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Mes vacances en famille : le retour au bercail


Publié le 7 août 2019 par Bibi

Les vacances d’été avec des enfants sont souvent un véritable casse-tête : avec ou sans les grands parents, à la mer ou à la montagne, vacances à la maison ou vacances marathon, chaque année c’est pareil, l’organisation est le maître mot. Cet été, les chroniqueuses de Dans Ma Tribu te donnent idées et trucs pour passer un été serein quelle que soit la formule que tu aies choisie.

Aujourd’hui, c’est Bibi qui te parle de son été.

Le bon moment

Comme nous vivons à l’étranger, très peu de monde est venu voir la Pépette à sa naissance. (Globalement, les deux paires de grands parents dans ses deux premières semaines de vie). C’est une des premières de sa génération dans nos deux familles, donc tout le monde voulait la rencontrer. A ses 5 mois, nous avons donc entamé le périple pour retourner au pays et présenter officiellement Pépette à tout le monde.

Crédit photo: skeeze / Pixabay 

Tout d’abord, nous ne voulions pas faire ça trop tôt. D’abord, parce que passés les premiers gazouillis et émerveillements, un bébé de 4 semaines, bah ce n’est pas si intéressant que ça. On voulait d’abord vivre ses premiers mois dans notre environnement, entre nous, sans tenter un périple dans l’inconnu. Là, à 5 mois notre petit bébé commençait à montrer sa personnalité de Pépette souriante et sociale. Le fait qu’elle reste éveillée plus longtemps aidait aussi à l’organisation des journées (comme ça on n’interrompt pas sa sieste pour monter dans la voiture, dire bonjour à tante Suzette ou aller boire le thé chez Mamie…)

Il y avait aussi la question des vaccins. Selon nous, mieux valait attendre sa première fournée de vaccinations, à 3 mois. Notre pédiatre nous a même conseillé d’attendre ses 6 mois pour qu’elle puisse être vaccinée contre la rougeole (eh oui, malheureusement la France est considérée comme un pays à risque…). Car avec le passage à l’aéroport, le métro, le nouvel environnement et climat, on avait peur que notre fragile Pépette chope une mauvaise bactérie, un méchant virus ou même juste un sale rhume. On préférait être sûrs que son système immunitaire soit un minimum plus constitué. Il s’est avéré que (sans nous vanter de notre fille o combien exceptionnelle, bien sûr) Pépette ne craint ni le chaud, ni le froid, ni les éternuements d’étrangers: elle n’a pas battu d’un cil ou osciller des nasaux alors qu’il y avait une différence de 15 degrés entre chez nous et la France.

Le bon moyen de transport

Pour faire Suède-France, nous avons pris l’avion. J’appréhendais un petit peu ce trajet, mais je me disais qu’au pire c’est deux heures, ça passe vite. Comme j’allaitais toujours, Pépette a pris le sein au décollage et à l’atterrissage (pour l’obliger à déglutir et donc ne pas avoir mal aux oreilles). Elle a dormi 45 minutes et a passé le reste du temps à regarder tout le monde en souriant. Tranquille. Pour un voyage en avion cet article de Mlle Mora t’explique tout!

Crédit photo (creative commons): Free-Photos

Une fois arrivés à l’aéroport, il a fallu renouer avec notre ancienne Némésis: le métro. Je dois dire qu’arrivant d’un pays qui facilite énormément la vie aux parents (tables à langer et chaises hautes dans tous les restaurants, ascenseurs partout), le métro parisien est un choc. Donc mon conseil, c’est porte-bébé plutôt que poussette! Tes trajets seront plus simples et plus courts (oui, parce qu’il faut en faire des kilomètres en plus pour trouver l’ascenseur!) C’est aussi plus simple d’enregistrer et de récupérer ton bagage sans poussette.

Le bon endroit

Mes parents sont dans le Sud, les parents de Mister Man sont en Bretagne. Nos frères respectifs sont à Paris, la grand-mère est à Troyes, et les cousins sont… éparpillés. Du coup, c’était très dur pour nous de voir tout le monde d’un coup. Nous avons coupé la poire en deux: une semaine à Paris, où mes parents sont montés, et une semaine en Bretagne.

Nous avons fait une erreur de débutants: nous avons été polis. Clairement, c’était un sale défaut. Nous ne voulions pas trop déranger les gens, donc nous sommes allés les voir, eux, plutôt que l’inverse. C’était une grave erreur. Notre Pépette est une très bonne nature, mais elle supporte peu la voiture. Et nous avons multiplié les mouvements: dans le métro pour voir le tonton, la voiture pour dire bonjour à la grand-mère à Troyes. Résultat: nous étions épuisés. Pépette allait bien et, à part l’effroyable souffrance de devoir rester dans un siège auto, ça ne la gênait pas de parcourir les kilomètres. Mais nous, pauvres parents qui devions à chaque fois nous trimbaler sacs de couches, bébé et manteaux, plus devoir s’adapter dans des lieux pas forcement prêts à accueillir un bébé (coucou, la sieste improvisée entre 4 coussins chez grand-mère), nous nous sommes épuisés à courir partout.

Crédit photo (creative commons): Myriam Zilles de Pixabay 

Surtout moi. Car Pépette était toujours en allaitement exclusif, et dans une phase « maman » qui rendait difficile la délégation. Du coup, je me suis souvent retrouvée à toujours m’occuper de la petite, sans pouvoir souffler. Je vais t’avouer que ça a été assez difficile de faire un trait sur le temps libre que je pensais m’octroyer pendant ces vacances. Heureusement, elle faisait ses nuits, l’occasion de souffler un peu et de faire récupérer mon dos assez malmené.

Donc si tu es dans le même cas que nous, mon conseil principal serait de laisser au maximum les gens venir à vous. Soyez clairs et précis: si Tata Renée et meilleur pote Kevin (noms fictifs) veulent vous voir, ils devront faire le trajet. Bien sûr, faites selon vos circonstances (nous on a fait un aller-retour à Troyes dans la journée pour dire bonjour à la grand-mère paternelle), mais selon moi la règle générale devrait être: si quelqu’un a moins d’1 an ou plus de 70, ce n’est pas lui qui devrait se déplacer.

Le bon équipement

Nous avons de la chance, nous avons des familles très généreuses. Et il se trouve que Pépette est la première de sa génération dans nos deux familles proches. Résultat, elle est très (trop?) gâtée. Quand nous sommes partis, il y avait un peu de place dans la valise. Nous avions tout prévu: des jouets, des peluches, des vêtements de rechange, pour le chaud, pour le froid. On avait pris sa couverture (pour jouer dessus) et sa couverture (pour la couvrir), mais aussi sa couverture (imperméable, pour la changer). J’avais peur d’oublier quelque chose, donc dans le doute, j’ai tout pris.

Eh bien, je te le donne en mille, on était trop chargés. Notre Pépette a été couverte de cadeaux. Tellement qu’il a fallu faire un colis que nous nous sommes envoyés a nous-mêmes, pour faire face au surplus bagages. Attention, je ne me plains absolument pas, c’est une chance incroyable qu’elle ait reçu autant d’attentions. Mais mon conseil serait donc d’emporter l’essentiel. Quelques couches (tu pourras en racheter là où tu vas), des vêtements pour trois jours (une lessive, c’est facile à faire, surtout si tu loges chez la famille). Et surtout, prends un, voire deux jouets ou peluches, suffisamment pour garder ton bébé content si besoin, mais pas plus, car ce sont les cadeaux les plus souvent offerts.

Crédit photo (creative commons): Bruno Glätsch / Pixabay 

Bilan

Je pense sincèrement que ça a aidé Pépette à se développer. Elle a reçu beaucoup de nouveaux stimuli, beaucoup de nouvelles têtes et de nouvelles expériences (elle a goûté son premier bon fromage, déjà). Et surtout, elle a entendu beaucoup parler français. Nous nous sommes rendus compte par exemple qu’elle souriait beaucoup plus aux gens en France qu’en Suède… Parce qu’ils parlent comme Papa et Maman. Elle qui s’ennuie vite a la maison, je pense que ça lui a été bénéfique d’explorer de nouveaux environnements.

Nous avons aussi appris à la connaitre un peu plus. Elle n’est pas du tout farouche, par exemple, et adorait passer de bras en bras. En revanche, les bébés, elle s’en fiche : rencontrer son cousin plus jeune ne lui a fait ni chaud ni froid. Et en fin de journée, elle se transforme en sangsue: si elle n’est pas dans les bras de Maman, c’est colère assurée.

Au final, même si elles n’ont pas DU TOUT été reposantes, ces deux semaines de vacances ont été un plaisir. Déjà, parce qu’il y avait la fierté de nouveaux parents qui présentent leur adorable bébé (évidemment, qu’il est adorable, notre bébé !). Voir nos familles est toujours chouette, alors, en plus, les voir gagas devant la bouille arrondie de Pépette: que du bonheur!

Commentaires

Elodie

Je suis d’accord avec toi, nous sommes expatriés à 24h de vol de la France donc quand nous rentrons nous sommes très clairs: ceux qui souhaitent nous voir se déplacent! Bizarrement depuis qu’on fait ça on voit bien moins de monde mais on le vit bien.

le 11/08/2019 à 13h01 | Répondre

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