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Une petite fille sensible


Publié le 12 septembre 2018 par Rigel

Choupinette chouine. Beaucoup. Tout le temps. Des fois pour rien, des fois pour de bonnes raisons. Souvent, pour une petite contrariété « j’arrive pas à mettre mes chaussures », un micro-bobo « j’ai maaaaaaaaaallllll », ou pour une gamelle avec spectateur (quand elle tombe, on fait parfois semblant de n’avoir rien vu, elle nous regarde du coin de l’oeil, se relève, se frotte les mains, et repart). Mais cette attitude cache surtout une grande sensibilité.

Les peurs

C’est un fait : nous avons une petite fille peureuse. Je ne sais pas pourquoi, nous ne la mettons absolument pas dans du coton. Mais elle a la trouille pour beaucoup de choses. Des chiens, des chats, des « bêtes » (je te passe la crise de panique la dernière fois lorsqu’elle a vu un moustique se poser sur sa jambe…). Elle a peur du vide, elle a peur du pommeau de douche. La dernière trouille : Choupinette était sur le balcon (alors qu’elle n’a pas le droit). Son papa lui a dit « attention derrière toi, un pigeon ! » et là, Choupinette a littéralement bondit vers le salon en criant. Finalement, en se retournant, elle s’est rendue compte qu’il n’y avait rien, et elle a dit « blaaaaaaaaaaague » en riant. Elle a peur du ridicule, peur de mal faire. Elle voulait des carambars en rentrant du square la dernière fois. Elle me dit « MAMAN MAMAN paramba » en prononçant « paramba » d’une toute petite voix. Du coup, non seulement elle ne parlait pas assez distinctement pour que je comprenne, mais surtout pas assez fort ! Pourtant, jamais nous ne nous sommes moqués d’elle lorsqu’elle fait des erreurs, de dextérité ou de prononciation. Au contraire, nous essayons de la faire répéter distinctement. Comme me l’a fait remarquer M. Tad, elle se comporte comme nous quand nous parlons anglais et qu’on ne maitrise pas pleinement la prononciation d’un mot : on dit la phrase en glissant le mot approximatif en yaourt, en espérant que ça passe ni-vu ni-connu.

La sensibilité

Choupinette est très gentille et serviable. Elle nous aide à la maison « m’aider ! », me dit-elle quand elle veut aider à casser les œufs dans la cuisine. Elle met la table, rempli le lave-vaisselle et le lave-linge avec ses vêtements de son panier (alors je te rassure : elle n’a pas la possibilité de lancer seule la machine à laver parce qu’il faut claquer très fort la porte). A la crèche, l’an dernier et alors qu’elle n’avait que 18 mois, elle connaissait les doudous et tétines de tous ses camarades (et les puéricultrices lui demandaient qui était le propriétaire de tel ou tel élément !). Cette année, elle allait carrément remettre les tétines aux bébés de la section des petits. A la maison, avec l’arrivée de Numérobis, elle faisait pareil. Bon, en appuyant fermement sur sa tête (ahhh la fontanelle qui s’enfonce !) et en lui posant le doudou sur le visage, mais ça partait vraiment d’une bonne intention. Elle m’appelle quand il commence à pleurer. Et je l’ai vu à plusieurs reprises à côté de son frère en train de lui caresser la tête en lui chuchotant « chut chut bébé, je suis là, tout va bien, calme toi » (et là, mon coeur de maman fond plus vite que la calotte arctique). Le revers de la médaille ? Elle ne sait pas répondre à la violence. Elle ne comprend pas, elle ne sait pas quoi faire. Lorsqu’elle se fait taper, pincer, tirer les cheveux, mordre, pousser… elle n’a aucune ressource à part pleurer.

Comment l’aide t-on ?

Ce n’est pas facile. Pour ses peurs, on lui explique, on lui montre qu’elle est capable d’aller au delà. Nous devons souvent insister pour qu’elle essaie de faire ce dont elle a peur (marcher sur une structure en hauteur ajourée, grimper sur une échelle en corde, voir de près un insecte, caresser un chien du bout des doigts (je parle d’un chien de la famille, pas de chiens inconnus), …). Pour les petits changements dans sa vie (une absence de l’un de nous, un RDV chez le médecin, ou même juste une fête familiale), nous anticipons pour lui expliquer ce qu’il va se passer. Par exemple,  lorsque son papa part pour plusieurs jours en déplacement, il lui explique qu’il ne sera pas là le soir, pour lui faire un bisou, mais qu’il l’appellera sur la tablette. Ça n’empêche pas que les nuits suivants son retour sont difficiles, parce qu’elle l’appelle. Juste pour vérifier qu’il est bien là….

Crédit photo : Counselling

C’est plus compliqué de lui expliquer comment se défendre quand l’un de ses camarades l’importune. On l’a entrainé à dire « non ! » vigoureusement, pour empêcher ses camarades de venir la solliciter quand elle ne le souhaite pas (à la crèche, beaucoup d’enfants font des câlins ou des bisous, et Choupinette n’aime pas ça). Concernant tout ce qui est bousculades, morsures, etc… Nous lui avons expliqué qu’elle pouvait taper en retour. M. Tad l’a fait s’entrainer sur un coussin à la maison. « Imagine que c’est Alfred. Tape ! ». Alors oui, je sais. Ce n’est pas une réponse que l’on devrait lui enseigner. N’empêche que les puéricultrices sont débordées et ne la protègent pas assez physiquement. Ainsi, en allant chercher Choupinette un soir, je l’ai observé (j’adore regarder les enfants dans leurs jeux quand ils ne nous voient pas). Elle était assise sur un coussin avec une poupée. Une de ses camarades était assise dans une petite niche sur une étagère à proximité, et s’en servait comme cabane. Cette petite est descendue, a violemment poussé Choupinette qui a basculé en arrière en se tapant la tête, et est retournée se cacher. La puéricultrice, qui n’a pas vu la scène, a dit à Choupinette que ce n’était pas grave de tomber et qu’il ne fallait pas pleurer pour rien. Je suis intervenue pour expliquer ce qu’il s’était passé, et l’autre petite a été punie. N’empêche que si Choupinette avait su répondre en se défendant, en repoussant l’autre petite, cette dernière aurait compris qu’il ne fallait pas l’embêter. Je ne veux pas que mon enfant soit un bourreau mais je ne veux pas qu’elle soit une victime. Dès qu’elle aura l’âge, nous l’inscrirons au baby-karaté, pour qu’elle sache qu’elle a des ressources physiques pour se défendre. Je veux qu’elle puisse répondre si elle se fait tyranniser, sans chercher à exercer de la violence gratuite.

 

Et toi, ton enfant est-il sensible ou non ? Casse-cou ou trouillard ? Comment fais-tu pour l’aider à grandir ?


Tu en as marre de courir les magasins pour les fringues des enfants ? Et ce tous les mois, vu à la vitesse à laquelle ils grandissent ? Et je ne parle pas du petit qui hurle (que ce soit le tien ou celui d’une autre, grrr) parce qu’il ne veut pas essayer ce pull-là… Et si tu recevais directement chez toi de jolis looks (du 1 mois au 14 ans !) à essayer TRAN-QUILLE-MENT. Ça va ? Tu gardes et tu payes. Ça ne va pas ? Tu renvoies gratuitement. Bref, viens vite tester Little Cigogne !

Commentaires

33   Commentaires Laisser un commentaire ?

Virg

Ton problème de violence m’interpelle beaucoup, si d’autres ont des idées de solution, ça m’intéresse. Je projette aussi de l’inscrire à un cours de self défense mais ça m’étonnerait qu’ils prennent les petits.

le 12/09/2018 à 07h29 | Répondre

Mme Espoir

Je peux te rassurer : en grandissant, les enfants prennent de l’assurance. En lisant ton récit, j’ai eu l’impression de décrire Schtroumpfette quand elle était petite car elle était très peureuse aussi. Sa plus grande peur est de mal faire. J’ai longtemps attribué ça à la garde alternée, mais je pense que ça vient plus de son caractère. Puis vers le CM1 (8 ans) il y a eu un changement. Peut-être qu’à force de l’encourager ça a fini par porter ses fruits, peut-être qu’avoir une meilleure amie dégourdie a déteint sur elle… Toujours est-il qu’elle a osé de plus en plus. Jusqu’à nous impressionner par sa capacité à se débrouiller !

le 12/09/2018 à 09h10 | Répondre

Rigel

Si tu savais comme ça me rassure ! Je vais continuer à l’encourager alors !

le 12/09/2018 à 16h17 | Répondre

Lucie

Tout ça me questionne aussi, ce n’es pas évident d’apprendre aux enfants à se défendre sans passer par la loi du Talion…
Pour ce qui est de prendre soin des autres, de vouloir vous aider à la maison etc. je me demande si le fait que ce soit l’aînée n’exacerbe pas ça? Elle se sent peut être responsable, inconsciemment, de la maisonnée et/ou de la fratrie. Ma grande s’occupe beaucoup de son frère aussi, et je lui dis souvent que ce n’est pas à elle de veiller sur lui, que c’est le rôle des parents. Qu’en tant que sœur elle doit seulement jouer avec son frère et profiter ; je ne veux pas qu’elle se sente une 2ème Maman.
Du coup le fait que ce soit une fille m’interpelle aussi, est-ce qu’elle n’aurait pas déjà intériorisé les attentes de la société envers les filles : être douce, sensible, altruiste… (« maternelle » quoi, ouille). Je me pose la question parfois.
On essaye aussi de mettre de la légèreté dans la façon de voir les choses, la vie, de rire de nous même aussi… mais ce n’est pas simple.
Bon courage en tout cas et pardon pour le pavé !

le 12/09/2018 à 09h25 | Répondre

Nala

Je retrouve beaucoup de Choupinette dans ma fleur d’Automne (ma fille aînée) pour ce qui est de la sensibilité. Ajouté à cela, une timidité presque maladive, jusqu’à il y a peu de temps encore…
Aujourd’hui à 8 ans, Fleur d’Automne est moins dans son coin mais toujours aussi sensible. Un rien peut à tout moment, la faire pleurer 🙁

Concernant la violence, elle a déjà été bousculée par un garçon de son âge et s’est juste éloignée. Le petit n’a pas insisté, à cet âge il devait simplement vouloir tester son ascendant sur ses camarades, au-delà d’un réel comportement violent. Je n’encourage pas mes enfants à rendre les coups par d’autres coups en revanche – même si je sais que ma fille cadette, au contraire de sa grande sœur saura se défendre dans une telle situation.

le 12/09/2018 à 10h38 | Répondre

Mlle Mora

Je rejoins Lucie sur le fait qu’elle soit l’aînée. Mon aînée aussi est très sensible, et très serviable avec nous, elle veut beaucoup aider à la maison, et elle veut toujours bien faire.
Je crois que malgré nous, on met une pression d’enfer à nos aînés (j’en suis une, et effectivement, très vite on se sent responsable de la réussite familiale…)
Après, elle a sans doute un caractère sensible aussi, ce qui accentue !
Difficile d’éviter la violence, même si vous n’en voulez pas chez vous, malheureusement, elle la connait de l’extérieur. Il est arrivé à mon aînée de se faire embêter, résultat des courses, il lui arrive de taper sa soeur quand elles se chamaillent… grrr

le 12/09/2018 à 10h49 | Répondre

emma_chan

Je ne sais pas mon aînée de 3 ans est plutôt petit Buildozer. Elle n a pas peur de grand chose. Par contre elle peut vite se mettre a taper quand elle est très contrariée. Du coup chez nous la violence c est interdit tout le temps, en tout lieux, pas d’exception. A son âge je ne l a vois pas bien faire la différence entre « un camarade me bouscule » et « maman me gronde pour une bonne raison » (les deux étant de son point de vue absolument ulcérant)

le 12/09/2018 à 11h32 | Répondre

Clette

Pareil pour ma fille … il me faudrait un article sur « comment rendre son enfant plus délicat ».
La mienne marche sur les bébés qui ne savent pas marcher, bouscule ce qu’il y a sur son chemin (elle ne regarde pas où elle va) et a tendance à essayer de frapper les autres quand elle est contrariée.
A la main parfois on lui donnait une petite tape sur la main pour lui dire d’arrêter d’attraper certains trucs … on a vite arrêté en constatant qu’elle partait du principe qui si nous on avait droit de recourir à la violence (même à toute petite échelle) alors ça restait permis !
Mais dur dur à gérer aussi !

le 17/09/2018 à 13h48 | Répondre

Clette

* à la maison pas à la main

le 17/09/2018 à 13h49 | Répondre

Floconnette

Bonjour,
Je suis dans ce cas également. Mon grand de 4 ans et demi a toujours été fort brutal, brusque, et violent par moments. Encore maintenant il peut frapper et faire mal intentionnellement sous le coup de l’impulsion et son petit frère s’en prend plein la tête. Résultat le petit essaie de riposter en frappant à son tour. Cercle vicieux! D’autant que quand le grand demande au petit ce q’il veut, celui-ci obtempère la quasi totalité du temps. Je m’évertue donc à expliquer en parlant on arrive mieux à ses fins mais c’est dur. Mon aîné est très certainement précoce et la pédopsy dit que son caractère ultra impulsif est lié ça cela. C’est très difficile pour nous à gérer car à côté il peut être adorable et très doux, empathique, mais lorsuq’il cède à son impulsion c’est parfois très violent. A l’école il doit être recadré pour cela assez souvent, chez nous aussi. Donc en effet ici on ne peut pas appliquer cette méthode car déjà, il l’applique seul et riposte en général de façon disproportionnée (il est très grand pour son âge + de début d’année donc il a le dessus sur les enfants de son âge voire ceux d’un ou deux ans de plus), et il ne peut pas comprendre non plus la nuance de « dans cette situation ok mais pas dans celle-ci ». Le petite frère a l’air plus calme à ce niveau, je suis un peu rassurée car on arrive pas dans l’escalade comme il se calme plus vite.
Je pense que les 2 situations sont très difficiles à vivre, qu’on ait un enfant impulsif et catalogué « violent » ou qu’on ait un enfant en retrait catalogué « victime ».
En tout ca sil revient toujours de l’école avec des écorchures, égratignures. Vendredi la lèvre ouverte et je n’ai pas su le fin mot de l’histoire. Hier bagarreur dans la cour. C’est épuisant pour moi!

le 18/09/2018 à 09h37 | Répondre

Folie douce

C’est fou comme Choupinette me fait penser à un de mes neveux (l’aîné aussi): sensible, très intelligent, serviable, susceptible, avec de grosses peurs/phobies et une certaine empathie très tôt (il faisait pareil pour les doudous quand il était à la crèche)! Je comprends que vous vouliez l’inciter à se protéger mais ,comme d’autres, l’incitation à la violence m’interpelle. Surtout l’exemple donné « c’est untel frappe » à son âge il y a un énorme risque de confusion… Ne risque t’elle pas de finir par penser qu’elle a le droit de frapper untel (même quand il ne lui a rien fait) puisque ses parents le lui disent??
Sinon je suis peut-être la seule mais je suis un peu choquée par la réaction de la puéricultrice. Ça me paraît très limite de dire à une enfant de ne pas pleurer pour rien alors qu’elle a fait un enfant chute en se cognant la tête…ce qui n’est pas rien du tout! C’est normal de pleurer quand on a mal!

le 12/09/2018 à 14h01 | Répondre

Rigel

La consigne (et elle le sait très bien), c’est de dire « non » fermement et s’éloigner quand quelqu’un la frappe ou la bouscule, et de rendre la pareille si le premier avertissement n’a pas eu d’effet. La voir rentrer avec des morsures sur les mains, les bras ou les épaules, ça me fait juste trop mal. Même quand elle se fait tirer les cheveux par son petit frère, elle se met à pleurer au lieu de se dégager… Les gamins sont cruels dans la cour de récré et je ne veux pas qu’elle devienne la tête de turc dès son entrée en maternelle. Elle a encore un an pour apprendre à mieux s’affirmer !

le 12/09/2018 à 16h14 | Répondre

Folie douce

Pour ce qui est de l’encourager à s’exprimer et prendre confiance en elle je vous souhaite de tout cœur que ça fonctionne vite! En revanche je ne peux pas vous suivre pour l’encouragement de la violence non seulement pour des raisons idéologiques (que certaines ont très bien développés dans leurs commentaires) mais AUSSI par réalisme car vous risquez de provoquer l’inverse de ce qu’en vos espériez. A l’école les enfants ne sont plus des bébés, même s’ils sont encore petits, il y a des vrais « petits caïds » qui émergent et ils comprennent vite qu’il ne faut pas attaquer seul! Elle va faire quoi votre choupinette si encouragée par vos propos elle en frappe un et se retrouve aussitôt battue par 2 voire 3 gamins??? La pauvre elle va se faire massacrer >_< Et vu qu’elle aura utilisé la violence il y a des grands risques qu’elle n’ait même pas le soutient de l’équipe éducative. C’est un coup à la retrouver pleine de bleus et surtout la confiance en morceaux…
Je comprends vraiment que ce soit difficile mais je suis convaincue qu’on aide bien plus un enfant avec des conseils positifs (s’affirmer, repousser, crier, demander de l’aide) et adaptés à sa maturité, sa personnalité et la situation et en maintenant une relation de confiance. C’est sûr ça prend du temps. Et, même si c’est plus facile à dire qu’à faire, il faut être vigilant sur les adultes qui l’entourent. Bien sûr personne ne peut tout voir mais quand même dans les faits : un même enfant timide, entouré des mêmes gamins dont certains « petits caïds » ne va pas du tout vivre la même chose selon les professionnels qui sont là… Comme quoi le problème vient bien souvent des adultes!!!

le 13/09/2018 à 11h39 | Répondre

Folie douce

*l’inverse de ce que vous espériez (désolée, je déteste mon correcteur automatique qui me crée des fautes!)

le 13/09/2018 à 12h09 | Répondre

Viviane

Archi, Archi contre encourager son enfant à taper en retour. La violence n’est JAMAIS la bonne réponse. Difficile ensuite de gronder l’enfant qui tape le premier.

le 12/09/2018 à 18h35 | Répondre

Rigel

La violence n’est jamais la bonne solution, je suis d’accord. Cela étant, que fait-on en cas de carence de surveillance (et je dis cela sans aucune malveillance vis à vis du personnel qui ne peut avoir les yeux rivés sur chaque enfant à chaque instant) ? Si vis pacem, para bellum.

le 12/09/2018 à 21h15 | Répondre

Jeanne

En effet je comprends que ce soit vraiment douloureux de la voir se faire bousculer/mordre sans réagir mais je suis intimement convaincue que l’encourager à « rendre » les coups reçus n’est absolument pas la bonne solution.
Déjà parce que c’est l’escalade de la violence, rien ne dit que l’enfant qui l’a embêté le premier ne va pas lui aussi rendre le coup que votre fille lui donne, c’est sans fin !
De plus, le personnel de la crèche/l’instituteur va la disputer de rendre les coups reçus vous pouvez en être sure, au lieu de confirmer à l’enfant qui l’embête qu’il n’a pas le droit de faire ce qu’il fait et de consoler votre fille… Pourquoi ne pas l’inciter, en plus de dire non et de reculer, a se rapprocher d’un adulte si elle se fait embêter ?
Difficile pour elle d’y voir clair entre des parents qui l’encourage à taper (en réponse aux coups reçus) et l’école où la violence est absolument interdite, quelques soit les circonstances…

le 12/09/2018 à 18h53 | Répondre

Rigel

J’étais totalement d’accord. Et puis j’ai vu des adultes, noyés sous le boulot, qui réprimandent ma petite qui pleure en lui disant d’arrêter sans chercher la cause. Qui ne voit pas quand elle se fait agresser par d’autres. Encore ce soir, on m’a informé qu’il y avait eu « un petit incident ». Elle s’est fait mordre à l’avant bras. Et je ne l’ai su par les puéricultrices que parce que Choupinette en a la trace. Je fais quoi ? J’achète des protège-dents à tous les gosses mordeurs de la crèche ? Ou j’apprend à Choupinette à se défendre (sachant qu’elle a un caractère réservé et n’attaque pas) ? Je lui dis « quand on te mord/te bouscule, tu dis « non, Oscar, toute forme de violence est à proscrire, il faut réfréner tes émotions primaires et chercher à exprimer ton mal-être autrement » ?! Soyons sérieux, ce sont des enfants de même pas 3 ans. Si aucun adulte n’est capable d’assurer l’intégrité physique de ma fille, je préfère qu’elle se défende seule plutôt que se laisser martyriser.

le 12/09/2018 à 21h00 | Répondre

Jeanne

Je comprends, il se trouve que je travaille en crèche 😉 et en effet même en étant très présente on ne peut pas avoir les yeux partout et il peut arriver qu’un enfant se fasse mordre sans qu’on ai le temps de l’empêcher. Cependant si ça arrive régulièrement ou il y a un problème de surveillance ou il y a un enfant qui mord beaucoup et sachez bien qu’il ne le fait absolument pas pour agresser/embêter votre fille mais bien parce que c’est une réaction primaire a une émotion a laquelle il ne sait pas faire face ! Donc être frapper en réponse par votre fille ne va rien lui apprendre du tout, il recommancera de la même manière tant qu’il n’aura pas appris a s’exprimer autrement et votre fille n’aura pas moins mal là où elle a été mordu. Il est indispensable qu’un adulte pose des mots pour que justement il comprenne que quand on est en colère/fâché ou autre on dit non, on parle mais on ne mord pas. L’enfant finira par comprendre mais c’est sur il faut du temps et c’est long quand son enfant se fait mordre régulièrement. Cependant, je ne vous le souhaite pas, mais vous pourriez vous retrouver un jour dans la situation inverse où votre enfant mord les autres (et c’est très très gênant pour le parent qui n’y ai pour rien, qui a bien expliqué a son enfant que c’était interdit…) seriez vous d’accord que votre enfant soit taper par les autres en réponse à ses morsures (qui ne sont pas volontaires) plutôt que de bénéficier d’explications de l’adulte ?
Bref, je comprends votre position mais si je ne l’approuve pas. Je vous souhaite que votre fille apprenne vite a mettre en mot son refus fermement et que les adultes de sa crèche soient un peu plus attentifs et l’encourage à dire non quand elle n’est pas d’accord.

le 13/09/2018 à 10h21 | Répondre

Rousselle

Bonsoir, merci pour cet article dans lequel je m’en retrouve, ma fille de 3 ans étant également très sensible, avec quelques peurs et aujourd’hui, une forme de timidité très ancrée. Le passage à la crèche a été positif, elle a appris à se défendre et à ne plus pleurer systématiquement en subissant la situation. Encouragée par les professionnel de la crèche, elle a appris à dire non et dire que c’etait Injuste quand un enfant par exemple la poussait viollement de son siège où elle jouait tranquillement. Bon, il faut encourager nos enfants à se défendre c’est vrai mais ce serait aussi bien d’apprendre également aux enfants plus turbulents, qui usent de la violence, à ne pas attaquer les autres. La violence existera toujours dans les rapports humains mais si on peut en atténuer les effets, ce sera toujours utile. Comme une Des mamans qui l’expliquait Plus haut, dans ce cas, aucune forme de violence ne peut être acceptée au sein de la famille et les parents y veillent fermement. Pour finir, ma fille est entrée il y. Peu à l’ecole
Maternelle, elle pleure le matin lors e la séparation mais semble être bien le reste de la journée (en ayant aucune transmission à la’ fin de la journée ou en ce début de rentrée des classes, je n’ai pas d’autres sources d’info a ce stade). Aujourd’hui, je cherche des idées pour l’aider à surmonter sa timidité, apprendre à dire bonjour et au revoir sans se demander ce que les autres font faire en retour, ne plus cacher sa tête derrière ma jambe quand on lui parle. Si vous avez des idées, je suis preneuse! On essaie de lui donner confiance en elle mais ça n’en semple pas trop porter ses fruits, nous allons être patients:).

le 12/09/2018 à 20h57 | Répondre

stelagre (voir son site)

J’ai écrit plus bas ma solution. Dans mon cas, ma petite, n’a pas dit un mot sans nous à l’école, durant la plus grande partie de sa petite section. Elle ouvrait la bouche seulement le matin avec nous et le soir quand nous venions la chercher. Elle se faisait pipi dessus puisqu’elle ne demandait pas à aller aux toilettes… Je vivais un grand désarroi…

le 23/09/2018 à 21h43 | Répondre

Marie

Je comprends tout à fait la réaction de Rigel par rapport à la violence.
L’éducation bienveillante étant de plus en plus reconnue (et heureusement !) on en vient parfois à oublier que la violence existe malgré tout et que les enfants y sont forcément confrontés.
L’idée de leur proposer des solutions non-violentes (comme dit Rigel : dire non, aller chercher de l’aide auprès d’un adulte) est bien-sûr une première piste. Mais apprendre également la notion de « légitime défense », pour défendre son intégrité physique quand le reste à échoué, ne me choque pas du tout.
Vu le contexte, il me semble que c’est comme ça que c’est transmis.

le 12/09/2018 à 22h08 | Répondre

Justine

Je suis d’accord avec cette notion de légitime défense.
C’est ambitieux de l’enseigner à un enfant de 2 ans et demie, mais après tout, le temps de l’ajustement viendra.
Sans oublier que des enfants martyrisés (oui le mot est fort mais c’est assumé) à l’école en subissent des conséquences lourdes, et en font parfois subir des conséquences lourdes.
J’ai été maltraitée depuis la maternelle par mes camarades, j’aurais mille fois préféré qu’on m’explique que j’ai le droit (et la capacité ! ) de me défendre physiquement quand le reste échoue.
En tant qu’adultes, si l’un de nous se fait agresser seul en rue, il va hésiter entre la fuite et le combat, choisir en fonction de ses meilleures chances mais pas d’une morale non-violente. Alors pourquoi imposer aux enfants de tendre l’autre joue si personne ne semble en mesure de les défendre?

le 12/09/2018 à 23h16 | Répondre

Jennifer

Je suis tout à fait d’accord avec Marie. Oui, on est toutes d’accord que la violence n’est pas une solution pour régler les conflits. La première piste reste bien entendu le dialogue (dire « non! ») et la médiation (se rapprocher d’un adulte). Mais il faut tout de même que les enfants sachent se défendre s’ils se sentent vraiment en danger. Personne n’a reproché à Daniel San de pratiquer le karaté pour se défendre! (Karaté Kid for ever <3) (Ok désolée pour la référence)

le 13/09/2018 à 08h48 | Répondre

Virg

Je dois m’avouer un peu gênée par certains commentaires un peu expéditifs. Rigel soulève un vrai problème et, pour l’instant, à part aller voir un adulte ou dire non, ce qui ne suffit pas toujours et surtout encore faut-il qu’un adulte soit disponible, je n’ai encore lu de solution, à part « la violence n’est pas une réponse ». Certes mais je considère que l’auto-défense doit en être une, sinon, l’enfant fait quoi et quel message lui transmettons ? Subit ? Donc quand ce sera son conjoint plus tard, ce sera quoi ? Subit ? Tout cela peut avoir de vraies conséquences sur la vie future de l’enfant, au-delà des bobos physiques des petits. Attention, Rigel, je ne minimise pas sa douleur et surtout son malaise, hein ?

le 13/09/2018 à 09h09 | Répondre

Viviane

C’est plutôt que d’appliquer la loi du talion, c’est à double tranchant.
C’est admettre que taper est une solution acceptable.
C’est donc logiquement amener l’enfant à penser que si je veux le jouet de Thomas et que Thomas me le refuse, je tape pour avoir ce que je veux.
Quand à l’argument du conjoint,, la seule réponse valable est de partir au premier coup, pas de le rendre.
Je ne sous estime pas la difficulté de voir son enfant se faire rudoyer. J’ai trois enfants. Les deux aînés sont plutôt des grandes gueules. Le troisième est le modèle timide qui ne s’affirme jamais. Il y a d’autres solutions : s’éloigner, hurler pour attirer l’attention, céder…
Après un enfant réservé va rester réservé. C’est une bonne idée de faire un sport comme le judo ou le karaté pour prendre confiance en soi.

le 13/09/2018 à 09h55 | Répondre

Virg

Cette réponse me semble plus construite, moins dans le jugement et me donne des pistes. Du coup merci 😉

le 13/09/2018 à 11h47 | Répondre

Loutre

Bonjour, je ne parlerai pas de mon fils qui est très sociable et a une bonne maîtrise de ses émotions du haut de ses 2 ans et demi. Mais de moi lorsque j’étais enfant. Je suis quelqu’un de très timide et dhypersensible, j’ai été la souffre douleur de mes congénères de classe jusqu’au lycée environ. Ma mère ne cessait de me dire de me défendre, de me battre, mais je n’y arrivais vraiment pas et ces « conseils » n’ont fait que renforcer mon sentiment de nullité et de faiblesse. J’ai eu un traitement pour dépression à l’adolescence, et un très long travail sur moi même m’a permis de refaire surface. Tout ça pour dire qu’il faut vraiment que les conseils que l’on donne à ses enfants soient en adéquation avec son tempérament.

le 13/09/2018 à 10h04 | Répondre

Madeleine

Voilà une conférence ted x sur la maltraitance qui m a beaucoup aidé à gérer une situation de ce genre. (maltraitance à l école)
https://youtu.be/iMGLy-juSxw
J espère que ça vous aidera aussi !

le 13/09/2018 à 13h45 | Répondre

WorkingMutti (voir son site)

J’ai l’impression que tu décris la personnalité d’un de nos jumeaux. Son frère est à l’opposé de ce comportement. Et lui rappelle bien tout la journée qu’il est juste une poule mouillée.

Bref, pas facile à gérer ..

le 13/09/2018 à 14h28 | Répondre

Rigel

C’est vrai que pour des jumeaux, ils sont sans cesse renvoyés à leur frère et ça doit être très dur 🙁
Je trouve cela incroyable la différence d’attitude qu’il peut y avoir entre deux enfants élevés exactement de la même façon. Comme quoi l’inné est quand même très ancré dans nos comportements.
J’espère que Yoann (ou Isaac ?) arrivera à prendre confiance en lui.

le 13/09/2018 à 21h05 | Répondre

stelagre (voir son site)

Merci Rigel pour ce billet qui a le mérite de mettre les pieds dans le plat. L’une de mes filles est ainsi : très sensible. En tant que parent, comment l’aider ? De mon côté, et je suis désolée de choquer, je pense que les autres répondent à notre propre comportement. Exemple : certains enfants ne se battent jamais, personne ne vient jamais les embêter ? Sans avoir besoin de montrer leur puissance, les autres les respectent. Pourquoi ? Je pense que c’est leur attitude qui est différente. Alors j’ai emmené ma fille chez des kinediologues et moi aussi je les ai vu pour moi. Nous avons évolué toutes les 2 et maintenant elle s’exprime plus. Elle reste timide mais tout le monde est surpris par son changement de comportement… Voilà la solution que nous avons trouvé, j’espère que ça aidera…

le 23/09/2018 à 21h36 | Répondre

Marie

Je suis tout à fait d’accord avec ton comportement.
Pour avoir mon mari qui travaille en maternelle (et il y a peu en élémentaire), je peux te dire que les instits ne punissent pas forcément un enfant qui se défend en repoussant/tapant son agresseur. (Surtout, si l’agresseur est un fauteur de trouble notoire et que l’enfant est calme, respectueux normalement.) On va par contre leur rappeler l’importance de s’exprimer et de demander de l’aide à un adulte.
Il faut néanmoins que la réponse à l’agression soit mesurée (comme en légitime défense).

Quand à l’argument qui est de dire que ca va empirer la situation, je n’y crois pas.
Si un gamin (ou plusieurs) la frappe, il faudrait attendre patiemment, en criant, qu’il se lasse?!
Il a plus de chance d’arrêter vite si elle le repousse et le surprend que si elle attend.
Et si elle arrive à partir en courant, sans avoir de refuge à proximité, ça risque d’amuser l’autre qui va la poursuivre pour continuer. Donc dans tous les cas, la réponse me parait appropriée que l’inaction.
(Je parle de maternelle, pas du collège/lycée!)

A ta place, j’aurais dit pareil à ma fille. Et j’aurais essayer de lui donner confiance en elle, lui apprendre à mieux s’exprimer par la parole ou avec des cours d’auto-défense.
Les personnes à l’aise avec leur corps et qui en confiance en leur capacité ont tendance à occuper l’espace avec assurance. Et ce sont souvent des personnes qui ne se feront pas embêter parce qu’ils ont une sorte d' »aura » de force tranquille.
Plus jeune, j’étais admirative de Marie Claire Restoux. Judokate francaise, championne olympique des moins de 50 kilo, je me disais toujours, qu’elle ne serait pas la fille qu’on embêterait dans le RER. Elle avait l’air si sure d’elle.

N’y a t il pas une puéricultrice/animatrice/directrice à la crèche qui soit plus « dégourdie » que les autres ? Et à qui ta fille pourrait se confier ?

Son caractère a encore le temps de s’affirmer. Ca pourrait aussi l’aider de se faire des amis sur qui compter. On a tendance à s’en prendre à ceux qui sont seuls.
Bonne chance à ta puce !

le 25/09/2018 à 21h32 | Répondre

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