Après ma première césarienne en urgence, le gynécologue avait programmé une césarienne pour Barbouille. J’étais plutôt sereine car je me disais que ça ne pouvait pas être pire que pour PetitePerle, la seule chose qui pourrait faire un sorte que cet accouchement serait horrible serait une anesthésie générale puisque j’étais préparée à la césarienne. Et voilà, c’est chose faite, mon cauchemar se réalise.

Naïvement, je pensais qu’un accouchement pouvait en « réparer » un autre. Les douleurs post-opératoires, cette affreuse balafre… Non merci mais je n’en veux plus.

Il faut dire aussi que je gère seule mes enfants de 7h15 à 20h30 du lundi au samedi. Autant avec un enfant ça passe, autant avec deux c’est la course tous les matins. Je ne vois pas comment je pourrais faire avec trois !

J’ai l’impression d’être comblée, que ma famille est au complet. Comme si un petit troisième serait « de trop ».

L’envie de Mari Barbu

Lui s’est toujours vu en patriarche d’une famille nombreuse. Quatre enfant, c’est son idéal. Quand Barbouille est né, j’ai eu plusieurs fois la question : aller un petit troisième pour la route ? Moi je riais aux éclats. Mari Barbu était bien plus mesuré et répondait qu’on verra ce que l’avenir nous réserve.

Lorsque nous avons fait les plans de notre maison, il y a une quatrième chambre. Elle sera utilisé comme salle de jeu et chambre d’amis mais Mari Barbu me demande régulièrement s’il faut la cloisonner : sous-entendu –> en faire une vraie chambre pour un autre enfant.

Il dit souvent à notre entourage qu’il ne faut jamais dire jamais, qu’il se verrait bien avec un troisième enfant. En public, ses remarques me font bondir donc il s’en amuse.

Une petite discussion sérieuse s’impose entre lui et moi. Oui il aimerait vraiment avoir un troisième enfant. Mais il a vu ma souffrance physique et morale, il sait les conséquences d’une troisième césarienne, il a conscience qu’en tant qu’homme c’est facile à dire : il ne porte pas l’enfant et ne le met pas au monde. Il se rappelle quand j’hurlais de douleur pour mon premier accouchement qu’il s’était excusé de me faire subir cela.

Mais dans ses tripes, dans sa chair, ce petit troisième c’est l’aboutissement de sa famille parfaite.

Il me dit que l’accouchement de Barbouille est encore frais. Le temps va passer alors il me convaincra de changer d’avis. Il ne voit pas d’un bon œil le fait que je me débarrasse sans hésitation des choses devenues trop petites pour notre fils.

Mon mari veut un troisième enfant... pas moi !

crédit photo : pexels

Et si ?

Personne ne veut me ligaturer les trompes. Je suis trop jeune parait-il et mon dernier accouchement tronque ma perception. Je dois laisser couler de l’eau sous les ponts avant de prendre une décision définitive. Peut-être.

J’ai mon DIU pour cinq ans. C’est le délai que je me suis laissée pour réfléchir à cette opération.

Je connais quelques amies qui sont devenues enceintes avec un DIU. Si ça m’arrive ? Je crois que je garderais ce bébé.

Mais l’organisation familiale sera complètement remise en cause, je ne pourrais pas m’occuper seule de trois enfants en travaillant à 100%. Mari Barbu devra mettre la main à la pâte.

Je n’ai pas peur d’être nostalgique de l’époque des nourrissons.

Mari Barbu et moi savons que cette discussion ne trouvera pas d’issue pour le moment. On en a fait un sujet tabou à la maison. Il n’en parle pas mais je vois bien qu’il espère que le temps fasse son œuvre et me fasse changer d’avis. Je le sens sûr de lui et convaincu. Peut-on y voir une certaine forme d’égoïsme de sa part ? Est-ce moi qui suis égoïste de ne pas céder ? Pour l’instant la discussion est en stand-bye et ne créer pas de problèmes dans notre couple. Pour l’instant…

Et toi ? Est-ce que ton conjoint te pousse à avoir un autre enfant ? Est-ce plutôt l’inverse ? Est-ce source de tensions dans ton couple ? Dis-nous tout !


Tu en as marre de courir les magasins pour les fringues des enfants ? Et ce tous les mois, vu à la vitesse à laquelle ils grandissent ? Et je ne parle pas du petit qui hurle (que ce soit le tien ou celui d’une autre, grrr) parce qu’il ne veut pas essayer ce pull-là… Et si tu recevais directement chez toi de jolis looks (du 1 mois au 14 ans !) à essayer TRAN-QUILLE-MENT. Ça va ? Tu gardes et tu payes. Ça ne va pas ? Tu renvoies gratuitement. Bref, viens vite tester Little Cigogne !


Porte le bracelet Ava chaque nuit et obtiens sans effort des informations sur ton cycle, ta fertilité, ta grossesse et ta santé. Alors, pour mettre toutes les chances de ton côté pour avoir un petit bébé, je te propose 10% de réduction sur le bracelet Ava avec le code : DansMaTribuXAva ! Commande-le dès maintenant par ici !

 

Commentaires

29   Commentaires Laisser un commentaire ?

Pauline

Je voudrais juste te dire mon avis : Non tu n’es pas égoïste. Je ne connais pas les raisons qui font peser l’essentiel de la gestion des enfants sur ton dos mais dans le contexte (grossesse difficile, accouchement traumatisant et quotidien où tu t’occupes seule des enfants), c’est plutôt t’en demander un 3ème qui me semble égoïste (loin de moi l’idée de juger ton mari mais mon âme de féministe te soutient complètement dans ton choix). Merci pour ton article qui me parle, moi c’est carrément le deuxième que je ne ferai pas après une grossesse et un accouchement difficile (césarienne d’urgence aussi). Et puis ce n’est pas tout de les faire les enfants, le vrai défi de mon point de vue, c’est de les élever pour en faire des personnes heureuses et responsables.

le 02/11/2018 à 08h01 | Répondre

Doupiou

Mon mari est chef d’entreprise. Merci pour ta compréhension et je soutiens totalement ton avis : l’éducation est un vrai boulot ! Au-delà du traditionnel rituel des couches, biberons, bains et dodo (pour les plus petits), c’est une vraie responsabilité d’élever des petits humains en devenir. Et là clairement, un troisième signerait ma mort par fatigue !

le 02/11/2018 à 08h57 | Répondre

Maye

Pardon, je ne connais certainement pas assez votre vie, mais ça me fait bondir. Cette pression qu’il te met alors que tu gère tout. Nan mais c’est facile de vouloir toujours plus d’enfant quand on ne fait que jouer avec eux quelques heures dans la semaine. C’est lui qui est égoïste, si tu en est a te poser ce genre de question c’est qu’il te met la pression sur le sujet alors même que tu as beaucoup souffert. Ah vraiment !

le 02/11/2018 à 08h52 | Répondre

Doupiou

J’avoue qu’il a un peu plus compris le concept de « s’occuper » des enfants quand j’ai repris le travail à 100% la dernière semaine d’aout et qu’il a du gérer les deux seuls à la maison
. Il s’est aperçue que ce n’était pas de tout repos.
Mais au-delà de ça, même le papa le plus impliqué ne pourra jamais connaître les douleurs et la fatigue d’une grossesse, d’un accouchement, du post-partum

le 02/11/2018 à 08h59 | Répondre

Virg

Je vous comprends tous les 2, l’envie d’être parent est viscérale pour le père et pour la mère. Simplement, je pense qu’une vie de famille est faite de compromis, vous devrez donc de toute manière en trouver un. Le tout est de le penser dans le respect l’un de l’autre. Tu le vis mal mais tu es encore dans l’affect. Quand tu auras plus de recul, ton refus paraitra plus « raisonné » et donc peut-être plus « crédible ». Il est clair que votre organisation pro et ses horaires ne plaide pas en faveur du 3ème. Mais si ton mari trouve une solution de ce point de vue ? Le compromis peut prendre plusieurs formes 😉 je vous souhaite bonne chance 🙂

le 02/11/2018 à 09h05 | Répondre

Doupiou

Merci pour ton commentaire. Effectivement nous devrons obligatoirement revoir l’organisation familiale si cette envie devait se concrétiser un jour. En tout état de cause, on ne pourra pas se soustraire à la case grossesse et accouchement qui sont impensables pour moi.

le 02/11/2018 à 09h19 | Répondre

Virg

Je n’ai pas commenté cet aspect car, pour moi, il n’est pas tout à fait dans la même ligne. Je classe ton expérience plutôt dans le domaine du traumatisme dans ton corps et dans ton esprit. Du coup, 3eme ou pas, il me semble -attention, c’est mon point de vue- que tu dois le surmonter d’une manière ou d’un autre. J’espère que je me fais bien comprendre, je ne minimise pas du tout tes séquelles, j’ai seulement tendance à penser que c’est un autre problème. D’un côté, ce traumatisme à surmonter quelle que soit votre décision, de l’autre côté redevenir parents d’un 3ème avec toutes les questions que soulèvent l’éducation d’un enfant.

le 02/11/2018 à 12h06 | Répondre

Jolise

Ce que je comprends de ton article est que le désir d’enfant, du côté du papa ou de la maman n’est pas forcément rationnel malheureusement! Ce n’est pas qu’une question mathématique, est ce qu’on peut le faire ou non… Dans ton cas rentre en ligne de compte des aspects pratiques et physiques indiscutables! Ton mari en a sans doute conscience et peut être culpabilise-t-il a t’en demander un 3è.
Je dis ca parce que c’est un peu mon cas, on a 2 enfants en bonne santé et nous trouvons à peine notre rythme en travaillant tous les 2 à 100 %. Cette situation devrait me satisfaire alors que j’en voudrais un 3è. Je culpabiliserai un peu de devoir insister ou le « convaincre ». La question du 3è se pose finalement plus souvent qu’on le pense!

le 02/11/2018 à 09h09 | Répondre

Doupiou

Par cet article, je voulais aussi montrer que l’envie de paternité est parfois plus forte que l’envie de maternité. On entend bien plus souvent une envie viscérale de bébé venant de la maman que du papa, au point que certaines femmes, maîtresse de leur contraception sont capables de « forcer » leur conjoint. Ici c’est simplement l’inverse !

le 02/11/2018 à 09h21 | Répondre

Mélinda

A la lecture de ton article, ma première réaction a été de me dire « mais quel égoïste ! ». Les commentaires m’ont ensuite faite réfléchir. J’ai vécu l’envie viscérale d’un enfant et d’ailleurs après l’arrivée de notre premier enfant, je me suis dit que j’aimerais en avoir plein tellement le plaisir que j’éprouvais à m’occuper d’un tout petit était hors norme. Envie qui est en train de se calmer avec ma deuxième grossesse 🙂 Enfin, tout ça pour dire que j’avais perdu de vue qu’un papa pouvait aussi éprouver cette envie viscérale, qui n’a rien à voir avec la raison. Je vous souhaite de parvenir à un compromis qui ne fera pas trop souffrir ni l’un ni l’autre.

le 02/11/2018 à 09h55 | Répondre

Doupiou

Pour l’instant, tout est encore très (trop ?) frais. Les nuits compliquées de Barbouille (merci les dents !) commencent à vacciner l’envie chez mon mari. Mais je sais qu’une fois la première année un peu compliquée de passée, son envie refera surface très rapidement. On va dire que nous sommes actuellement en sursis !

le 02/11/2018 à 10h07 | Répondre

Lily

Oulala, je suis partagée en lisant ton article car en effet les remarques et la « pression » en douceur de ton mari me font bondir et à côté de ça… Je pense en effet qu’on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve…
J’ai vécu la même situation après la naissance de mon deuxième, à la différence (importante) que l’accouchement s’est bien passé. C’était très dur, je gère aussi beaucoup seule, et longtemps j’ai refusé d’envisager un troisième, alors que c’était notre souhait initial. Mon mari m’a dit qu’on ferait comme je voulais (pour lui on était déjà si chanceux), et au bout de deux ans… J’ai changé d’avis.
Clairement, les premiers mois d’un enfant (et surtout d’un deuxième) c’est l’enfer. MAIS peu à peu tout devient plus facile, les enfants sont plus autonomes, et l’envie viscérale, chez moi, est revenue.
Mais en effet je n’ai pas vécu les mêmes traumatismes que toi pour la grossesse et l’accouchement 🙁
A mon sens c’est à ton mari de travailler sur lui, reconnaître ce qu’il te doit et accepter votre famille telle qu’elle est, c’est à dire déjà une merveilleuse famille… Votre deuxième est si petit encore, vous avez tout un nouvel équilibre familial à construire, c’est un beau projet, peut-être qu’il faut qu’il s’y investisse un peu plus ? (possibilité de lever occasionnellement le pied à son boulot ?)
Bonne chance à vous en tout cas 🙂

le 02/11/2018 à 10h41 | Répondre

Doupiou

En effet, une nouvelle organisation à 4 est à mettre en place. Et pourtant, Barbouille est un bébé tellement cool !
Mais oui, clairement, les péripéties de la grossesse et de l’accouchement sont encore trop frais (même encore pour ma première grossesse finalement). Et ça Mari Barbu le sait. Je sais pertinemment que si ces évènements s’étaient bien passés, je n’aurais (presque) pas de raisons de refuser un troisième : l’organisation mise à part

le 02/11/2018 à 12h01 | Répondre

Isabelle

Bonjour,
Merci pour ta confiance et le partage de ton expérience, de ta souffrance. C’est important de mettre des mots sur les traumatismes, les exprimer.
Je suis de l’avis de Virg.
L’important est d’arriver à vous comprendre tout en respectant votre corps.
Contrairement à toi, je n’ai pas cette impression que les femmes sont plus souvent en demande que les hommes de faire un enfant.
Vous concernant, tu as tes raisons de refuser un troisième enfant, et tu en as le droit, tout autant qu’une personne qui ne veut pas du tout d’enfant. Souvent ce dernier cas est jugé par notre société alors que chacun est libre de ses choix.
Le seul conseil que je me permettrai de te donner, si toutefois c’est ce que tu attends de nous en partageant ce texte, c’est de trouver le moyen de guérir ce traumatisme (je pense à l’EMDR) pour que tu ne restes pas avec de telles mémoires dans ton corps. Cela aidera tes enfants plus tard quand eux mêmes voudront devenir parents.
Te faire ligaturer les trompes … Cette décision t’appartiendras bien sûr mais peut être un peu radicale si tu es jeune. Perso j’ai très longtemps exprimé un refus catégorique d’enfant (lié à des traumatismes de l’enfance) et à 34 ans, je suis devenue maman et je remercie la vie de me faire connaître ce bonheur et cette amour qui remplit le cœur.
Quant à ton mari, il a le droit de ressentir ce besoin. Effectivement ce n’est pas lui qui subit les désagréments de la grossesse ou de l’accouchement. Mais sa place doit être tout autant perturbante quand il ressent ce besoin viscéral qui est en train de filer entre ses doigts. Il serait intéressant de connaître la raison plus profonde de son souhait d’une famille nombreuse (par ex : histoire de sa famille, y a-t-il eu beaucoup de proches perdus dans la lignée qui expliquerait que pour ton mari, avoir beaucoup d’enfants signifierait être moins seul en cas de décès de proches …) Enfin ce n’est qu’un exemple.
Tout cela pour dire que comprendre notre propre histoire permet souvent de dépasser des problématiques dans notre vie et permet de se comprendre.
Bon rétablissement. Je t’envoie plein de bonnes ondes pour t’aider dans la douleur que t’ont laissé tes accouchements.

le 02/11/2018 à 11h11 | Répondre

Doupiou

Merci pour ton message plein d’espoir. Pour mon mari, c’est vraiment l’image de la petite maison dans la prairie, entouré d’enfants, qu’il chéri tant ! Nous sommes tous les deux issus d’une famille de trois enfants : Est-ce un parallèle ? Peut-être.
C’est vrai que je comprends son envie viscérale qui doit être aussi difficile à vivre pour lui que pour moi ! Je ne dis pas qu’il minimise mes douleurs, loin de là. Mais je pense qu’au fond, il doit se dire qu’un troisième accouchement ne sera jamais aussi pire les deux premiers

le 05/11/2018 à 12h43 | Répondre

Nathalie (voir son site)

Égoïste : non clairement pas !

J’ai connu le fait d’avoir tout à gérer mais avec 1 seul enfant (du coup pour 2 je compatis !).

Etant donné ce que ça te fait peser « dessus » (grossesse, accouchement, post accouchement, gestion quotidienne), je pense qu’il faut avant tout t’écouter toi.

le 02/11/2018 à 11h58 | Répondre

Doupiou

C’est surtout l’inquiétude de devoir gérer deux enfants en étant enceinte qui me fait freiner des quatre fers !

le 02/11/2018 à 12h02 | Répondre

Sarajade

C’est drôle, je me sens à la fois toi et ton mari ^^
Nous voulions 4 enfants, mais mes 2 césariennes m’ont laissées clairement traumatisée, et je vis exactement le « plus jamais ça »…C’est juste au-dessus de mes forces de repasser par la…Pour autant, je n’arrive pas à « faire le deuil » de ces autres enfants, à me dire que je ne les verrai jamais…Ils me manquent sans même avoir jamais existé…
On verra avec le temps, pour l’instant j’en pleure encore chaque jour, mais heureusement je n’ai pas besoin dedécider maintenant!

le 02/11/2018 à 12h23 | Répondre

Doupiou

Je te comprends alors ! Si j’étais assurée d’avoir un accouchement sans complications pour le troisième, peut-être que je pourrais reconsidérer la question. Mais l’idée même d’une troisième césarienne me fait paniquer (surtout les suites de couches en fait)

le 02/11/2018 à 13h28 | Répondre

Sarajade

Tu m’étonnes!! Et quand je lis parfois, associé dans la même phrase, « césarienne » et « de confort », je me dis qu’on doit pas tous vivre dans la même réalité!

le 02/11/2018 à 17h23 | Répondre

Isabelle

Ooooo Sarajade, plein de pensées pour toi.

le 02/11/2018 à 14h59 | Répondre

Sarajade

Merci beaucoup, c’est très gentil à toi 🙂

le 05/11/2018 à 11h39 | Répondre

Petit Pois

Avez-vous déjà discuté avec ton mari du sujet de l’adoption ? Ce serait un moyen d’avoir un troisième enfant sans repasser par une grossesse et un accouchement. Pour l’organisation familiale, en revanche, ça ne résout évidemment rien, mais s’il veut un troisième, il va bien falloir que ton mari contribue !

le 03/11/2018 à 20h24 | Répondre

Doupiou

N’y connaissant rien à l’adoption, j’avoue que c’est une éventualité qui m’a traversé l’esprit. Puis les articles très intéressants de Mme Espoir m’ont bien remis les pieds sur terre ! Voici un petit lien pour suivre ses péripéties : http://www.dans-ma-tribu.fr/author/mme-espoir/

le 05/11/2018 à 12h39 | Répondre

WorkingMutti (voir son site)

Ici c’est clairement moi qui ait envie d’une famille très nombreuse. Je déteste être enceinte, je ne suis pas fan des césariennes non plus, ni même de la période bébé. Mais quand je vois mes grands, quand je vois leur complicité, je me dis que je le referais bien X 1000.

J’ai toujours accouché par césarienne donc je ne sais pas ce qu’est la simplicité d’une voie basse. Mais j’ai pas mal de chance je me remets bien. 4h après ma dernière je prenais ma douche avec aide et le lendemain je faisais le tour de la maternité avec bébé dans son berceau. Du coup je sors toujours à J+2. Je pense qu’on me donne les bons anti-douleurs 😉 .

le 04/11/2018 à 09h44 | Répondre

Doupiou

Oh la chance ! Je suis restée hospitalisée 9 jours pour ma fille et 6 jours pour mon fils. Bon comme je suis allergique à l’ibuprophène mes antis-douleurs c’est le doliprane ! On a vu mieux comme efficacité !

le 05/11/2018 à 08h28 | Répondre

Lumi (voir son site)

Je découvre via cet article ton récit d’accouchement, et il me touche d’autant plus que j’ai vécu quelque chose d’assez similaire pour mon fils (mon premier, il a dix mois) : une césarienne en urgence et une AG surprise… là où j’ai eu un peu plus de chance que toi, c’est qu’ils m’ont réveillée au moment où ils sortaient mon fils, qui m’a aussitôt été présenté. Par contre, on ne m’a rien dit : si je n’avais pas posé la question, perturbée de m’être endormie pendant ma césarienne (il était 2h du matin, mais quand même !), je ne sais pas si on m’aurait expliqué quoi que ce soit. Et je me suis sentie coupable, aussi…

Avec mon mari, nous souhaitions deux, voire trois enfants. Depuis ma grossesse (nausées et vomissements +++ pendant tout le premier trimestre), cet accouchement et les suites de couches, on penche plus vers deux… Et j’appréhende déjà de revivre tout ça.

Tout ça pour dire que je te comprends et que tu as tout mon soutien !

le 04/11/2018 à 10h18 | Répondre

Doupiou

Je te souhaite de réussir à passer par-dessous ces épreuves et que tu puisse avoir la famille dont tu rêve

le 05/11/2018 à 12h44 | Répondre

Floconnette

Bonjour Doupiou,
Ton article est extrêmement intéressant pour moi. Ici j’ai deux enfants de 4 ans et demi et 2 ans et quelques. A la naissance du 2ème, l’accouchemen thorrible du premier c’est un peu effacé de ma mémoire, j’ai douillé pendant le travail du second mais à la fin l’accouchement fut OK dans sa globalité. j’ai la chance immense de me remettre très vite de mes accouchements, je suis sur pieds immédiatement, aucune séquelle. Même pas physique, je perds les kilos en 6 mois et n’ai pas d’autre séquelle. Autant dire que ça, ça ne me dissuadait pas de recommencer. Mon 2ème bébé fut encore plus facile que le 1er, et je me suis toujours vue avec 3 enfants. Donc dès les premiers jours je parlais du prochain. C’était clair et net pour moi il y en aurait un autre! Mais mon mari n’en voulait plus, pour diverses raisons qu’il m’a expliquées et qu eje comprenais. Le temps a passé, maintenant, je change d’avis. Je ne dis pas que si mon chéri avait une envie soudaine d’un 3ème, je ne serais pas comblée. Mais je n’ai plus cette envie irrépressible d’il y a 1 ou 2 ans, ce chagrin d eme dire que c’est fini la grossesse.
Pourquoi?
Plusieurs raisons:
– secondaire: j’ai perdu du poids et me suis remise au sport sérieusement et j’adore ça. Je n’ai pas envie de remettre mon corps en mode grossesse et de perdre mon « niveau » de sport.
– plus importante: la logistique. Comme toi, je gère seule mes enfants de 6H30 à 18 voire 19H ou plus tard certains jours. Je suis épuisée. Je ne me vois ni arrêter de bosser, ni gérer le boulot + 3 enfants…
– raison principale: mon fils aîné. Il est très compliqué. Sans doute précoce, on attend de faire des tests. Mais il a des périodes, nombreuses, totalement ingérables. Il ne m’écoute jamais, m’ignore, est insolent, violent par moments (à l’école, au périscolaire, avec son petit frère…) et j’en passe. Avant les vacances j’avais atteint un stade où je pleurais tous les soirs et les matins en arrivant au travail, après les n-ièmes remarques de la maîtresse. Le sentimenet d’avoir tout raté avec lui, de ne pas assurer, qu’il était peut être en souffrance pour se comporter aussi mal envers autrui, la honte aussi parfois qd il hurle pendant 1H dans un magasin, l’épuisement moral, etc etc…. Nous sommes dans une mauvaise phase…. depuis 2 ans et demi. On me dit « ça passera » ms je n’y crois plus. Donc vraiment, impensable pour moi de fair eun autre enfant alors qu’on ne sait même pas élever celui-ci, lui donner les clés pour une vie harmonieuse en société. On va y arriver, j’espère, mais déjà qu’il est d’une jalousie maladive, et que son petit frère pâtit du manque de temps (ben oui on passe beaucoup trop de temps avec l’aîné qui est ultra accaparant et exclusif), un autre bébé, je n’en ai plus envie.

peut être que l’envie passera pour ton mari quand les enfants grandiront, l’envie de ne plus être « bloqué » par les contraintes de petite enfance. Ou peut être qu’il sera encore plus nostalgique… On ne peut pas le dire. Je pensais être de plus en plus nostalgique au fur et à mesure que mon « petit » grandit, et en fait non, je suis heureuse de le voir s’épanouir et je laisse les nourrissons aux autres 🙂
J’ai une nièce toute fraîche aussi alors je pourrai encore un peu pouponner 😉

le 05/11/2018 à 11h35 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?