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Une maternité d’enfer – Partie 1


Publié le 5 juin 2017 par Mme Indécise

Ce séjour, ce long séjour sera l’événement le plus douloureux de ma grossesse. Mais en même temps je partais avec un a priori assez négatif sur ce service. En effet c’est de mon point de vue un service dans lequel se côtoie trop de territoires professionnels (infirmières, puéricultrices, sages-femmes, gynécologues, pédiatres auxiliaires de puériculture, aides-soignants, ash…) sans compter tous les intervenants occasionnels (diabétologues,  anesthésistes et infirmiers anesthésistes, diététiciens, psychologues, assistantes sociales …).

Enfin bon, c’est assez souvent un joyeux bocson (de ce que j’ai pu observer) et c’est vrai que je m’attendais contrairement à certaines à avoir des différences de discours puisque chaque corps professionnel a aussi sa culture. Finalement ce n’est même pas ça qui a été le plus choquant durant ce séjour.

Le retour en chambre

Crédits photo (creative commons) : Corgaasbeek:

Je viens d’avoir ma césarienne, un essai de tétée d’accueil, peu concluant. Je remonte en chambre avec le brancardier et mon gynécologue.  Je retrouve donc l’homme et le Haricot. Le Haricot dort, et l’homme le regarde ébahi, il est aux anges. Je suis un petit peu plus perplexe. Je t’avoue que là tout de suite, je ne me sens pas transportée par sa présence, d’autant plus qu’il a vraiment une drôle de tête. Je le regarde dormir et moi aussi je m’endors…

L’infirmière arrive avec l’auxiliaire de puériculture et se présente. Elles prennent mes constantes, vérifient mon involution et ma hauteur utérine, mes lochies, mes seins me font une petite toilette, me réinstalle. Elles me donnent  aussi des antalgiques à prendre en systématique les premiers jours. Cette scène dure 20 min, elles sortent la porte se ferme, le silence…..

15 minutes plus tard, la sage-femme arrive se présente, fait son entretien d’accueil, veut revérifier mon involution (qui vient d’être fait il y a 15 min). Je fais donc de la résistance en lui précisant que c’était très douloureux et qu’on venait juste de faire la vérification. Elle s’agace, j’entends même un : « Ah ces soignants, quand c’est à l’hôpital ça croit toujours tout savoir ». J’écourte l’entretien, je lui dis que j’ai vraiment besoin de dormir.

La porte se ferme, le silence….

15 minutes plus tard, la cadre sage-femme arrive et me remonte les bretelles, j’aurais paraît- il été agressive avec sa collègue, elle ne le tolère pas. Je lui rappelle qu’il y’a un temps de repos nécessaire entre les vérifications. Que de plus, j’avais pas mal saigné au bloc, il serait donc malvenu, d’exclure ce temps de repos. Elle me dit que ce n’est pas à moi de décider, je le comprends, je lui fais juste remarquer que j’ai mal et que je voudrais juste qu’on me laisse dormir. Elles feront la vérification au prochain tour et s’arrangeront avec l’infirmière pour ne pas doubler inutilement le soin.

La porte se ferme le silence…

Il est 16h. J’ai accouché à 11h, je n’ai eu qu’une mini tétée d’accueil. Mon fils dort toujours. J’appelle, la sage-femme mais elle ne se déplace pas et me demande par l’interphone ce que je veux. Je lui réponds que mon fils n’a pas tétée depuis un moment, que je suis diabétique, que je m’inquiète pour sa glycémie (déjà limite au dernier tour). Elle me répond qu’elle connaît son travail et qu’on ne réveille pas un enfant qui dort. Je n’ai pas le temps d’objecter elle raccroche. Vaille que vaille, je prends mon fils et tente de le faire téter. La douleur, l’affreuse est de retour, j’ai l’impression que mon sein est pris dans des tenailles, puis, qu’on y enfonce des aiguilles.

Je remarque aussi que le Haricot n’est pas content, au début assez mou, il semble réunir ses dernières forces pour téter, mais rien ne semble sortir. Je rappelle, je tombe sur l’infirmière, je lui explique. Je lui dis qu’il faut lui refaire une glycémie.  Elle appelle la puéricultrice, après la mesure, elles se regardent, l’infirmière sort pendant que la puéricultrice stimule mon fils pour le mettre au sein. Elle n’y arrive pas. Elle me dit qu’il va falloir orienter mon fils vers la néonatalogie. Sa glycémie est trop basse. Il ne veut pas prendre le sein. Je sors de mes gonds et pointe leurs incompétences, dans une tirade mêlée de jurons et de pleurs. J’ai beau ne pas être transportée dans un tourbillon d’amour passionnel, je n’ai aucune envie qu’il soit loin de moi.

Crédits photo  (creative commons) : Brooke Raymond

Je leur propose de garder mon bébé auprès de moi tant qu’elles ne mettront en place que des compléments (De toute façon, même s’ils le perfusent dans la foulée, ils vont d’abord essayer de lui donner des compléments, pas besoin de néonatalogie pour du resucrage per os). Si son état ne s’améliore pas, alors j’accepterai qu’il aille en néonatalogie. Vu ma veine tu te doutes que ça n’a pas été le cas. Elles reviennent chercher le Haricot et l’emmènent accompagné de mon mari. Les consignes sont claires, pas de biberon, le complément sera donné à la seringue, pas d’essai de perfusion plus de deux fois.

Mon fils s’en va avec mon mari, je me maudis d’avoir pensé qu’il avait une drôle de tête.

Mon mari m’appelle : « Ils ne veulent pas que je reste avec lui pendant la perfusion c’est normal ? » Il n’ose pas s’imposer. Je demande donc à rejoindre mon mari et mon fils. Hors de question me dit-on, je ne dois pas bouger.

J’insiste

Elle refuse.

J’insiste encore

Elle refuse toujours

Je crie, je pleure, elle cède et va me chercher un fauteuil.

Le temps que j’arrive, Elles avaient déjà perfusé mon fils. La g… a essayé 4 fois en tout, sans passer la main, je bous, j’en veux à mon mari.

Il est 3h du matin, je suis épuisée, Haricot aussi, l’homme aussi.

La lumière s’allume, j’émerge difficilement, normal il est 4h. L’infirmière vient recontrôler la glycémie de mon fils, elle est encore très basse. Elle le resucre, lui parle, réexplique la perfusion à mon fils, pourquoi elle a essayé plusieurs fois, et pourquoi elle n’a pu faire autrement. C’est à lui qu’elle parle, mais c’est moi que ça apaise (je range donc discrètement le scalpel que j’avais pris pour me venger). Elle ne méritait peut-être pas le titre de garce suprême finalement (On gardera juste garce ).

Si tu me situes, c’est notre première nuit en néonat. L’infirmière passe toutes les heures jusqu’à 8h puis ensuite ce sera toutes les 2h etc…Moi je fais l’aller-retour entre ma chambre et le service. Donc entre 0h et 6h Je propose à mon mari de dormir. Haricot dort contre moi, sous ce profil il est bien plus joli, mais quelque chose me chiffonne toujours. Je ne sais pas encore trop ce que c’est.

A 6h j’appelle, l’aide-soignante du service, vient me raccompagner dans ma chambre. Au tour de constante ma glycémie est catastrophique 0,4. Je ne l’ai même pas sentie. Je me resucre, diminue ma dose d’insuline. 15 min plus tard, 0.42. Je la recontrôle.0.41. je me resucre et enlève ma pompe à insuline. 20 minutes plus tard, je suis à peine à 0,6. Je me sens moins mal et m’endors.

Il est 8h, le petit déjeuner arrive, je suis à 0.4. Je demande de la confiture. On m’objecte que je suis diabétique. Oui mais là je suis en hypoglycémie. Elle vérifie avec l’infirmière, je peux avaler autant de confiture que je veux.

Je mange, me douche et appelle pour qu’on m’emmène en néonat. Elles sont embêtées, il leur manque quelqu’un, elles n’ont pas le temps tout de suite. Je les comprends.

Je me lève et j’avance vers le service qui heureusement pour moi n’est pas très loin. J’ai mal. En arrivant mon mari, s’énerve parce que je me suis levée seule mais je m’en fiche un peu. Il est hors de question que je reste dans ma chambre à regarder les murs. Il décide de rentrer prendre un petit déjeuner et se doucher, peut-être même faire une sieste. Il reviendra une heure plus tard. Il me dit qu’il lui était impossible d’attendre à la maison, il comprend que j’ai du mal à rester dans ma chambre en maternité. Il repartira vers 17h pour revenir vers 22h et rester la nuit avec nous. On a trouvé notre rythme, celui où personne ne dort (rassure toi on aura tout le temps de le regretter).

Petit homme restera 3 jours en néonat, jusqu’à la disparition des hypoglycémies. Par la suite nous serons placés le Haricot et moi en unité kangourou. L’unité kangourou a pour but de favoriser le lien mère-enfant dans des situations où il y aurait pu/dû avoir une séparation.

En y arrivant, je comprends qu’on ne sortira pas rapidement de cet enfer. Oui pour moi les premiers jours c’était l’enfer. Devoir se battre pour tout, avoir l’œil sur tout, alors que la seule chose dont j’avais vraiment besoin était de dormir, m’a fichu un coup. Je me suis demandé pendant longtemps si c’était pareil pour tout le monde ou si j’avais un niveau d’exigence élevé. Le pire c’est qu’à ce moment-là je pensais qu’on avait passé le pire.

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Commentaires

16   Commentaires Laisser un commentaire ?

Stanzie

Comme ton témoignage me parle ! Orthophoniste spécialisée en déglutition , surtout en pédiatrie , je me suis retrouvée avec un bébé ( né à terme ) sans réflexe de succion apparent … Après 48h, des mises au sein sous formes de « forçage » contre lesquelles j’étais remontée , et des hypoglycémies , nous avons été transférés en néonat. Contrairement à toi , j’ai pu retrouver mon état de maman car j’ai été épaulée par une super infirmière puer qui m’a fait toute confiance , et soutenue quand j’ai refusé la pose d’une sonde nasogastriQue au profit d’une perfusion. La raison ? Une manipulation au moment de l’accouchement avait mis en tension les muscles nécessaires à la succion , rendant celle ci très compliquée, possible seulement avec une stimulation très postérieure. Elle et moi avons réussi en 24h à mettre en place une alimentation par la bouche.
Je n’ose imaginer ou j’en serais aujourd’hui sans cela … Bonjour les troubles de l’oralité alimentaire !!!
Comme toi , je n’ai pas eu un attachement direct à mon bébé ( mais un grand sursaut maternel au moment de la séparation en néonat ) comme toi , je trouvais que quelque chose clochait au niveau du faciès … Seul le retour à la maison à permis enfin de devenir pleinement maman et de me reposer « psychiquement ».

le 05/06/2017 à 07h41 | Répondre

Mme Indécise

Effectivement, je penne qu’un accompagnement différent aurait probablement changé la donne mais visiblement le phénomène leur était inconnu, Je le raconterais par la suite mais c’est finalement un ostéopathe recommandé par mon gynécologue qui nous a aidé à débloquer tout ça!

le 05/06/2017 à 17h39 | Répondre

Bere

Oh lala…
J’espère qu’ils avaient une bonne raison de ne pas te mettre en chambre kangourou dès le transfert du petit haricots en neonat.

Moi j’ai dû demander si je pouvais accompagner ma fille… Transférée dans un service à 30km. Son transfert était déjà tout planifié mais personne ne s’était préoccupé si je pouvais suivre ou pas.
J’ai posé la question en me sentant coupable car tout le personnel était au téléphone à régler la logistique avec du samu pour le transport d’un nourrisson, pendant que ma fille s’egosillait au bout du couloir sous les tentatives de pose d’une perfusion par un pédiatre ayant perdu la main.
Bref après le transport l’accueil en unité kangourou a été un soulagement pour moi et ma pounette. Et tout s’est arrangé pour nous en trois jours.
Par contre ça à l’air d’avoir été vraiment plus compliqué pour vous et j’en suis désolée.
Hâte de lire la suite

le 05/06/2017 à 08h05 | Répondre

Mme Indécise

La raison, les unités kangourous sont déjà intégrés au service. En fait elles renomment juste la chambre. Ce qui sur le principe-n’est pas abscons. Je pense juste que je suis tombée au mauvais moment, et que mon métier a joué contre moi, j’étais dans leur esprit soit plus capable de me débrouiller que d’autres mamans soit juste une relou qu’il valait mieux évité. Dans tous les cas, ca n’allait pas avec une plus grande présence à mes côtés.

le 05/06/2017 à 17h44 | Répondre

Doupiou

Oh punaise quelle horreur! Ça doit être tellement difficile d’être du « métier » quand tu accouche. J’étais presque sûre que certains pros se permettraient de te faire ce genre de réflexions quand tu étais à la mater.
J’ai eu plus de chances car malgré la césarienne, j’ai pu dès le lendemain accompagner PetitePerle se faire perfuser ou faire les IM.

le 05/06/2017 à 08h29 | Répondre

Mme Indécise

Je suis d’accord que c’est plus difficile pour la patiente mais aussi pour le soignant. Le sentiment d’être jugé est peut-être plus important quand c’est un autre soignant qu’on a dans le lit. Puis faut pas se leurrer certains soignants sont affreux en patients. Mais je pensais que j’aurais eu au moins le bénéfice du doute. Je suis dans un corps professionnel sur lequel tout plein de gens (à l’hôpital) ont des à priori et cela peut-être compliqué de passer outre pour certains en tout cas!

le 05/06/2017 à 17h48 | Répondre

Aliénor

Ma pauvre, j’imagine que c’est encore pire quand on est soignant et qu’on connaît les protocoles. Pas facile de créer le lien les tous premiers jours dans ces conditions.

le 05/06/2017 à 11h47 | Répondre

Mme Indécise

Je suis d’accord avec toi, c’est vraiment pas simple de créer du lien mais dans ces conditions c’était pas gagné, mais j’ai eu plus de chances en sortant de l’hôpital, c’était vraiment la délivrance.

le 05/06/2017 à 18h25 | Répondre

Claire (voir son site)

Je te comprends un peu bien que le situation était bien plus simple pour moi. Mais j’ai très mal vécu les suites de couches. Le personnel était mal aimable, dans la toute puissance.
J’ai cru que j’allais étrangler la puéricultrice quand elle est venu pour changer la couche de ma fille alors que ça faisait 15 min qu’on lui avait mise et que je venais juste d’arriver dans la chambre. Alors qu’elle dormais. Elle a ensuite pris sa température par voir rectale ce que ma fille n’a pas apprécié du tout. Et moi, j’étais seule coincé sur mon lit sans pouvoir bouger.
L’allaitement a été très compliqué au début et elles avaient toute un conseil contradictoire. Seule un auxiliaire puer a été top et a pris le temps de nous aider un peu.
Enfin je trouve ça scandaleux. Si ça t’intéresse, Martin Wincler est reconnu pour se battre contre ce genre de violence

le 05/06/2017 à 15h38 | Répondre

Mme Indécise

Les avis contradictoires, j’ai l’impression que c’est vraiment le passage obligé.Je connais pas mal les travaux de Wincler, mais j’avoue que je me pose des questions car j’ai eu des connaissances dont le séjour a été au poil. J’ai toujours l’impression que le fait d’exercer moi-même ce métier ne me permet que difficilement de porter un jugement sur mes propres vécus de patiente à l’hôpital.

le 05/06/2017 à 18h32 | Répondre

Sandrine

Oh comme je te comprends!!!! Pour moi aussi les suites de couches ont été un enfer même si mon petit bonhomme était avec moi et allait très bien. Je suis pharmacien et mon mari est médecin et nous travaillons tous les 2 dans l’hôpital où j’ai accouché… erreur que je ne reproduirai pas si nous tentons bb2! J’ai aussi eu une césarienne mais programmée donc ma montée de lait a été compliquée… les SF, les puer, personne ne nous a fait confiance. Elles rentraient dans la chambre à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit en allumant la lumière pour savoir si il avait tété. A J2, perte de poids de 9% rien de grave mais pour elles c’était dramatique! Elles m’ont fait culpabilisées et ont sorti l’artillerie lourde pour que j’ai ma montée de lait (expression manuelle et tire-lait systématique), elles ont sous-entendu à mon mari qu’il me forçait à allaiter… par contre pas une fois elles ont changé une couche ou fait une vaisselle car mon mari était hyper présent (nuit et jour). On a craqué, ce fameux J2 on a ni l’un ni l’autre tenu notre fils pour un câlin… Ma montée de lait est arrivée dans la nuit avec une SF bienveillante (la seule!!!) qui m’a aussi montré une autre position pour allaiter (j’étouffais mon fils avec ma grosse poitrine…). Résultat +140g en moins de 24h, ça ne les a même pas calmé bien au contraire (je ne vais pas continuer plus je pourrai encore écrire 20 lignes rien que sur les 2 derniers jours et ma sortie…)! Je suis sortie de la mater avec le sentiment de ne pas savoir m’occuper de mon fils, j’avais même peur de le changer… j’ai mis 15 j à m’en remettre grâce à la patience et l’attention de mon mari. Moi aussi j’ai eu du mal à me sentir maman, surement en partie à cause de leurs comportements et j’ai encore des fois où je regarde mon petit bébé de 8 mois en me demandant si il est vraiment à moi mais c’est devenu très rare.
Je ne sais pas à quel point le fait que nous soyons pro de santé a joué la dedans mais ces comportements sont juste inadmissibles! Nous en avons parlé au gynéco qui m’a accouché et on lui a dit de mettre son équipe sous Xanax!! Il s’est excusé (alors que lui était juste génial) et j’espère que le message est passé!
Pour toi, j’espère que ton petit haricot va bien et qu’il pousse bien et que ce sera bientôt un mauvais souvenir.

le 06/06/2017 à 10h57 | Répondre

Mme Indécise

Effectivement nos récits sont assez similaires, et ce que je raconte là n’est que le début. Je suis atterrée mais j’ai aussi compris la leçon, je n’accoucherais plus là où je travaille voir, à l’avenir, je pense que moins les personnes sauront ce que je fais dans la vie, le mieux ce sera. c’est triste parce que je comprends qu’avoir un collègue dans un lit soit hyper stressant autant je ne comprends pas la façon dont s’est exprimée ce stress.

le 06/06/2017 à 13h58 | Répondre

Elodie

Je pense que l’équipe t’a prise en grippe dès le départ car tu as râlé lorsqu’elles vitrifiaient ton involution utérine ( au passage, toutes les 20 min chez une dame qui a saigné et qui vient d’être césarisée, ça ne me choque pas du tout…même si ça fait mal, mieux vaut trop que pas assez 😉 ) et qu’elle n’a pas réussi à passer au dessus et t’a cataloguée. C’est un peu dommage, mais c’est vrai qu’en tant que soignants on est parfois exigeants et pénibles…mais parfois on a raison de l’être ( j’ai été alitée 72h dans anti-coagulant, malgré des demandes à répétition, on m’a dit que j’étais casse couille, au final j’ai fait une embolie pulmonaire!!)

le 07/06/2017 à 07h10 | Répondre

Ornella

Franchement, je pense que ca en a probablement fait partie mais dans ce cas là, vaut mieux reconnaitre quand on s’est trompé. J’aurais compris si le globe était atone sauf que une fois sorti de la sspi(où les verifs sont plus rapprochés qu’en chambre), c’est un peu beaucoup hard et surtout pas le protocole. En chambre c’était une fois à l’entrée et pour les patientes et ensuite c’est à chaque tour. Toujours pour un globe « normal » et des pertes en quantité raisonnable.
Sympa le petit cadeau de l’embolie! 72h sans anticoagulant c’est un peu problematique tout de même.

le 07/06/2017 à 14h01 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Quel magnifique début de maternité…
Je pense en effet que le fait que tu sois soignante implique que tu es été plus « exigeante ». Mais, je pense que c’est normal, moi qui travaille aussi dans la santé mais en administratif, je l’ai été plus que certaines je pense (et pourtant je ne connais pas les protocoles de soins, juste ceux d’hygiène, organisationnels, qualité, etc.)
Mais je trouve franchement que les professionnels devraient savoir passer au dessus. Ca doit être quand même fréquent qu’une IDE ou autre vienne accoucher et donc on doit pouvoir rassurer et faire son métier correctement en prenant en compte les demandes de la patientes.
J’espère que ça s’est un peu mieux passé par la suite.

le 07/06/2017 à 14h52 | Répondre

Madame D

Oulala dur … mais qu’est ce que je t’admire !!! J’aimerais être comme toi et être plus capable de m’imposer !!!

le 13/06/2017 à 08h45 | Répondre

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