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5 conseils que j’aurais aimé que l’on me donne avant la naissance de ma fille


Publié le 17 mars 2020 par Miss Risotto

Si tu es bientôt maman – ou papa ou second parent, je parie que tu es abreuvée de conseils de toute part. (On est toutes passées par là, respire un bon coup ça va aller !)  Il faut dire quand même, devenir parent c’est quelque chose ! Et chacun y va de son petit conseil. Pas toujours très pertinent, parfois carrément désuet.

Petit florilège de ceux que j’ai reçus :

Tata Gertrude : « Et surtout, laisse-le pleurer ça fait les poumons. ». True story

Ma grand-mère : « Un peu de farine dans le biberon du soir et hop, ton bébé dormira toute la nuit. »

Mon collègue de bureau : « Moi je rajoute toujours un pull à mon fils, comme ça je suis sûr qu’il n’a pas froid. ».

Mon généraliste : « Alors, un bébé doit boire par jour son poids multiplié par 1,2 pour bien grandir. »

NB : Ce calcul est complètement bidon, je ne me rappelle plus ce que m’avais dit mon médecin, juste que je lui avais répondu « tant que ma fille grossit bien, je donne à la demande et je ne calcule pas ». Scoop : elle a toujours bu moins que recommandé et elle va très bien merci !

Crédit photo (creative commons) : OnlineMommyDiva

Pourtant, un jour, alors que ma fille de 4 mois pleurait, que sa couche avait débordé et que mon déjeuner, premier repas de ma journée était en train de cramer, je me suis dit que les meilleurs conseils, ceux qui font chaud au cœur, ceux qui rassurent, ceux qui sont criants de vérité… Eh bah ceux-là, va savoir pourquoi, personne ne te les donne !

Alors, j’ai décidé ici de te livrer les miens.

Ceux que je me suis donnée à moi-même, ceux qui m’ont aidé à traverser la première année de mon enfant sans (trop) de heurts.

Ceux que je donne désormais à mes amies et amis qui vont expérimenter la parentalité.

Parce qu’en fait, combien de pull mettre à ton bébé ou combien de lait il doit boire par jour sous peine de devenir rachitique bah ces conseils-là, on s’en fiche un peu. (Certains diront même beaucoup et ils ont raison !)

Parce que chaque bébé est différent et chaque parent aussi. (Et ça, on ne le dira jamais assez !)

C’est parti !

#1 Si ton bébé dort, toi aussi dort !

Le premier conseil que je donne.

On croit souvent qu’un bébé est synonyme de tsunami du dodo dès le premier jour. Idée reçue mes chers ! En réalité, ce n’est pas un sprint, c’est un marathon !

Les premiers temps, avec l’euphorie de la naissance, la découverte, les congés, on est souvent « plutôt » en forme. (Sauf post-partum vraiment violent mais ce sujet là on y reviendra dans une future chronique.) La fatigue, la vrai, arrive insidieusement vers le 2ème ou 3ème mois.

Souvent, si tu es papa – ou le deuxième parent, tu as déjà pris ton congé donc tu laisses la maman seule à la maison.

De ton côté, toi la maman, tu vois doucement se profiler le retour au boulot (si tu choisis de prendre tout pile la durée légale de congé maternité) … Et un matin, vers 10h30, au milieu de la 2ème lessive et du repas du midi, la fatigue vous rattrape et BIM ! Un bon gros coup de massue sur le crâne.

Le secret pour tenir, c’est d’adopter de bonnes habitudes dès le départ :

Bébé fait la sieste de 10h à 11h ? Aller un petit somme aussi pour récupérer des deux tétées (ou biberons) de la nuit !

La sieste de l’après-midi ? Tiens et si je la faisais avec lui ? On sera bien tous les deux au chaud. Et en plus, il y a fort à parier qu’il dormira plus longtemps, rassuré par ma présence et mon odeur.

Et la nuit, on s’organise pour tourner au maximum.

Message à tous les papas – ou second parent : Laisser la totalité des nuits à la maman parce que vous travaillez ce n’est pas une bonne idée (même si elle allaite – dans ce cas vous pouvez changer les couches ou aller chercher bébé dans son lit si vous n’êtes pas en cododo). Le risque de se retrouver avec une maman épuisée au bout de quelques semaines est grand, et la, quand elle aura pété un câble, vous devrez tout faire tout seul le temps qu’elle s’en remette. Partagez dès le départ pour tenir sur la longueur (Vous vous souvenez cette histoire de marathon citée plus haut ?)

Tant pis pour le linge ou le repas du soir…. Ils peuvent attendre. D’ailleurs, cela m’amène à mon conseil suivant.

#2 Lâche prise !

Imagine le pire du pire que la parentalité pourrait être niveau gestion du foyer. Multiplie-le par deux et tu obtiendras, à peu près, la réalité.

Voila. C’est dit.

*Tu peux reprendre ton souffle un instant avant de continuer la lecture.*

Devenir parent c’est aussi devenir : lingère, cuisinière, rangeuse professionnelle d’affaires en tout genre (entre autres). Ceci est aussi valable si tu es ou vas devenir papa – ou  second parent, sauf qu’en plus, toi tu auras un congé ridicule et devras retourner au boulot alors que tu préférerais rester chez toi avec les amours de ta vie.

Et puis c’est insidieux car même si dans ton couple les tâches ménagères sont bien réparties, souvent, avec le congé maternité le conjoint fait moins car « tu es à la maison donc tu peux le faire».

Tu le sens venir le piège ?

Sauf qu’en fait, s’occuper d’un nourrisson, c’est un job à temps plein ! Il faut donner à manger, bercer, changer les couches, jouer, sortir pour s’aérer… Et comme en plus, tu dors quand il dort, la journée passe bien vite.

Rien ne sera jamais parfait ! C’est pour ça qu’il est important d’arriver à lâcher prise.

Le sol est sale ? Ça attendra ce week end.

Quoi ? Le repas de ce soir ? Aller viens on commande une pizza.

Pardon la lessive ? Nan mais c’est bon j’ai encore quelques bodys propres ça paaaasse !

Et si tu as peur du regard des autres, sache que tous ceux qui ont un enfant SAVENT ce que tu vis.

Ton bébé n’aura 2 mois qu’une seule fois dans sa vie (et ce ne durera qu’un mois). Le ménage peut attendre !

Tu y gagneras en tranquillité d’esprit, en temps gagné avec ton tout petit et ton moral s’en ressentira.

#3 Fais-toi confiance

Tu penses qu’il est malade alors que tout le monde te dit le contraire ? Va consulter ton médecin ! Au pire, il n’a rien et tu seras rassurée.

Tu sais que ton bébé de 6 mois à besoin de sa tétée de 3 heures pour terminer sa nuit sereinement ? Donne-lui ! Même si ta maman te dit que les bébés n’ont plus besoin de manger la nuit à partir de 6 kilos.

Écoute tes ressentis, tes impressions. Ils sont souvent les bons !

Bataille pour qu’on t’écoute, qu’on te prenne au sérieux.

Ne doute jamais de toi.

Cet enfant, tu le connais c’est le tien et tu es le meilleur parent que ton enfant puisse avoir.

#4 N’hésite jamais à demander de l’aide et entoure-toi de personnes ressources

Même s’il est important de se faire confiance, il arrive que l’on doute, que l’on ne soit pas expert sur un sujet, que l’on se sente dépassée par le quotidien ou tout simplement que l’on ait besoin de se rassurer.

Dans ces situations, il est important de demander de l’aide. Et à la bonne personne !

La bonne personne c’est celle qui va :

  • t’écouter,
  • ne pas remettre en doute tes compétences de maman
  • et t’apporter une vraie solution au lieu de te dire de faire différemment.

Tous les critères doivent être remplis !

Cela peut être :

  • Ta maman, qui te fais un plein de courses, vient passer la journée à discuter avec toi et te faire un bon coup de ménage, lancer une lessive et plier le linge en attente pendant que tu fais une sieste. Le tout en s’occupant de sa « 8ème merveille du monde ». (Oui ça sent le vécu, j’ai une maman fantastique)
  • La conseillère en lactation qui vient t’aider à gérer tes crevasses sans te dire que « quand même à 5 mois il est temps d’arrêter d’allaiter ».
  • Cette amie qui t’écoute pleurer au téléphone pendant 20 minutes parce que tu es crevée et qui à la fin te dit de tenir le coup, qu’elle aussi elle en a bavé mais que ça va passer.
  • Ton mari, qui sait, rien qu’en lisant ton SMS demandant simplement « Tu rentres tard ? » qu’il va rentrer tôt et prendre le dîner au japonais que tu adores.

Tu auras tout le loisir de les remercier un jour !

#5 Tout finit par passer ! (Oui tout, sauf l’amour que tu as pour ton enfant)

“Last but not least” comme disent nos amis anglo-saxons.

Aussi dur que ce soit, sache que ça finira par passer ! C’est promis juré ! Ton enfant va tout simplement grandir et changer à une vitesse folle.

Un jour, ton bébé fera ses nuits.

Un jour, ton bac de linge sera – presque – vide. (Pendant 1 minute et demie *joie ultime*)

Un jour tu retrouveras du temps pour toi, pour faire ce que tu aimes, et tu en savoureras chaque minute avec délectation.

Et ce jour-là, tu repenseras aux premiers mois avec ton bébé avec nostalgie (ou pas).

Mais une chose est sure, tu pourras être fière de ce que tu as accompli !

Et toi, quels sont les conseils que tu aurais aimé qu’on te donne lorsque tu es devenu parent ?


 


Commentaires

3   Commentaires Laisser un commentaire ?

Raphaelle

J’adore ta liste de conditions pour une bonne personne ressource 🙂 tellement vrai ! Malheureusement j’avais lu beaucoup d’articles de ce genre avant mon accouchement mais j’avais vite déchanté au vu de la réalité.. Il est où on état de surrexitation fébrile du premier mois qui me fait tenir..(moi c’était épuisement direct!)? Et comment on fait pour dormir quand le bébé dort quand on a un bébé RGO qui ne veut dormir qu’en porte bébé quand le porteur marche..? Et puis oh mince en fait dans ma ville je n’ai aucune personne ressource à part mon mari!… J’ai en tout cas fait tout mon possible pour respecter les points #2 et #3, même si clairement c’est du boulot pour y parvenir 🙂 Mais comme tu le dis à la fin : tout cela a une fin!.. J’espère que si j’ai un prochain bébé, le fait d’avoir vécu l’amélioration de la situation me donnera du courage!

le 17/03/2020 à 09h15 |

Maye

Moi j’en ai donné un seul a ma soeur : choisi une seule personne et n’écoute qu’elle. Parce que tout le monde a des conseils différents, parfois contradictoires. ^^

le 17/03/2020 à 17h36 |

Jennie

Ce qui nous a « sauvé », c’est d’avoir pas mal de vêtements de bébé. En gros, on pouvait tenir une semaine sans faire de lessive. Et ça, ça change littéralement la vie 🙂
Ensuite, j’ai eu la chance de me faire des copines qui ont des enfants du même âge que mon petit. Une a un garçon de 8 jours de plus et une autre une petite fille de 3 semaines de moins. C’est super cool parce qu’on se comprend. On peut parler de choses dont on ne parle pas avec les autres (ex : les cacas). J’ai pu aussi les appeler en cas de gros blues et on s’est rassurées.

le 18/03/2020 à 12h00 |

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