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Mes vacances en famille : partir avec un nouveau-né prématuré


Publié le 8 août 2019 par Mère Renarde

Les vacances d’été avec des enfants sont souvent un véritable casse-tête : avec ou sans les grands-parents, à la mer ou à la montagne, vacances à la maison ou vacances marathon, chaque année c’est pareil : l’organisation est le maître mot. Cet été, les chroniqueuses de Dans Ma Tribu te donnent idées et trucs pour passer un été serein quelle que soit la formule que tu aies choisie.

Aujourd’hui, c’est Mère Renarde qui te parle de son été.

Les craintes et appréhensions

Les premières vacances avec son premier enfant, c’est déjà toute une aventure. Mais alors quand tu as un bagage supplémentaire qui s’appelle « prématurité », cela peut encore plus faire peur. Nous avons fait le choix de partir en vacances en août, donc en plein été, 3 mois après la naissance de petit koala. Cela lui faisait 1 petit mois en age corrigé et morphologiquement, elle ressemblait en tout point à un nouveau-né.

Principalement, ma plus grande angoisse était les maladies. Ma fille était petite et fragile encore du haut de ses 54cm pour 4kg. Meme si elle avait reçu ses premiers vaccins, je savais qu’elle était vulnérable.
Logiquement donc, j’ai craint de m’éloigner de sa pédiatre. J’avoue, j’appréciais beaucoup cette facilité d’etre suivi par la meme pediatre depuis sa naissance, de ne pas avoir à répéter tout l’historique à chaque RDV. Compte tenu des difficultés rencontrées après le retour à la maison, c’était vraiment une grande angoisse pour moi.

Et finalement, J’ai craint aussi que ma fille soit perturbée par le changement d’environnement. Nous n’étions encore sortis que peu avec elle, la faute à la canicule notamment, et jamais elle n’avait dormi hors de chez nous. Elle avait son rythme, ses petites habitudes que j’avais peur de perturber et qu’elle le vive mal.

Forte de mon expérience, voici les conseils que je souhaite te donner vis à vis de l’appréhension. Ne la renie pas et surtout, partage-la avec ton conjoint. Le passif que tu as avec ton enfant depuis sa naissance fait que tu es plus ou moins à l’aise dans ton rôle de maman (biensur, ta personnalité propre joue aussi). Il faut que ton partenaire t’écoutes et t’entendes. Ensemble, vous pouvez élaborer plusieurs scénarios « catastrophe » et les solutions qui y sont adéquates. C’est anodin comme ça, mais ça rassure énormément de savoir qu’on a réfléchit à une solution en cas de problème. N’oublie pas aussi que même s’il est prématuré, ton bébé reste un enfant comme les autres. Si les médecins ne te donne aucune restriction stricte lié a son état de santé, il n’y a pas de raison que tu te prives de vacances pour x ou y raison. Si tu veux vraiment partir tranquille, tu peux aller voir le pédiatre juste avant le départ pour faire une visite de réassurance parentale. Ca sera l’occasion de lui exposer toutes les petites questions qui sont apparues, que tu penses saugrenue mais qui ne le sont pas.

L’organisation et la logistique

Nous avons procédé par étape: A 2 mois et demi, nous sommes partis une nuit à Annecy. C’est à 1h30 de chez nous, assez proche donc pour rentrer si jamais la journée se passait mal. La veille, comme je te le disais plus haut, j’ai été consulté la pédiatre afin qu’elle me rassure sur plusieurs petits points.
2 semaines après, nous sommes parties 2 nuits cette fois, au Grau-du-roi, à plus de 3h de chez nous. C’était l’occasion de tester un vrai long trajet avec la petite, et involontairement, notre façon de gérer notre stress puisque nous sommes tombés dans les embouteillages.

Enfin, encore 2 semaines après nous sommes parties pendant une semaine à plus de 800km de chez nous, en Eure-et-loire puis en Normandie.

En y allant progressivement de la sorte dans l’augmentation des distances et temps de trajet, nous avons pris nos marques et de l’assurance dans notre capacité à nous en sortir même hors de chez nous. Nous avons pu aussi voir la réaction de notre demoiselle aux trajets et au changement d’environnement.

Credit: photo perso

Comme nous étions à l’aise, nous sommes même allés au Zooparc de Beauval. Je ne te cache pas que ce n’est pas forcément la destination qu’on te conseillera avec un nouveau-né, et qui plus est par temps caniculaire. Mais tu sais quoi? On ne le regrette absolument pas . Il faut évidement prendre les precautions de base avec un nouveau-né et en cas de forte chaleur, mais ça se fait très bien. Ça nous a permis de nous aérer l’esprit et de respirer un peu .

Niveau logistique, nous nous sommes équipés d’un lit parapluie Babybjörn compact et qui se monte facilement et que nous avons emportés absolument partout avec nous. Nous avons aussi opté pour un sac à langer à dos, plus pratique que notre sac à langer classique. Nous avons investi dans une glacière pour garder au frais mon lait tiré pendant les déplacements, et dans une tente anti-UV pour pouvoir aller sur la plage et même pic-niquer avec l’enfant endormi ailleurs que dans sa nacelle.

Nous sommes parties évidement avec son carnet de santé, mais aussi avec ses comptes-rendus d’hospitalisation et résultats d’examen, au cas où nous aurions besoin d’aller aux urgences ou de consulter avec elle.

Petit koala s’est parfaitement adaptée à tout. Elle a été à l’aise que ce soit sur les courts ou longs trajets. Et finalement, ces vacances restent un moment mémorable pour nous. Nous ne nous sommes freinés sur rien : nous avons fait des restos et j’y ai allaité sans problème, nous sommes allés à la plage et nous sommes baignés avec notre bébé, nous sommes aussi aller un peu en montagne avec notre poussette. Nous avons dormis à 6 endroits différents, et fait pleins de visites. La seule chose qui nous a un peu géné c’est le regard des autres sur nous. Petit koala intriguait par son petit format, et souvent, les gens nous interpelait ou voulait la toucher. Les petits bébés fascinent alors, soit prêt à être souvent sollicités.

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