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Mon second accouchement m’a fait grandir


Publié le 2 septembre 2015 par MmeLYAMO

Quand nous avons décidé de commencer les essais pour notre deuxième enfant, nous ne pensions vraiment pas que ça marcherait au premier cycle…

Pour ma fille, tout a été long… Non, je n’exagère pas : TOUT a été long ! Il a fallu un an avant qu’elle ne s’installe, j’ai trouvé ma grossesse assez longue (j’ai été arrêtée dès le troisième mois), et mon accouchement a été plus que long… et pas terrible !

ébé tenant la main de maman

Crédits photo (creative commons) : Weird Beard

Alors quand, en ce mois de janvier, à peine un mois après le retrait de mon stérilet, je fais un test comme ça, pour le fun, je suis vraiment ZEN. Pour preuve, je rentre à 19h, puis je m’occupe de ma fille, avant de m’enfermer dans les toilettes.

Là, je pose le test sur un meuble, et je l’oublie… Oui oui, je l’oublie ! Je ne sais vraiment pas ce qu’il se passe dans ma tête, mais je ne retourne pas le voir de suite. Je fais mon feu, mets la petite au bain, puis en pyjama, je prépare à manger. Bien une heure s’écoule entre le test et la lecture…

Non, je ne suis pas folle. Je sais déjà le résultat, au fond de moi. Le test, c’est juste pour me conforter dans mon idée…

Je finis donc par retourner à mon test… Et là, danse de la joie dans la maison ! Eh oui, danse de la joie, tu ne rêves pas ! Je porte ma fille, je pleure, je cours autour de la table… Franchement, avec le recul, je pense que ma fille a dû me prendre pour une folle. Forcément, mon mari arrive pile à ce moment, et exit l’annonce romantique que j’avais imaginée ! (Tant pis, je la garde pour le troisième !)

Ma grossesse s’est super bien déroulée, aucun souci, c’est passé si vite ! Je n’en ai pas profité, puisque j’ai travaillé le plus longtemps possible, afin de pouvoir bénéficier de trois semaines supplémentaires après (remarque, je n’aurais peut-être pas dû, parce que ce petit cœur m’en a fait voir).

Me voilà arrêtée, enfin en congé maternité. Je pense profiter de ma fille durant les trois semaines restantes, avant qu’elle ne doive me partager avec son frère, et aussi me reposer. Mais j’ai besoin de bouger, de m’occuper, alors je commence mes faire-part (bon ok, je n’aime pas rester à rien faire : regarder des séries débiles, ce n’est pas mon truc… mais je ne te juge pas si c’est le tien !).

Puis, une semaine avant le terme, ma fille attrape la gastro. On est vendredi, et le médecin m’informe que si j’accouche avant mardi, elle ne pourra pas se rendre à la maternité… Aucune inquiétude : mon cher Monsieur Bébé restera au chaud jusqu’au bout…. Ou pas.

Finalement, moi aussi, j’attrape cette gastro. Je me retrouve le dimanche alitée, malade comme un chien… Je te passe les détails, mais franchement, je crois que ça a été la pire gastro de ma vie. Avec le recul, je me demande si ce n’était pas mon corps qui se préparait… Je pense que le tout a bien fait travailler mon col…

Je garde ma fille au chaud avec moi le lundi et le mardi. Après tout, elle est petite, elle retournera sur les bancs de l’école jeudi…

Le mardi, je me réveille avec des sensations que je connais : les premières contractions. J’en informe Monsieur, qui me rigole au nez, et me dit : « Ce n’est pas la peine de te faire des films, on n’est pas encore au terme… » (Rabat-joie !)

La matinée se passe. Je sens que ça travaille, mais ça va, je n’ai pas mal… Je m’occupe, je monte, je descends, je joue avec ma fille. À midi, je prépare le repas. Je fais mon plat fétiche. Pourtant, impossible de manger…

Je commence à sentir de plus en plus les contractions, et je file mettre la puce à la sieste… Je m’allonge sur le canapé, mais je me rends compte que je ne supporte pas d’être allongée : j’ai très mal.

J’appelle mon mari, et je lui dis de ne pas trop s’éloigner à son boulot et de ne pas rentrer tard, car je sens que c’est pour cette nuit. Je lui demande aussi de prévenir Beau-papa, pour qu’il vienne chercher la puce après la sieste, car je ne tiendrai pas devant elle…

Je continue de bouger : c’est la seule façon pour moi de ne pas me focaliser sur la douleur. Je me sens sereine, je gère, je suis contente (je pense que le fait que ma fille soit à la maison m’empêche de hurler, de pleurer…).

Je finis par lever ma fille. Je la mets au bain et fais sa valise. Enfin, je la confie à son papy. C’est un gros déchirement pour moi de la voir partir. Elle ne comprend pas ce qu’il se passe. Je ne suis même pas sûre que, du haut de ses 2 ans et demi, elle comprenne réellement ce qui va nous arriver….

J’appelle mon mari. Bizarrement, depuis que ma fille est partie, je ne gère plus trop. J’ai hyper mal ! En attendant que mon mari arrive, je fais ma valise, prends une douche et me perche tantôt sur un fauteuil, tantôt sur l’escalier. Je passe le temps comme je peux et je fais de mon mieux pour gérer…

Monsieur veut manger avant de partir, car il n’a pas eu le temps de manger ce midi. Il pense qu’il ne pourra pas non plus manger ce soir, puisque ça durera probablement toute la nuit…

Nous arrivons à la maternité vers 17h30. Je me sens bien : cette fois, je gère. Je sais ce qui m’attend et cette fois, je me sens capable. Je me mets un peu la pression, car je ne veux pas revivre mon premier accouchement. Je veux que mon mari reste auprès de moi, qu’il assiste à la naissance, que l’amour brille dans ses yeux… Bref, je veux vivre mon accouchement de rêve !

La sage-femme m’ausculte. Je suis ouverte à 4… Je n’en reviens pas, la vache ! Elle me dit que c’est pour ce soir. Wouah, ok.

Avant de passer en salle de travail, il faut me perfuser. Pour cela, on m’envoie un élève sage-femme. Il essaie pendant une heure (une heure !) de poser la perfusion. Mon mari en devient fou. Moi, je ne dis rien : j’ai d’autres douleurs autrement plus gênantes… La sage-femme arrive et me perfuse du premier coup.

Enfin, je pars en salle d’accouchement. On m’installe. Il est 18h30, je suis ouverte à 7. Eh beh, ça va si vite, la deuxième fois ? Je demande tout de même la péridurale, mais je veux la gérer moi-même, ma première ayant été une catastrophe…

L’anesthésiste arrive enfin, mais je sens que ca pousse. La sage-femme me dit que ce n’est pas possible, car j’étais à 7 quelques minutes auparavant. Elle m’ausculte : je suis à 9… L’équipe se pose la question de l’intérêt de la péridurale. Je panique, ils cèdent, ouf !

L’anesthésiste me pose la péri. Mais pour être honnête, elle ne me servira a rien. Le produit ne fera effet qu’après l’accouchement…

L’anesthésiste n’est pas encore parti que je recommence déjà à râler. Je sens que ça pousse, j’ai mal ! Mon mari me dispute parce que je dis des gros mots, je le dispute de me disputer…

On m’ausculte : effectivement, le bébé est engagé. Je panique, j’ai mal, et la péri ne fait rien.

En quelques minutes à peine, mon bébé sort. Il était pressé de nous rencontrer ! C’est un beau bébé de 3kg700.

Mon mari ne peut pas couper le cordon, car il est enroulé autour du cou, mais il est là, avec moi. C’est ce qui compte le plus pour moi… Nous passons deux heures tous les trois.

Ce que je retiens de mon accouchement, c’est que je me suis sentie forte. Oui, je sais, ce n’est pas grand chose, de nombreuses femmes accouchent tous les jours, mais quand même ! Je me suis sentie apaisée d’avoir finalement senti mon enfant sortir, de ne pas avoir ressenti les effets de la péri pendant l’accouchement…

Je me suis sentie grandir, devenir femme. Je ne sais pas comment l’exprimer : quelque chose a changé en moi, ce jour-là… Autant pour ma fille, j’ai mis des semaines, des mois à me sentir maman, à assimiler que c’était ma fille, autant pour mon fils, tout a été différent, instantané…

Enfin, pour être honnête, je me suis sentie lessivée : j’ai eu l’impression d’avoir couru un marathon ! Je n’ai pourtant pas fermé l’œil de la nuit. Les auxiliaires, ayant vu ma fatigue, m’avaient pris le petit, et j’avais hâte de pouvoir me reposer cette nuit-là. Mais non. J’étais sur une autre planète…

Et toi ? Tu as senti une réelle différence entre ta première et ta seconde grossesse ? Tu as aussi vécu un accouchement express ? Tu connais cette sensation d’avoir grandi en accouchant ? Dis-nous !

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Commentaires

2   Commentaires Laisser un commentaire ?

Mariounche

Merci pour ton témoignage intéressant. Mes accouchements étaient différents des tiens, mes grossesses aussi, mais je me retrouve totalement dans le fait que pour ton premier enfant tu as mis du temps à te sentir sa maman alors que pour ton fils, c’était immédiat… Je l’ai vécu aussi sauf que le sentiment immédiat était pour mon premier ainsi que cette force nouvelle en moi alors qu’il m’a fallu du temps pour ressentir ce lien unique pour ma deuxième… Et ça m’a beaucoup troublé, cette différence de ressenti pour l’un ou l’autre, je me sens parfois coupable de ne pas avoir eu ce sentiment immédiat pour ma fille… Même si maintenant je me sens pleinement sa maman et que je l’aime aussi intensément que son frère. Comment as-tu vécu cette différence de ressenti ?

le 02/09/2015 à 20h53 | Répondre

Louna

« Je me suis sentie grandir, devenir femme. » Oh mais quel beau témoignage d’accouchement ! Merci de nous l’avoir fait partager !

le 03/09/2015 à 09h34 | Répondre

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