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Mon accouchement long mais serein : une jolie parenthèse


Publié le 10 février 2016 par Étoile

Dans mon dernier article, je t’expliquais comment t’occuper en attendant l’arrivée de petit bout. Finalement, j’ai accouché deux jours après avoir écrit cet article, à 39 SA et quelques ! Il ne me restait donc plus beaucoup à attendre…

Les signes précurseurs

Une semaine avant d’accoucher, j’ai fait faux travail sur faux travail. Je commençais à avoir des contractions douloureuses pendant deux-trois heures, et ensuite, plus rien… Perturbant, non ? Ma sage-femme m’a conseillé de marcher et de prendre des bains chauds pour me soulager.

Paradoxalement, ces techniques qui soulagent peuvent aussi provoquer le travail, si ton corps est prêt. En fait, mon petit bout ne savait pas ce qu’il voulait…

La situation la « moins pratique »

Bref, juste quelques heures après avoir mis ces techniques en pratique, je me réveille au milieu de la nuit. Je me sens bizarre…

Attention, partie glamour ! En me levant, je suis « un peu humide », mais rien de très important. Mon médecin m’a prévenue qu’en fin de grossesse, on pouvait avoir de petits soucis urinaires, et que si c’était une fissure de la poche des eaux, on avait cette sensation d’humidité sur plusieurs heures.

Je ne suis donc pas plus stressée que ça. En attendant de voir la suite, je me recouche. Et je fais très bien ! Au moins, j’ai passé une dernière bonne nuit de sommeil avant la grande aventure !

Réveil à 8h ! Je vois mon mari qui compte partir tranquillement au travail. Euh, comment te dire ? Ce que j’ai ressenti cette nuit se confirme en me levant. J’ai fissuré, donc pas la peine d’aller au travail aujourd’hui.

Je commence un peu à stresser. Est-ce que tout est prêt pour partir à l’hôpital ? Après une bonne douche et un petit-déjeuner frugal dans la salle de bain (histoire de ne pas inonder l’appartement…), nous partons à l’hôpital. Les contractions sont régulières, mais peu douloureuses.

Du premier examen clinique à la salle de naissance…

Pour une fissure de la poche des eaux, le travail s’annonce bien. Col ouvert à 1, presque effacé, et contractions déjà très régulières à 10h. Dans tous les cas, je vais avoir droit à des antibiotiques. Eh oui, l’inconvénient d’une fissure (ou rupture) est le risque d’infection pour bébé, qui n’est plus totalement protégé.

Le monitoring est parfait, et j’utilise un ballon pour accélérer le travail. Par contre, le col n’étant pas encore assez ouvert, je ne peux pas aller en salle de travail.

Je me retrouve donc à 13h dans une chambre de l’hôpital. Si le travail ne « s’accélère » pas dans les heures qui viennent, si je n’ai toujours pas de contractions vraiment efficaces, je serai déclenchée le lendemain matin.

Une heure plus tard, les contractions sont régulières (6-7 minutes) et douloureuses.

À 16h, les contractions se sont rapprochées (2-3 minutes). Je sors marcher autour de l’hôpital pour accélérer le travail. Je pleure un bon coup toutes les demi-heures environ. Ça me permet de relâcher la pression et de mieux gérer la douleur.

À 17h, le col est assez ouvert (enfin !) pour descendre en salle de travail. J’échappe au déclenchement ! Petit bout est bien décidé à arriver !

Au moment de descendre en salle de travail, je me sens bien. J’avais eu un petit coup de stress en début d’après-midi, car j’avais peur de souffrir et un peu peur de la poussée, mais au final, l’angoisse s’est vite envolée. Les contractions sont vraiment gérables en respirant bien. Je n’ai qu’une hâte : rencontrer notre petit bout !

Accouchement naissance

Crédits photo (creative commons) : Nate Davis

Et c’est parti pour une nuit de travail !

À 18h, j’arrive en salle de travail, et je veux prendre un bain pour me soulager. Manque de chance, la baignoire est déjà utilisée par une autre future maman. Du coup, je prends une douche bien chaude, j’utilise un ballon, je marche, je continue à pleurer régulièrement…

Bref, je tiens grâce à ces petites astuces, mais aussi grâce au soutien de mon mari (non, je ne lui écrabouille pas les doigts !). Sa présence me permet de mieux gérer les contractions.

La bonne nouvelle, c’est que le médecin qui m’a suivie pendant toute ma grossesse prend la garde de nuit. Il passe me voir, et on plaisante entre deux contractions !

À 22h, mon mari est épuisé. J’aurais bien continué à marcher pour accélérer le travail, mais ça fait maintenant douze heures que nous sommes à l’hôpital, et je souffre depuis 14h. Pleurer me permet de bien gérer, mais je vais peut-être m’arrêter. Ça peut paraître étrange, mais j’aurais pu encore continuer sans péridurale. L’inconvénient de la péridurale, c’est l’obligation de rester alitée une fois qu’elle est posée, alors que je voulais encore marcher.

Quoi qu’il en soit, en dix minutes, je suis soulagée, et mon mari peut enfin se reposer. En plus, je peux la doser comme je veux en appuyant sur un petit bouton. Le produit me procure une certaine chaleur dans le bas du dos, qui me fait beaucoup de bien.

À minuit, la péridurale n’a pas accéléré le travail (alors que c’est le cas pour beaucoup de femmes). Mon col n’est ouvert qu’à 5.

Je passe quatre heures à changer régulièrement de côté pour que le col s’ouvre. Le bébé continue à descendre doucement, mais c’est long, très long… Chaque heure, soit bébé descend, soit mon col s’ouvre d’1 cm. J’ai droit à une perfusion de spasfon, histoire de détendre tout ça. La péridurale ne fonctionne plus d’un côté, mais la douleur est gérable, et va m’être d’une grande aide pour sentir mes contractions lors de la poussée.

Pendant ce temps-là, mon mari ronfle paisiblement à côté de moi. Je me sens plutôt cool… et bizarrement, je ne vois pas le temps passer ! Je somnole un peu, sans véritablement dormir. La nuit est rythmée par le passage de la sage-femme toutes les heures.

Les choses sérieuses (enfin !)

À 6h, mon col est presque à 10. Youpi ! J’aimerais accoucher avant 7h, car c’est l’heure où la super sage-femme qui me suit et mon médecin auront fini leur garde.

Mais à 7h30, toute l’équipe est encore là pour moi. La sage-femme et mon médecin sont restés, alors que leur garde est terminée ! J’avoue que ça me touche énormément !

Maintenant, il est temps de pousser.

Bébé bouge comme un petit fou pendant la poussée. D’après la sage-femme, je fais un travail super. Je veux que tout fonctionne bien. Cette grossesse, c’est un beau pied de nez à la maladie, à mon histoire personnelle, et surtout, à celle de ma maman. Mais je ne pense pas vraiment à ça pendant la poussée. Je ressens plutôt du courage, de la force… Je ne suis pas fatiguée, et je veux y arriver !

Sauf que bébé a une tête un peu trop grosse… Finalement, mon médecin arrive pour m’offrir une petite aide (les spatules). Je suis déçue : il manque un tout petit millimètre pour que bébé passe. La sage-femme y croyait, mais au bout d’une heure de poussée, il est nécessaire de m’aider. Comme il ne manque pas grand-chose, les choses se débloquent très rapidement.

À 8h38, notre petit prince est arrivé. Il pleure bien, et est très vigoureux. La première chose que je fais, c’est le bercer. Puis je remarque ses petites oreilles, qui sont celles de son papa. Mon mari coupe le cordon. Je suis hors du temps. Je suis maman, nous sommes parents. Tout est simple, tout est évident. Je n’ai pas peur, je n’ai pas mal : je le regarde, je l’admire.

La puéricultrice le prend ensuite pour les premiers soins, effectués dans la salle d’accouchement. Mon mari fait un peu de peau-à-peau avec lui. Vient ensuite la tétée de bienvenue : un beau moment tous les trois après toutes ces heures d’attente !

La première photo de notre petit bout est juste magnifique, avec son petit bonnet bleu et ses petites mains en l’air. Il a l’air serein. Il a déjà tellement changé à l’heure où j’écris cet article ! Je suis déjà nostalgique de ce moment.

Et pour conclure : mon ressenti !

Mon accouchement a certes été très long, mais je le considère comme un très bel accouchement. L’équipe a été super, bébé a été super (malgré la durée !) et le papa aussi.

Je n’ai pas vraiment ressenti de peur (ou un bref instant : c’était la peur de l’inconnu !), et je n’ai pas vraiment souffert physiquement. Les contractions sont douloureuses, mais leur réception dépend du tempérament de chacune et de sa résistance à la douleur.

Cet accouchement est une belle revanche sur mes soucis de santé et les appréhensions que j’ai pu ressentir pendant ma grossesse. Quand on écoute son corps, qu’on prend soin de soi et qu’on est très bien suivie, on met toutes les chances de son côté pour que les choses se passent bien. Bref, je suis tellement heureuse que mon fils soit né à terme et en bonne santé. C’est un bonheur immense !

Le séjour à l’hôpital a été très différent de ce joli accouchement, mais je te raconterai tout ça dans un prochain article !

Et toi ? Comment as-tu vécu ton accouchement ? Comment as-tu géré les contractions ? Est-ce que ça a duré longtemps ? Raconte !

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Commentaires

13   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame D

Ohh c’est trop chou !! ça donne envie d’accoucher. ça a l’air tellement simple quand tu le raconte !! <3 !!!!

le 10/02/2016 à 12h10 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Quel beau récit. On sent une certaine sérénité !!!
J’ai l’impression en te lisant que ça a été facile (et pourtant autant d’heure, cela n’a pas du être si évident que ça).
C’est vraiment une belle histoire et j’espère que tu nous racontera vite la suite. Tu peux être fière de vous 🙂

le 10/02/2016 à 13h10 | Répondre

Hermy

Très joli récit. Je suis totalement d’accord avec toi sur ton ressenti sur la douleur. Personnellement je n’ai pas eu (ou en tout cas senti) des contractions violentes et j’avais l’impression de bien les gérer (malgré aucun cours de préparation à l’accouchement).

le 10/02/2016 à 13h15 | Répondre

Albertine (voir son site)

Quel bel article et quel bel accouchement ! C’est vrai qu’on ressent beaucoup de sérénité et comme dirait Madame D ça donne presque envie d’accoucher 😉 J’ai hâte d’avoir la suite de ton récit même si le séjour à l’hôpital n’a pas eu l’air aussi sympa 🙁

le 10/02/2016 à 14h42 | Répondre

Weena (voir son site)

Très beau récit ^^
J’ai vécu un accouchement similaire : rupture de la poche des eau dans la nuit, début des contractions un peu plus tard, le début du travail qui tarde à se mettre en place (bébé n’était pas tout à fait bien placé), puis enfin les « vrais » contractions, la péridurales de soulagements pour dormir un peu et enfin une poussée de rêve, en 15 minutes FeuFolet était parmi nous. ^^
Et si certaines amies sont horrifiées par la durée de mon accouchement, moi, je n’ai pas l’impression d’avoir souffert tant que ça, mon mari a pu avoir sa journée avec moi (bon, le lendemain il a douillé, entre le report de patient et la fatigue de la veille), je me suis beaucoup promené dans un hôpital où je connais quelques service, et j’ai profité de cette bulle pendant 24h où on se prépare à devenir parents, d’autant plus que c’était notre premier ^^.

le 10/02/2016 à 14h46 | Répondre

Étoile (voir son site)

Oui, c’est vrai que les gens sont horrifiés quant on dit que c’est aussi long, mais comme tu le dis, je trouve que ça m’a donné le temps de poser les choses aussi, d’être « réfléchie ». Après je pense qu’on est aussi toutes très inégales à la résistance à la douleur. Même avec des points, je crapahutais dans les couloirs de l’hôpital le lendemain de mon accouchement. Impossible pour moi de rester tout le temps dans la chambre. J’étouffais 🙂

le 11/02/2016 à 10h25 | Répondre

Madame Vélo

Je suis impressionnée par le ressenti de sérénité qui ressort de ton récit !! Et c’est super chouette que la sage-femme et le médecin soient restés pour toi !! Félicitations et bienvenu à ton petit bout (bon, même si ça fait déjà plusieurs semaines qu’il est là !) 🙂

le 11/02/2016 à 09h27 | Répondre

Louna

Quel beau récit ! On ressent ta sérénité et oui, je suis d’accord, ça donne envie d’accoucher à nouveau ! 😉

le 11/02/2016 à 10h18 | Répondre

Étoile (voir son site)

Vous êtes gentilles les filles 🙂 C’est vrai qu’avec du recul, je crois que j’ai été sacrément sereine. Je ne m’étalerai pas sur ma vie personnelle (car je crois qu’on traverse toutes des épreuves plus ou moins graves), mais la grossesse, la maternité… m’ont apporté une certaine force, m’ont énormément préservé des émotions négatives et m’ont rendu plus zen et sereine.

le 11/02/2016 à 10h35 | Répondre

Mlle Mora

C’est ce qui ressort de ton récit : la sérénité, c’est dingue, tu as été super patiente et même avec le recul, tu as l’air d’avoir vécu un accouchement certes long mais zen !

le 11/02/2016 à 14h18 | Répondre

Mme Saphir

Ton article tombe à point nommé. Je viens également d’accoucher, dans des conditions très similaires aux tiennes :
Admise pour une rupture franche de la poche des eaux à minuit sans contractions, on me parle de déclenchement si le travail ne se met pas en route naturellement dans les 24h. S’en suivent 23h30 de contractions inefficaces que je gère à grand coup de promenades et de ballon. Et au moment où on envisage sérieusement le déclenchement, le travail se met en route. Une nuit de contractions très douloureuses, de ballon et de promenades dans les couloirs de l’hopital plus tard, col ouvert à 3-4 à 8h30 du matin. Je voudrais encore faire sans péridurale, mais je suis épuisée par ces 32h de contractions, et j’ai peur de passer à côté de mon accouchement à cause de la fatigue. Péri posée à 9h, très vite latéralisée, donc soulagement uniquement à droite. Et pourtant, j’attends patiemment, je suis presque contente de sentir encore une partie de mon travail. 14h, col ouvert à 8. 17h, col toujours ouvert à 8 … On parle de césarienne si ça n’a pas bougé dans le quart d’heure qui suit. 17h15: dilatation complète ! Mais bébé pas descendu, il faut le laisser descendre. La péri est devenue franchement inefficace. ça me rassure de sentir mes contractions, je pense que ça va m’aider pour la poussée. Finalement, on commencera à pousser vers 20h15. On m’accorde 30min de poussée, si bébé n’est pas né d’ici là, ça sera césarienne … 25 min plus tard, malgré une poussée très efficace, bébé est bloqué. On rappelle l’anesthésiste et le médecin pour préparer la césa, mais le médecin veut essayer les forceps, il pense que c’est jouable. Finalement, bébé naitra sur une seule poussée avec un coup de main !
Quand je raconte mon accouchement, il ne fait rêver personne, et pourtant moi je l’ai bien aimé ! On en aura profité, de cette bulle avant la naissance !

le 16/02/2016 à 16h12 | Répondre

Étoile (voir son site)

En effet, ton accouchement est très similaire au mien 🙂 On ne m’a jamais évoqué la césarienne, mais je me doute qu’ils ont du en discuter. A la fin, il y avait cinq personnes dans la salle d’accouchement quand même ! Ce qui m’a évité la césarienne, c’est que bébé a toujours eu un très bon rythme cardiaque (un peu plus d’1 heure de poussée quand même…).

le 18/02/2016 à 09h41 | Répondre

Mme Au Conditionnel

Ooooh qu’est ce que j’aimerai avoir un si joli souvenir de mon accouchement moi aussi :-).
Verdict d’ici quelques jours (ou quelques semaines tout au plus) avec l’arrivée de p’tit bonhomme. Envoie moi de bonnes ondes stp !!! ^^

le 04/06/2016 à 19h47 | Répondre

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