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Un début de grossesse « entre gris clair et gris foncé »


Publié le 12 mars 2018 par ScarlettOHara

C’est le moment. Celui que j’ai attendu, pour être honnête, une grande partie de ma vie. Non pas qu’il représente le but à atteindre, la « fin en soi », mais je ne me voyais pas vivre sans enfant.

Une fois que M Wayne et moi avons décidé d’agrandir la famille, une fois l’acceptation d’une peur sous-jacente de ne pas y arriver, (j’y reviendrai dans une autre chronique), c’était l’heure de passer à la vitesse supérieure.

Et le « + » s’est affiché. Le deuxième quelques heures plus tard pour être sûre que je n’avais pas rêvé le premier. Le témoin de cet instant, c’est mon chat qui attend patiemment que le test annonce la couleur. Test que j’ai retourné le temps qu’il fasse effet. Je n’ai pas voulu y croire. Je me suis trouvée stupide d’espérer si tôt, si vite.

A dire vrai, je l’ai fait pour que mes règles reviennent. Je m’étais pourtant promis de ne pas tester sans un vrai retard. Il est plus difficile de voir clairement un « Négatif » qu’un retour de cycle. Enfin pour moi.

M Wayne est de sortie, je m’impatiente presque de son retour et je ne suis pas capable d’attendre quelques jours de plus pour lui annoncer en grandes pompes, réaliser LA surprise que j’ai mis des années à préparer. Non. Il n’y aura rien de grandiose.

Mais ce moment, que j’ai cru ordinaire, ne l’a, finalement, jamais été.

Si j’ai repris le titre de la chanson de Jean-Jacques Goldman « Entre gris clair et gris foncé », c’est parce qu’elle m’a parlé. Et j’ai l’impression que ce sera cette phrase qui accompagnera toute ma grossesse. La première fois que je pose des mots dessus.

Crédit photo : Torsten Mangner

Entre gris clair…

Je suis enceinte, mais c’est la peur qui a dominé le reste. La peur d’une fausse couche. Au moment où j’ai appris la nouvelle, une amie m’a annoncé cette terrible nouvelle, la sienne. A l’heure où je t’écris, à 10 sa, cette terreur de ne me quitte pas.

J’ai pensé être transpercée d’euphorie. De vivre 9 mois d’euphorie pure, malgré les désagréments que j’allais certainement rencontrer. Je ne voulais pas écouter les autres.

Je me suis crue à part, en quelque sorte.

Le premier rendez-vous avec ma sage-femme me rappelle qu’en effet, à ce stade, à 5sa, il faut être prudent, rien n’est acquis MAIS qu’il ne faut pas que l’angoisse prenne le pas sur mon quotidien. Tu m’en diras tant…

Annonce aux parents, aux très proches. En cas de mauvaise nouvelle par la suite, je ne pouvais pas envisager de vivre sans leur soutien. Dans ce domaine, nous sommes toutes différents. Peut-être que tu ne comprends pas ma hâte, d’ailleurs.

Mais rien y fait, je ne réalise pas.

Moi qui ai passé tellement de temps sur les sites de grossesse, de maternité, je pensais tout savoir. Je ne sais rien. Clairement, je ne sais plus rien. Pire, j’ai fait un blocage total.

Il y a des moments où je suis heureuse. Très même. D’autres où je ne réalise pas.

J’ai eu très peu de symptômes en ce tout début de grossesse, si ce n’est les mêmes qu’avant l’arrivée des règles. J’ai cru à un problème d’hormones.

J’ai découvert que toutes les femmes ne vomissent pas, que certaines sont pleines de vie et rayonnent.

Mon tour est alors arrivé vers 7 sa. Je ne vomis pas, mais mon estomac est en vrac. Je n’ai pas de malaise, mais la fatigue est là. Je n’ai pas de bouffées de chaleurs, mais mes humeurs sont détraquées.

Et vient la déprime. La vraie. Celle qui ne lâche rien. Celle qui t’attrape sans raison, toi qui est si enthousiaste, dépassée par les projets de ton quotidien, qui cours partout. Qui savoure la vie.

Le spleen. La mélancolie. La douleur.

La culpabilité de porter la vie et de ne plus avoir envie de vivre la sienne.

Et gris foncé…

Dès lors que j’ai su que nous attendions notre enfant, j’ai cessé immédiatement de me projeter. Comme si je n’avais pas le droit de croire que dans quelques mois, nous serions trois.

Notre entourage nous connaît assez pour se souvenir que nous adorions ce sujet de conversation. Depuis que cela devient concret, je n’en parle plus. Ou presque plus. Je n’imagine pas cet « enfant ». Il me terrifie.

Passée quelques semaines, et la première petite échographie pour voir si le cœur battait, j’ai cru que je reprendrai le cours de ma vie. Je contrôlerai tout comme j’en ai l’habitude. C’était quelques jours à attendre finalement. J’ai pensé que c’était normal.

Mais rien.

J’écris, c’est même une grosse partie de mon travail. Et je n’ai pas écrit une ligne depuis la nouvelle. Celles-ci me semblent sorties de nulle part et me demandent un effort que je n’accepte pas.

Je suis lasse. Je suis fatiguée et la tristesse accompagne mon quotidien. J’ai l’impression d’être inutile, de ne pas travailler assez, de perdre mon temps et je remets tout en question.

Puis la culpabilité prend le relai. Je me sens coupable d’être si vide et si éteinte alors que mon mari m’épaule à chaque instant. Je me sens coupable pour ces familles qui n’arrivent pas à donner la vie. Je me sens coupable d’être affalée sur mon canapé, refusant mes livres et mes romans, alors que justement, je ne suis pas à l’article de la mort. Je culpabilise d’être tombée enceinte du premier coup et d’être malheureuse aujourd’hui alors que je n’ai pas connu l’attente de certains couples.

Je ne me reconnais pas. Je ne m’appartiens plus. Et lorsque les premiers kilos s’installent pour cause d’une mauvaise alimentation, la seule chose qui me permet de tenir un peu et de faire avancer les jours, c’est le drame. Tout est bouleversé. Je ne rentre plus dans mes pantalons d’avant alors que je n’ai pas de ventre. Enfin, je ne me regarde plus. Je refuse de regarder mon ventre. Je ne veux pas que l’on me touche. Je fais l’autruche du miroir.

Je pleure, beaucoup. Trop. Je n’ai plus confiance en moi, j’ai peur pour l’avenir de la grossesse même si à ce jour, rien ne laisse présager quelque chose de mauvais. Et on n’en parle pas de tout ça. Dans les catalogues de grossesse, on n’en parle pas. Enfin, personne ne m’en a jamais parlé. La grossesse, c’est le beau cheveu et la peau saine. La grossesse c’est la maturité. On évoque « les hormones », c’est certainement vrai. Mais on chuchote le désespoir, on murmure la déprime et, la plupart du temps, on l’associe à l’accouchement, au « baby-blues ».

Avant, non.

J’ai la chance inouïe d’être entourée par une sage-femme formidable, d’avoir un groupe d’écoute de mamans et futures mamans sans qui, j’en suis persuadée, je n’aurais que ma terreur pour compagnie.

Et j’ai su que la déprime de grossesse est courante. Qu’elle touche n’importe qui, n’importe quand.

La culpabilité, il faut l’apprivoiser pour la chasser. La tristesse la laisser nous suivre et la remplacer, même si ce n’est que pour quelques heures, par les rayons du soleil qui ne sont parfois pas si loin.

J’ai le droit d’être triste. J’ai le droit d’être malheureuse à manger des céréales toutes les deux heures. J’ai le droit de ne pas vouloir me projeter sur cet enfant que je ne connais pas encore. J’ai le droit de ne pas aimer être enceinte.

J’ai le droit. Et rien que ça m’a permis de reprendre pied.

Mes premières impressions sur ce début de grossesse sont moins négatives qu’elles n’y paraissent, plus nuancées, entre gris clair et gris foncé, justement, et j’espère très sincèrement que dans les semaines à venir, elles seront équilibrées de moments plus doux.

En fait, non, je n’espère pas. J’en suis persuadée.

MISE A JOUR : Aujourd’hui à 17 sa, le moral est là et grâce à l’échographie du premier trimestre, à mon ventre qui s’arrondit doucement, je peux me projeter. 

Et toi, comment as-tu vécu ce tout début de grossesse ? Stressée ? Heureuse ? Triste ?

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Commentaires

14   Commentaires Laisser un commentaire ?

Marjorie

Mon premier trimestre à d’abord été joie… Et assez vite angoisses… Pour finir par une déprime sévère. Mon mari me mettais du pain à côté du lit, partait au travail et me retrouvais au même endroit le soir, le pain vaguement entamé. Je ne voyais aucune intérêt à me lever du lit. J’ai perdu 6kg. Quelques mois plus tard, en me regardant j’ai halluciné d’avoir vécu comme ça, alors que ma télé se trouve tout de même dans le salon. Et je me suis dit que si ma grossesse commençait si fort, j’allais certainement être extrêmement sujette au baby blues après l’accouchement et même certainement à la dépression post partum. C’était sur vu comment j’avais réagis. Bon, si jamais c’est quelque chose qui t’effleure aussi l’esprit, ma fille va avoir deux ans et pas l’ombre d’un blues tel que celui là. Rien n’est jamais parfais bien sûr (quoi que, ma fille n’en est vraiment pas loin tout de même hihi) mais rien à voir avec cette déprime qui m’a collé au corps pendant ces longues semaines il y a de ça 2 ans et demi.

le 12/03/2018 à 07h14 | Répondre

Maïa

Bonjour,
Pas de déprime telle que tu la décris dans ton article de mon côté, mais une inquiétude tenace qui s’est estompée par étapes (écho morphologique, bébés qui remuent, qui grossissent bien…) Même à 33sa, je n’arrive pas à me sentir totalement sereine dans ma grossesse.
Je pense que notre passé mais aussi notre « passif » dans le domaine de la maternité n’est pas étranger à tout ça. Tu as bien fait de te faire épauler par un groupe de parole et par ta sage-femme. C’est un peu la clé pour se sentir mieux et investir positivement la grossesse.

le 12/03/2018 à 07h39 | Répondre

Jeanne

Merci! Merci d’oser parler de ce sujet dont personne ne parle…
J’ai traversé une grosse période de déprime lors de mon premier trimestre… jusqu’au point de ne plus supporter mon mari. Je me voyais déjà maman célibataire… je pleurais la journée, le soir… je ne voulais plus sortir, parler…
Et je n’ai trouvé AUCUNE information sur ce que je vivais… je crois que de savoir que c’est normal, ça peut aider à relativiser et à comprendre ce qu’il se passe….
Alors merci à toi d’oser parler de ce sujet!
Et pour reprendre le commentaire de Marjorie, moi non plus je n’ai pas connu le Baby blues (post natal…)!

le 12/03/2018 à 08h21 | Répondre

Lice

Billet très bien écrit, qui décrit exactement ce que j’ai moi aussi vécu lors du 1er trimestre de ma première grossesse. Je rejoins également Jeanne sur l’aspect séparation et mère célibataire que jai de nombreuses fois envisagé. Tout est noir, sans comprendre pourquoi, jamais je n’avais connu état d’esprit aussi négatif, une véritable dépression qui débarque sans crier gare, à un moment où il est attendu de la future mère qu’elle soit épanouie comme jamais.
Personne ne parle jamais de ce sujet, cela déculpabilise de voir que cet état n’est pas si rare. Il y a un véritable tabou là dessus.
Heureusement comme toutes les autres commentatrices, cet état, bien que très violent psychologiquement, est passager et je n’ai pas non plus connu le fameux baby blues post partum.
Ma crainte aujourd’hui est de revivre cela lors d’une autre grossesse, avec en plus un enfant en bas âge à gérer..
Bonne continuation pour ta grossesse, les nuages se dissipent au deuxième trimestre 😉

le 13/03/2018 à 00h16 | Répondre

Madeleine

Ah oui, j ai trouvé le 1er trimestre horrible. J arrêtais pas de me dire « à quoi bon , de toute façon, tu vas probablement le perdre. » en plus, les nausées n aidaient pas à se sentir bien. J avais du mal à supporter les gens, mon mari. Et puis c est passé (avec les nausées et les vacances aux sports d hiver: pas de ski mais la tartiflette sans nausée m a rendu le moral et a permis de récupérer quelques kilos perdus)
Bref, j appréhende une nouvelle grossesse mais en même temps je ne vois pas avec un enfant unique. La famille n est pas complète… Alors, si dame nature le veut bien, et ben, on se relancera dans l aventure…
Courage à toutes les mamans qui vivent des moments pas simples.

le 12/03/2018 à 09h08 | Répondre

Doupiou

Suite à mon récent article, je n’aime pas être enceinte et du coup l’état mental par lequel tu es passée me parle.
Sans aller jusqu’à parler de dépression, j’étais terriblement angoissée que quelque chose se passe mal et que je ne m’en aperçoive pas! Après pour une deuxième grossesse on a clairement moins le temps de se regarder le nombril que pour une première.
Mais contrairement à toi, j’ai énormément souffert des vomissements, de la fatigue et de divers soucis physiques !

le 12/03/2018 à 09h12 | Répondre

Laine

Ton article me parle assez … Surtout pour l’angoisse … Impossible de me projeter, il y a toujours un « on ne sait jamais » qui trotte dans ma tête. Toujours la peur irrationnelle que quelque chose se passe mal. J’ai en plus appris que ma soeur est enceinte, pour 1 mois après moi, alors je redoute ce moment où tout ira bien pour elle, et pas pour nous (irrationnel on a dit …). Et j’ai du mal à me réjouir, ce qui fait souffrir mon mari … Mais c’est vraiment difficile. J’espère que que ça ira mieux après l’écho du 3ème mois (vendredi) …

le 12/03/2018 à 09h26 | Répondre

Emilie

Cet article me parle beaucoup !
Les hormones du 1er trimestre me mettent moi aussi dans un état de déprime important. Pour ma première grossesse, le moral est remonté une semaine avant… de faire une fausse couche « classique » de 1er trimestre. Pour ma 2e grossesse le moral est remonté en flèche dès l’entrée dans le 2e trimestre.
On ne réagit pas toutes pareil devant les hormones, et on nous parle beaucoup des symptômes physiques et pas du tout des symptômes « psychologiques », alors que finalement c’est peut-être tout à fait normal et hormonal ! On ne devrait pas culpabiliser + devant ces symptômes là !

Ça m’a aidé pour la 2e grossesse de le savoir. Du coup je n’ai pas cherché la petite bête, à me torturer pour savoir pourquoi j’étais comme ça, si c’était de ma faute ou quoi ! J’ai juste dit à mon mari que les hormones me déprimaient et que je serai ronchon quelques temps, si du coup il pouvait être extra gentil et compréhensif, et puis j’ai attendu que ça passe. Allez courage, et si vraiment ça ne passe pas parlez-en à un professionnel qui saura vous conseiller !

le 12/03/2018 à 12h14 | Répondre

Anaïs

C’est bien la première fois depuis des lustres que je commente un article.
Mais celui ci me parle tellement. Il y a un réel tabou sur les angoisses, ne pas réussir à aimer être enceinte,etc. Et pour moi ce fut 9 mois d’angoisses, qui ont durées tout le long et même durant l’accouchement. Jusqu’à ce que je vois sa bouille, et qu’enfin il crie une fois dans cette couveuse… Merci d’avoir écrit cet article qui déculpabilisera je l’espère nombre de futurs maman.

le 13/03/2018 à 13h11 | Répondre

Lumette

Trois mioches … trois dépressions ! Des grossesses moisies avec accouchements prématurés, deux séjours en néonat, mais rien de grave heureusement… la bonne nouvelle dans tout ça c’est qu’on y retourne ! Et qu’en effet, à chaque fois j’ai « guéri » une fois l’accouchement passé !

le 13/03/2018 à 21h53 | Répondre

Linette

Merci pour ce témoignage. Perso j ai détesté la grossesse du début à la fin. La seule chose que j ai aimé c est l accouchement sauf la coupure contre ma volonté. J ai des séquelles trois ans après de la grossesse et d une couture mal faite…. j adore mon Loulou mais honnêtement ma grossesse j ai détesté.

le 13/03/2018 à 23h20 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Je n’ai pas eu de déprime pendant ma grossesse mais je n’ai vraiment pas vécu un premier trimestre serein. J’ai été dans la peur que quelque chose arrive du début à la fin du premier trimestre. J’ai même empêché mon homme de se projeter car je lui disais toujours que rien n’était sûr! Je n’ai pas eu d’écho de datation et ça a été très dur d’attendre l’écho des 12 SA… Heureusement, tout s’est amélioré par la suite 🙂

le 14/03/2018 à 14h19 | Répondre

Mlle Nature

À l’entrée de mon 6eme mois, j’ai toujours le moral en dent de scie. Parfois je m’énerve moi-même d’être dans cet état, je culpabilise pour mon compagnon qui ne sait pas quoi faire pour m’aider et aussi pour notre enfant. J’ai du mal à me projeter également, surtout car j’ai l’impression de vivre ça de l’extérieur. Je ne m’attendais pas du tout à vivre ça. Je savais que tout ne serai pas rose, mais je ne pensais que je pourrais me retrouver aussi vulnérable.
Heureusement, il y a aussi des jours où cela va mieux que d’autres.

le 17/03/2018 à 21h13 | Répondre

Emeline

Merci pour cet article, je pleure en en lisant tellement je m’y retrouve ! A 15SA, malgré l’écho de datation et l’écho du 1er trimestre, je n’arrive toujours pas à réaliser… Il y a que les quelques secondes ou j’ai entendu les battements de son cœur ou je me suis dis « c’est bien vrai il est là ».
Bon il faut dire aussi que tout à démarré sur les chapeaux de roues, j’ai à peine appris que j’étais enceinte que j’ai eu des vomissements tellement intenses que j’ai perdu 6 kilos et que j’ai du être arrêtée très rapidement. Aujourd’hui ça va beaucoup mieux à ce niveau là mais à la moindre sensation de barbouillement je pleure à l’idée de devoir ressortir la bassine et passe la journée à errer en pyjama.
Je ne me reconnais plus, mon quotidien à été bouleversé par ce début de grossesse, je n’ai presque plus de vie sociale… Bref j’attends beaucoup de ce second trimestre que l’on dit « meilleur ». J’espère que le fait de sentir le bébé bouger aidera.
Courage à toi et encore merci pour ton témoignage !

le 22/04/2018 à 18h25 | Répondre

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