Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Quand les services sociaux ont débarqué chez moi


Publié le 7 juillet 2015 par Die Franzoesin

Comme tu le sais déjà, je crois, je vis en Allemagne. En Allemagne, tous les châtiments corporels -y compris la fessée- sont interdits par la loi depuis l’année 2000.

Au-delà, la municipalité de la ville dans laquelle j’habite -de la taille de la ville de Nantes- a mis en place un dispositif d’accompagnement original. Dans les trois premiers mois suivant chaque naissance, une assistante sociale rend visite à la nouvelle famille. L’objectif de cet entretien est, entre autres, de prévenir toute forme de maltraitance.

Lorsque j’ai appris ça, je peux te dire que je n’étais pas ravie. J’avais la désagréable impression qu’on venait me contrôler dans mon rôle de maman. J’angoissais à l’idée de faire une erreur, un faux pas que l’assistante sociale noterait dans ses précieux papiers. Après tout, son service est aussi celui qui gère les enfants retirés de leur famille !

Avec beaucoup d’arrogance, je pensais par ailleurs ne pas être concernée. Je me revois dire à mon mari : « Ils ne peuvent pas investir leurs moyens plus efficacement ? Nous gagnons bien notre vie, nous vivons dans le meilleur quartier de la ville, nous n’avons aucun antécédent judiciaire et nous venons d’avoir notre premier enfant ! On ne fait pas partie de la population à risque, non ? » Je sais que cette remarque est idiote, que la maltraitance touche tous les milieux. Mais je crois juste que je n’avais vraiment, vraiment pas envie de recevoir cette visite !

Peluche mouton

Crédits photo (creative commons) : Nicolas Buffler

Deux mois après la naissance de Pierre, la fameuse lettre annonçant la venue de l’assistante sociale est arrivée. C’était une lettre très gentille, qui s’adressait directement à mon enfant en tant que nouveau citoyen de la ville. Sans doute pour amadouer les parents, il était écrit que l’assistante sociale lui remettrait un petit cadeau et nous fournirait beaucoup d’informations utiles. En tout cas, le rendez-vous était fixé : elle serait là dans deux semaines.

Je peux te dire que, malgré le fait que nous n’ayons strictement rien à nous reprocher, avec mon mari, nous avons serré les fesses avant ce rendez-vous ! Nous avons nettoyé l’appartement comme jamais ! Je me suis même demandée si je devais faire les vitres. Et puis je me suis dit que ça ne pouvait quand même pas rentrer dans les critères de maltraitance…

Le jour donné, vers 10h, la dame est arrivée. Elle avait l’air gentille, mais semblait très bien savoir ce qu’elle faisait. Elle a demandé à aller dans la salle de bain pour se laver les mains, et en a profité pour jeter un œil dans l’appartement. Mon bébé dormait à ce moment-là. Elle m’a fait comprendre qu’elle aimerait bien qu’il se réveille tant qu’elle serait encore là.

L’entretien a commencé. La dame s’est présentée et a présenté son service. Elle m’a ensuite informée de tout ce qu’offrait la ville pour les jeunes familles : des systèmes de garde aux cours de bébés nageurs, en passant par la bibliothèque. Puis, elle m’a proposé une lettre d’information mensuelle.

Je te résume brièvement ce passage, qui a pourtant duré une bonne demi-heure, j’imagine que rien de tout ça ne t’intéresse vraiment. J’en viens, comme elle, au fait : la prévention de la maltraitance.

Elle m’a remis une brochure et un flyer, et a commencé à me présenter des cas concrets qui pouvaient amener les parents à perdre leur sang-froid : « Une nuit, votre bébé de 3 mois vous réveille pour la huitième fois en hurlant… » ou « Un matin, vous avez un rendez-vous professionnel très important, vous devez déposer votre enfant de 2 ans à la crèche, et celui-ci refuse obstinément de mettre ses chaussures… »

Ce que j’ai beaucoup aimé dans sa façon de me parler, c’est qu’elle ne parlait pas dans le vide, elle n’évoquait pas un parent potentiel que, bien sûr, je n’étais pas. Elle me parlait à moi, et me disait en substance : « Si si, vous verrez, même si aujourd’hui ça vous semble inimaginable, il vous arrivera un jour de perdre votre sang-froid ».

Les conseils qu’elle m’a donnés pour réagir à ces situations ? Des conseils hyper pratiques, et peu philosophiques !

Par exemple : isoler l’enfant (dans son lit pour un bébé, dans sa chambre pour un plus grand) et compter jusqu’à dix, le temps de reprendre ses esprits. Ou encore : frapper sur un objet, n’importe lequel, plutôt que sur son enfant (oui, ça en faisait partie !).

Dans la brochure qu’elle m’a remise, d’autres cas concrets sont présentés de façon plus approfondie. Le flyer en reprend les grandes idées en quelques points. Il s’intitule de façon un peu humoristique : « Qui va bientôt exploser ? » En bas du flyer, la règle d’or des parents que l’assistante sociale m’a aussi donnée ce jour-là : « Continuer à penser à soi, s’accorder au moins une fois par jour un moment, même court, même insignifiant, un moment à soi. »

L’assistante sociale a ajouté que son service offrait des heures d’écoute en cas de problèmes plus graves et elle m’a donné les moyens de la contacter si besoin.

Alors que l’assistante sociale parlait, Pierre a fini par se réveiller. Elle m’a regardée interagir avec lui. Elle m’a fait quelques commentaires plutôt bienveillants et encourageants pour la jeune maman que j’étais alors. Elle a remarqué que je lui parlais français, et m’a proposé une documentation spéciale pour les familles bilingues (assez fréquentes en Allemagne). Elle a remis à mon fils le fameux petit cadeau (une petite peluche en forme de libellule qu’il adore). Et puis elle est partie.

Les premiers jours suivant cet entretien, j’ai conservé mon avis d’avant. Je me disais que l’assistante sociale avait perdu son temps, et que la municipalité gaspillait son argent. Et puis… Et puis j’ai connu les nuits presque blanches, les hurlements incessants, la frustration de la femme au foyer.

Un soir, après des heures passées à essayer d’endormir mon fils en vain, au bord de l’épuisement, j’ai failli craquer. Les sanglots sont montés dans ma gorge, je me suis dit que je n’y arriverais jamais, qu’il le faisait exprès ! L’espace d’un instant, je me suis vue le détester ! Alors j’ai repensé à la dame. J’ai déposé mon bébé dans son lit, même s’il pleurait encore. Je suis sortie de la chambre. Et j’ai compté jusqu’à dix. Et j’ai compris qu’en effet, ça pouvait arriver à tout le monde, de franchir les limites qu’on s’était pourtant fixées.

Flyer contre la maltraitance

Crédits photo : Association allemande pour la protection de l'enfance

Traduction (personnelle) :

Rester détendu facilement – Qui va bientôt exploser ?

  • Stop
    Avant d’exploser respirez profondément et comptez jusqu’à 10.
  • Si ça dérape : faites une pause
    Laissez votre bébé en sécurité dans son lit ou quittez la pièce si l’enfant est plus grand. Tout le monde va se calmer pendant la pause. Vous prendrez du recul et trouverez plus facilement une solution.
  • Vous avez perdu votre sang froid ?
    Vous avez laissé place à la colère ? Ça arrive. Dites maintenant à votre enfant que c’est terminé et réconciliez-vous avec lui.
  • Une autre alternative
    Tapez sur la table plutôt que sur votre enfant.
  • Parler aide
    Beaucoup de problèmes semblent moins insurmontables quand on en parle. Alors n’hésitez pas à téléphoner à quelqu’un.
  • En cas de conflit
    Cherchez des solutions plutôt que des fautifs. Vous irez plus vite !
  • En colère contre qui ?
    Vraiment contre votre enfant ? Ou est-ce que inconsciemment vous n’êtes pas plutôt frustré dans votre travail ou insatisfait dans votre couple ?
  • Prenez soin de vous quotidiennement
    Allez vous promener, faites du sport, mettez un CD (même si ce n’est que pour deux chansons). Cela ne permet pas seulement de réduire le stress, cela fait du bien !
  • Soyez indulgent avec vous-même
    Se fixer des objectifs inatteignables demande beaucoup d’énergie et engendre de la frustration, du stress et de la mauvaise humeur. Essayez plutôt d’avancer un pas après l’autre.

Depuis, j’ai affiché le flyer dans la chambre de bébé. C’est celui que tu vois en photo ci-dessus. Il n’est pas très joli, mais il est important pour moi. Je me dis que mon bébé a de la chance, que nous avons de la chance, de vivre dans cette ville d’Allemagne. Et je pense que cette démarche de prévention et d’accompagnement des parents, même si elle est coûteuse en temps et en argent, a quand même beaucoup de sens.

Et toi ? Tu connaissais l’existence de cette procédure ? Ça te semble une bonne chose ? Ou comme moi tu aurais beaucoup râlé avant la visite ? Dis-nous !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !


Tu en as marre de courir les magasins pour les fringues des enfants ? Et ce tous les mois, vu à la vitesse à laquelle ils grandissent ? Et je ne parle pas du petit qui hurle (que ce soit le tien ou celui d’une autre, grrr) parce qu’il ne veut pas essayer ce pull-là… Et si tu recevais directement chez toi de jolis looks (du 1 mois au 14 ans !) à essayer TRAN-QUILLE-MENT. Ça va ? Tu gardes et tu payes. Ça ne va pas ? Tu renvoies gratuitement. Bref, viens vite tester Little Cigogne !

Commentaires

69   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Rose

Vraiment, je ne trouve pas ça idiot du tout. J’ai vu des mamans en plein cracage et, quand les nerfs lâchent, c’est chaud. L’idée est bonne, elle permet d’aborder en amont des situations qui vont se présenter, avec bienveillance : c’est normal que tu craques, tu n’es pas un monstre. Voici les clefs pour en sortir.

Peut-on abuser et te demander une traduction de ton document ? Mes cours d’allemand remontent à loinnnnn 🙂

le 07/07/2015 à 07h47 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

C’est drôle ce matin en relisant l’article je me suis dit : « oh j’aurais dû traduire le flyer » ! Bon promis je m’y mets pendant la sieste 😉 .

le 07/07/2015 à 07h58 | Répondre

Madame Rose

Super ! Merci ! je le filerai aux futures mamans autour de moi 🙂

le 07/07/2015 à 07h59 | Répondre

Miss Chat

Je trouve l’initiative excellente ! C’est sûr que ça doit coûter une petite somme à la ville mais si ça peut ne « sauver », n’aider qu’un seul enfant, je considère que c’est de l’argent bien utilisé 🙂 Personnellement, je suis d’avis que la maltraitance se retrouve dans tous les milieux mais pas dans les mêmes proportions : on sait qu’on la retrouve plus facilement dans les milieux défavorisés tout simplement car il y a un manque d’informations chez les parents. Et c’est là que l’initiative de ta ville prend tout son sens pour moi !
En Belgique, les deux organismes nationaux pour l’enfance envoient une assistance sociale ou une infirmière après la naissance. Officiellement c’est juste pour « accompagner » les nouveaux parents, répondre à leurs questions et leur présenter les services médicaux offerts par l’Etat. Mais au vu de la petite visite du domicile et des questions posées, nous avons eu l’impression aussi de passer un examen… Et on s’est aussi dit que c’était stupide de perdre son temps avec nous qui ne faisons définitivement pas partie d’une population ‘à risque’ 😉

le 07/07/2015 à 08h34 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Finalement c’est donc une démarche un peu similaire en Belgique ! Ce n’est peut-être pas si mal que tout le monde y passe, car cela évite aussi à une population de se sentir stigmatisée. Au début j’ai cru que j’étais la seule à cause de ma nationalité étrangère, j’étais en colère ! Mais en fait non 🙂 .

le 07/07/2015 à 13h26 | Répondre

Marie B

Je serai maman dans quelque mois et je trouve cette technique de « compter jusqu’à 10 » très intelligente.
J’ai fait bcp bcp de baby sitting pour payer mes études et une des familles chez qui je travaillais a eu un deuxième enfant. Un soir la maman m’a appelé en pleur, son bébé avait un peu plus de deux semaines et hurlait depuis des heures, elle était épuisée et son mari était en déplacement. Elle a pris une chambre d’hôtel et j’ai assuré la nuit pour qu’elle se repose et qu’elle ne craque pas. Ce jour là j’ai compris que les parents les meilleurs au monde peuvent aussi craquer et qu’il faut se trouver un échappatoire.

le 07/07/2015 à 08h58 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

La maman a eu une démarche très courageuse ! C’est dur d’appeler à l’aide dans ces moments et pourtant c’est souvent salvateur car finalement on se rend compte que ça arrive à tout le monde…

le 07/07/2015 à 13h27 | Répondre

Mariounche

Je pense que j’aurai vécu ce genre de visite comme toi, avec l’impression qu’on vient me contrôler… Et puis finalement les conseils reçus peuvent servir, aider à prendre de la distance le jour où on se retrouve épuisée…

Sinon, heureusement que les carreaux sales ne sont pas considérés comme de la maltraitance sinon je serais mal barrée ahah !!!

le 07/07/2015 à 09h35 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Hi hi hi oui j’ai écrit ça un peu pour rire et pour traduire notre état d’esprit. Je me souviens même qu’après avoir fait le ménage à fond je m’étais demandée :  » Mince, si tout est trop propre, ils vont penser que je suis une maman maniaque qui ne laissera jamais son fils jouer ?? « .

le 07/07/2015 à 13h28 | Répondre

Camille

La traduction du flyer a été ajoutée (Merci Die Franzoensin qui a traduit ça à la vitesse de la lumière !) 🙂

le 07/07/2015 à 09h38 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Il y a une petite coquille sur mon pseudo mais tu es pardonnée, je n’avais jamais pensé qu’il poserait problème aux non germanophones 😉

le 07/07/2015 à 13h29 | Répondre

Camille

Arf, désolée, habituellement je fais attention et je vérifie chaque lettre… mais j’ai fini par me trahir et par révéler au monde mon ignorance de la langue de Goethe 😉

le 07/07/2015 à 14h52 | Répondre

Madame Nounours

Je ne savais pas que ce genre de pratique se faisait en Allemagne (es-ce le cas chez d’autres voisins européens?) mais je trouve l’initiative très intéressante. Malheureusement je ne pense pas que ce genre de chose verrait le jour en France. C’est une manière intelligente de prévenir contre la maltraitrance envers les enfants et de voir par la même occasion l’environnement dans lequel l’enfant vit ainsi que pour l’assistante social d’intervenir si elle juge que l’enfant est en danger (combien de faits divers on entend en France d’enfants subissants des maltraitances par leurs parents). Après je peux comprendre que cela surprenne dans nos vertes contrées mais je trouve vraiment le concept intéressant, surtout si ça peut sauver des enfants.

le 07/07/2015 à 10h31 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

En fait, comme je le disais à Die Franzoesin sur son blog, il y a quelque chose d’un peu similaire en France (et on l’ignore, la plupart du temps !). Toutes les déclarations de grossesse passent par la PMI, qui analyse la situation de la future maman (si elle est très jeune, si elle est en couple ou non, si elle a un emploi ou non, si son compagnon en a un…), et envoie un courrier pour proposer la visite d’une puéricultrice si elle estime que la famille pourrait avoir besoin de conseils. Mais du coup, effectivement, le courrier est réservé aux situations « délicates »… mais chacun est libre d’en faire la demande s’il le souhaite.

Nous on en a bénéficié parce que j’étais suivie à la maternité par une psy qui collaborait avec la PMI… Ce n’est pas un entretien axé sur la maltraitance, mais le sujet est abordé, le lieu de vie du bébé est visité et des conseils pratiques sont donnés pour son accueil.

(en règle générale, il faut penser en France à la PMI -protection maternelle et infantile- qui fait énormément de choses gratuitement pour protéger les familles, même et surtout les familles en difficulté.)

le 07/07/2015 à 10h48 | Répondre

Célia

J’y ai eu droit à la visite de la PMI, envoyée par la maternité… J’ai fait un énorme baby-blues (limite DPP), et en sortant de la maternité j’étais pas top top… Elle est venue quand mon petit Lou avait 2 semaines à peu près, sans que je demande rien… Elle n’a rien fait de particulier, à beaucoup discuté avec moi tout en regardant comment ça se passait entre mon fils et moi… Et puis elle a abordé, en douceur, les soucis de santé de mon fils à cette époque (il avait un kyste au cerveau à la naissance, et un souffle au coeur), mon état d’esprit, m’a aidé à trouvé une position plus confortable pour allaiter…
Quand elle est repartie, j’étais plus zen, plus sereine, et cette femme, très douce et très humaine, m’a l’air de rien aider à surmonter mon gros baby-blues… Quand ça allait mal, je me disais « elle est passée, à dit que tout allait bien, que tu t’occupais très bien de tout, tu y arrives très bien, respires, ça va aller mieux… Et ça marchait! Grâce à elle je ne suis pas devenue folle en attendant que mon fils soit assez grand pour les examens complémentaires, et pour ça je ne la remercierai jamais assez!!!

le 07/07/2015 à 13h42 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

C’est super Célia que tu aies eu cette expérience, c’est vrai que parfois, quelques petits mots peuvent changer beaucoup de choses !

le 07/07/2015 à 21h19 | Répondre

Claire Gezillig

aux pays-bas, il y a une aide à domicile qui vient les premiers jours t’aider (sachant qu’on sort en général dans la journée de la maternité), je me demande si elle évoque ce sujet aussi….

le 07/07/2015 à 12h58 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Claire j’ai déjà hâte de lire tes chroniques si un jour un mini géant Gezillig vient agrandir la famille !

le 07/07/2015 à 13h34 | Répondre

Mam Agrume

Avec moi elle ne l’a pas évoqué. Elle a regardé si je savais bien faire les soins, comme les auxiliaires de puériculture à la mat’ en France, mais pas de discussion sur la maltraitance ! Après, peut-être qu’elle n’était pas assez à l’aise en anglais…

le 08/07/2015 à 15h39 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Oui au final je trouve aussi ce concept très intéressant. En France, comme le rappelle Chat-mille, il y a l’offre de la PMI. Mais bien sûr une visite à domicile de toutes les familles, ça va encore plus loin. J’imagine juste que ça doit coûter très cher en personnel. J’habite dans une ville réputée pour être cossue, ça aide sûrement.

le 07/07/2015 à 13h31 | Répondre

audrey

ce que j’apprécie surtout dans cette démarche c’est qu’on reconnait qu’il est humain de craquer et d’être à bout, que la maternité n’est pas tout rose bonbon et paillettes, que la nouvelle maman n’est pas un monstre de ne pas être hyper épanouie.

Contrairement à ce qu’on voudrait un peu trop nous faire avaler en France.

le 07/07/2015 à 12h23 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Oui c’est vrai jusque là tout ce que j’entendais ou lisait sur ce thème, je le prenais comme quelque chose de très lointain, qui ne m’arriverait jamais. La manière dont cette femme m’a parlé et les brochures qu’elles m’a données m’ont en revanche directement atteinte.

le 07/07/2015 à 13h33 | Répondre

Blume

Merci beaucoup pour cet article et la traduction! J’ai eu une petite fille il y a un peu plus de deux mois, et j’ai reçu un courrier m’annonçant la visite d’une puéricultrice. J’ai en effet énormément pleuré les jours suivant la naissance de ma fille, et la maternité m’a alors signalée auprès de la PMI qui a voulu s’assurer que tout allait bien. Je ne pensais pas être dans une catégorie « à risque » mais a posteriori ces visites (la puéricultrice est ensuite revenue deux fois à ma demande) m’ont fait un bien fou! Je trouve que l’isolement peut être un vrai problème pour les nouvelles mères, et pouvoir parler de tous les questionnements relatifs à son enfant à une personne attentive et à même d’y répondre est un vrai plus (ma famille est à l’écoute mais loin, et mes amis n’ont pas encore d’enfants)!.

le 07/07/2015 à 13h28 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Oui c’est vrai Blume que de nos jours nous sommes sans doute davantage isolées géographiquement. Du coup on ne peut pas compter sur les conseils pratiques de notre entourage et les institutions doivent prendre le relais !

le 07/07/2015 à 21h20 | Répondre

Dubmel

Oui c’est un gros choc de devenir parent, et on n’en parle pas beaucoup. On est souvent très seul au milieu de la nuit (ou même de la journée !), et je pense que ça m’aurait beaucoup aidée aussi d’entendre que c’est normal de trouver ça difficile et même de craquer. Ici en Irlande, des infirmières passent, mais malheureusement j’ai trouvé leurs conseils vraiment basiques et à côté de la plaque. J’espère que ça aide quand même les familles plus en difficulté

le 07/07/2015 à 15h02 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

C’est intéressant, tu es devenue maman en Irlande ? Je serai ravie de lire un témoignage sur ton expérience !

le 07/07/2015 à 21h21 | Répondre

Mademoiselle A

Pour avoir vu dans mon travail (je suis infirmière) des enfants « secoués », je suis très impressionnée que ce genre de pratique se fasse systématiquement en Allemagne. Comme tu l’as si bien dit, même les plus raisonnables et réfléchis des parents peuvent arriver à bout, et si cette colère ou ce désespoir, cette frustration se reportent sur l’enfant, ça peut avoir des conséquences terribles (au pire la mort, ensuite le handicap lourd à vie, ou un handicap plus léger).
Si on avait l’argent pour envoyer des puéricultrices chez tous les jeunes parents (et parents moins récents d’ailleurs, j’ai vu certains enfants dans mon service qui n’étaient pas les aînés), ça éviterait beaucoup de prises en charges coûteuses (tant financièrement qu’émotionnellement) pour la famille et pour la société.

Ah ces allemands ! Ils font souvent les choses bien 😉

le 07/07/2015 à 15h39 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Oui tu as raison moi aussi je suis désormais convaincue par cette démarche car ça peut malheureusement arriver à n’importe qui. D’ailleurs, elle est répétée pour la naissance des autres enfants ! L’assistante sociale m’a prévenue qu’elle ou un collègue reviendrait si on remettait ça…

le 07/07/2015 à 21h23 | Répondre

Sophie

J’avais été hospitalisée à domicile au bout de 5 j d’hôpital à cause d’une tension trop élevée (suite à un coupe lait, et une césarienne).
Je pense aussi, après coup, que j’ai du alerter sans le savoir la maternité.
une sage femme venait tous les 3 jours pour moi, et une psy par la suite parce que la SF me trouvait pas bien du tout. (une fois, elle est venue, j’étais partie faire un tour pour me calmer, laissant mon homme en plan avec bébé)
Mais toutes les jeunes mamans peuvent appeler la PMI. Cette démarche par contre n’est pas évidente.
la psy m’a donné énormément de conseils, et a été d’une bienveillance extrême avec moi.
la SF m’a proposé de faire garder mon fils quelques heures par semaine par une nounou qui habitait juste à coté de chez moi, alors que j’étais en congé mat’. Nounou qui est devenue une amie au fil du temps, et qui passe nous
voir encore très souvent, qui a été invitée à notre mariage, et que les enfants adorent +++. Elle a été d’une aide mais inimaginable pour moi, même au dela de la garde de mes fils.
La nounou n’était pas gratuite, mais la visite de la psy, de l’infirmière et de la sage femme, si.

le 07/07/2015 à 15h41 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

C’est vrai que les services de la PMI sont sans doute mal connus… Mais apparemment, toutes celles qui en ont eu besoin en ont été satisfaites, c’est bien !

le 07/07/2015 à 21h25 | Répondre

Démétra

C’est une super initiative je trouve et merci d’avoir partagé aussi bien ton expérience que ton flyer 😉
J’avais lu un bouquin où ils conseillaient aussi de laisser le bébé en sécurité dans son lit ou dans son parc et de quitter la pièce, pour souffler un peu. J’y ai eu recours à plusieurs reprises car j’ai une petite fille qui pleure beaucoup et qui a besoin de beaucoup de contacts…
Cette technique m’a sans doute évité aussi un geste que j’aurais regretté toute ma vie par la suite.
Nous sommes humaines et c’est normal, avec la fatigue, de craquer.

le 07/07/2015 à 16h53 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

J’avais un peu honte au début en écrivant cet article j’ai eu peur d’être mal jugée mais c’est bête, c’est normal parfois d’être à bout physiquement et mentalement… Et du coup j’ai trouvé ça super qu’une professionnelle m’en parle en amont et m’y prépare.

le 07/07/2015 à 21h26 | Répondre

AurelE

JE trouve ca top !!!

Je suis assmat et c’est ce que je répète au parents tout le temps. Tout le monde peut craquer mais il ne faut pas le faire sur l’enfant !!

Meme moi j’ai deja eu une sale journée et une fois les enfants parti j’ai donné un gros coup dans le mur ! J’ai eu un beau bleu mais ca m’a fait un bien fou (apres avoir compté toute la journée jusqu’à 10 ^^)

Je conseille souvent aussi aux parents de ce prendre au moins une apres-midi rien qu’a eu 2 dans les 2 mois qui suivent la naissance afin de se poser, se retrouver ….

JE trouve que l’idée de donner un Flyer est tres bonne. Si deja on en donnait un en meme temps qu’on donne le carnet de danté ca serait genial. Tout comme on devrait toujours donner ce flyers http://p4.storage.canalblog.com/48/03/910596/95393116.jpg

Lors de notre visite par la PMI , nos vitres sont inspectées 😀

le 07/07/2015 à 17h04 | Répondre

Madame l'Abeille

J’ai accouché récemment, en France, et j’ai eu lors du séjour à la maternité un flyer du même genre que celui que tu présentes, die Franzoesin. Il expliquait que parfois, on a du mal à interpréter les pleurs du bébé, qu’on a du mal à le comprendre, que ça va venir petit à petit. Je me souviens qu’il était écrit en gros à la fin: « il vaut mieux laisser votre bébé pleurer que le frapper ». Ca peut surprendre quand on sort juste de la maternité mais ça a le mérite de déculpabiliser quand on en arrive à un stade où notre bébé nous « tape sur le système ». Je vais essayer de remettre la main dessus pour le retranscrire si ça vous intéresse. En tout cas merci pour ton billet très intéressant die Franzoesin.

le 08/07/2015 à 18h53 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

C’est vrai vos vitres sont inspectées ?? Heureusement les critères sont moins rudes pour les mamans 🙂 ! Et sinon le flyer que tu mets dans ton lien, j’ai le même aussi, en allemand ! Il m’a été remis par ma pédiatre lors de la visite des six mois 🙂 .

le 07/07/2015 à 21h28 | Répondre

AurelE

Oui c’est vrai selon la puéricultrice qui passe. Ça fait partie de l’étude de l’hygiène de notre intérieur.

C’est super qu’ils vous donnent ce genre de chose, c’est complètement inexistant ici… pourtant c’est de la prévention de sante simple.

le 07/07/2015 à 21h49 | Répondre

élise (voir son site)

Bonjour,
Merci pour cet article.
Je suis maman de Jumeaux nés prema avec de lourde complications pendant la grossesse. Quand ils sont nés on est resté 15jours en unité kangourou, le temps qu’ils sachent téter, respirer seul. On est rentré à la maison, mes loulous (2semaines) faisaient 1kg950. Ils dessaturaient mais les médecins m’ont dit que c’était normal. Ils voulaient qu’on puisse rentrer à la maison car 3mois d’hospitalisation pendant ma grossesse. À la maternité, je faisais tout toute seul et quand je demandais de l’aide on l’envoyait chier. On a eu le choix de partir avec ou sans accompagnement. (J’ai choisi de faire en hospitalisation à domicile). J’avais un service qui pouvait me répondre h24, une puéricultrice qui venait tout les jours. Puis au fur et à mesure, la pmi à pris le relais bon j’avais surtout besoin du suivi pour le poids de mes tout petits. Donc en France il y a un début de travail mis en place pour aider les familles mais c’est pas axé sur la maltraitance

le 08/07/2015 à 10h44 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

C’est déjà bien que les personnes qui en plus doivent faire face à des difficultés particulières comme toi soient accompagnées spécifiquement. J’ai jeté un coup d’oeil à ton blog apparemment tes loulous vont bien maintenant j’en suis ravie !!

le 08/07/2015 à 13h21 | Répondre

elise (voir son site)

Oui ils vont bien. On a eu bcp de chance. Mais les médecins avaient peur de la dépression post partum du fait de l’horreur qu’on a vécu.

le 08/07/2015 à 14h28 | Répondre

Viviane Grataloup

Je vis en France et j’ai eu droit à cette visite de la PMI lors de la naissance de mes jumelles. C’était une simple formalité et jappliquais déjà tous les conseils que la puéricultrice voulait me donner. Mais je trouvais ça bien comme demarche car avoir des jumeaux est un chamboulement dans une vie.

le 08/07/2015 à 11h06 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Je ne sais jamais quoi dire aux parents de jumeaux car j’ai peur de vous agacer ! Mais je suis admirative et ravie d’apprendre que vous bénéficiez d’un soutien renforcé.

le 08/07/2015 à 13h22 | Répondre

Charlottofrez

Super cette visite! Je vis moi aussi en Allemagne et ma fille a 2 mois. Chez nous c’est le pédiatre qui nous donne des brochures avec des avertissements de type « Même si vous craquez, surtout ne secouez pas votre bébé »… Pas facile de gérer les crises quand ça dure des heures, mais l’idée de compter jusqu’à 10 est pas mal. Courage à toutes les jeunes mamans !

le 08/07/2015 à 11h33 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Oh c’est vrai tu vis en Allemagne ? Je peux demander où (tu peux me répondre en message privé si nécessaire) ? Je suis toujours ravie d’avoir des copines dans mon cas !

le 08/07/2015 à 13h23 | Répondre

marine

Super démarche car oui en effet au tout début in ne s’imagine pas perdre patience. Quand ça arrive on est perdus, je n’ai jamais tapé ma fille au grand jamais mais un jour, cela ne m’est arrivé qu »une fois en 18mois je n’en pouvais plus j’ai posé ma fille dans son lit je suis sortie et j’ai frappé le mur je me suis trouvée idiote sur le coup mais ça m’a fait du bien. Je suis retournée chercher ma fille je lui ai parlé pour lui expliquer ma colère même si elle n’avait rien vu et que je ne lui avait pas crié dessus mais je voulais lui expliquer. Parfois c’est dur surtout que je suis souvent seule une visite comme celle ci m’aurait sûrement aidée à me dire que non j’étais normale et que oui parfois on n’arrive à supporter bébé qui hurle la nuit, le jour, dans les bras, dans son lit, avec ses jeux enfin tout le temps. Mais je pense qu »ils ressentent ce raz le bol et ne comprennent pas et donc pleurent encore plus c’est un cercle vicieux.

le 08/07/2015 à 11h37 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Oh oui ce cercle vicieux je l’ai déjà connu aussi ! C’est pour ça que ces petits conseils tout bêtes sont si utiles car faire une pause permet parfois justement d’arrêter la spirale.

le 08/07/2015 à 13h24 | Répondre

MereCruelle (voir son site)

Je suis émue… Touchée! J’aurais aimé, tant aimé avoir un rendez-vous pareil a la suite de mon premier! J’aurais évidement râler!!! Car ce ne sont pas dans nos habitudes d’avoir de l’aide AVANT, j’aurais aimé savoir que je pouvais avoir de l’aide… Et que ce ‘nest pas une maison rangé le plus important ( j’ai eu le même truc pour la visite de la PMI)

le 08/07/2015 à 12h40 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

C’est vrai qu’a posteriori je suis ravie d’avoir eue cette visite. Et bien sûr le rangement de la maison est secondaire !! J’ai vu dans ton blog que tu as 4 loulous, tu as droit à une médaille !!

le 08/07/2015 à 13h26 | Répondre

MereCruelle (voir son site)

Moi une médaille? Celle de l’inconscience alors! Héhéhéhé!!!

Moi je te trouve merveilleuse! Cet article est parfait, tu y parle de toi, de ton cheminement à la réflexion et pour moi, ça c’est ÉNORME! Cette accessibilité <3

BRAVO !!!!

le 09/07/2015 à 18h12 | Répondre

Nilala

Je vis depuis 18 ans en Allemagne (dans le BW) où j’ai eu mes 5 enfants.
Jamais je n’ai reçu de visite de la Jugendamt, ni de Flyer et je trouve cela bien dommage.
Car je pense que la prévention est bien plus importante que la répression ou le contrôle.

Die Französin: j’aimerais savoir d’où vient ce Flyer exactement. J’aimerais le faire passer dans certaines associations ici.

Merci 🙂

le 08/07/2015 à 13h21 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Nilala tu peux me donner ton adresse mail ? Voici la mienne : franzoesin@outlook.fr. Je préfère te répondre en message privé 🙂 . Danke!

le 08/07/2015 à 14h22 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Les filles je dois écrire quelque chose encore… J’avais un peu peur en publiant cet article. J’avais peur que certains me jugent mal ou trouvent cette démarche inappropriée et très exagérée. Et finalement j’ai eu plus d’une vingtaine commentaires et tous très gentils et positifs !! Les lectrices de DMT sont une communauté au top du top, voilà c’est dit 🙂 .

le 08/07/2015 à 13h29 | Répondre

cath

Très belle initiative. J’ai contacté moi-même la PMI quand je me suis trouvée en difficulté avec mon fils quand il avait 3 ans. J’étais seule avec lui et aucune famille autour. J’avais peur des conséquences. Mais la puéricultrice a passé 2h chez moi, on a discuté, elle a parlé à mon fils et elle m’a donné des conseils. Elle m’a surtout « déculpabilisée ». Donc si on a besoin, il ne faut pas hésiter à contacter les PMI.

le 08/07/2015 à 14h15 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

C’est très courageux de ta part d’avoir pris cette initiative ! C’est clair que c’est dur quand on est une maman isolée. C’est aussi mon cas sans famille sur place et avec un mari qui travaille souvent la nuit et le week-end.

le 08/07/2015 à 14h24 | Répondre

Chamallow addict (voir son site)

Je pense que c’est bien de ne pas se leurrer et savoir que n’importe qui peut perdre son sang froid ! C’est une bonne initiative !
Pour ma part les 2 premières années ont été très très dures, j’ai demande de l’aide et les gens s’en fichait (pmi, doc, assistantes…) j’ai du me débrouiller avec mes propres ressources et j’ai souvent perdu patience j’aurais aimé que ça se passe autrement car parfois j’ai été violente j’ai même été dire a des gens que je voulais plus m’en occuper mais ça n’a interpelé personne. Quand on est dans certains milieux sociaux les gens pensent qu’on est plus armé pour gérer les bébés mais c’est comme les autres on n’a pas plus de mode d’emploi !!

le 08/07/2015 à 14h46 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Oui c’est exactement ça, ça n’a rien à voir avec le milieu social ! C’est dommage que tu n’aies pas trouvé d’aide alors que tu en as cherché… J’espère que tout va mieux maintenant !

le 09/07/2015 à 09h45 | Répondre

Sarah

Je suis tombée par hasard sur votre article et effectivement vous avez de la chance d’avoir cet accompagnement. On diabolise tellement la violence qu’on oublie le déclencheur, et la honte est trop importante pour oser parler de son sentiment ou de ses actes…

Je suis quelqu’un de calme et posée du moins en apparence… mais aussi stressée et nerveuse… et des fois ma patience trouve ses limites, je ne supporte pas les cris, les caprices. Mon mari me trouve parfois dure avec notre fils car je lui laisse pas le temps de me mettre à bout. Ainsi je parais peu patiente, mais c’est pour le mieux de tous. Je préfère être un peu stricte que violente! Et j’explique tout à mon fils depuis qu’il est né… il est très attentif et comprends les choses, il fait donc attention à moi et aux autres d’une manière générale.

Il reste cependant un enfant et des fois il est obligé de passer par une crise avant de s’exprimer, je l’accepte, mais je ne m’impose pas cette crise, c’est un moment qu’il doit passer avec lui-même, on en discute après. Et s’il m’arrive d’être injuste, je viens m’excuser et lui explique que je suis fatiguée, que j’ai mal à la tête, que je suis en colère à cause de quelque chose ou quelqu’un, qu’il n’y est pour rien et que je l’aime. Je lui demande pardon et il me pardonne.

On n’est pas infaillible, et il faut je crois beaucoup de self contrôle parfois pour être parents. Et quand on pense être quelqu’un de calme et posé, on n’envisage pas qu’on puisse sortir de ses gonds à cause de la personne la plus importante à nos yeux… C’est bien que quelqu’un vous le dise, vous rassure d’avance, afin de ne pas se laisser aller AU BOUT de sa patience et mettre une limite AVANT. Être parent ce n’est pas donner le maximum en espérant ne pas craquer… c’est aider l’enfant à s’épanouir dans son monde, il a aussi besoin d’avoir des parents épanoui pour cela!

le 08/07/2015 à 17h26 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

C’est exactement ça en effet : anticiper avant qu’il ne soit trop tard / avant d’aller trop loin…

le 09/07/2015 à 09h47 | Répondre

Anne

Au Québec, on a le service à l’hôpital. C bien!

le 09/07/2015 à 01h38 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Tu es maman au Québec ? C’est intéressant ! Tu devrais écrire un témoignage sur ton expérience 🙂 .

le 09/07/2015 à 09h48 | Répondre

Un énième blog de Maman (voir son site)

Je te l’ai déjà dit sur ton blog mais je le redis: je trouve ce service très utile! Son instauration en France serait bienvenue selon moi. Comme toi, je me pensais à l’abri…puis un jour j’ai compris comment des parents pouvaient en arriver à faire du mal à leur bébé. Les conseils sont ce qu’ils sont mais ils ont le mérite d’être simple et plutôt efficace. Je déculpabilise aussi quand je vois qu’ils préconisent de frapper les meubles parce que la table à langer a pris quelques coups…

le 09/07/2015 à 23h05 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Merci d’être passée ici aussi 🙂 oui c’est ce que j’aime aussi c’est que leurs conseils ne sont pas inapplicables (du genre pensez à méditer 15 minutes par jour) mais bien adaptés. Et oui, il vaut 1 000 fois mieux taper sur un meuble que sur une personne, même si on ne se sent pas « belle » sur le moment.

le 10/07/2015 à 20h19 | Répondre

Anonyme

Je vous remercie pour cet article très intéressant.
Je fais partie de ces mères qui craquent, malheureusement. Et je fais partie de celles, très rares, qui osent l’avouer. Je prône pour une éducation non violente, je me documente et possède des tas de bouquins sur le sujet. Et pourtant … la fatigue, la vie de maman solo, les problèmes financiers, la solitude, le caractère bien affirmé déjà de mon deux ans et demi … J’avoue que ça n’est pas facile tous les jours et que parfois (un peu trop souvent à mon goût), j’ai tendance à sévir et à crier beaucoup (beaucoup trop …). Je travaille sur tout ça depuis des semaines et ça demande des efforts. Je vous assure, ce n’est pas facile, et encore moins d’en parler. J’aime mon fils par dessus tout. Je décrocherai la lune pour lui. Mais nous ne sommes pas surhumaines … Je vais imprimer ces méthodes citées plus haut, mes les coller sur un mur de la maison bien en évidence et les appliquer à la lettre.
Grand merci pour cet article, vraiment.

le 10/07/2015 à 09h21 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Merci à vous pour votre commentaire qui me touche beaucoup. J’espère que ces petits conseils pourront vous aider au quotidien. Pour ma part de les avoir affichés dans la chambre m’aide beaucoup. Et courage pour votre vie de maman solo.

le 10/07/2015 à 20h21 | Répondre

choutte

J’ai lu avec intéret votre article.
J’avoue avoir souri quand je suis arrivé à votre « Et puis…. »… parce qu’avec mes deux minis j’ai connu exactement le même changement de point de vue ^^.
Aujourd’hui même si je continue de blâmer les « pétages de plombs » de mamans qui craquent, je les plains aussi fortement de ne pas avoir ce type d’information et de soutien 🙂
En France on peut etre aidé de la PMI. J’ai fati ma forte tête quand j’ai lu qu’elle pouvait venir chez nous et j’avais la ferme intention de me débrouiller sans eux… et puis quand ma plus jeune est sortie de neonat j’étais bien contente de pouvoir aller faire un bilan gratuit chez eux.
Je trouve cependant dommage qu’il n’y ait pas ce genre de flyers et de visite avec tant de conseils concrets, je suis persuadé que ca aiderait bien des mamans. Pour ma part j’ai été très entourée par une communauté virtuelle de maman qui m’a ouvert à la bienveillance et aux solutions de survie avec un bébé ou un enfant:)

et dire que ce n’est que le début…!

Auf wiedersehen!

le 11/07/2015 à 18h55 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Auf Wiedersehen et merci pour ton commentaire ! Je suis sûre que nous sommes beaucoup à avoir changé de point de vue une fois confrontées à la dure réalité des bébés !!

le 12/07/2015 à 18h36 | Répondre

Petit Bourgeon

Bonjour,
je découvre ce blog avec ce billet et je dois dire qu’une fois encore je suis positivement impressionnée par la démarche allemande, que je trouve très souvent pratique.
En France nous avons droit par exemple à des réunions imposées sur la prévention et la sécurité de l’enfant pour avoir un siège auto, et j’ai bien vu que les parents ne sont pas très touchés.
Ici une personne vient au domicile et évoque des cas très concrets, du vécu, et les conseils donnés, s’ils semblent atypiques (taper sur une table) sont les meilleures alternatives.
Le fait d’offrir une peluche originale permet de rappeler la visite de manière douce, je trouve ça génial !
Bonne continuation 🙂

le 11/07/2015 à 20h47 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Je n’avais pas pensé à ça pour la peluche, je suis naïve ! Mais c’est vrai qu’ainsi on n’oublie pas leur passage !

le 12/07/2015 à 18h37 | Répondre

Gwen (voir son site)

je découvre ton blog (je ne sais plus par quel biais) mais je nous vois beaucoup de points communs et je trouve ton billet, et la démarche allemande derrière, très très chouettes !
En plein déménagement en ce moment, je suis une nouvelle fois confrontée à mes limites et je trouve que de telles initiatives ont vraiment leur raison d’être.
peut-être à bientôt !

le 26/10/2017 à 15h37 | Répondre

Laurence

Bonjour die Franzoesin! Je me souviens tout à fait de cette visite lorsque mon bb avait à peine quelques semaines. Ca m’avait stressée à mort, et moi aussi je me demandais pourquoi on venait nous voir, puisque nous n’étions pas une famille à risque. je suppose en revanche que ces personnes là n’ont pas forcément toujours la même facon de faire, et la dame en question ne nous a pas tenu ce discours personnel tel que tu le décris – et que je trouve bien car moins dans le vide. En fait finalement elle ne nous a pas dit grand-chose. Elle n’est pas allée aux toilettes non plus. Et je me souviens qu’elle est restée un bon moment assise sur le canapé, silencieuse et que je me demandais ce qui allait se passer. Et elle a fini par lâcher que mon salon était très agréable et qu’elle y resterait bien tout l’après midi!! Nous avons également eu un cadeau: un abonnement au zoo pour un an 🙂 C’était à Cologne! Bonne journée Lx

le 23/11/2017 à 09h31 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?