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Ma grossesse gémellaire compliquée et trop courte


Publié le 26 septembre 2015 par Hellodie

J’ai découvert Mademoiselle Dentelle lors de la préparation de mon mariage avec Mr Nounours. Depuis, je suis devenue accro au site, et aussi à la Tribu. C’est donc tout naturellement que j’ai décidé de partager avec toi mon expérience tantôt joyeuse, tantôt stressante de jeune maman de jumeaux, et de te donner quelques astuces (d’ailleurs, je veux bien volontiers des tiennes aussi !).

Lorsque Mr Nounours, m’a demandé de l’épouser, il m’a aussi demandé un bébé dans la foulée. J’ai dit oui pour le mariage, mais faisons les choses dans l’ordre : le bébé après le mariage.

Ce n’est pas que je sois très traditionnelle, mais je ne me voyais pas préparer mon mariage avec un gros bidon… Et puis, cette robe sublime qui me faisait une taille de guêpe et qui m’avait coûté un bras (enfin, un mois de salaire), il fallait bien la mettre, non ?

Bonne excuse ou pas, on a repoussé le projet bébé à après le mariage… Rendez-vous était donc pris pour août 2014.

Des débuts plus que rapides

Comme je suis très (trop) prévoyante et organisée, je prends les bons compléments alimentaires depuis des mois, je compte mes cycles et je fais une visite pré-conception chez ma gynécologue.

Après un petit point sur le calendrier, le verdict tombe : « Mais vous allez ovuler pour votre nuit de noces, Mademoiselle ! » Tellement romantique, ma gynéco…

Le mariage a lieu. (Je te le raconterai peut-être sur Mademoiselle Dentelle, si les jumeaux m’en laissent le temps…)

Quelques jours après la date fatidique, je ressens des picotements, une sensation comme si on serrait mon ventre… Je m’invente sans doute des histoires, mais je fais part de mes soupçons à Mr Nounours.

Nous partons en voyage de noces pendant dix jours idylliques, avec en tête l’idée que, peut-être, un petit nous est en train de grandir.

Au retour de notre lune de miel, trois jours avant la date prévue de mes règles, je fais un test de grossesse. Déception : il est négatif, je me suis fait des idées… Enfin, ces symptômes étaient quand même bien là…

Dans la matinée, je me rends compte que je n’ai pas jeté le test. Et là, plusieurs heures après l’avoir fait, je vois une deuxième barre bleue ! Bon, il faut garder espoir : nouvel essai demain. Le même trait bleu apparaît. Il est très clair, mais il est là ! Le mini-nous est en route !

Confirmation le lendemain par une prise de sang, malgré un taux assez bas… « Bon, au moins, ce ne seront pas des jumeaux, » dis-je à Mr Nounours. Nous sommes sur un petit nuage, tout est parfait. Et ça, j’aime, quand c’est parfait.

Les choses se compliquent

Après le mariage et la lune de miel, retour au travail, à 4 semaines d’aménorrhée (SA), donc.

Gros malaise dès la première matinée. Je me retrouve en arrêt maladie pour dix jours. Deux jours après ce malaise, je perds du sang. Je suis en panique : même s’il est arrivé tout de suite, je tiens déjà tellement à ce mini-nous !

Une prise de sang plus tard, le taux est bon. La grossesse évolue toujours, ouf. Ma gynéco me conseille de me reposer allongée.

Je suis fatiguée, mais pas résignée à m’absenter du travail. J’y retourne contre l’avis de mon médecin. Ventre qui tire, impossible de rester assise, les saignements reprennent de plus belle… Mon retour ne dure qu’une journée. Je ne le sais pas encore, mais je ne retournerai pas au travail de toute ma grossesse.

À 8 SA, première écho, pour vérifier que la grossesse est bien évolutive. L’obstétricien me demande s’il y a des jumeaux dans la famille. Je ne comprends pas : quel est le rapport ? Je veux savoir comment va Mini-nous, pas lui raconter ma vie…

« Félicitations, il y en a deux ! » Le choc ! Il me faut trois bonnes heures pour me remettre de cette annonce.

Mais après tout, j’ai toujours voulu plusieurs enfants. La vie m’a fait rencontrer mon mari tard : j’ai 33 ans, c’est l’occasion de rattraper le temps perdu ! Nous sommes ravis, et sur deux petits nuages !

Ventre dans le miroir

Crédits photo (creative commons) : Dustin Askins

Les choses se compliquent plus encore !

Je suis donc en arrêt, alitée, avec deux mini-nous qui grandissent, et des saignements qui continuent. La fausse-couche menace pendant tout le premier trimestre. Après la frénésie du mariage et du voyage de noces, rester à la maison, au lit, a un goût plus qu’amer.

C’est à ce moment que les nausées laissent place aux vomissements… Sous traitement, je vomis entre deux à six fois par jour, et ça dure jusqu’au début du sixième mois ! Je ne peux pas te donner de conseils pour les éviter, je n’ai pas trouvé comment faire ! Tout ce que je peux te dire, c’est d’éviter les aliments acides : ça fait mal quand ça passe dans le mauvais sens…

Arrivent enfin les 12 SA. L’écho est bonne, même si l’un des mini-nous a déjà un petit retard de croissance. Je dois rester couchée, et pas dans le canapé, car il ne me permet pas de me détendre suffisamment. J’installe donc toute ma petite vie autour du lit.

Cette période est également très dure pour Mr Nounours, car il doit me remplacer et m’aider pour tout. Je ne peux pas préparer le repas, faire le ménage, ou autre. Ma famille habitant à 1200 km, on se débrouille tout seuls. Si tu es dans ce cas, sache que tu as droit à une aide ménagère. Par défaut d’information, et parce que notre caisse ne le savait pas non plus, nous n’avons pas pu en bénéficier. Ça nous aurait pourtant bien soulagé.

Nous sommes à la fin du troisième mois. Je crois les soucis derrière nous (j’ai même l’espoir de retourner au travail) quand apparaissent les premières contractions. Mon obstétricien ne semble pas s’en inquiéter, car elles n’ont pas d’effet sur le col. Je suis seulement sous antispasmodique léger.

Au cinquième mois, je demande à mon médecin si je peux bénéficier des visites d’une sage-femme à domicile. Il refuse : on reste dans un schéma de surveillance classique. Il faut savoir que dans le cas d’une grossesse gémellaire comme la mienne, avec deux poches et deux placentas, il y a un rendez-vous tous les quinze jours : soit une écho, soit une visite gynéco.

Mais les contractions s’intensifient. Tous les soirs, j’ai une série de contractions rapprochées de cinq minutes pendant une bonne heure. À partir de là, je sais que nous n’irons pas au bout.

Je compte les jours, les semaines avec angoisse… Je me fixe de petits objectifs.

25 SA, on passe la limite de viabilité (on ne réanime pas en dessous).

30 SA, c’est bien, mais mon ventre est de plus en plus gros : je suis passée d’un tour de taille de 60 cm à 110 cm… Je n’ai plus de place : j’ai le ventre d’une femme à terme depuis mon cinquième mois.

Je rêve des 34 semaines, seuil auquel les poumons sont opérationnels.

J’arrive à 32 SA, presque 7 mois, et je me rends à ma visite habituelle. Les contractions sont particulièrement douloureuses depuis deux jours.

Lors de l’examen, l’obstétricien s’affole enfin. Mon col est effacé, et dilaté à deux centimètres. Je suis PRESQUE à 7 mois, les poumons des minis ne sont pas encore prêts ! Ils ne peuvent pas sortir, pas maintenant, ils ne doivent pas sortir !

Vont suivre un accouchement compliqué durant vingt-quatre heures, et un long séjour en réanimation, puis en néonatalogie pour nos deux petits mini-nous, qui se sont battus comme des chefs ! Mais ça, c’est pour un prochain billet.

Et toi ? Tu as été enceinte de jumeaux ? Comment ça s’est passé ? Ta grossesse a-t-elle été aussi compliquée que la mienne, ou un peu plus reposante ? Raconte !

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Commentaires

6   Commentaires Laisser un commentaire ?

stella

Que ton histoire résonne pour moi…maman de jumeaux arrivés trop tôt après une grossesse difficile et un accouchement en urgence mais sous une bonne étoile( raconté dans ma tu tribu), nous avons aussi connu la réa, la néonat et maintenant les conséquences de la prématurité. Mais quel bonheur de les voir rire et se découvrir tout les deux.

le 26/09/2015 à 14h28 | Répondre

Hellodie

Est-ce que tu a adhérer a des associations? Pour ma part à jumeaux et plus et a SOS prema. Pour jumeaux et plus cela dépend de chaque département, dans le mien ce n’est pas très dynamique, en revanche je sais que sur Paris par exemple il y a une permanence, une psychologue, une bourse aux vêtements en continue, donc à creuser. Par contre j’ai reçu beaucoup d’aide sur le forum de l’association, surtout actuellement ou nous sommes en plein dans les suites de la prématurité. Sos prema est très dynamique, et m’a aidé dans des démarches administratives, par contre je ne me suis pas sentie à l’aise sur le forum, je n’y ai du coup jamais posté.

Courage pour la suite, et viens nous raconteras tes aventures (mêmes compliquées) avec tes jumeaux, je suis sûre que ça aiderais beaucoup de mamans.

le 27/09/2015 à 17h10 | Répondre

Madame Suisse

Ton récit me rappelle le souvenir, encore parfois douloureux, de la grossesse et de la naissance de mon 2ème, à 26+4.
Il a maintenant 1 an et est en pleine forme, nous avons eu une chance fabuleuse qu’il s’en tire sans séquelle.
J’espère sincèrement que tes garcons sont en forme.

Stella, j’espère aussi que tes enfants vont bien! Quand tu parles des conséquences, j’espère qu’il n’y a rien de grave.

le 26/09/2015 à 23h10 | Répondre

Hellodie

Ça fait plaisir de voir des anciens grand voir très grands prema qui évoluent bien! Pour ma part ils ont 6 mois et j’ai hâte que l’on soit à leur premier anniversaire en espérant les soucis derrière nous… Et venir vous parler du combat qu’il auront gagner a deux!

le 27/09/2015 à 17h14 | Répondre

Mme Expat

Comme chez Mme Suisse, le fils de ma marraine est né à 26 SA. Il pesait 620g à la naissance. Je me souviens du diplôme quand il a passé la barre du 1e kg, de ce tout petit bébé dans sa couche trop grande. Il a 14 ans et va très bien, 0 séquelle, une chance incroyable. Chapeau bas à tous ces bébés pour qui la vie démarre par un sacré combat.

le 29/09/2015 à 21h19 | Répondre

Miss Chat

J’ai tellement d’admiration pour tous ceux qui arrivent à élever deux petits bouts en même temps !! Nous peinons déjà tellement pour arriver à suivre notre seule crevette (hyper demandeuse d’attention et qui ne s’arrête jamais !), que je n’ose imaginer ce que demandent deux loustics en même temps…
Et avoir des prématurés en néonat doit être si difficile également, ça m’en met les larmes aux yeux pour vous toutes !

le 27/09/2015 à 09h22 | Répondre

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