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Le quotidien d’une famille homoparentale


Publié le 8 août 2016 par Anne

Cet été, Dans Ma Tribu et ses chroniqueuses prennent quelques jours de vacances… Nous serons de retour le 22 août avec des nouvelles chroniques et de nouveaux témoignages ! En attendant, nous t’avons concocté un petit best of des articles les plus vus de l’année 2016. Ce sont donc toutes tes chroniques préférées que tu retrouveras dans les jours à venir ! 🙂

Je sais que tu te demandes comment ça se passe dans une famille homoparentale (si si, c’est ton interrogation principale, je le sais… et sinon, je vais te le dire quand même, c’est comme ça !).

Chez nous, nous sommes deux mamans, et un enfant de 5 ans. Fondamentalement, dans la vie de tous les jours, on peut dire qu’il n’y a pas grande différence entre nous et ta famille à toi, avec un papa, une (super) maman et un ou plusieurs enfants.

C’est vrai, on fait les courses au supermarché le samedi, comme la majorité de nos concitoyens, on part le matin au boulot, on cherche nos clés de maison, de bagnole, nos portables égarés, on dit quinze fois au mouflet de venir se doucher, on lui fait huit bisous le soir avant qu’il ne s’endorme (un sur chaque joue, un sur le nez, un sur le front, un sur chaque genou, un dans le cou et on n’oublie pas le bisou qui vole, qu’il attrape pour se le coller où il veut), on a des weekends chargés où on voit la famille ou les amis… Bref, on peut dire qu’on a à peu près les mêmes problématiques que toi…

Homoparentalité au quotidien

Crédits photo (creative commons) : DQmountaingirl

Mais parfois, être deux mamans, ça donne ça : quand le petit garçon appelle à 2h du matin : « Mamaaaaan ! », la première réveillée peut toujours donner un coup dans les côtes de l’autre et lui dire : « Il t’a appelée… » Bon, j’avoue, cette astuce a une limite, car l’enfant, voyant une de ses mamans, peut très sournoisement clamer : « Mais non, pas toi… L’autre ! » (À la réflexion, il le fait très souvent… Oh wait, il n’en profiterait pas un tantinet, celui-là ?!) Je te précise qu’il nous différencie habituellement par un surnom après le mot « Maman », mais parfois, il a la flemme !!

On a aussi parfois des dialogues absurdes :

« Viens, mets ton manteau, mon chéri, on va à la pharmacie acheter des médicaments !
– Des médicaments pour qui ?
– Pour Maman.
– Pour quelle maman ? »

(Bah oui, toi aussi, parfois, tu parles de toi à la troisième personne. Par exemple : « Maman est fatiguée, ne fais pas d’histoires et mets tes chaussures ! »)

On a parfois des scènes cocasses : ma compagne et moi accompagnons notre fils à l’école maternelle alternativement, le matin. Un jour, la maman d’un des meilleurs amis de notre fils a demandé à ma femme : « Mais eeuh, excusez-moi, maaaais… Théophile, il a deux mamans ? » Quand ma compagne lui a répondu affirmativement, cette maman s’est subitement détendue ! Nous avons bien ri ensuite, en imaginant ce qu’elle avait dû se dire : « Mais cette maman n’est pas la même que la maman que j’ai vue hier !! Je deviens folle ou quoi ??!! »

Il y a quelques jours, c’est la mamie du même petit garçon qui m’a interpellée en pleine rue d’un : « Le petit me dit que Théophile a deux mamans ! C’est vrai, ça ? C’est lui qui me dit ça… » Et là, j’ai bien été forcée de répondre qu’en effet, il avait deux mamans (tout en me disant que quand même, elle n’était pas obligée de hurler dans la rue pour me poser ce genre de question sur ma famille, m’enfin…).

Et puis, on a droit à des demandes bizarres : à la crèche, la psychologue qui s’occupait des enfants m’a demandé si les puéricultrices pouvaient employer le mot « papa » devant notre fils. Comme s’il n’était pas au courant que les papas existaient… Nous ne vivons pas dans une bulle, et nous côtoyons toutes sortes de familles quotidiennement, pourtant !

Quand on est deux mamans, il faut aussi s’attendre à être « outées » régulièrement par notre enfant (il faut donc être particulièrement à l’aise, bien dans ses baskets, et assumer ce que l’on est !) :

  • Dans les magasins : « Les mamaaaaans !!! Vous êtes où ? »
  • À l’hôtel, dans le hall : « Maman Nanoue ! Maman Mayé demande si tu as pris la valise bleue dans la voiture ! »
  • Devant son copain de crèche, qui lui demandait ce que faisait son papa : « Ah bah non, moi, j’ai pas de papa. Moi, j’ai deux mamans et un Doudou. Tu vois, mon Doudou, c’est un lapin. C’est quoi, ton Doudou à toi ? »
  • À la boulangerie : « Moi, j’achète le pain avec Maman, et mon autre maman, elle est là-bas : elle achète la viande chez le boucher… »

Et rassure-toi, nous non plus, nous n’échappons pas au grand : « Mamaaaan ! J’ai fait cacaaaaaaa ! Viens m’essuyeeeeeer !!! » quand nous sommes invitées par des connaissances ou des amis d’amis. Sauf que chez nous, quand Maman Mayé arrive pour essuyer les fesses du loupiot, elle entend invariablement celui-ci hurler : « Pas toooooi ! J’ai dit « Maman », ça veut dire Maman Nanoue ! » (Snif.)

C’est un fait, notre enfant est tout à fait semblable aux autres enfants, malicieusement parlant…

Et chez toi ? Il y a deux mamans ? Ou deux papas ? Comment ça se passe ? Connais-tu des familles homoparentales ? Viens nous raconter !

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Commentaires

20   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame D

Oh c’est trop chou ! J’echangerais bien mon mari contre une femme rien que pour l’envoyer la nuit quand Princesse appelle Mamann !!

le 15/02/2016 à 09h41 | Répondre

Anne

Peut-être vaut-il mieux apprendre à Princesse à appeler « papa », non ? Ce serait plus simple quand même !!! 😉

le 15/02/2016 à 17h43 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Super mignonne cette petite tranche de vie.

le 15/02/2016 à 11h46 | Répondre

Miss Chat

Hahaha génial cet article ! Mention spéciale au « Les mamaaaaans !!! Vous êtes où ? » :’)
Je n’avais jamais pensé à ce que ça pouvait impliquer au quotidien mais ça donne des situations très sympas !

le 15/02/2016 à 11h47 | Répondre

Virginie

Ah oui ! les situations cocasses ! 🙂 🙂 🙂

le 15/02/2016 à 12h25 | Répondre

Mlle Moizelle

🙂 J’ai eu ma réponse! 🙂
Merci du partage! J’imagine que quand votre bout de chou grandira, il y aura encore d’autres situations rigolotes ou peut être particulières… Viens nous dire ça! 😉

le 15/02/2016 à 14h51 | Répondre

Weena (voir son site)

Articles très intéressant.
Je suppose que pour l’instant, il n’y a pas eu trop de problème du « regard de l’autre » avec d’autres enfants? Je me demande comment les choses évoluent à l’adolescence (bon courage d’avance)?
Après, j’avoue avoir l’espoir fou que notre génération est plus habituée que celle de nos parents à côtoyer des couples/famille homoparentale, et qu’à partir de là, nos enfants auront spontanément plus de tolérances envers toutes les sexualités et les modèles familiaux.

le 15/02/2016 à 15h06 | Répondre

Virginie

Je pense que cet espoir n’est pas complètement fou. Nous en parlions récemment avec mon mari, autour de nous, il y a un vrai clash entre la vision des choses par nos parents et celle de notre génération. Nos parents ont un vrai problème avec l’homosexualité mais je n’arrive pas à l’expliquer (un reste des cours de caté ?) alors que, nous, ba ça nous indiffère complètement en fait.

le 15/02/2016 à 17h24 | Répondre

Anne

Non pas de problèmes pour le moment avec d’autres enfants ! C’est lui qui est relou : il a fâché un de ses copains en lui disant « toi tu n’as pas de papa ! », et l’autre a pris la mouche !!! Je lui ai demandé pourquoi il avait dit ça à son copain, il m’a répondu qu’il n’avait jamais vu son papa ! Pas vu, donc pas de papa !!! C’est vrai qu’à l’école on voit toujours la maman mais bon… Il est fun, lui !!!!

le 15/02/2016 à 17h48 | Répondre

Anne

Une autre anecdote que j’ai oubliée dans mon article :
Mon fils était à la crèche d’entreprise de ma compagne. Un jour, ma compagne croise une collègue, pas très proche d’elle donc qui ne connaissait pas sa situation familiale, et qui avait aussi un enfant à la crèche. Elle lui dit : « hier j’ai vu une fille venir chercher ton fils à la crèche, c’était qui, ta sœur ? Non parce qu’elle ne te ressemblait pas mais qu’est-ce que le petit lui ressemblait !!!! » Aha. Ben oui forcément !!!

le 15/02/2016 à 17h53 | Répondre

ptite grenouille

j’adore! super! je n’ai pas grand chose a dire d’autre, a part que j’aime beaucoup cet article! Si seulement + de gens pouvaient lire cela!!!

le 15/02/2016 à 20h17 | Répondre

Sapparot

Chez ma soeur, il y a Maman et Mamou donc pas de confusion possible ni de delegation des taches au milieu de la nuit..
Par contre, c’est moi qui me suis plantee quand en donnant la becquee a ma niece, je lui disais  » une bouchee pour maman, une bouchee pour papa.. » et la, je me prends un ‘bah, nonn, hein, c’est pour Mamou » – ils sont durs a perdre les automatismes.:)

le 16/02/2016 à 01h58 | Répondre

Floriane

J’ai adore lire ton article ! C.est tellement vrai … Je serai ravie d’y laisser mon témoignage quand ce sera mon tour (en essai bébé depuis septembre avec ma cherie-chou – on croise les doigts très fort pour que ce mois ci soit le bon).
Plein de belles choses à vous trois pour la suite

le 17/02/2016 à 14h01 | Répondre

Christiane Daem

Je suis la très très heureuse grand-mère d’un bout’chou d’un an qui a deux mamans magnifiques. Il y a des codes à casser et à remplacer. Comme dans « fais dodo, Colas mon p’tit frère » (que je chante souvent)… 😉 Il suffit alors d’imaginer d’autres versions ! Ça rajeunit et revigore ! <3

le 18/02/2016 à 11h14 | Répondre

dom

Nous sommes deux mamans , mamoune de 52 ans et maman de 46 ans d’un petit garçon de 6 ans et demi. Fabrique made in Belgique a Calvell. Que du bonheur . Notre fils est le fruit de notre amour qui dure depuis 13 ans. Nous sommes les mamans les plus heureuses du monde .

le 18/02/2016 à 14h28 | Répondre

Marina

Il n’y a que par des témoignages comme le tien et ceux des personnes qui fréquentent les familles homoparentales au quotidien que les mentalités évolueront.

Je vous reproduis ci-dessous ce qu’on peut encore lire, dans une revue destinée aux profs et praticiens du droit, il y a quelques semaines, dans la bouche du Président de l’Institut Famille et République, think tank composé de profs de fac, avocats, magistrats… qui a été reçu récemment à l’Assemblée Nationale (et qui regroupent des gens de tous les âges).
Ca me désole de lire de tels propos, de constater qu’il y a une telle méconnaissance de la réalité que vivent ces familles, et de réaliser le peu d’intelligence et de sensibilité que ces gens reconnaissent finalement aux enfants et aux parents concernés.

Je cite :
<>

le 18/02/2016 à 16h35 | Répondre

Marina

La loi du 17 mai 2013 introduit, dans le Code civil, le concept de parents de même sexe, laissant croire que deux hommes ou deux femmes pourraient être ensemble parents d’un enfant. Or, pour qu’un enfant soit accueilli au sein d’un couple de même sexe, il faut le priver préalablement de père ou de mère. Certes, la loi n’autorise ni la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes, ni la gestation pour autrui (GPA), quels que soient les demandeurs. Mais, depuis cette loi, des décisions de justice ont entériné ces modes de conception privant l’enfant d’un de ses parents biologiques, laissant la place libre à un second père ou à une seconde mère. La filiation de ces enfants est ainsi manipulée, occultée. Et les juges français valident la « fabrication » d’enfants sans père lorsqu’ils acceptent de prononcer l’adoption d’un enfant, conçu par insémination avec tiers donneur au mépris de la loi française, par la conjointe de sa mère. Cet enfant est délibérément conçu sans père, pour le rendre adoptable, ici par une seconde femme.
Les juges français ferment aussi les yeux sur les GPA réalisées à l’étranger, en violation de la prohibition française, notamment les GPA commandées par des couples d’hommes, privant l’enfant de lignée maternelle. La Cour de cassation avait jusqu’ici protégé les enfants en refusant de valider ces procédés réalisant des atteintes à la filiation d’autrui et des détournements de l’adoption, puisqu’il s’agit de « fabriquer » des enfants adoptables, amputés d’une des branches de leur filiation, maternelle ou paternelle. Depuis la loi du 17 mai 2013, la justice cesse de protéger les plus faibles, les enfants, et valide ces détournements pour satisfaire le désir des adultes. C’est inacceptable.
Il est possible, heureusement, d’agir pour un plus grand respect de l’enfant et de ses droits. Par exemple, le droit international interdit de priver délibérément un enfant de ses parents (CIDE, art. 7). Or, la conception d’un enfant au profit d’un couple de même sexe suppose par définition que cet enfant soit privé de père ou de mère. Respecter les droits de l’enfant impose de combattre ces pratiques pour éviter aux enfants de les subir et, au moins, de les priver d’effet lorsqu’elles sont réalisées, ce que disait le Conseil constitutionnel lors de l’examen de la loi, mettant en avant « l’intérêt supérieur de l’enfant ». Les désirs d’enfant sont légitimes, mais ne doivent pas être réalisés à n’importe quel prix, notamment en violation des droits des enfants.
Il faut d’abord recentrer l’adoption sur l’enfant : c’est une institution au service de l’enfant ayant pour fonction d’offrir une famille à l’enfant privé, par les circonstances de la vie, d’un de ses parents ou des deux. Elle n’a pas pour objet premier de donner des enfants à des couples. Les candidats à l’adoption n’ont donc aucun droit à adopter et ne doivent se proposer pour adopter que s’ils sont en mesure d’offrir à l’enfant ce que l’adoption lui promet, à savoir des parents. Or, les parents sont certes ceux qui éduquent l’enfant, mais surtout ceux qui lui indiquent son origine, sa généalogie, qu’elle soit fondée sur un lien biologique ou seulement symbolique. Dans l’adoption, ce lien est toujours symbolique, le lien biologique faisant défaut par définition. Seuls des parents, homme et femme, père et mère, sont en mesure d’indiquer à l’enfant une origine, fût-elle symbolique.
Ensuite, la notion de filiation, étant aujourd’hui devenue confuse, car implicite dans la loi, doit être énoncée explicitement par le Code civil, voire par la Constitution, pour éviter la poursuite des dérives actuelles. La filiation découle de l’acte de naissance, indiquant à chacun qui sont ses père et mère. Le Code civil ne réduit pas la filiation à la réalité biologique, mais le droit commun de la filiation exige la vraisemblance biologique, ce sur quoi insistent les pédopsychiatres. Il faut le dire clairement pour que la filiation soit comprise comme ce qu’elle est : un rapport d’éducation, d’affection, mais surtout un rapport d’engendrement, biologique ou symbolique.
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le 18/02/2016 à 16h41 | Répondre

Anne

Il y a encore beaucoup de gens « contre » nos familles, c’est un fait, et il y en aura toujours. Leurs arguments ne tiennent pas la route. Rien que de dire qu’il faudrait rétablir la filiation biologique des enfants est un non-sens : le donneur étant anonyme, je doute qu’il veuille remplir un rôle de « père » auprès des enfants conçus à partir de ses gamètes. Il ne faut pas oublier aussi que la plupart des couples faisant appel au don de gamètes sont des couples hétéros. Une maman peut très bien porter un enfant issu d’un don d’ovocyte (fécondé avec le sperme de son conjoint), dans ce cas on ne se pose pas la question de rétablir la filiation avec la femme qui a donné son ovule. De la même façon, une femme peut porter un enfant conçu à partir de son avocyte et du sperme d’un donneur anonyme parce que son conjoint est stérile. Dans ce cas, le papa d’intention (donc le conjoint de la maman) déclare son enfant et reconnaît son enfant en mairie sans aucun problème, ce qui est évidemment parfaitement normal. Il pourrait même ne jamais révéler à l’enfant qu’il n’est pas son père biologique, cela n’apparaitra jamais nulle part (idem pour la femme qui aurait porté un enfant par don d’ovocyte). Contrairement à ce que fait croire la Manif Pour Tous, les couples de lesbiennes ne mentent pas à leurs enfants pour la bonne et simple raison que nous avons toujours besoin d’un tiers pour fonder notre famille, et que ça se voit ! Il faut à présent faire la distinction entre parents biologiques et parents d’intention, c’est ça qui est fondamental dans la société d’aujourd’hui et la filiation. Dans notre cas, ma compagne a porté mon embryon, qui est la « vraie mère » ? Génétiquement parlant, c’est moi, mais je n’avais aucun droit sur mon enfant avant de l’avoir adopté. Ma compagne a été automatiquement la mère (légalement) parce qu’elle a accouché. Personne ne s’est jamais demandé si elle était la mère biologique ou pas. Notre fils connaît toute la vérité sur ses origines (sauf l’identité de son donneur que nous ignorons nous aussi), toute la vérité sur sa conception. Je pense que c’est ce qui est le plus important.

le 19/02/2016 à 09h45 | Répondre

Sophy

Bonjour,
Merci pour ces tranches de vie, que du bonheur 😉
J’ai craqué sur le passage ‘les mamans vous êtes où ?’ c’est à hurler de rire, j’imagine la tête décontenancée de ceux qui sont sortis avec leur placard à balai dans le c***, bref…
Chez nous la famille est ‘ classique’, j’avoue m’être parfois demandé comment une famille homoparentale s’organisait au quotidien avant de me dire qu’au final vous deviez bien faire comme nous : chacun fait ce qu’il peut pour qu’on avance tous ensemble, et c’est bien là le principal.
J’espère que nos vieux législateurs parfumés au formol vous octroieront les droits auxquels vous pouvez prétendre.
Et continuez de nous faire partager vos anecdotes, c’est un régal !

le 30/01/2018 à 17h24 | Répondre

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