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Mon allaitement : le parcours du combattant et une fin désappointante


Publié le 31 juillet 2015 par Maelane

Premier enfant, grossesse de rêve. À quelques jours de mon accouchement, je n’ai aucun doute sur le fait que je vais allaiter mon bébé. Je me suis beaucoup documentée et je suis consciente des difficultés qu’on peut rencontrer. Mais j’ai noté que tout ça n’était que momentané, et j’ai bien l’intention de m’accrocher.

Voilà le jour J, après un accouchement que j’ai qualifié sur le moment de « vraie boucherie ». Je me retrouve dans ma chambre, avec ma petite nouvellement née et de sacrées douleurs post-accouchement. (Petite parenthèse hors-sujet pour signaler que, pour le coup, je n’imaginais pas du tout qu’on pouvait autant souffrir après l’accouchement.)

Maman et nouveau-né

Crédits photo (creative commons) : Dave Herholz

Les premières tétées se passent plutôt bien : ma fille reste beaucoup au sein, et quand elle n’est pas au sein, elle tète littéralement dans le vide… à croire qu’elle avait une tétine dans mon ventre ! J’ai de belles crevasses. Je ne me formalise pas sur la douleur, je suis préparée psychologiquement.

Les quinze premiers jours se passent, ma fille prend du poids, le personnel de santé ne remet donc pas en cause mon allaitement. Mes crevasses sont toujours bien présentes, ça fait sacrément mal, mais je prends mon mal en patience. Je vais y arriver.

J’essaie la crème, les seins à l’air le plus possible, des pansements cicatrisants conseillés par ma sage-femme, et les bouts de sein. Après un long mois, je dirais, la cicatrisation est totale.

Cependant, ce n’est pas fini ! Je me réveille une nuit entre deux tétées avec de très grosses douleurs dans le sein, et 39 de fièvre… Ce sera la première d’une longue série de canaux bouchés. Grâce à l’aide de ma sage-femme, je commence à prendre le pli des positions acrobatiques pour placer ma fille afin de les déboucher.

Les suites de couches difficiles, et un allaitement à la demande très prenant, ne font pas bon ménage avec la remise sur pied de la maman. Plus je suis fatiguée, plus j’ai des soucis d’allaitement, plus je suis fatiguée. Au bout d’un mois et demi, tout finit par s’arranger, et l’allaitement devient le vrai bonheur que j’imaginais.

Cependant, ma fille pleure encore beaucoup : le passage des « coliques du nourrisson » s’éternise. Encore une fois, je prends mon mal en patience, pensant que les bébés sont plus ou moins rapides à trouver leur rythme. Pour moi, si elle prend du poids et qu’elle n’a pas de fièvre, il n’y a pas lieu ni de s’inquiéter, ni de consulter mon pédiatre.

À 2 mois et demi, le papa donne un premier biberon. Je suis dans la pièce d’à côté, l’estomac noué. La nuit suivante, ma fille pleure pour sa première tétée de la nuit (elle en a encore deux par nuit à cette époque). Je me lève pour lui donner le sein, et elle le refuse en se mettant à hurler. Je finis, à contre-cœur, par lui donner un biberon. Elle ne prendra plus jamais le sein.

Finalement, je pensais avoir le cœur brisé par un arrêt si brusque, mais après toutes ces galères, et aussi celles provoquées par un sevrage si soudain, je me sens très bien de pouvoir retrouver mon corps. J’aime à dire que j’ai aimé allaiter, mais que j’ai autant aimé arrêter.

Quelques mois plus tard, nous avons compris que ma fille était intolérante au gluten, qu’elle recevait par l’intermédiaire de mon lait quand je l’allaitais. Les pleurs incessants des premiers mois avaient enfin une explication. En revanche, moi qui pensais donner le meilleur à mon enfant, j’ai été un peu déboussolée.

Néanmoins je suis toujours une pro-allaitement et souhaite allaiter mon prochain bébé. Et cette fois, je n’écouterai pas les livres qui disent qu’un nourrisson, ça doit pleurer… Certes, probablement avec parcimonie, mais certainement pas plusieurs heures par jour sans raison.

Pour toi aussi, l’allaitement a été difficile au début ? Tu as arrêté brusquement ? Tu connais l’intolérance au gluten ? Dis-nous !

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Commentaires

11   Commentaires Laisser un commentaire ?

Galeopsis

Merci pour cet article ! Quel courage tu as eu !
C’est clair qu’il faut s’accrocher pour le début de l’allaitement, moi aussi ça a été très dur et douloureux pendant un mois et demi environ, c’est clair qu’il faut être motivée pour continuer ! Et comme toi, je trouve qu’on ne parle pas suffisamment de la douleur des suites de couches, ahem. Après la fatigue des derniers mois de grossesse, la douleur de l’accouchement, le bouleversement émotionnel de la naissance, l’énorme fatigue des premiers jours/semaines de pouponnage… les douleurs des suites de couches et les douleurs de l’allaitement sont un peu la goutte qui fait déborder le vase, après l’accouchement on aimerait bien ne plus ressentir la moindre douleur et qu’on laisse enfin notre corps tranquille, mais c’est loin d’être le cas !… Mais bon, c’est comme tout, ça s’oublie, puisque beaucoup de femmes choisissent d’en faire un deuxième ! 😉
Pour l’allaitement, j’ai eu un peu les mêmes questionnements que toi. Moi aussi j’avais un bébé qui avait beaucoup de coliques, qui pleurait beaucoup. A moi aussi on m’a dit qu’un bébé qui pleure beaucoup, c’est normal, qu’un bébé allaité qui a des selles très fréquentes et quasi-liquides, c’est normal. Mais en fait pas du tout : elle était intolérante aux protéines de lait de vache qui passaient dans mon lait… Donc je te rejoins vraiment sur le fait qu’il est difficile de distinguer les pleurs « pathologiques » des pleurs « normaux » d’un nourrisson… Aujourd’hui je l’allaite encore (elle a 8 mois) mais je ne prends plus rien qui contienne du lait de vache.
J’ai entendu dire que l’intolérance au gluten via le lait maternel était très rare, ce n’est vraiment pas de chance, j’espère pour elle que ça passera avec l’âge ! 🙂
Quant à l’arrêt de l’allaitement, je comprends tout à fait, c’est même super que tu sois encore motivée pour recommencer avec un deuxième bébé ! Je suppose que ton bébé a fait une « confusion sein/tétine », c’est-à-dire qu’après avoir testé le biberon, ton bébé a trouvé ça beaucoup plus simple et moins fatigant que de téter un sein, et elle s’est donc mise à rejeter le sein. Lorsque cela arrive, si on souhaite continuer l’allaitement tout en donnant ponctuellement du lait autrement, il faut choisir un biberon adapté pour l’alternance ou donner le lait via un DAL au doigt.
Pressée de lire un autre de tes articles en tout cas (peut-être sur l’intolérance au gluten de ta fille ?), à bientôt !

le 31/07/2015 à 09h19 | Répondre

Maelane

Merci pour vos réponses, c’est super de pouvoir partager ces expériences avec des mamans qui ont leur propre vécu sur le sujet.
@ galeopsis – quel courage d’avoir enlevé de ton alimentation les protéines de lait – et bravo pour cet allaitement long – je ne sais pas si j’aurai eu le courage avec toute cette fatigue d’en plus faire un régime spécifique; Pour l’intolérance au gluten via le lait maternel, je ne sais pas si cela joue mais étant particulièrement fatiguée et affamée après l’accouchement, je mangeais énormément de gluten (céréales, sandwich, viennoiseries …)
@ Mademoiselle D – moi aussi elle tétait sans cesse et moi aussi elle a eu très rapidement une tétine (est ce que ça a empiré les crevasses ou pas, la question est ouverte).
Et toi aussi, comment as tu vécu qu’avec son AR, elle supportait mieux le lait industriel que le tien? je trouve que même si le lait maternel a beaucoup de vertus, il apparait que pour certaines pathologies les laits spécifiques sont quand même (plus?) efficaces.

le 31/07/2015 à 11h00 | Répondre

Madame l'Abeille

Complètement d’accord : être motivée, informée et soutenue c’est tres important pour allaiter parce que c’est pas evident au début, mais quel plaisir quand ça roule une fois les difficultés passées!
Maelane, c’est super que tu veuilles toujours allaiter tes prochains enfants! Et je plussoie quand tu dis que tu étais affamée les jours suivants l’accouchement! J’ai ri jaune quand on m’a servi 2 biscottes au petit dejeuner quelques heures après mon accouchement;-)

le 31/07/2015 à 12h39 | Répondre

Maelane

j’avais prévu le coup, et demandé au papa et à ma maman de m’apporter plein de bonnes choses à manger à l’hôpital ! ce que je conseille à tout le monde, il n’y a rien de plus déprimant que les plateaux repas de l’hôpital après l’accouchement.

le 31/07/2015 à 15h04 | Répondre

Madame D

J’ai ressenti tout comme toi : j’ai adoré allaiter et j’ai autant adoré arrêter.
je n’ai heureusement pas connu tes misères. Quand j’ai commencé à avoir une crevasse a la maternité je lui ai donné la tétine car c’est parce qu’elle tétait mon sein sans boire que la crevasse est apparu. Par contre ma fille ne prenait pas assez de poids c’est pour ça que je me suis tournée vers le biberon.
Et comme toi arrêt brusque, non pas qu’elle ne voulait plus du sein mais ma fille avait un RGO donc quand j’ai commencé le biberon je lui ai donné du AR et du coup mon lait à moi pas assez épais était renvoyé très rapidement. J’ai donc préférer souffrir d’un arrêt brusque (ça fait assez mal …) plutôt que la voir régurgiter.

le 31/07/2015 à 09h20 | Répondre

audrey

Ca m’ interesserais de savoir justement ce qui nous attends en matiere de suites de couches, ca a l’air eprouvant et mieux vaut savoir a quoi s’en tenir.

le 31/07/2015 à 13h18 | Répondre

Maelane

bonjour Audrey. Il n’y a pas grand chose de spécial à raconter, car ca dépend de chaque maman et de chaque accouchement; mais une amie résume bien en disant : c’est un peu comme si un buldozer t’étais passé dessus ! C’est juste que tu as une période de convalescence ou tu dois te remettre de tout ça, tu n’es pas au top de ta forme juste après et certaines (mon cas) peuvent en fonction de l’accouchement avoir des douleurs lorsque les effets de la péridurale s’estompent. (j’imagine que ça doit un peu être pareil après une opération chirurgicale)

le 31/07/2015 à 15h08 | Répondre

Claire (voir son site)

Moi j’ai toujours du mal quand on me dit que c’est normal qu’un bébé pleure. Bien sur, c’est un moyen de communication. Mais c’est pour exprimer un besoin. Si on répond à son besoin il arrête de pleurer. Si il continu c’est que nous n’avons pas compris son besoin. Et puis j’ai beaucoup de mal avec l’idée de laisser pleurer un bébé. ça ne m’est pas concevable. Un bébé ne pleure pas pour nous embêter. Et c’est notre rôle de répondre à ses besoins. Enfin, c’est comme ça que je voit les choses moi. Et il faut surtout se faire confiance à soi et faire ce que notre coeur nous dicte et pas certains soit disant « expert ».
Sinon, c’est vraiment pas de bol pour l’intolérance au gluten. Bon courage.

le 31/07/2015 à 16h05 | Répondre

Maelane

Bonjour Claire. Je suis tout a fait d’accord avec toi et je savais que ce n’était pas normal que mon bébé pleure. Mais la vie avec mon bébé qui pleure n’a malheureusement pas été aussi simple que ta théorie. En effet nous ne l’avons pas laissé pleurer bien au contraire nous nous sommes épuisés à répondre à ses besoins sans pourtant bien les comprendre. A force de patience et d’ingéniosité, nous avons compris ce qui la faisait dormir et ce qui la calmait : « etre en porte bébé, dehors à l’air libre avec si possible des bruits sourds (eau qui coule …) en guise de berceuses; Nous avons passé des heures à faire ça, de l’aube, à la nuit passé. Elle dormait bien comme cela et nous pensions qu’il s’agissait des coliques du nourrisson et que ça allait passer… c’est que bien plus tard, quand nous n’avons vu que ça ne passait pas que nous sommes allés consulter des experts que nous n’avions au préalable pas sollicité pensant que tout était normal. Notre bébé pleurait et on avait trouvé le moyen de le faire arrêter nous ne pensions pas qu’il y avait de la pathologie derrière tout ça. Et ce faire confiance ça vaut surement quand on a l’esprit claire et reposé et qu’on est en mesure de prendre du recul sur les choses, mais quand on est épuisé on essaie juste de survivre à l’épreuve et son 6ème sens de maman, à ce moment là, n’est plus très fiable ;.)

le 03/08/2015 à 10h38 | Répondre

Claire (voir son site)

Maelane, je sais bien que c’est compliqué. C’étais juste un petit coup de gueule car ça m’hérisse le poil à chaque fois que j’entend que ça ne fait pas de mal à un enfant de le laisser pleurer. Surtout quand ce sont des pédiatres par exemple qui le disent. Mais on apprends chaque jour à surmonter les difficultés qui se présentent à nous. Bon courage.

le 04/08/2015 à 16h01 | Répondre

carine

je me reconnais beaucoup dans cet article, cependant mon problème (assez méconnu) est dû à une hyperlactation provocant un ref, d’où les maux de ventre, remontée gastrique etc. De plus mon fils aîné avait trouvé la parade pour éviter le ref en me mordant le mamelon, aie, pas cool :/

le 03/08/2015 à 23h34 | Répondre

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