Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Une journée dans la vie d’une famille sans école


Publié le 9 février 2015 par Tiphanya

Nous sommes mardi matin, je jette un coup d’œil au réveil. Il est 8h. Je me lève sans bruit et passe aux toilettes. Quand j’en sors, j’entends « Maman, c’est le matin ! ». Nine, 3 ans, vient de se réveiller. Elle vient de finir une nuit de 11h de sommeil et me donne l’impression d’être réveillée depuis bien plus longtemps que moi. Nous prenons le petit déjeuner ensemble, je vérifie mes mails professionnels, je prends une douche et lui accorde pendant ce temps un épisode de Charlotte aux fraises. Puis nous nous préparons à partir. Il est 9h45.

fillette jouant dans la nature

Crédits photo (creative commons) : Travis Swan

Nous ne sommes pas en vacances, nous ne sommes pas en retard. C’est une journée comme une autre. Et en même temps comme aucune autre.
Car, comme la loi nous autorise à le faire, Nine ne va pas à l’école. Et n’ira pas tant qu’elle n’en fera pas une demande explicite et argumentée. Son « je veux aller à l’école pour jouer au toboggan » est pour l’instant systématiquement refusé.

Pour utiliser la terminaison officielle, nous pratiquons l’Instruction En Famille, dite aussi IEF. Il y a autant de façon de faire l’IEF qu’il y a de familles. Si le nombre d’enfants qui ne vont pas à l’école change rapidement d’une source à une autre, toutes semblent d’accord pour dire qu’il y a environ 3000 enfants entre 6 et 16 ans qui ne sont pas scolarisés et ni inscrits à un cours par correspondance réglementé. Étant donné qu’avant 6 ans, l’instruction n’est pas obligatoire, les plus jeunes comme Nine ne sont pas comptabilisés.

Sur ces 3000 enfants, il y a ceux dont les parents reproduisent l’école mais à la maison (avec salle de classe, manuels, cours bien organisés par les parents), ceux qui optent pour les pédagogies créés par Montessori, Freinet, Mason, etc. Chez nous, ce sont les idées de John Holt sur les apprentissages autonomes (dit aussi unschooling) qui nous guident. Mais comme l’IEF nous permet de faire à notre sauce, nous empruntons une bonne dose de Montessori et un soupçon de Mason.

Concrètement, cela signifie que les apprentissages de Nine sont dirigés par les envies de Nine. Sa passion pour les cartes de géographie nous ont conduit à en installer une dans la cuisine pour l’avoir tout le temps sous les yeux. Et les pays qu’elle connaît sont ceux qui ont une existence réelle à ses yeux : une copine brésilienne, une carte envoyée aux États-Unis, etc.

Mais contrairement à ce que l’on entend dire sur les apprentissages autonomes, notre vie ne s’organise pas autour de Nine. Offrir l’autonomie n’a rien à voir avec le laxisme.

Alors ce mardi, j’ai envie d’une promenade en forêt, afin de voir s’il y a de la neige quelque part, puisque tout le monde en parle. On ramasse des fougères, on prend des photos et on raconte des blagues. Puis après le repas, nous faisons du coloriage ensemble. Elle s’applique sur son héroïne du moment, Charlotte aux fraises, pendant que moi j’avance dans mon cahier de coloriage par Fabrice Backes. Je lui propose de m’aider à faire un brownie, mais elle n’accepte que de lécher le fond du bol.

Il y a ensuite une séance de contes à la bibliothèque. D’ailleurs, tous les mardis après-midis, nous y passons une heure, pour lire, renouveler notre stock de livres, discuter avec les autres usagers.

Passée l’heure du goûter, j’ai toujours l’impression que la journée disparaît brusquement dans un flou trop routinier. Ne reste que les trois histoires du soir et les deux chansons.

Le coucher de Nine est aussi synonyme de début du travail pour moi, pas tous les soirs, mais plus ou moins régulièrement.

Qu’a-t-elle appris aujourd’hui ? Que le brownie au chocolat est succulent, qu’il existe des fougères, que tous les enfants ne restent pas assis pendant une histoire. Qu’a-t-elle fait aujourd’hui ? Du sport, du graphisme, de l’initiation au patrimoine littéraire.

Que fera-t-elle demain ? Je n’en ai aucune idée ! Elle passera une partie de sa matinée avec son père car je travaille (à la maison mais en n’étant absolument pas disponible) jusqu’à 10h15. Souvent, le mercredi, elle va au parc. Et j’aimerais bien ressortir les éponges pour faire de la peinture. Mais qui sait ce que Nine aura en tête à son réveil !

Et toi ? Tu connaissais l’instruction en famille ? Comment imagines-tu la vie d’une famille sans école ? Pourrais-tu faire ce choix ? Raconte !

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Commentaires

35   Commentaires Laisser un commentaire ?

Marjolie

Je n’ai rien contre la scolarisation à la maison qui doit être une sacrée aventure et qui suppose une connaissance des théories de l’éducation que je trouve très intéressante. En revanche, ce passage me laisse songeuse: « Et n’ira pas tant qu’elle n’en fera pas une demande explicite et argumentée. Son « je veux aller à l’école pour jouer au toboggan » est pour l’instant systématiquement refusé. » Une réponse « argumentée », à 3 ans, vraiment? Peut-être qu’à 3 ans, ce désir de toboggan est un argument. Qui en recouvre peut-être d’autres, plus implicites, eux.
Pour le coup, ça me paraît très catégorique et très contraignant comme posture pour imposer un modèle qui, en général, repose sur l’objectif de pouvoir offrir plus de liberté aux enfants, de vivre les apprentissages à leur rythme et pas à ceux du groupe ou de l’institution, etc. J’imagine que vous creusez un peu plus cette question que par un « refus systématique », mais à la lecture, dit comme ça, ça fait drôle.

le 09/02/2015 à 09h26 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

J’ai eu la même impression et, en grande libertaire, cette phrase m’a aussi un peu fait tiquer. Mais si les parents voyagent beaucoup il faut aussi prendre en compte le fait qu’inscrire leur fille à l’école serait sans doute limitant pour eux pour le moment. Tout comme certains parents mettent leur enfant à l’école à 2 ans pour économiser leur garde, d’autres peuvent choisir l’option d’école à la maison si elle est plus pratique pour eux. Quant à l’intérêt de l’enfant, tant qu’il n’est effectivement pas en mesure d’argumenter, c’est aussi aux parents de choisir ce qui, de leur point de vue, est le mieux pour eux (un apprentissage libre et personnalisé en l’occurrence). Après tout il y a sûrement aussi des enfants qui ne veulent pas aller à l’école pour faire du toboggan toute la journée… Aucun parent sensé ne prendrait cet argument en compte pour descolariser son enfant 😉

Merci pour ce témoignage qui sort des sentiers battus !

le 09/02/2015 à 10h41 | Répondre

Tiphanya

Merci de votre ressenti à vous deux. En fait ma fille voit les cours de récréation comme des parcs améliorer. Dans les dernières villes les parcs de jeux étaient plutôt nul et les cours de récré colorés et merveilleuses.
D’où notre refus, elle ne veut pas l’école, elle veut les jeux.
Désolé pour cette maladresse et merci de l’avoir signaler.

le 09/02/2015 à 11h32 | Répondre

Marjolie

Oui, je me disais ensuite que de toutes façons, être parent en théorie c’est donner aux enfants les armes pour qu’ils fassent leurs choix futurs, mais jusqu’à un certain âge c’est surtout imposer les choix qu’on estime les moins pires… Que ce soit l’école ou pas d’école!

le 10/02/2015 à 08h34 | Répondre

Marie Obrigada

Notre fille est encore toute petite mais nous y pensons, notamment pour les premières années.

le 09/02/2015 à 11h32 | Répondre

Mlle Mora

C’est intéressant, cela doit demander beaucoup d’énergie ! L’important est que l’enfant se sente bien et qu’il reste ouvert sur le monde, ce qui a l’air d’être le cas pour ta fille !

le 09/02/2015 à 12h14 | Répondre

Meenah (voir son site)

Oh j’adore ce blog, je lis régulièrement !
Nine est sans aucun doute une petite fille épanouie, je suis certaine qu’elle apprend beaucoup en voyageant comme elle le fait, c’est un trésor, une richesse, que ses parents lui offre chaque jour !
Profites Nine, rien ne presse pour l’école, tu as bien le temps 😉

le 09/02/2015 à 16h36 | Répondre

marmotteC

Oui certes l’école c’est le toboggan pour elle car c’est la seule représentation qu’elle en a … Après dans mon école aussi on s’adapte aux enfants, au temps, on découvre, on danse, on chante, on cuisine mais surtout le coloriage on n’en fait pas a trois ans … Je peux comprendre que certains cas nécessitent une scolarisation à la maison, je sais aussi que pour bien faire il faut préserver et s’axer sur les besoins des individualités mais je pense réellement qu’il faut croire en l’école !

le 09/02/2015 à 20h32 | Répondre

Mademoiselle Mo

Personnellement je ne comprend pas trop le fait de vouloir scolariser son enfant à la maison de 3 à 18 ans. Encore pour la petite section j’estime que ça passe encore mais toute la scolarité j’ai du mal. Enseigner nécessite quand même des années d’études ainsi qu’un concours. Nous ne pouvons donc pas remplacer le savoir-faire des professeurs.
Ce n’est que mon avis de jeune adulte à qui l’école a énormément apporté.

le 10/02/2015 à 08h13 | Répondre

Floconnette

Je rejoins Mlle Mo, je ne comprends pas trop.
Etant fille d’institutrice de maternelle, même pour la maternelle j’ai du mal à comprendre. Je pense que l’école ne s’improvise pas, les concours sont difficiles et tout le monde ne peut pas enseigner à son enfant.
De plus, pour les enfants plus âgés, je pense que cela leur fait défaut pour la suite. S’ils veulent faire des études poussées mais qu’ils manquent de connaissances pour les réussir, que vont-ils faire? J’ai fait une classe prépa scientifique et sans le lycée derrière je ne pense pas que j’aurais pu suivre et je n’aurais donc pas accéder au métier que je souhaitais…
D’autre part, je pense que trop vivre au rythme que l’on souhaite, faire ceci quand l’enfant le veut etc, est bien pour l’enfant, certes, mais ne le prépare pas à notre vie en société actuelle, qui est quand même faite de limites. Ne pas respecter d’horaire est un luxe, mais quand il faut aller au boulot le matin il faut bien le faire…. Donc quelque part l’école de l’apprentissage est aussi, selon moi, l’école de la vie, l’école de la vie en société, l’école du bon comportement avec autrui…
Je n’imagine pas la frustration d’un enfant qui n’a jamais connu de vraies contraintes horaires ou sociales de par la vie en groupe, quand il va débarquer en entreprise ou à l’université. Après peut être aussi que ces enfants choisissent des voies différentes.
Même si de nombreuses dérives arrivent et que tous les professeurs ne sont pas exemplaires, je pense comme marmotteC qu’il faut croire en l’école.
En tout cas, les exemples autour de moi de déscolarisation ne me donnent pas du tout l’impression d’être réussis ou adéquats. D’où peut-être ma vision des choses 🙂

le 10/02/2015 à 09h11 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Pour ma part j’ai autour de moi bien plus d’exemples positifs. 🙂 Tous les enfants que je connais qui ont été en unschooling et qui ont désiré réintégrer l’école (pas seulement « pour voir », et encore même ceux-là n’avaient pas forcément de difficultés) n’ont eu aucun soucis, tout simplement parce qu’ils en avait vraiment envie (et peut-être aussi, à mon avis, parce qu’ils avaient le recul nécessaire pour ne pas se laisser « abîmer » par l’école, et n’en prendre que les côtés positifs).

Est-ce que tous les lycéens n’ayant évolué que dans le système classique réussissent à entrer facilement dans les hautes écoles ? Non. On s’attarde toujours sur les échecs des systèmes différents… En oubliant les échecs du système classique. Oui, certains enfants qui ont été instruits en famille se casseront peut-être les dents. Mais combien d’élèves se sont cassés les dents, sans qu’on s’en émeuve, sans qu’on se dise que c’était une preuve que le système était inadapté ???
Et je ne parle pas seulement des fameux « cancres ». Bien des « intellos de la classe » ont décroché aussi, et si je l’affirme c’est que j’en fais partie. 😉 Pour moi, l’école a été clairement un énorme échec.
Un seul échec dans un système différent > « cette façon de faire est totalement absurde et n’aboutira jamais à rien de positif ».
Des millions d’échecs dans le système classique ? > C’est l’élève qui n’a pas fait d’efforts. Quelques suggestions timides pour changer des détails du système. Et c’est tout. Jamais on ne le remet entièrement en cause.
(Pour l’anecdote – même si un exemple n’est en aucun cas une preuve générale j’en suis consciente, mais ça fait sourire – Jean d’Ormesson, membre de l’Académie Française, a mis les pieds pour la première fois à l’école… en Hypokhâgne. 😀 )

Laisser une chance à l’école… Oui. En aucun cas, je ne veux diaboliser l’école, vraiment. Je ne nie aucunement le fait qu’elle ait des côtés positifs. Et jamais je ne la présenterais simplement comme un « lieu affreux » à des enfants qui n’y ont jamais été. Mais certainement pas non plus comme un lieu merveilleux (comme on la présente souvent aux petits enfants inquiets à l’idée d’y aller, sans que ça ne dérange personne).
En revanche, je ne vois pas ce qu’il y a de terrible, lorsqu’on a pu que constater que ça laissait trop de personnes de côté, à chercher une manière différente de faire. C’est en prenant des risques que l’on arrive à faire évoluer les choses, pas en restant éternellement derrière « la façon dont on a toujours fait ». Laissons aussi une chance aux manières de faire moins classiques. 😉

le 10/02/2015 à 10h47 | Répondre

valicka

pourtant, l’école, c’est un lieu merveilleux 😉

le 10/02/2015 à 16h17 | Répondre

ally

Je rejoins les avis de Floconnette et Mlle Mo. Sans remettre en cause vos choix d’éducation (c’est votre fille, votre choix), l’école, c’est aussi apprendre la vie en société, avoir un cadre, échanger avec d’autres enfants… une vie sans contraintes horaires et sociales est un luxe que peu de gens peuvent se permettre. Vivre dans notre société n’est malheureusement pas tous les jours faciles, le monde du travail n’est pas toujours tendre, d’autant moins à mon sens si l’on a jusqu’à présent eu le loisir de faire ce que l’on veut, quand on le veut. Certes cela peut être contraignant (nous voyagions aussi beaucoup avant, et toujours maintenant mais on s’adapte), et même si j’ai un bon niveau d’études, je préfèrerai largement confier son instruction à des professionnels (tout en l’épaulant, bien entendu), qui seront sans doute bien plus pédagogues que moi.

le 10/02/2015 à 09h58 | Répondre

Mme Beebop

je partage ton avis. le monde du travail est dur, on est sans cesse « noté et évalué ». n ´en déplaise à ceux qui trouvent le système de notation ringard et humiliant.

j ajoute que pour moi la socialisation avec d autres enfants du même âge est promordiale.

Je ne juge pas le choix des familles qui font l école á la maison, et on peut prendre l´argument qu on appprend beauoup en voyageant. C est vrai. mais pour moi l enfant se construit aussi en cotoyant 20 ou 30 enfants du même âge ainsi que des  » plus grands  » des classes supérieures. De plus je me demanderais si je suis à la hauteur de l enseignement: c est en effet un métier et si l enfant veut faire des études superieur, aura t il le niveau ou bien aura t il toutes les clés en mains pour choisir et pouvoir faire ce qu il veut réellement. bonne chance en tous cas 😉

le 10/02/2015 à 10h33 | Répondre

Joey (voir son site)

mon commentaire n’est pas passé je pense, je disais :
Oui le monde du travail est dur, et je pense que l’enfant s’en rendra compte bien assez tôt… Vous savez j’ai constaté que les gens changent et deviennent véritablement adultes que lorsqu’ils sont confrontés au monde du travail. Cela révèle leur caractère, leur performance, leur motivation et leur objectifs dans la vie. Avant cette étape, le fait d’être allés à l’école ne les a pas rendu plus aptes à cette vie, ni plus matures, car l’école est comme une (très longue) parenthèse dans la vie de l’enfant, à a fois sérieuse avec toute la pression de réussir mais en même temps déconnectées de la réalité économique, de la vie quotidienne réelle, des impératifs du monde adulte … lorsque les ado sortent de l’école, ils ne sont pas préparés à cette vie. D’un autre côté, oui, le monde du travail est dur, mais les enfants auront tout le loisir de s’en apercevoir assez vite et comme je l’ai expliqué, avoir pris des coups à l’école ne les rends pas plus aptes nécessairement à affronter cette vie là. De plus, pourquoi, au nom du fait que le monde du travail, notre monde, celui des adultes, nous devrions reporter notre stress et nos soucis sur des enfants de 3 ans ? Sommes nous tellement frustrés de la vie que nous menons que pour exiger que nos enfants subissent, à 3 ans, déjà les mêmes pressions que les nôtres ? Je me plais à penser que le désir profond de tout parent serait plutôt de leur épargner ce qui nous fait souffrir personnellement.

le 10/02/2015 à 13h09 | Répondre

Mme Beebop

on ne prend pas nécessairement des coups à l école en étant évalué 😉

L école m´a appris des méthodes de travail qui me servent encore aujourd´hui.

et le contact avec les autres enfants? pas juste 2-3 enfants … il aide pour moi à se construire mais c est juste mon avis 😉

en tous cas chapeau bas aux parents qui font l école à la maison

le 10/02/2015 à 13h30 | Répondre

Joey (voir son site)

Je ne parlais pas forcément de la notation mais de l’idée que la dureté de l’école (que ça soit au niveau des contraintes éducatives ou bien au niveau des rapports parfois violents entre élèves) est utile pour préparer à la vie d’adulte. C’est cela que je conteste dans mon message 😉

Pour le lien avec les autres enfants, pourquoi être immergé au milieu de 30 enfants du même âge serait plus formateurs que de l’être avec 2-3 copains ? Vous savez pertinemment qu’à l’école on est pas amis avec tout le monde mais qu’on a généralement son petit noyau d’amis proches. Preuve s’il en est que ça n’intéresse pas les enfants de jouer avec 30 personnes à la fois 😉

On a tendance à penser que cette immersion est indispensable, mais est-ce une pensée objective ou bien c’est tout simplement le fait qu’on ait pas d’autres références culturelles qui nous fait penser ainsi ? On a généralement du mal à se projeter dans autre chose que ce qui fut la norme pour nous.

le 10/02/2015 à 13h44 |

Joey (voir son site)

C’est frappant comment les personnes travaillant dans le milieu éducatif s’empressent à venir défendre celui-ci pour faire comprendre que, quand même, il est indispensable, et qu’au moins, ceux qui y pratiquent sont formées. L’auteur ne fustige pas ici l’école ni les instits … juste explique le bonheur que lui procure son choix.
Bien évidemment qu’un parent n’est pas formé à enseigner dans les temps une matière fixe à un groupe de 30 élèves qui doivent produire les mêmes performances en bout d’années scolaire… et cela tombe bien car ce n’est pas ce qu’ils pratiquent … J’ai bcp observé les tous jeunes enfants et j’ai pu constater à quel point ils étaient éveillés et en recherche constante d’apprentissage, parfois avant 3 ans, ils reconnaissent des lettres, ils vous imitent, ils vous questionnent.. Il n’y a pas de séparation entre la vie, le jeu et l’apprentissage. Tout est apprentissage dans chaque chose qu’ils font, chaque question qu’il pose, chaque nouveauté qu’il découvre. J’ai aussi constaté une baisse significative (mais pas totale) de ce désir d’apprendre dès qu’ils entrent à l’école. Même s’ils aiment l’école, même si on y fait des choses chouettes, ils cloisonnent leur temps : école : travail / pas école : je m’amuse et rien d’autres. Commence alors la démotivation pour certains d’entre eux et le refus de faire tout ce qui ressemblerait à du travail hors du cadre scolaire. Cette énergie et cette soif d’apprendre naturelle est étouffée ce qui n’est pas le cas si l’enfant reste à la maison, je dirais au minimum pour les maternelles. Pour le parent accompagnant, éduquer son propre enfant ne nécessite pas de connaissances particulières, du moins au début, il suffit d’être à l’écoute et de désirer apprendre soi-même. Tout parent qui fait ce choix pour son enfant va très vite considérer ses propres limites, et celles-ci peuvent être comblées en étudiant soi-même ou en déléguant des savoirs particuliers : professeurs particuliers, cours par correspondance, bibliothèques et livres, visites au musée, … et je ne parle pas des centaines de supports pédagogiques disponibles sur le marché qui peuvent tout à fait suffire à passer le cap de certaines matières quand bien même le parent n’est pas un instituteur omniscient. Tout parent motivé peut donc enseigner son enfant. Cela n’enlève aucun mérite aux instituteurs, ce n’est pas le même métiers tout simplement …
Ensuite, si à 7, 8, 9 ans, l’enfant est plus autonome, moins dépendant affectivement de ses parents, et donc à mon sens d’avantage prêt à intégrer une scolarité plus formelle, et plus classique, il se trouve que l’enfant IEF aura généralement une certaine avance sur les autres ce qui rend l’intégration problématique. Faire sauter une classe peut rendre les cours plus difficile et mettre la pression sur l’enfant. Le laisse dans une classe où il est en avance peut le lasser. Sans parler des disparités de niveau entre les matières. Or les professeurs, bien que qualifiés ne savent pas (on ne leur en donne pas les moyens) personnaliser leur cours en fonction des niveaux de la classe, vue comme une entité uniforme, ce qui est totalement le contraire en IEF où chaque enfant est vu individuellement. Dès lors, voilà pourquoi les enfants poursuivent généralement l’ief jusqu’en fin de primaire. Ensuite un grand nombre d’entre eux intègrent généralement le collège car les cours sont plus diversifiés et plus compliqués, et aussi parce l’adolescence signe généralement le désir de s’éloigner du cocon famillial et de faire ses propres expériences. Bref, je m’égare, tout ça pour dire qu’il ne faut pas comparer le rôle de l’enseignant à celui du parent. Affirmer que les parents ne peuvent pas instruire leur enfant, faute de formation, c’est comme dire qu’ils ne peuvent pas non plus s’occuper de leur nourrissons eux-même sans diplôme de puériculture et dans ce cas, pourquoi ne pas rendre obligatoire la fréquentation de la crèche ? …..

le 10/02/2015 à 11h35 | Répondre

Mme Beebop

Et bien oui pour moi la proximité et la mixité dans tous les sens du termes avec d autres enfants est primordiale même si bien sûr l enfant ne joue pas avec tous. C est mon avis :-). Je respecte comme dit plus haut les parents qui enseignent à leurs enfants, je les admire même mais ce n est pas la façon dont je veux éduquer mes enfants. Comme dans beaucoup de domaines il y a du positif et du négatif partout . Aucune méthode n est parfaite 🙂

le 10/02/2015 à 13h56 | Répondre

Tiphanya (voir son site)

Aucune méthode n’est parfaite et je pense aussi qu’aucune méthode ne convient à tous. Il y a des enfants qui ont besoin de cadre très strictes, d’autres qui savent écouter et exprimer leur besoin.
Pour le côté horaire, vivre sans école, se lever l’heure que l’on veut ne signifie pas vivre sans horaire. Nous avons des rendez-vous (médecin, amis), nous devons respecter les horaires des musées et de leurs ateliers. Nous vivons en société, nous faisons la queue à la boulangerie, participons aux séances de conte de la biblio et cherchons une assos pour de la danse / de la musique.
La vie à l’école ne ressemble en rien à la vie professionnelle, encore moins à la vie universitaire !

le 02/03/2015 à 20h57 | Répondre

sarah

Après avoir lu tous les commentaires je me permet de réagir. Je pense qu’il y a du positif et du négatif dans les 2 situations, mais que justement dans un monde idéal il faudrait pouvoir choisir en fonction du mode qui correspond le mieux à l’enfant. hors est ce qu’un adulte ira scolariser son ainé parce que celui ci a besoin de repères stables et carrés et est très sociable mais par contre restera à la maison avec le deuxième car celui ci ne supporte pas les règles, est plus autonome et moins sociable? pas vraiment… il n’y a pas de règle générale, tout est fonction des parents et des enfants. Ce qui serait égoiste serait de ne pas ecouter les demandes de l’enfant mais apparement ce n’est pas le cas ici 🙂 et puis dans le cas contraire ce n’est pas parce que l’enfant est scolarisé qu’il ne peut pas faire des activités le weekend avec ses parents pour se cultiver et apprendre autrement. Je pense au final que les deux méthodes sont complémentaires, il faut juste trouver le bon rythme pour tous 🙂

le 10/02/2015 à 15h06 | Répondre

Urbanie

L’école a des ratés, ce n’est pas moi qui dirait le contraire, j’en ai parlé dans un article! Elle n’est en effet pas adaptée à tous les enfants… personnellement j’ai « explosé » (dans le bon sens du terme!) une fois arrivée à l’université.

Pour autant, je m’interroge sur ce désir de ne pas scolariser son enfant. Je ne juge pas, je ne critique pas, je m’interroge réellement sur les motivations qui peuvent pousser un parent à ne pas vouloir scolariser son enfant.

Pour moi, l’école ce n’est pas qu’un apprentissage théorique, mais aussi un apprentissage social, et comme cela a été souligné dans les commentaires, cela aide à apprendre la frustration, à apprendre qu’il faut parfois « pointer » à une heure imposée pour ne pas perdre son travail, qu’il faut apprendre à travailler avec des gens qu’on ne connait pas (et que parfois, on ne supporte pas)… bref, l’école prépare à la vie future, tout simplement.

Il y’a aussi un autre risque que je vois: la non intégration des principes républicains (et Dieu sait si en ce moment, ces principes sont malmenés). Moi c’est à l’école que j’appris à respecter mon voisin, quelle que soit sa religion, la couleur de sa peau, ou sa nationalité. C’est l’école qui a fait de moi la républicaine que je suis aujourd’hui en m’apprenant à vivre en communauté selon les valeurs de la république. Mes parents m’ont certes enseignée ces valeurs, mais c’est à l’école que j’ai pu les mettre en pratique, et c’est ce qui fait à mon sens toute la différence!

le 10/02/2015 à 15h40 | Répondre

Lutine Chlorophylle

On fait très souvent l’amalgame entre « ne pas aller à l’école » et « dérives diverses » (sectaires etc.). Sauf que… Les enfants des sectes vont à l’école ! Les tueurs qui ont frappé récemment sont allés à l’école !
L’instruction en famille, c’est un choix qu’il faut constamment assumer, justifier, TOUT est fait pour décourager les parents de faire ce choix. Alors quand on fait ce choix sur la durée, c’est qu’on y a réfléchit, et qu’on est réellement persuadé que c’est ce qu’on peut faire de mieux. 😉

le 10/02/2015 à 16h09 | Répondre

Joey (voir son site)

Je comprends car je suis passée par les mêmes interrogations, mais comme je le disais plus haut, pourquoi un petit enfant devrait apprendre qu’on doit pointer à heure fixe pour ne pas perdre son travail ? Je pense que cela ne le concerne pas … Nous faisons des projections de notre vie d’adulte sur les enfants, ils auront tout le temps d’apprendre qu’effectivement, travailler implique de respecter ses engagements en ce compris arriver à l’heure ou tous les autres impératifs de la vie d’adulte, pourquoi les y contraindre dès maintenant ? L’enfant peut très bien apprendre ces contraintes en voyant ses parents partir au travail à heure fixe, comme il peut comprendre que s’il se lève en retard il va manquer le train pour la sortie pédagogique du moment … les enfants sont loin d’être bêtes 😉

Pour la diversité et le contact avec les autres, je suis d’accord avec toi, en théorie. Parce qu’en pratique, il se trouve qu’il y a toujours des enfants rejetés des autres et qui vivent très mal leur scolarité, que ça soit pour une question de religion / résultat scolaire / couleur de peau / moyen financier des parents / élève qui ne suit pas la mode / ….etc. Le harcèlement existe, on le sait, et on sait que l’école ne résous rien à ce niveau alors qu’elle devrait être là pour résoudre les mauvais comportements entre élèves lorsque le corps enseignant les remarque …

Pour les valeurs républicaines, (expression galvaudée qui veut dire peu de chose pour la belge que je suis), on n’a beau dire mais comme signalé ci-dessus, les tueurs de janvier 2015 ont été scolarisés comme tous les enfants.

En fait, les familles IEF se voient imposer un contrôle sociale (pour la France je parle), donc théoriquement, elles sont plus surveillées que les millions d’enfants scolarisés dont on ignore totalement ce que les parents leur inculque dans leur foyer, niveau religion, pratique sectaire, idéologie raciste ou autre dérive …

le 10/02/2015 à 16h32 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Je te remercie pour ton développement plus « éclairé » que le mien, j’ai du mal à mettre mes idées en ordre quand je me sens directement concernée. 😆
Tiens, d’ailleurs, on parle de harcèlement scolaire demain sur le blog ! 😉 Et ça, c’est l’une des choses qui fait qu’on peut désirer ne pas vouloir mettre son enfant à l’école. Pour l’avoir vécu (de façon assez « soft » comparé à d’autres), c’est clairement quelque chose que je souhaite éviter à mes enfants. (L’IEF évite bien sûr la situation « physiquement », mais je pense surtout que grandir dans un sentiment de sécurité et de respect réel contribue à être plus apte à faire face à des situations désagréables ensuite.)

le 10/02/2015 à 16h56 | Répondre

Urbanie

Je trouve dommage que lorsqu’on essaie de débattre, cela vire à l’argumentaire pèle mèle pour essayer de convaincre coute que coute qu’on a raison, ça n’aide pas au débat je trouve.

Je n’ai jamais parlé de sectes ni de tueurs, donc je suis assez étonnée de votre réaction: je pensais plutôt à cette incompréhension que l’on constate aujourd’hui sur la laicité par exemple. Pour moi c’est un vrai sujet dans lequel l’école enseigne un grand rôle, et pas que les parents (surtout que les parents peuvent aussi avoir des croyances sur le sujet qui sont contraires aux valeurs de la République). L’école peut jouer un vrai rôle pour essayer, justement, d’enseigner ces valeurs aux enfants, surtout s’ils ne les ont pas appris à la maison.

Sur le harcèlement: j’ai été harcelée aussi, pour moi l’école n’a jamais été le problème. Éventuellement certains professeurs, oui, mais ils ne sont pas l’école. Et rejeter l’école pour cette raison serait pour moi synonyme d’échec (cela voudrait dire que je n’ai pas surmonté mon propre traumatisme et que je le fais, d’une certaine façon, payer à mes enfants): mes enfants seront scolarisés, en revanche je veillerai (puisque j’aurai l’expérience) à réagir le plut tôt possible si je vois ou si je soupçonne que mon enfant en est victime.

Enfin, je disais que je m’interroge, mais vous n’avez pas répondu à ma question du coup! 🙂 Donc je m’interroge toujours mais j’ai en plus l’impression qu’on n’arrive pas à parler normalement, je trouve ça dommage! 🙁

le 10/02/2015 à 17h28 | Répondre

Urbanie

Ah et moi on ne m’aurait pas appris à me lever tôt le matin pour aller pointer quelque part, ça ne me serait pas venu de façon innée! Il n’ya qu’à voir le nombre de jeunes qui ont du mal à respecter cette règle de base quand ils font des stages, c’est déprimant. Donc je pense que cela s’enseigne dés l’enfance, sans que cela ne revienne à projeter quoi que ce soit sur son enfant: c’est juste une préparation à la vie en société, tout bêtement.

le 10/02/2015 à 17h35 |

Lutine Chlorophylle

Ces jeunes en stage sont pourtant allés à l’école. 😉

le 10/02/2015 à 17h47 |

Lutine Chlorophylle

Je n’essaye pas de te convaincre, seulement de remettre les choses en perspective. 😉
Je ne nie pas le rôle de l’école et je ne pense aucunement que l’instruction en famille serait une solution pour tout le monde, tant d’un point de vue « pratique », que parce que, j’en suis convaincue, il y a des enfants à qui cela peut apporter une certaine ouverture qu’ils n’auraient pas sans ça. Ça ne fonctionne pas à tous les coups loin de là, mais c’est néanmoins important.
Je ne parviens pas à m’exprimer plus clairement et j’en suis navrée, j’aimerais développer davantage sur divers sujets liés à l’IEF ou/et à l’école, mais je n’en suis manifestement pas capable aujourd’hui… 🙁

le 10/02/2015 à 18h01 |

Joey (voir son site)

Toi pas fâchée ! 😉
Personnellement je n’essaye pas d’avoir raison coûte que coûte mais c’est juste que ça me défrise ce plaidoyer très français pour l’inculcation (à l’école sinon rien svp) des « valeurs de la république laïque » 🙂
Je vis en Belgique, ici rien de tel, et on est pas des sauvage loin de là 😉 😉 😉 😉

Pour les ados en retard à leur stage, j’allais le dire : ils ont pourtant été à l’école et se lever tôt leur a été inculqué dès leur plus jeune âge non? Je pense que la capacité à se lever pour être à l’heure résulte de la motivation et non pas d’un « endoctrinement » à cela. En disant cela, je pense à un pote, dernier des paresseux, incapable de se lever, qui dort jusque 13h sans problème le w-e par exemple et qui peine à être à l’heure au travail….. Mais qui sait se lever à l’aurore pour une journée de pêche par contre 😉

le 10/02/2015 à 20h41 |

sarah

alors pour le harcèlement… moi aussi je l’ai vécu et même si sur le coup j’en ai pleuré, j’ai déprimé, je suis passé par des moments plus que douloureux… aujourd’hui avec du recul je sais que je suis la ou j’en suis à cause de ce harcèlement. Si mes parents m’avaient surprotégés je suis persuadée que le reste de ma scolarité aurait été différente et pour le coup je ne pense pas que j’aurais eu les armes pour me défendre comme aujourd’hui au sein d’une entreprise. Car oui la cour d’école est difficile, mais travailler en entreprise c’est EXACTEMENT la même chose et les conséquences sont pires! enfin voila c’était ma petite parenthèse pour dire que je ne suis pas pour cet argument… 🙂

le 10/02/2015 à 18h47 | Répondre

Mme creamy

Je ne suis pas du tout d accord avec le fait que les enfants qui sont en maternelle n ont plus l envie d apprendre ni la curiosité. Bien au contraire, ils apprennent des tas de choses a l école et il suffit que nous parents en parlions avec eux pour se rendre compte qu ils aiment ça. En tout cas, mon fils de 4 ans et demi , en MS n a jamais cessé de vouloir apprendre.

le 10/02/2015 à 15h58 | Répondre

Sophie

C’est un sacré choix, qui on le voit n’est pas forcément très bien compris.
Personnellement, j’aurai adoré pouvoir le faire. Mais je ne peux pas. Tout simplement, j’ai besoin d’avoir un relais avec eux, relais que j’ai avec l’école, et l’ass mat quelques heures par semaine. Parce que la relation mère-fils que j’ai avec eux est beaucoup trop fusionnelle pour être épanouissante pour eux, comme pour moi. Et encore, je n’ai pas parlé de ma fille… notre relation devenait beaucoup trop « nocive » pour elle, tellement elle était fusionnelle. Elle restait sur ses acquis, en enlevait quelques uns (n’a pas dit « maman » pendant 8 mois: pourquoi m’appelerai t’elle? j’étais toujours à ses cotés…). Elle va avoir un parcours scolaire particulier, étant handicapée,
Mes fils sont curieux. Très, trop parfois. ON sort, beaucoup, on fait aussi des promenades, on cueille aussi des fougères, on « travaille » sur ce que l’on a trouvé les we, on fait des gateaux, mais ils vont aussi à l’école, et je leur permets de gagner en autonomie sans avoir papa ni maman derrière eux, parce que mon rôle de maman est de pouvoir les aider à s’autonomiser dans le respect de leurs compétences spécifiques… de les aimer avant tout. papa meur apprends des trucs en maths, moi c’est la littérature que je transmets.
Ils ont des horaires d’enfant scolarisés, ils ont tous les jours très hâte de retourner voir leurs copains.
En tout cas, même si j’aurai adoré pouvoir faire l’IEF, je sais aussi que je n’en suis pas capable.

le 10/02/2015 à 17h30 | Répondre

déborah (voir son site)

J’ai lu tous les commentaires et j’ai eu envie d’y répondre.
L’unschooling ou les apprentissages autonomes, ce n’est pas faire l’école à la maison, c’est laisser son enfant apprendre naturellement ce qui l’intéresse. C’est partir du principe que l’enfant est curieux par nature et qu’il va apprendre simplement parce qu’il vit. Qu’il va apprendre à compter, à lire, à écrire comme il a appris à parler, en étant en immersion dans le vrai monde.
Car l’école n’a rien à voir avec le vrai monde, la vraie vie en société. C’est une structure artificielle qu’on ne retrouve pas, même dans le monde du travail.
Elle n’apprend qu’une certaine forme de socialisation. Où ailleurs se retrouvera-t-on enfermé avec 30 autres personnes du même âge ?

Alors oui on y apprend des choses : les contraintes, l’obéissance, réussir pour avoir de bonnes notes…. On y apprend à se lever 5 jours par semaine, qu’on le veuille ou non, et à trouver normal de ne pas disposer de son temps libre ; un conditionnement au monde du travail ? Oui vous avez sans doute raison ; mais peut-être peut-on imaginer autre chose ; laisser à nos enfants le choix de ne peut-être pas vouloir un travail salarié, d’user leur créativité pour faire autre chose que suivre le chemin que l’on a tracé pour eux…

Pensez-vous vraiment qu’un enfant ai besoin d’aller à l’école pour apprendre à bien se conduire en société ? A l’école il n’apprend pas à bien se conduire en société, il apprend à obéir, respecter les règles, être contraint…
Par contre, c’est avec sa famille, à l’extérieur, qu’il apprend les règles de vie, le respect… Sinon cela voudrait dire qu’un enfant avant d’aller à l’école est un sauvage, ne respecte aucune règle, n’accepte aucune contrainte ?
Ce n’est pas parce qu’on a pu profiter d’une certaine liberté qu’on n’acceptera pas une certaine contrainte si elle fait sens pour nous. De nombreux enfants faisant l’école à la maison réintègre le parcours scolaire classique, avec ses règles et ses horaires, parce qu’ils le veulent.

Après, comprendre les apprentissages autonomes demande une certaine réflexion et de se défaire de ses peurs et de l’idée de la toute-puissance de l’école, sans qui nous ne serions que des sauvages, incultes.

le 12/04/2015 à 17h14 | Répondre

linda

J’aimerai vraiment faire l’école a la maison a ma fille. Toutefois tout le monde n’y arrive pas. J’en parlais avec des amis qui me disait que pour réussir a proposer autant d’activités que le fait l’école cela me demanderai beaucoup de temps et d’énergie (peinture, piscine, bibliothèque ensuite apprendre a l’enfant les.chiffres les divisions la grammaire..) et hélas j’en ai pas les.capacité tout simplement. Bravo a vous qui pouvez offrir cela a votre enfant j’aimerai être a votre place.

le 03/07/2016 à 06h50 | Répondre

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