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Mon accouchement d’un bébé en siège… sans péridurale, merci !


Publié le 23 décembre 2015 par Madame Vélo

Quand je t’ai laissée la dernière fois, l’assistante anesthésiste arrivait dans la salle d’accouchement pour me préparer à la péridurale… or, moi, je n’en voulais pas !

Dès le début de ma grossesse, j’avais annoncé mon souhait d’accoucher sans péridurale. Et puis, quand on a découvert à l’échographie du troisième trimestre que notre bébé était en siège, le personnel médical (sages-femmes et gynéco) m’a fait comprendre que, pour un siège, la péridurale était fortement recommandée.

Pour deux raisons :

  • le risque de complications étant plus élevé, si la péridurale est installée, c’est plus sûr en cas d’intervention d’urgence,
  • comme pour un siège, c’est la maman qui doit faire tout le travail jusqu’au bout (pas de forceps ou de ventouse possibles), il faut qu’elle garde toutes ses forces pour pousser la tête, qui sort en dernier : elle ne doit donc pas être trop fatiguée par le travail.

Après de grandes discussions, on avait fini par trouver un compromis, avec ma sage-femme : j’acceptais la pose du cathéter dans le dos, mais sans injection de produits. Comme ça, la voie était ouverte en cas d’urgence, mais je gardais ma « liberté » tant que tout se passait bien. Cette décision avait été inscrite sur mon dossier, et a priori acceptée par l’obstétricienne de garde cette nuit-là.

(Encore une fois, j’ai eu beaucoup de chance, car l’obstétricienne de garde était habituée aux accouchements de bébé en siège par voie basse.)

Mais quand l’anesthésiste arrive dans la chambre, je découvre une femme très désagréable, qui me reproche de la réveiller en pleine nuit pour « ça ». Pour elle, la péridurale, « ce n’est pas un jeu », et de toute façon, « c’est tout ou rien ». Elle prétend qu’elle ne peut pas juste poser le cathéter, et que c’est « maintenant ou jamais ». Même Juliette, la sage-femme, en est déconcertée et me regarde avec un air désolé.

Mais moi, je ne me démonte pas. Lorsque l’anesthésiste me pose la question ultime, est-ce que oui ou non elle me pose la péridurale, je lui réponds que je n’en veux pas, de son truc (ce qui la met encore plus en colère, puisque du coup, elle a vraiment été réveillée pour rien !). Elle voulait sans doute me faire peur avec son « maintenant ou jamais », mais je ne suis pas stupide : je sais très bien que s’il y a une complication et qu’il faut me faire une rachi, elle n’aura pas le choix (pas plus que moi) !!

Juliette va quand même faire valider la décision par l’obstétricienne, qui accepte que je reste sans péridurale (puisque, comme je le disais, elle est très expérimentée). Après coup, j’ai été super contente que l’anesthésiste ait été une vraie conne, car c’est grâce à elle que j’ai pu avoir mon accouchement sans péridurale !

Après cet épisode, Juliette me propose de prendre un bain, la maternité étant équipée de deux baignoires. J’accepte aussitôt. À 1h30, j’entre donc dans l’eau chaude. Mon mari m’accompagne dans la pièce, malgré la chaleur intense qui y règne. On discute un peu – entre les contractions. Puis, comme je suis de moins en moins bavarde, il s’occupe avec un bouquin. Désormais, j’ai vraiment mal lors des contractions, mais je profite de l’accalmie entre chaque pour me ressourcer, souffler et me préparer pour la suivante.

Accouchement naturel

Crédits photo (creative commons) : eyeliam

Au bout d’une heure, j’ai vraiment trop chaud. Je veux sortir du bain, même si j’ai peur d’avoir encore plus mal une fois hors de l’eau. Et puis, je suis curieuse de savoir à combien est ouvert mon col. Verdict : entre 7 et 8.

Dans la chambre, j’essaye de gérer les contractions debout, mais ça devient vraiment dur. Juliette doit me reposer le monitoring, et ça me fait tellement mal que je m’installe sur le côté : je suis mieux ainsi pour gérer ma douleur. Juliette arrive à me caler les capteurs sans avoir à mettre la ceinture.

L’heure qui suit est compliquée. Je me souviens avoir souffert. Mais heureusement, mon mari sort une arme ultime : Aladdin ! Mais que vient faire Aladdin ici ? En fait, avant de partir, mon mari avait installé sur son téléphone deux dessins animés, dont Aladdin. Vers 3h, il se cherchait une occupation, et comme je ne voulais pas de musique, il a décidé de regarder Aladdin.

Et finalement, je regarde avec lui. Aladdin était mon Disney préféré quand j’étais gamine, et d’entendre les voix, de voir les images, ça m’aide véritablement à gérer émotionnellement la douleur. Bon, j’ai aussi le masque avec du gaz hilarant ! Mais vraiment, je dirais que cette nuit-là, Aladdin a été ce qui m’a permis de tenir au moment où c’était le plus dur.

Et puis, à un moment donné, a priori vers 4h, je dis à mon mari que je n’en peux plus. Je ne peux plus me retenir de pousser, ça me fait trop mal, et il n’y a qu’en « lâchant tout » que ça me soulagera. Peu importe si ce n’est pas le moment, je me lâche. Et je hurle. Ça me soulage.

Je ne sais plus vraiment dans quel ordre se sont passées les choses. Juliette arrive, me dit que je suis ouverte à 10 et qu’on va pouvoir s’installer. Elle part chercher le reste de l’équipe (accouchement en siège = plein de gens pour l’accouchement !). Je suis encore allongée sur le côté lorsque, à la faveur d’une contraction, je perds les eaux.

Tout le monde entre dans la salle. On me dit qu’on va m’installer en position gynécologique. Je demande à rester sur le côté, mais on me dit que, pour un accouchement par le siège, ce n’est pas possible. J’obtempère, on m’installe. Juliette me branche la perfusion. Je panique et demande ce qu’on m’injecte. Elle me répond que c’est de l’eau sucrée et une molécule qui va m’aider à pousser (j’ai oublié ce que c’était).

Je fais patienter tout le monde à chaque contraction. Je pousse, mais je pousse mal : on m’explique qu’il faut que je garde mon souffle (alors que moi, je crie à chaque poussée) et que je me concentre. On me dit qu’on va m’installer rapidement une sonde urinaire. Je proteste, mais on me dit qu’il le faut et que moi, je dois rester concentrée sur mes poussées.

Je pousse mieux. Je demande si je pousse bien, on ne me répond pas vraiment. Je sens une piqûre et demande si c’est une anesthésie locale pour une épisiotomie. Je ne sais plus très bien ce qu’on me répond, mais je comprends que oui. On me répète de me concentrer. (Mais je suis concentrée !! J’ai juste besoin de savoir TOUT ce qui se passe !!)

Je pousse, j’ai l’impression que ça dure depuis trois quarts d’heure. Puis je sens quelque chose sortir, et je me dis : « Mince, j’ai fait caca. » (Je comprendrai plusieurs jours plus tard que c’était plus probablement les jambes de mon bébé qui venaient de se libérer, plutôt que mes selles !) J’attends la prochaine contraction, je pousse encore et j’entends : « Attrapez votre bébé ! »

On me pose mon bébé sur le ventre, et là, il me vient une pensée bizarre : mince, ce n’est pas juste UN bébé, c’est MON bébé ! Il est beau, il a les yeux grand ouverts. Il crie, il me regarde, il a la peau toute douce. Mon mari m’embrasse, me dit qu’il m’aime. Il ose un petit bisou à notre fils, j’embrasse le crâne de notre enfant. Tout va bien, je ne ressens plus aucune douleur. Il est 4h25, je n’ai poussé qu’un quart d’heure, notre fils vient d’entrer dans nos vies.

Je n’ai plus de contractions, mais on me demande de pousser pour sortir le placenta. Et effectivement, je sens bien la fameuse « délivrance » lorsque celui-ci sort de mon ventre. L’interne commence à me recoudre, car j’ai bien eu droit à une épisiotomie, mais on refuse de me dire de combien de points j’ai écopé. Je comprends juste que l’incision est assez grande. D’ailleurs, l’interne met du temps à me recoudre. Mais apparemment, elle fait un travail d’artiste, puisque je n’aurai quasi aucune douleur ensuite (juste celle du bleu causé par la piqûre de l’anesthésie locale !).

On me propose de mettre notre bébé au sein, mais je demande à attendre que tout soit fini « en bas » – une seule chose à la fois ! En attendant, notre bébé reste tout contre moi. Ils me « l’empruntent » un moment pour faire les premiers tests, sur une table juste à côté, comme ça, je peux le voir un peu. Notre fils pèse 3,530 kg et mesure 51 cm. On me le repose sur le ventre, puis on essaye la mise au sein.

On reste un moment en salle d’accouchement, puisqu’on n’est transférés dans une chambre qu’un peu avant 8h. J’y suis conduite en fauteuil roulant, et non pas en lit médicalisé, car n’ayant pas eu de péridurale, je peux me lever tout de suite (enfin, trois heures plus tard, quoi).

Au moment de m’installer pour l’expulsion, l’obstétricienne avait demandé à mon mari s’il souhaitait couper le cordon et il avait dit oui. Finalement, il n’a pas pu le faire, car notre bébé avait les bras levés et le cordon autour du cou. Ils ont dû le couper pour qu’il puisse sortir sa tête. Mon mari n’a pas été déçu : quand on lui a expliqué tout ça, il avait déjà oublié qu’il voulait couper le cordon. L’important était que notre enfant soit là, en bonne santé.

Une des choses les plus difficiles pendant l’accouchement a été l’interdiction de boire de l’eau. J’avais vraiment très soif, tout le temps. Juliette nous avait fourni un brumisateur, que je réclamais à mon mari régulièrement, mais il ne m’apaisait pas suffisamment. Petite anecdote : sur la fin, je n’étais plus capable de faire une phrase complète, donc pour demander qu’il m’asperge, je faisais : « Psshit psshit ! » Il se moque encore de moi aujourd’hui : on dirait qu’il n’a retenu que ça de l’accouchement !

Pour finir, je garde un très bon souvenir de cette nuit-là. Je suis un peu passée pour la warrior de la nuit dans le service, car j’étais celle qui avait accouché d’un siège par voie basse sans péridurale. Mais moi, je ne me sens pas comme une « héroïne ». Certes, c’était dur, je ne dirais pas que c’était une partie de plaisir, mais honnêtement, ce n’était pas insurmontable.

Et si j’ai pu le faire, c’est aussi grâce à une équipe médicale au top, pendant la grossesse et pendant l’accouchement. Grâce aussi à mon mari qui m’a soutenue dans mes idées et mes délires. Grâce à la préparation mentale et physique que je m’étais imposée. Grâce à ma confiance en mon bébé. Et grâce à ma motivation sans faille pour accoucher le plus naturellement possible. Motivation portée aussi, il faut l’avouer, par ma phobie des aiguilles, plus forte que la peur de la douleur.

Je ne remercierai jamais assez les trois sages-femmes qui m’ont suivie pendant ma grossesse, la sage-femme de garde lors de mon accouchement, l’obstétricienne de garde et son interne qui ont fait un super boulot.

Et toi, as-tu été satisfaite de l’équipe médicale lors de ton accouchement ? Aurais-tu tenu tête à l’anesthésiste ? Si ton bébé est en siège, mon témoignage t’aide-t-il à avoir moins peur ? Viens en parler avec moi !

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Commentaires

34   Commentaires Laisser un commentaire ?

Étoile (voir son site)

Joli récit ! Tu as bien fait de ne pas céder pour la péridurale 🙂 Moi, aussi, j’ai très mal supporté de ne pas pouvoir boire, mais j’ai réussi à négocier : j’avais le droit à une gorgée toute les demi-heures. Excellente idée Aladdin, c’était aussi mon Disney préféré gamine !

le 23/12/2015 à 09h19 | Répondre

Madame Vélo

Merci 🙂
Du coup pour le deuxième faudra que je trouve un autre disney :p

le 29/12/2015 à 11h01 | Répondre

Jahanara

Quel beau récit !
Tu peux nous en dire un peu plus sur la préparation mentale et physique que tu t’étais imposée ? Je dois accoucher très prochainement et j’espère y arriver sans péridurale. Mon bébé n’est pas en siège, mais ma consultation avec l’anesthésiste m’a juste dépitée. Pour lui, il ne faut même pas essayer de se passer d’une péridurale… Bref, il n’a pas réussi à me décourager même si je ne lui ai pas dit !

le 23/12/2015 à 09h32 | Répondre

Madame Vélo

Merci 🙂
Oui moi aussi l’anesthésiste que j’avais rencontré en RDV avait eu ce genre de discours.
J’espère que je n’arrive pas trop tard pour répondre à ta question.
Alors, pour te répondre : j’ai appris quelques techniques de yoga, notamment la respiration par le ventre, la visualisation de pensées positives. La visualisation des contractions comme des vagues qui arrivent et qui repartent. Savoir qu’entre 2 contractions il faut en profiter pour se ressourcer. Qu’elles reviendront, mais qu’elles repartiront aussi. Que la douleur est là pour un bien et qu’elle est « efficace ». J’avais préparé mon mari aussi, je l’avais prévenue qu’il me verrait souffrir mais que j’aurais besoin de lui, de son soutien, de ses blagues pourries ! Et que si lui il restait fort ça m’aiderait à le rester. Et puis j’avais cette volonté, cette certitude que c’était possible et qu’il fallait que j’y arrive, que j’allais y arriver ! Voilà, je crois que j’en oublie mais si ça peut déjà t’aider un peu 🙂 Bon courage à toi et viens nous donner des nouvelles !

le 29/12/2015 à 11h08 | Répondre

Jahanara

Merci pour tes réponses. Je m’étais préparée dans ce sens là aussi, mais rien ne s’est passé comme prévu et j’ai eu droit à tout ce que je ne voulais pas au départ : péridurale, rupture de la poche des eaux, ocytocine, épisio, ventouse et bébé qui a fini en néonat la 1e nuit car il avait mal supporté les dernières contractions…
Bref, j’ai encore du mal à en parler mais je viendrai peut etre raconter tout ça par ici dans quelques temps..

le 29/12/2015 à 17h54 | Répondre

Madame Vélo

Oh je suis désolée :s J’espère que ton bébé va mieux maintenant et que tu réussira à accepter ton accouchement.

le 31/12/2015 à 17h42 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Je suis née en siège, et à l’époque, justement, la péridurale n’était pas recommandée dans ce cas. 🙂

C’est exaspérant de voir que tant de maternités interdisent encore de boire et manger ! 😮 Ce sont des recommandations d’un autre temps. On sait désormais que la balance bénéfice/risque penche en faveur de la possibilité de manger et boire. Mais les médecins français semblent inamovibles dans leurs habitudes. (Pourquoi penser au confort des patientes quand cela implique de se casser le bol deux minutes pour changer les protocoles… Bref.)
Un grand bravo pour avoir su tenir tête à l’anesthésiste qui essayait de t’intimider. Encore une fois, un magnifique exemple de l’absence d’empathie dont sont capables certains professionnels de santé. C’est vrai qu’une femme qui accouche n’a bien QUE ça à faire, de se bagarrer avec des gens qui râlent parce que leur choix ne les arrange pas. (Grrr bis !)

Pour ma part j’ai rencontré deux anesthésistes :
– celui qui m’a expliqué les tenants et aboutissants de la péridurale lors du rendez-vous obligatoire… Désagréable au possible.
– et l’anesthésiste qui était présente la nuit où j’ai accouché, qui est venue me voir… après. 😀 Très gentille celle-ci.

Je suis très satisfaite du personnel de l’hôpital où j’ai choisi d’accoucher. Petit bémol pour la sage-femme qui était présente au moment de mon accouchement, elle était moins sympathique que toutes celles que j’avais vu auparavant, manque de bol ! Pas désagréable non plus hein… Mais c’est un poil décevant du coup, alors qu’il y en avait tant d’adorables, que ce ne soit pas une de celles-là qui ait vu mon bébé venir au monde.

le 23/12/2015 à 10h30 | Répondre

Madame Vélo

Eh oui difficile de prévoir qui va nous accoucher, moi j’aurais bien aimé que ça soit ma sage-femme qui m’avait suivit, mais elle n’était de garde que le lendemain !
Eh eh comme quoi certains discours changent un peu 😉
Concernant l’interdiction de boire et de manger je suis bien d’accord avec toi. Et au début j’avais bien l’intention de n’en faire qu’à ma tête, et si mon bébé n’avait pas été en siège je me serais permise de boire. Mais malgré ma volonté de fer j’avais quand même conscience des risques d’intervention d’urgence et je n’ai pas voulu abuser. Mais c’est sur et certain, si le deuxième se présente correctement je ne me gênerais pas pour boire !! Et c’est d’ailleurs aussi pour ça que je voulais partir de chez moi le plus tard possible 🙂

le 29/12/2015 à 11h15 | Répondre

Mlle Moizelle

Haha! Excellent, Alladin comme alternative à la péridurale! ^^ j’essaierai! En tout cas, bravo à toi d’avoir su et pu garder tes envies intacts et d’avoir tout fait pour les réaliser malgré du personnel pas vraiment coopératif (merci l’anesthésiste!)

le 23/12/2015 à 11h43 | Répondre

Madame Vélo

Merci 🙂
Heureusement qu’il n’y a eu que l’anesthésiste de désagréable et que l’obstétricienne et la sage-femme étaient plus cool !

le 29/12/2015 à 11h17 | Répondre

Camomille (voir son site)

Pour mon 1er accouchement j’ai eu un con aussi : il m’engueulait parce que je ne faisais pas « le dos rond » et le fait de vouloir poser la péridurale pendant une contraction ne lui posait aucun problème… Au contraire pour mon 2ème l’anesthésiste était adorable. « Prenez votre temps » « Dites moi quand vous êtes prête »… Et c’est vrai que ça change tout 😉

le 23/12/2015 à 11h49 | Répondre

Madame Vélo

ça se vérifie à chaque récit d’accouchement : le ressentit de son accouchement est directement lié à la sympathie et la coopération du personnel médical !

le 29/12/2015 à 11h19 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Ton témoignage est vraiment super car grace à toi je crois que si mon deuxième est en siège, j´essaierai aussi sans péri (moi aussi à cause de la peur de la piqure 😉 ) alors que jusqu´ici je pensais que c´était impossible…

le 23/12/2015 à 11h52 | Répondre

Madame Vélo

Chouette alors 🙂
Ma devise : quand on veut on peut 😉 (bon, sauf exceptions !)

le 29/12/2015 à 11h20 | Répondre

Weena (voir son site)

Comme Lutine Chlorophylle, je suis surprise par l’interdiction de boire et de manger … manger, je le savais, boire non et j’ai bu tout mon accouchement ! Bon, comme il se passait bien, j’ai été beaucoup livré à moi même donc l’équipe ne s’en est rendu-compte que à la toute fin (genre après les « 2h » de surveillance post accouchement). Je me suis faite enguirlandée, mais rien à faire, j’étais très bien comme ça! Et pour mon prochain accouchement, je boirais aussi !! Manger, je n’ose pas, à cause du risque d’anesthésie en cas de complication.

En tout cas, félicitation pour ta voie basse en siège sans péridurale, je ne sais pas si j’oserais ^^.

le 23/12/2015 à 14h23 | Répondre

Madame Vélo

Merci !
Et comme je le disais à Lutine, je ne me serais pas privée si bébé n’avait pas été en siège, car je trouve ça incroyable aussi ! C’est comme si on disait à un coureur de marathon qu’il n’avait pas le droit de boire : impensable !

le 29/12/2015 à 11h22 | Répondre

Cricri2j

On m a aussi laissé boire lors de mon accouchement. Je ne comprends pas ces règles obsoletes alors que tu as besoin d avoir un minimum de forces au moment de pousser!!

le 23/12/2015 à 15h21 | Répondre

Madame Vélo

Tout à fait d’accord. Peut-être que les choses changeront avec le temps ?

le 29/12/2015 à 11h23 | Répondre

Claire (voir son site)

Je salut ton courage pour avoir accouché sans péri. Je n’ai pas pu tenir mais je me dit en même temps que j’avais rompu la poche des eaux dès le début! C’est mon challenge pour le prochain!

le 23/12/2015 à 18h39 | Répondre

Madame Vélo

Ah oui en effet, j’ai eu de la chance de percer la poche des eaux qu’à la fin, car il paraît que ça fait encore plus mal quand elle est percée ! Donc je comprends que tu ai craqué 😉

le 29/12/2015 à 11h25 | Répondre

MELOU

Je viens de lire avec attention ce beau récit que j’aurais peut-être aimé lire lorsque j’ai su que mon bébé était en siège!! c’est très rassurant ton déroulement d’accouchement (en dehors de l’anesthésiste!lol!), moi aussi j’ai une peur panique des piqûres et tout ce qui est médical en général donc j’admire ta force mentale et physique pour avoir pu mener l’accouchement que tu voulais jusqu’au bout! chapeau!!! quel courage! ça prouve que c’est possible! je m’en souviendrais dans le futur!

le 23/12/2015 à 22h52 | Répondre

Madame Vélo

Merci 🙂
Oui c’est pour ça aussi que j’ai voulu témoigner, pour montrer que c’est possible et donner du courage à celles qui en ont besoin. Moi c’est ma sage-femme qui m’a prouvé que c’est possible car elle a accouché de son 1er en siège par voie basse et sans elle j’aurais été beaucoup moins sure de moi !

le 29/12/2015 à 11h29 | Répondre

Inno

Moi, ce que j’aimerais savoir, pour celles qui tiennent à un accouchement sans péridurale, c’est « pourquoi ? »
Je ne veux pas porter de jugement hein, juste comprendre. Dans mon cas, j’ai peur du contraire, qu’on ne puisse pas me faire de péri, et j’en veux une à tout prix.

le 24/12/2015 à 12h28 | Répondre

Claire (voir son site)

Inno, je me permet de te répondre uniquement pour moi.
Cela permet d’être connecté à soi même. De ressentir vraiment l’accouchement, sentir son bébé sortir.
Il y a une douleur physique importante, c’est certain. Mais c’est surtout une question de mental et de contexte, comme peut l’expliquer par exemple Madame Vélo.
Pour le coup, je souhaitais tenter sans. Mais je n’ai pas été assez déterminé et le contexte n’a pas jouer en ma faveur. Néanmoins, je souhaite accoucher sans péri pour mon prochain accouchement.
On peut souhaiter une naissance le plus naturel possible sans non plus être contre les progrès de la médecine. Il faut juste trouver le subtil équilibre.
J’espère t’avoir éclairé.

le 25/12/2015 à 22h20 | Répondre

Mme Saphir

Je suis en fin de grossesse, et bien que je ne rejette pas la péridurale (il se pourrait que j’en ressente le besoin), la balance penche à l’heure actuelle en faveur d’un accouchement sans péridurale également. Je suis consciente que la péri permet de supprimer la douleur physique, et c’est la raison pour laquelle je ne rejette pas la péri (pourquoi souffrir pour le plaisir?) mais dans l’absolu, j’ai beaucoup plus peur de passer à côté de mon accouchement que de la douleur. je crains de ne pas sentir les contractions ou de ne pas sentir mon bébé venir au monde, et ça me terrifie, alors que la douleur, pour l’instant, ne m’effraie pas, je me sens capable de gérer la douleur physique (mais peut-être que le moment venu je ne pourrai pas, hein), alors que j’ai vraiment peur d’avoir des regrets quand à mon accouchement, et de me sentir spectatrice à cause de la péridurale. Voilà mon ressenti, j’espère que j’ai éclairé un peu ta lanterne !

le 26/12/2015 à 15h17 | Répondre

Madame l'Abeille

D’un point de vue mécanique, sans péridurale on est libre de se mouvoir et d’adopter instinctivement les positions qui ouvrent le bassin et aident le bébé à descendre. Je t’invite à lire le livre « Accouchement, la méthode de Gasquet » qui présente ces positions, dont certaines sont faisables aussi sous péridurale. Il est une référence pour les sages-femmes, mais aussi accessible à toutes… non je n’ai pas été payée ;-), sa lecture m’a donné confiance pour le jour J.

le 28/12/2015 à 18h22 | Répondre

Madame Vélo

Pour ma part il y a plusieurs raisons. Déjà la peur des piqures, qui est beaucoup plus forte que la peur de la douleur. Et puis je n’aime pas le fait d’introduire un produit chimique dans mon organisme quand je peux l’éviter. ça reste un médicament et je préférais l’utiliser seulement si nécessaire. (Je suis du genre à préférer prendre l’escalier plutôt que l’ascenseur, pas parce que je suis claustrophobe mais parce que je considère que j’ai la chance d’avoir des jambes en bonne santé et que c’est pas quand je serais invalide que je pourrais les utiliser !). Et puis d’autres raisons : la volonté de rester maître de moi, de pouvoir bouger si je le veux, de sentir mon bébé et vivre cette naissance à fond, etc. Et enfin, comme un hommage à toutes ces femmes qui l’ont fait depuis la nuit des temps, à commencer par celle qui m’a donné la vie 🙂

le 29/12/2015 à 11h44 | Répondre

Doupiou

J’ai accouché le premier jour de la canicule, 28 degrés dans la salle de travail, travail de 37 heures dont une trentaine sous péri et pas le droit de boire !
Je buvais l’eau du brumisateur, les sage-femmes ne se sont doutées de rien lorsque j’ai demandé une seconde bonbonne de brumisateur mais l’anesthésiste sur qui j’ai vomi toute l’eau ingurgitée pendant ma césarienne a vite compris !

le 24/12/2015 à 13h55 | Répondre

Madame Vélo

Eh bien tu as eu du courage !

le 29/12/2015 à 12h00 | Répondre

Madame D

Et voila, maintenant j’ai envie d’avoir mon hypothetique futur second enfant sans peridurale ! Et je suis sure que la prochaine fois que j’aurais mes regles et que je serais en train de pleurer et de me droguer tellement j’aurais mal je me trouverais bien stupide d’avoir cet idée !
On verra !
En tout cas je suis contente que tu ai eu ce que tu voulais !

le 04/01/2016 à 11h46 | Répondre

Madame Vélo

Même si la douleur est similaire, le ressentit est différent : pendant les règles la douleur est inutile, sa durée est indéterminée et on est censé continuer à vivre comme si de rien n’était. Alors que pendant l’accouchement on est accompagné, on a des techniques de gestion de la douleur, d’ailleurs elle revient par vague et entre 2 contractions on a 3 minutes (enfin, pas toujours !) pour se « reposer », et surtout, ce sont des douleurs utiles et limitées dans le temps. Dans le cas d’un accouchement « classique » ça ne dure que quelques heures pour au final avoir un merveilleux bébé contre soit. Et rien que cette finalité permet de supporter la douleur et de la vivre très différemment que n’importe quelle douleur du « quotidien » 🙂
Je te souhaite d’y arriver si c’est ce que tu veux 🙂

le 04/01/2016 à 13h28 | Répondre

Louna

Eh ben voilà, moi aussi, comme Madame D, ce genre de récit me donne envie de me passer de péridurale pour la prochaine fois ! Un de mes seuls regrets, en ce qui concerne mon accouchement, est de ne pas avoir senti mon bébé sortir au tout dernier moment (faut dire, j’avais tellement peur que l’expulsion soit la partie la plus douloureuse que je m’étais remis une dose de péridurale juste avant de m’installer pour pousser…. Peut-être pas ma plus brillante idée !).

Mais bon, même si je saurais à peu près à quoi m’attendre pour un prochain accouchement, il n’est pas impossible que la peur de la douleur finisse par prendre le dessus. Je me souviens encore de la douleur que j’ai éprouvé au niveau de ma cicatrice d’épisiotomie pendant la nuit qui a suivi mon accouchement, au moment où les derniers effets de la péridurale ce sont estompés. J’avais tellement mal que je n’arrivais pas à dormir (alors que mon tout petit bébé d’amour dormait à poings fermés : dommage de ne pas pouvoir en profiter quand même !). J’ai peur aussi que la douleur des contractions ne m’enlève des forces et de l’énergie au moment de l’expulsion et pour la suite, pour profiter des tous premiers moments et des premiers jours avec bébé….

Bref, même si ton témoignage me fait réfléchir, je ne suis peut-être pas assez prête. Enfin, j’ai le temps de voir venir !

Ah et au fait, génial, Aladin !! Moi aussi, c’était mon dessin animé préféré, et je retiens l’idée parce que je suis sûre que ça m’aurait troooooooop plu de le voir dans ces conditions, histoire de retrouver des bons souvenirs d’enfance et de me changer les idées !! 🙂

le 04/01/2016 à 14h00 | Répondre

Madame Vélo

C’est vrai que la peur de la douleur peut faire plus « mal » que la douleur en elle-même. Et si j’ai réussi à tenir je pense que c’est aussi parce que j’avais plus peur des aiguilles que de la douleur !
Pour être franche, je n’ai pas trouvé que l’expulsion était la partie la plus douloureuse. Peut-être que les hormones ont bien joué leur rôle « d’oubliettes » mais je ne me souviens pas avoir eu mal à la poussée et à l’expulsion. Par contre je me souviens avoir eu mal les 2 dernières heures, et particulièrement la toute dernière – celle que j’ai supporté grâce à Aladin !
Oui en effet c’est frustrant de ne pas pouvoir dormir alors que bébé dort juste à côté ! Moi c’était surtout la douleur aux seins (cf mon article sur l’allaitement) et aussi mes rêves vraiment bizarre voir franchement désagréables qui m’ont empêché de me reposer.
En tout cas tu sais que tu pourras toujours te préparer pour un 2ème accouchement sans péridurale, et que si vraiment tu ne le sens pas au dernier moment tu pourras toujours la demander !

le 05/01/2016 à 15h05 | Répondre

Anna

Bonjour,
C est un très joli récit et vous avez l air d être une femme très courageuse mais malheureusement je me dois d émettre un bemol; le risque de décès du bebe a l accouchement est multiplié par 5 s il est pratiqué par voix basse. Et il est important que toutes les femmes prennent ce risque en considération (ça aurait, par exemple, évité le drame que j ai appris il y a une semaine ). Bonne continuation

le 28/10/2017 à 20h06 | Répondre

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