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A la une / Témoignage

18 mois !

Mon bébé d’amour n’est plus vraiment un bébé !

8 mai 2019, ma choupinette fête ses 18 mois (à une date assez chouette puisque son papa et moi fêtons nos 9 ans ensemble le même jour). Je pourrais sortir les clichés « ça passe tellement vite » ou bien pire (car beaucoup moins vrai) « c’est que du bonheur »… (C’est beaucoup de bonheur mais pas que, je pense que j’ai aussi beaucoup pleuré ces 18 derniers mois et non pas que de bonheur…)

Mais ces 18 mois valent tellement plus que des idées toutes faites, que des conclusions à l’emporte-pièce.
Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de ma fille. Un peu pour moi, parce que je suis une maman fière avec des étoiles dans les yeux et des papillons dans le cœur, un peu pour garder une trace, un peu pour toi lectrice qui aimera peut-être y retrouver ton enfant ou non, qui aura envie de dire « c’est marrant, chez nous.. », ou « ah ça me rappelle des souvenirs »
Parce que je ne sais pas ce que tu en penses, mais je trouve moi que c’est un chouette âge 18 mois…

La motricité

Notre fille a 18 mois et ne marche pas. Enfin, si elle marche le long des meubles, avec sa draisienne, en nous prenant une main, dans le petit bain seule à la piscine (trois pas pour s’éloigner de moi, perdre l’équilibre et que je l’attrape in extremis avant qu’elle ne boive trop la tasse… ça commence à devenir un peu trop sport les bébés nageurs avec mon statut de baleineau enceinte… bref…)

Elle tient debout aussi sans appui même si elle ne le fait généralement que sur les surfaces où elle a moins peur de tomber (notre lit, le bac à sable). Mais allier les deux, marche sans appui, on n’y est pas encore… Et quelque part, ça n’a pas l’air de l’intéresser, elle va tellement vite à 4 pattes.

Être un bipède donc, bof. Par contre, elle grimpe, partout, tout le temps. (Sans une pensée pour les pauvres nerfs de sa maman qui veut la laisser faire parce qu’elle croit beaucoup à la motricité libre mais qui doit gérer la peur de la voir tomber). Elle grimpe sur le canapé, notre lit, les chaises, la litière du chat, les escaliers, la chaise haute, partout, tout le temps. Elle grimpe à l’échelle du toboggan et même sur le petit mur d’escalade de l’aire de jeux.

Elle sait aussi faire de la balançoire « de grands » en se tenant, mettre manteaux, colliers, lunettes de soleil et chapeaux.

Crédit photo : personnelle

Elle a une motricité fine impressionnante (merci la DME ?) et aime beaucoup les toutes petites choses comme les miettes.

La nourriture

Parait qu’elle a de qui tenir, elle mange beaucoup, beaucoup et de tout. Comme nous. Elle a bien sûr ce qu’elle préfère (même si ça nous parait incongru) : les olives, le boudin noir, les raisins secs, les tomates cerises, les pâtes, les haricots verts (mais entre pâtes et haricots, elle choisit les haricots), les muffins au brocolis, le pain perdu et la compote pommes-cannelle et plein d’autres choses que je dois oublier…

On a arrêté de lui donner des biberons car elle voudrait les prendre partout, mais elle maîtrise super bien la tasse et le verre (normaux ou en plastique, on alterne sans problème). Elle est encore allaitée le matin quand elle veut. Depuis deux mois, je crois que ma grossesse est en train de mettre en péril cet allaitement, qu’elle va se sevrer, on a des périodes de plusieurs jours sans qu’elle réclame mais hop, une mauvaise nuit ou un samedi matin à paresser au lit et elle va me signer qu’elle voudrait téter.

Le sommeil

Nous avons vécu grosso modo entre 11 et 16,5 mois une phase idyllique, 11h d’une traite la nuit, un coucher facile bisou-bonne-nuit-on-ferme-la-porte-pas-de-rappel. Deux siestes par jour sans problème qui sont passées à une de manière progressive et sans encombre vers 15/16 mois.

Et puis, on a commencé à faire des cartons, j’ai commencé à être sérieusement enceinte et dormir est devenu compliqué pour notre fille.

Au moment du déménagement, on a eu une semaine à devoir la faire dormir dans notre lit, la rassurer pendant des heures, se faire réveiller jusqu’à toutes les 30 minutes par des cris de panique, des crises, des couchers le soir qui n’en finissaient plus et on essayait de se répéter « c’est une phase ça va passer » mais c’était dur dur (mon conseil : si tu peux éviter de déménager avec un enfant en bas-âge et enceinte, évite).

Finalement, on est passé au lit de grand dans la nouvelle maison, car elle ne voulait pas rester couchée dans le petit, ainsi, on a pu se coucher avec elle jusqu’à ce qu’elle lâche prise. J’ai aussi arrêté d’allaiter le soir car elle ne prenait pas vraiment, s’énerver au sein, me tapait et moi, je n’en pouvais plus de gérer ça en fin de journée (elle n’a jamais réclamé le soir depuis que j’ai décidé de ne plus lui proposer).

Aujourd’hui, 1,5 mois après notre déménagement, ça va mieux, elle ne se réveille presque plus la nuit, l’endormissement n’est plus si facile qu’avant et peut prendre de 10min à 2h, avec beaucoup de câlins, de retours dans la chambre (on essaie progressivement de la réhabituer à s’endormir sans nous à côté, ça évite les réveils nocturnes en panique)… et il nous est impossible de descendre l’escalier tant qu’elle n’est pas en sommeil profond. Mais même si c’est pas linéaire, on sent que ça va mieux, alors on continue de remplir sa jauge de confiance, de câlins en se répétant encore et encore « c’est une phase, ça va passer », « c’est encore plus dur pour elle que pour nous ».

Socialisation, communication et échange

Si on arrive à supporter les soirées difficiles, c’est aussi que les journées sont généralement super chouettes. Je crois qu’on n’est pas encore entré dans le « terrible two » ; on a bien eu de grosses crises inconsolables pour ce qui nous parait de petites choses (« non, tu ne peux pas emmener la brosse à dents de maman en promenade ») mais c’est généralement quand elle est fatiguée ou qu’elle a faim, sinon, les frustrations se gèrent plutôt bien pour le moment même si on sent qu’il y a sans doute une forte personnalité dans cette petite fille aventurière !

Pour le moment, je me dis que c’est une période cool, plus vraiment un bébé donc plus de facilité à échanger et à communiquer et pas encore la guerre (plus ou moins froide) à la maison.

C’est vraiment génial de voir tout ce qu’elle comprend en français et en néerlandais.
Elle ne parle pas beaucoup encore : papa, maman, chat, coucou (utilisé pour se cacher mais aussi quand elle nous voit), kijk (regarde en néerlandais), oh oh (quand quelque chose tombe par terre), merci (quand on lui donne quelque chose, on était tellement surpris de celui-là), op (fini en néerlandais), caca, doie doie (salut/au revoir en néerlandais), hop quand on monte sur quelque chose, on a des doutes sur quelque chose qui ressemble à encore et le s’il-te-plait néerlandais. Enfin, en vrai, si elle parle beaucoup mais avec des sons et des monologues où on ne comprend rien.
Après, pour communiquer avec nous, elle signe tous les mots que nous connaissons ou presque (et on se dit qu’on aurait du en apprendre plus) : encore, téter, manger, boire, dormir, changer la couche, fini, musique, câlin, plus ce qui est plus classique, bravo, au revoir, pointer un objet, tendre les bras pour qu’on la prenne, faire oui ou non… Et d’ailleurs, elle adore copier nos mimiques, si bien que quand je dis son prénom d’un air un peu réprobateur, elle met les deux poings sur les hanches exactement comme je fais parfois, et on ne peut s’empêcher de rire.

C’est une petite fille très sociable, elle adore la crèche (et ne prend même pas la peine de nous dire au revoir le matin), elle est intéressée par les autres enfants, ne pleure quasiment jamais à l’extérieur et va partager naturellement ses activités au parc et à la ludothèque (et quand elle donne un jouet à un enfant qui pleure et crie de frustration avec un petit air « tiens, tu as l’air d’en avoir plus besoin que moi », mon cœur de maman fond littéralement).

Dernièrement aussi, je trouve qu’elle a développé une relation encore plus forte avec son papa, peut-être parce que moi, je suis assez fatiguée, les changements de couche et les couchers galères, c’est majoritairement papa. Mais qu’est-ce qu’ils se marrent tous les deux !

Les loisirs

Elle adore deux choses : la musique et la lecture.

Elle demande à ce qu’on mette la musique dès qu’elle commence à être réveillée et râle quand ça s’arrête.

Sinon, elle passe son temps dans les livres. Je me bénis de l’avoir abonnée à bébémax de L’école des loisirs (je ne suis pas sponsorisée mais je ne peux m’empêche de leur faire de la pub), elle les adore presque tous. Ici, on lit du matin au soir, elle va chercher ses livres un par un (et je dois négocier dur si je ne veux pas m’embêter à lui traduire un livre en néerlandais « c’est un livre pour papa ça, tu ne veux pas plutôt celui en français pour maman ? ») et s’installe sur nos genoux ou à côté de nous, parfois elle crise parce qu’on lui dit qu’on ne peut pas lui lire l’histoire maintenant. Mais aussi, souvent, elle s’installe seule et se raconte des histoires.

Crédit photo : photo personnelle

C’est quelque chose de nouveau récemment, cette capacité à s’occuper seule quelques temps, avec ses livres, ses cubes, ses instruments de musique, ses voitures en bois. Alors elle va vérifier qu’on est dans le coin et au bout d’un temps venir nous voir pour partager mais j’avoue que le fait qu’elle puisse jouer un peu seule me rassure notamment vu l’arrivée du deuxième sous peu.

Sinon la piscine et le parc sont ses endroits préférés, elle adore sortir en poussette ou à vélo (mon périnée et mon dos de femme enceinte m’ont fait abandonner l’écharpe pour le moment malheureusement). D’ailleurs, si tu dis, on va se promener elle va chercher les chaussures, le manteau et la poussette ou le casque du vélo !

Enfin, je ne peux m’empêcher d’ajouter dans les loisirs préférés de ma pitchounette : les câlins. Ici, on est vraiment chez les bisounours et on passe beaucoup de temps à se câliner et faire des bisous !

Bon, il est peut-être tant de conclure cet article fleuve… Et pourtant j’ai l’impression que j’en ai si peu dit de notre petite lutine blonde, un peu clown, un peu ange blond à bouclettes. Elle est si vivante, que c’est difficile d’en faire le portrait. J’aimerais tellement pouvoir expliquer ce qui est me colle un sourire aux lèvres et des larmes aux coins des yeux assez souvent (mais c’est peut-être les hormones de grossesse aussi). Parce que ce qui est sûr, c’est que ces derniers 18 mois, j’ai eu la sensation de l’aimer toujours un peu plus et que c’est un privilège de la voir grandir, de l’accompagner et de découvrir chaque jour avec elle ce qu’elle a envie d’être et de devenir…

Et toi, comment est / était ton petit de 18 mois ? Tu aimes cette période ?

A propos de l’auteur

Maman d'une petite fille merveilleuse née en novembre 2017 et d'un petit garçon fantastique né en juillet 2019, j'habite aux Pays-Bas avec mon amoureux, j'ai été prof de FLE et directrice d'une école de langue que j'avais co-créée... Aujourd'hui, j'explore de nouveaux horizons et si tu veux continuer à me lire, ça se passe sur www.claire-schepers.com